Accueil arrow Catégorie "Général" arrow Textes juridiques et réglementaires arrow Travail dominical : dans quel cas la législation l’autorise-t-elle ?
Plan du site | Rechercher | Contact | Qui sommes nous | Liens

Cliquez sur ce lien pour recevoir par mail les derniers articles parus !

Le travail du dimanche en question

↑ copier cette bannière

 

Travail dominical : dans quel cas la législation l’autorise-t-elle ? Suggérer par mail
06-10-2010

Viva, 4/10/10

Selon le Code du travail, le jour de repos d’un salarié est le dimanche. Les exceptions à ce principe, initialement prévues pour des raisons d’intérêt général, répondent de plus en plus à un intérêt mercantile. Le point sur ces dérogations.

Les dérogations de plein droit

Une autorisation permanente de travailler le dimanche est accordée sans formalité aux entreprises dont le fonctionnement, ou l’ouverture, est rendu nécessaire par les contraintes de la production, de l’activité ou de la vie sociale. L’article R. 3132-5 du Code du travail dresse une liste complète des secteurs concernés (producteurs et distributeurs d’énergie, dépannage, transports, hôtels, restaurants, cafés, tabacs, fleuristes, presse, spectacles, centres culturels ou sportifs…). D’autre part, dans les commerces au détail de produits alimentaires, le jour de repos hebdomadaire peut être accordé le dimanche à partir de 13 heures.

Dans ces cas d’autorisation permanente, sans majoration de salaire, le repos hebdomadaire est attribué un autre jour de la semaine par roulement.

Les dérogations conventionnelles

Dans le secteur industriel, un accord collectif (ou une autorisation de l’inspecteur du travail) peut prévoir  :

▶ un travail en continu pour des raisons économiques (aucun supplément de rémunération n’est accordé par la loi pour les heures travaillées le dimanche, et le jour de repos est attribué par roulement),

▶ ou une équipe de suppléance, chargée de travailler les jours de repos de l’équipe principale, et notamment le dimanche (les salariés suppléants sont payés au moins 50 % de plus que les autres).

Les dérogations préfectorales ou municipales

Sur décision du préfet, des autorisations de travail le dimanche peuvent être données  :

▶ à toute entreprise qui établit que la fermeture du dimanche serait préjudiciable au public ou compromettrait son fonctionnement normal,

▶ aux entreprises de vente au détail (sauf commerces de détail alimentaire) qui sont situées dans une zone urbaine de plus d’un million d’habitants et dans un périmètre d’usage de consommation exceptionnelle (Puce) caractérisé par des habitudes de consommation dominicale, l’importance de la clientèle visée et l’éloignement de celle-ci de ce périmètre (cela concerne une quinzaine de zones commerciales situées autour de Lille, Marseille et Paris). Dans ces deux cas, l’employeur ne peut faire appel qu’aux salariés volontaires qui ont exprimé leur accord par écrit. Les heures de travail effectuées le dimanche sont payées au moins le double de la rémunération habituelle.

D’autre part, le préfet fixe la liste des zones d’intérêt touristique ou thermales ou d’animation culturelle permanente au sein desquelles les établissements de vente au détail peuvent ouvrir le dimanche, sans forcément accorder une contrepartie financière aux salariés.

Enfin, les maires (sauf à Paris) peuvent autoriser les commerces de détail (non alimentaire) à ouvrir cinq dimanches par an. Dans ce cas, les salariés ne peuvent pas refuser de travailler le dimanche, mais doivent être payés le double.

[04.10.10]

Commentaires (1)add comment

dom said:

Bonjour, la petite amie de mon fils, vient de débuter un contrat d'apprentissage de caissière (contrat de 7 mois) chez carrefour market. En réalité, il s'agit d'un remplacement de congés maternité !!! Pendant tout ce contrat, elle sera amenée à travailler tous les dimanches matins !!! même si le magasin est ouvert tous les dimanches, il me semblait que le travail dominical était quand même réglementé et devait s'effectuer par roulement. Elle m' a indiqué que les caissières en CDI, ne travaillait jamais le dimanche (ou très peu) qu'il n'y avait que des étudiantes et que "par hasard" celle qu'elle remplaçait, était la seule à travailler le dimanche matin !!!! je n'y crois pas... déjà, caché un contrat de remplacement par un contrat d'apprentissage ne me parait pas honnête. L'obliger à travailler tous les dimanches matins pendant 7 mois me parait également malhonnête. Pouvez vous me donner des précisions?
 
Abus
    pas intéressant
    intéressant
octobre 24, 2010
Avis : +2

Ecrivez un commentaire
quote
bold
italicize
underline
strike
url
image
quote
quote
smile
wink
laugh
grin
angry
sad
shocked
cool
tongue
kiss
cry
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security image
Entrez les caractères affichés


busy
 
< Précédent   Suivant >

Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
Le wiki (accès réservé)