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Le travail du dimanche en question

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Urgent et important (12/01/2012) :
NewsRing organise un débat sur le travail dominical.
Prenons la parole !
 

Le dossier Val d'Oise-Conforama

Chez Confo y'font pas tout c'qu'y faut ?

C'est par Confo que c'est engagée la bataille du repos dominical des magasins du Val d'Oise

En effet, cette grande enseigne, ouverte illégalement sur de nombreux site, vient de se faire condamner par le tribunal du Val d'Oise. Ce qui est nouveau, c'est que les amendes sont lourdes. Si aupravant elles n'étaient pas dissuasives, cette nouvelle jurisprudence pourrait bien changer la donne.

Le Préfet du Val d'Oise, au lendemain des élections - on est jamais trop prudent - avait pris, en catimini, des arrêtés autorisant l'ouverture du dimanche pour un an des CONFORAMA, ALINEA et autres FLY, ATLAS, CROZATIER. Heureusement, le recours en annulation était suspensif.



Le jugement du TGI de Pontoise Conforama / FO Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-04-2008

De notre envoyé spécial au TGI de Pontoise

Sur le lien ci dessous, l'arrêt du Juge d'Exécution du Tribunal de Grande Instance de Pontoise, qui condamne Conforama à verser le montant de l'astreinte à FO, soit 1.350.000 euros.

Conforama avait en effet été condamné à une astreinte par dimanche travaillé, astreinte dont la liquidation est fonction du comportement de celui auquel l'injonction a été adressée.

Le juge n'a pas apporté sa caution à l'immoralité de l'enseigne qui a cru s'en sortir impunément.

Il faut faire confiance aux juges dans ce pays.

Une leçon à méditer pour les syndicats sur les modes d'action.

le jugement du TGi de Pontoise dans l'affaire FO contre Conforama

 
Le jugement du TGI de Pontoise Ikea / FO Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-04-2008

De notre envoyé spécial au TGI de Pontoise

Sur le lien ci dessous, l'arrêt du Juge d'Exécution du Tribunal de Grande Instance de Pontoise, qui condamne Ikea à verser le montant de l'astreinte à FO.

Ikea avait en effet été condamné à une astreinte par dimanche travaillé, astreinte dont la liquidation est fonction du comportement de celui auquel l'injonction a été adressée.

Or le juge constate qu'Ikea s'est délibérément affranchie des dispositions légales qui s'appliquent, et dont elle a eu largement le temps de prendre connaissance, en conséquence de quoi Ikea est logiquement condamnée à verser le montant de l'astreinte à FO. 450.000 euros, quand même. On espère que FO aura le bon goût d'en verser un peu à travail-dimanche.com ! :lol:

le jugement du TGi de Pontoise dans l'affaire FO contre Ikea

 
Encore perdu ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-03-2008

La Cour d'appel de Versailles a confirmé par arrêt de ce jour l'ordonnance de référé condamnant Conforama à ne pas employer de salariés le dimanche dans ses trois établissements du Val d'Oise sous astreinte de 50000 Euros par dimanche en infraction et par établissement.

Elle indique que l'interdiction a simplement pris fin à l'entrée en vigueur de la Loi Chatel.

Conforama est condamnée aux dépens ainsi qu'à verser 2000 Euros à l'UD FO 95 au titre de l'article 700 du NCPC (frais d'avocat).

 
Dur dur, pour les enseignes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-03-2008

Pas facile, la vie des grandes enseignes !


Manifestation du 02/03/08 sur la RN14
Photo © Le Parisien
Si Conforama, lors de la manifestation que la Direction du magasin avait organisé en septembre 2007 avec des salariés mercenaires, avait pu réunir environ 250 volontaires, c'est seulement 150 personnes qui ont été convaincues, ce WE, par les enseignes condamnées du vendredi, à savoir Castorama, Boulanger, Darty et Planete Saturn. Toutefois, ces 150 personnes, manifestant sur la RN14, ont réussi à coincer des dizaines d'automobilistes, qui ont du apprécier...

Cette mobilisation relativement faible peut être due au fait que, cette manifestation ayant été organisée un dimanche, les salariés concernés se soient dit qu'ils valait mieux donner leur temps libre à d'autres causes que la défense des revenus des grandes enseignes !

