Les sondages

Notre but premier était de présenter dans cette section les divers sondages relatifs au travail du dimanche.

Mais quelle ne fut pas notre surprise, au fur et à mesure de l'étude des résultats dans la perspective ouverte par l'examen de plusieurs sondages sur une certaine durée (par opposition à l'examen ponctuel des résultats d'un seul sondage), de constater que les résultats de ces sondages présentaient des incohérences flagrantes.

Il s'avère que les instituts de sondages sont devenus des éléments de pouvoir, au même titre que les media, dont les liens avec la politique sont devenus très étroits pour cette même raison.

Nous avons cherché les origines possibles de ces incohérences... et nous avons trouvé certaines pistes d'explication que nous présentons également dans cette section. Edifiant.



AOL, décembre 2006 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-12-2006
Etes-vous pour ou contre l'ouverture des magasins le dimanche ?
38% Non, c'est une dégradation des conditions de vie des travailleurs
17% Non, c'est une dérive de l'hyperconsommation
55%

Contre

 

24% Oui, le consommateur y gagnera en qualité de vie
21% Oui, c'est une manière de doper l'activité économique
45% Pour

 

Vote(s) exprimé(s) : 18 071

au 15/12/06

http://partenaires.aol.fr/contenu/dossiers/100058826/index.html

 
IPSOS, 24/4/06 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-12-2006

Les Franciliens favorables à l’ouverture des magasins le dimanche ?

Nous publions ici les résultats du sondage IPSOS du 24/04/2006, celui la même qui a servi de nombreuses fois à MM Lellouche et consorts pour réclamer l'ouverture des magasins le dimanche.

[...] Les salariés, dont l'entreprise n'a pas encore signé d'accord de réduction du temps de travail à 35 heures, accepteraient majoritairement, en contrepartie, une modulation de leurs horaires de travail qui se traduirait par des semaines courtes et des semaines longues (61 %), ou un système d'horaires décalés (54 %). Ils sont plus partagés en ce qui concerne le fait de travailler le samedi (46 %). En revanche, ils se montrent nettement opposés au travail de nuit (29 %) et au travail du dimanche ou des jours fériés (26 %). Dans pratiquement tous les domaines, les salariés du secteur privé démontrent une plus grande souplesse que ceux du public. On constate par ailleurs que les salariés dont l'entreprise est actuellement en cours de négociation sont moins favorables à ces aménagements que ceux dont l'entreprise n'a pour l'heure effectué aucune démarche en ce sens. Les ouvriers se montrent massivement opposés au travail du dimanche (73 %) ou du samedi (53 %). [...]

Passage aux 35 heures : l'essayer c'est l'adopter - Ipsos 3 mai 2000

Il est à noter que ce sondage a été commandé par Usines Center, ce qui n'est pas neutre, sachant l'implication de cette enseigne, ouverte illégalement le dimanche depuis de nombreuses années, dans le combat contre le repos dominical. Sans mettre en doute la rigueur du vénérable IPSOS, les questions et l'ordre dans lesquelles elles ont été posées, influant sur les résultats du sondage, ne sont pas le fait du hasard (au prix où sont les sondages, mon bon monsieur !...)

Ce sondage, auprès de 604 personnes d'Ile de France, laisserait apparaître une majorité de personnes souhaitant que les commerces soient ouverts le dimanche. On doit toutefois s'interroger sur cette majorité, en la comparant par exemple aux résultats des 18.000 votants d'AOL, qui s'expriment à 55% contre le travail dominical.

Ensuite, même s'il s'avérait qu'une proportion importante de personnes soient favorable à l'ouverture des commerces le dimanche, une proportion encore plus importante de personnes refuse de travailler le dimanche. De là à penser que le sens social des personnes qui veulent que les commerçants travaillent mais qui ne veulent absolument pas travailler le dimanche (par exemple comme le cabinet d'avocat de M Lellouche, fermé le dimanche...) soit assez réduit, il n'y a qu'un pas.

Le second élément qui amène à considérer ce sondage avec circonspection est la part de personnes qui "consommeraient plus" le dimanche, annoncée à 66% par IPSOS, et à 18% seulement par BVA, écart trop grand pour être seulement expliqué par des différences de méthodes...

 

Question : D'une manière générale, êtes-vous favorable ou opposé au principe de l'ouverture des magasins le dimanche ?

 

Ensemble %

AGE

DEPARTEMENT

Moins de 35 ans
%

Plus de 35 ans
%

Paris
%

Petite couronne
%

Grande couronne
%

•  Tout à fait favorable

27

28

26

32

27

24

•  Plutôt favorable

48

54

44

42

48

50

S/T Favorable

75

82

70

74

75

74

•  Plutôt opposé

14

10

16

14

12

15

•  Tout à fait opposé

10

7

12

11

11

10

S/T Opposé

24

17

28

25

23

25

•  Ne se prononce pas

1

1

2

1

2

1

 

100

100

100

100

100

100

"Lire la suite" pour résultats détaillés

 
VSD n°1509, 2006 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-12-2006

Les magasins doivent-ils ouvrir le dimanche ?

avec 114 votes

45.61 %oui
54.39 %non
Résultats - Pas de vote

 VSD N°1509 - Les magasins doivent-ils ouvrir le dimanche ?

http://www.vsd.fr/modules/duel/results.php?vo=1&pid=270

 
FNH juin 2006 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-12-2006

Ouvertures dominicales : la FNH fait son sondage

Suite au sondage national exclusif que nous venons de faire réaliser par BVA (juin 2006) sur « Les Français et le Travail le Dimanche », nous avons organisé une conférence de presse qui a eu lieu hier, JEUDI 6 JUILLET 2006.

Lire article AFP ci-dessous.



PARIS (AFP) 20:24

Actu France : Petits commerçants et syndicats unis contre l'ouverture du dimanche

Syndicats et petits patrons du commerce de l'habillement ont fait front commun jeudi contre l'ouverture des magasins le dimanche ce qui mettrait selon eux l'emploi en danger dans les PME, sur fond de polémique après les affaires Louis Vuitton et Usines Center.

L'ensemble des syndicats du secteur, la Fédération nationale de l'habillement (FNH, 55.000 magasins) et plusieurs chambres patronales de petits commerces, représentant au total 2 millions de salariés, ont dénoncé les "attaques contre le repos dominical" et défendu un "principe d'ordre public reconnu par la loi française depuis 1906", lors d'une conférence de presse.

Une "banalisation" du travail dominical n'entraînerait pas de chiffre d'affaires supplémentaire et risquerait de détruire des milliers d'emplois dans les PME, affirment-ils.

Selon un sondage BVA, réalisé fin juin auprès de 482 salariés, "88% des Français veulent préserver le dimanche comme jour de repos commun, 75% ne veulent pas travailler le dimanche, et 82% ne dépenseront pas davantage si les commerces sont ouverts 7 jours sur 7", ont-ils indiqué.Le débat sur l'ouverture dominicale a ressurgi en juin, avec les décisions de justice interdisant aux 64 commerces de la galerie commerciale Usines Center de Villacoublay (Yvelines) et au magasin Louis Vuitton sur les Champs-Elysées d'ouvrir ce jour-là.

Le ministre des Finances Thierry Breton a estimé jeudi qu'il ne devait "pas y avoir de tabou" à ce sujet, prônant "une large concertation avec tous les acteurs concernés". "Il y a beaucoup d'acteurs qui sont concernés, bien sûr les commerçants, mais aussi les salariés, et tous les acteurs du droit du travail", a-t-il commenté.

Pierre Lellouche, député UMP de Paris, vient lui de déposer une proposition de loi destinée à autoriser l'ouverture dominicale des magasins, sur la base du volontariat. La loi en vigueur permet à tous les commerces de détail d'ouvrir cinq dimanches par an, mais ils peuvent obtenir des dérogations dans les zones touristiques.