Notons au passage que Castorama, ce WE, a une fois de plus refusé de se conformer à la loi et d'obtempérer à l'injonction reçue du Tribunal de Pontoise. L'attitude de Castorama est doublement inacceptable : d'une part parce qu'elle affiche un mépris de la Loi inconcevable dans un état de droit, et d'autre part parce qu'elle crée une situation de concurrence déloyale envers les autres enseignes qui, elles, sont respectueuses de la Loi.

 
Chez Conforama, on voudrait bien travailler plus Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
31-12-2007

Un article paru dans Marianne

Les salariés du groupe Pinault-Printemps-la Redoute sont en grève pour réclamer une augmentation immédiate des salaires, qui dépassent rarement le Smic.

Si certains croient voir dans le travail du dimanche une possibilité de pallier les salaires de misère proposés par cette branche du groupe PPR, des salaires décents ne seraient-ils pas une solution meilleure au problème rencontré ? (Conforama appartient au groupe PPR, dirigé par l'un des fils de François Pinault, troisième fortune de France en 2007)(NDLR)

Depuis une semaine, le magasin Conforama du Pont Neuf à Paris n'est plus chauffé. « Je travaille ici depuis 15 ans, les conditions de travail n'ont fait que se dégrader » nous explique une vendeuse. Depuis début octobre les employés - vendeurs, caissiers, décorateurs et chargés du dépôt - réclament une augmentation des salaires de 120 euros, une amélioration des conditions de travail, la possibilité de travailler les dimanches et surtout de la reconnaissance : « On se sent délaissés et méprisés, voire même discriminés pour certains ». Une journée de grève comme celle de samedi leur coûte entre 50 et 100 euros chacun, une somme importante quand le salaire le plus haut est de 2000 euros net par mois.

Responsable du rayon ménager, F. a 55 ans et travaille chez Conforama depuis 25 ans. En arrivant elle gagnait 3000 euros, mais ne gagne plus que 2000 euros : « aujourd'hui, s'exclame-t-elle, le slogan ici c'est travailler plus pour gagner moins. » Il y a encore dix ans, l'ambiance était très bonne, « c'était comme une famille » regrette une jeune vendeuse mobilier. Grâce à une aide patronale, elle vit dans le centre de Paris, mais avec un loyer de 600 euros et un salaire de 1200 elle ne peut même pas imaginer fonder une famille avec son fiancé, vendeur également : « J'aime mon métier, mais ces conditions me font tout remettre en question. » Diplômée d'une licence de langue, elle a arrêté les études en rencontrant son fiancé. En quinze ans, elle n'a jamais été augmentée.

Travailleurs précaires

« On gagne peu et la pression est énorme, beaucoup dépriment, il y a même eu un suicide au centre de Bondy », poursuit F., l'une des plus anciennes. Elle aimerait pouvoir travailler les dimanches mais on le leur refuse. « Il n'y a aucune confiance entre les cadres et les employés, ils ne nous adressent pas la parole, nous manipulent et créent des conflits entre les vendeurs ». Les caissiers eux n'osent pas faire grève, avec les chargés de dépôts ils sont ceux qui gagnent le moins : à peine 1000 euros net par mois. Une misère pour J., au dépôt depuis cinq ans et pourtant titulaire d'un BTS en Communication des entreprises : « Conforama a été mon premier employeur et ma première déception. Je gagne entre 800 et 950 euros par mois, je travaille 35 heures et je suis seule à faire le boulot de trois personnes dans un hangar non chauffé». La CGT, l'unique syndicat représentée ici, exige l'ouverture de négociations et considère indécents l'ensemble des salaires : « Les réunions sont houleuses, en 35 ans je n'ai jamais vu une ambiance pareille, moralement c'est vraiment dur » explique M.Guez, délégué syndical et lui-même vendeur.

Depuis l'intérieur du magasin les cadres, qui remplacent les vendeurs pendant qu'ils manifestent, sont impassibles : « Ils ne nous soutiennent absolument pas et nous menacent de sanctions si on bloque les portes du magasin » continue-t-elle dépitée. F. renchérit et précise : « Ce sont les 35 heures qui ont fait baisser nos salaires, cette réforme nous a tué ». Si le « travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy serait ici le bienvenu, les employés de Conforama n'en voient toujours pas la couleur. Alors que le Président cherche à concilier et promet une augmentation rapide du pouvoir d'achat, le groupe Pinault paraît plus occupé à fabriquer des salariés pauvres et ,de surcroit, très en colère.

Pauline Delassus

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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