"Les petits commerçants n'ont pas besoin de M. Lellouche pour faire plus de chiffre d'affaires: s'ils gagnaient plus d'argent en ouvrant sept jours sur sept, il y a longtemps qu'ils l'auraient fait", a lancé Charles Melcer, président de la FNH." Le chiffre d'affaires n'est pas généré par le travail du dimanche, il est simplement déplacé", a expliqué Françoise Nicoletta pour FO, citant une étude de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris de 2002. Or "sans chiffre d'affaires supplémentaire, la masse salariale n'augmente pas", poursuit-elle. A titre d'exemple, le magasin Virgin des Champs-Elysées, ouvert tous les dimanche, est passé de "407 emplois en 1991 à 237 en 2005", affirme FO.

"Ouvrir tous les dimanche est humainement impossible pour plus de la moitié des commerces de détail de proximité", qui emploient en moyenne quatre salariés, ajoutent les employeurs. La concurrence des grands magasins, qui ont, eux, les moyens d'assurer un "turnover" de la main d'oeuvre, entraînerait une "fragilisation" des PME et, à terme, des pertes d'emplois, expliquent-ils.

Le ministre du Commerce Renaud Dutreil a lui-même récement estimé qu'une généralisation des ouvertures sept jours sur sept détruirait des "centaines de milliers" d'emplois.

L'argument du volontariat avancé par les partisans du travail dominical est par ailleurs "fallacieux", selon Karl Ghazi (CGT) puisque "les salariés n'ont en fait souvent pas le choix: ils acceptent ou ils prennent la porte".

 

 
JDD 1991 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-12-2006

OUVERTURE DES MAGASINS LE DIMANCHE : UN SONDAGE DU « JDD »

« Le Journal du Dimanche » publie un sondage Louis-Harris réalisé du 30 avril au 2 mai, par téléphone, auprès de 1.000 personnes et commandé par une association, « Le dimanche », qui milite pour l’ouverture dominicale des magasins. Selon ce sondage, qui d’après le sociologue qui commente les résultats, ne prend pas en compte les chiffres de la région Rhône-Alpes, 56% des Français seraient favorables à l’ouverture des magasins le septième jour et 39% contre. Sans révéler le contenu exact des questions posées, le journal affirme que les jeunes (71,2% des moins de vingt-quatre ans) y sont le plus favorables Le commentaire indique que les plus de trente-quatre ans y sont hostiles dans leur majorité. Enfin, il note que « les artisans et commerçants s’inquiètent surtout du surcroît de concurrence », due à l’ouverture dominicale de grandes surfaces, et que « les régions de l’Ouest et du Centre sont réticentes à la généralisation de l’ouverture ».

Rappelons que selon un sondage réalisé par le même « JDD » en 1989, 55% des Français étaient favorables à l’ouverture des magasins le dimanche et 36% hostiles. Un an plus tard, en avril 1990, un sondage SOFRES-« le Pélerin » indiquait en parallèle, que 69% des Français étaient contre le travail du dimanche

 
Le Pèlerin 1990 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-12-2006

LE TRAVAIL DU DIMANCHE : 69% CONTRE

Plus de deux français sur trois (69%) sont contre le travail le dimanche. C’est ce qu’indique un sondage SOFRES-Le Pélerin publié dans la dernière livraison de l’hebdomadaire et réalisé du 26 au 28 février. Les jeunes semblent y être moins opposés puisque selon la même enquête, 45% des 18-34 ans estiment que travailler ce jour-là est « une bonne chose ». Pour une majorité de français (58%), et particulièrement de jeunes, le dimanche n’a pas de signification religieuse. 86% des personnes interrogées déclarent aimer le dimanche, 4% seulement en profitant pour aller au cinéma, la moitié d’entre eux préférant regarder la télévision.

 

 
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