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Le projet Macron
Etienne Neuville : "Le travail le dimanche ne crée pas d'emploi ni de croissance" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Europe 1 / 8-12


Étienne Neuville : "Le travail le dimanche ne... par Europe1fr

Le vice-président du Collectif des Amis du Dimanche réagit à la proposition d'Emmanuel Macron de travailler 12 dimanches par an au lieu de 5. Pour lui, le travail du dimanche n'amènera pas de croissance, contestant notamment les chiffres du MEDEF.

Étienne Neuville pense même que ça détruira de l'emploi car c'est la grande distribution qui va en créer et faire perdre les petits commerces. Il n'y a pas de pouvoir d'achat, mais Emmanuel Macron veut augmenter l'amplitude horaire des magasins, ce qui n'est pas logique selon lui.

Il faut pouvoir avoir un temps de respiration pour les salariés, pour faire des activités différentes, être en famille ou encore faire du sport. Étienne Neuville s'étonne qu'un gouvernement de gauche fasse cette proposition. Selon lui elle ne respecte pas les salariés. 

 

 
Travail du dimanche: pourquoi la droite parisienne soutient Macron et Fabius Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

D'un tempérament aussi poétique et créatif que Pierre Gattaz, NKM, la plus bobo des filles de famille annonce sans rire la création là, tout de suite de 10.000 emplois en ouvrant le dimanche les magasins du boulevard Haussmann ! Bien sûr....

 
L'Express, 08/12 - Par Sébastien Pommier publié le 08/12/2014 à  16:43, mis à jour à  17:02

Mercredi, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, présentera en Conseil des ministres son projet de loi sur l'activité. Un texte qui doit entériner le passage dans le commerce à 12 dimanches ouverts par an. Une mesure à laquelle la Mairie de Paris s'oppose. 

     
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron avec son homologue des Affaires étrangères, Laurent Fabius, à la sortie de l'Elysée le 10 septembre 2014.
AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK
 
Jeudi dernier, lors de la 21e réunion de la Mission d'information et d'évaluation (MIE) sur la question du travail du dimanche, les élus parisiens sont enfin rentrés "sur le fond du dossier" indique avec ironie l'un de ses neuf membres. La veille, des éléments du rapport de la MIE avait fuité dans la presse montrant le décalage entre la position de la Mairie, contre le travail dominical, et Bercy qui entend "déverrouiller l'économie". 

Au sein de l'Hôtel de Ville, c'est une guéguerre politique qui se trame depuis plusieurs mois. "Au début de la discussion, on sentait la possibilité d'arriver à un consensus, notamment sur certains sites touristiques comme le boulevard Haussmann", explique Valérie Montandon (UMP), membre de la MIE. "Jean-Louis Missika (adjoint d'Anne Hidalgo en charge du développement économique, ndlr) était même favorable à l'ouverture autour de Bercy-Village. Mais la gauche a préféré revenir en arrière. Elle a cédé aux Verts qui y sont opposés, alors que le PRG s'est abstenu", raconte la conseillère de Paris du XIIe, qui voit ainsi dans ce débat "un effet papillon de la Tour Triangle". 

Prise de bec sur les emplois
En face, Bernard Gaudillère, le rapporteur (PS) de la mission mandaté par Anne Hidalgo juste après son élection en juin dernier, explique au Monde s'être appuyé sur "plus de 130 auditions de personnalités, 80 organisations, des élus, des associations professionnelles (...) qui nous ont permis de nous forger une opinion sérieuse". En l'occurrence, l'ancien adjoint aux Finances de Bertrand Delanoë pense "qu'ouvrir un pan entier des commerces parisiens le dimanche aurait des conséquences sociales importantes. Les premiers pénalisés seraient les employés. La très grande majorité sont des femmes et la plupart habitent en banlieue", plaide Bernard Gaudillère. 

Sur le plan économique, les élus-partisans vantent "un millier d'emplois rien que sur les grands magasins et une centaine sur Bercy-Village et dans le quartier chinois". "On a la possibilité, là, tout de suite, de créer plus de 10 000 emplois", a même affirmé Nathalie Kosciusko-Morizet ce matin sur Europe1. La vice-présidente de l'UMP pense ainsi "qu'ouvrir les Galeries Lafayette et le Printemps le dimanche, c'est 130 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'année". Des chiffres que ne confirme absolument pas Bernard Gaudillère, précisant que "les patrons des grandes enseignes concernées (Les Galeries Lafayette et Le Printemps, ndlr) ne nous ont pas fournis de démonstration convaincante, qu'il s'agisse de l'effet sur leur chiffre d'affaires ou de la création d'emplois qui en résulterait". 

Pour trancher, Emmanuel Macron estime pour sa part que "ce sont plusieurs milliers d'emplois qui seront créés à travers une telle mesure". 

Ouvrir le dimanche, un "intérêt national" pour Macron
Reste que c'est bien le gouvernement qui a la main sur l'avenir du travail dominical à Paris. En effet, ce mercredi, Emmanuel Macron présentera son projet de loi sur l'activité où il pourra compter sur le soutien de Laurent Fabius, fervent défenseur de l'ouverture le dimanche dans les zones touristiques. Pour le gouvernement, il en va même de "l'intérêt national sur le plan touristique et économique" comme l'a rappelé le ministre de l'Economie le 16 octobre dernier lors de la présentation des grandes lignes de son projet. 

Pour éviter toute contestation locale, le gouvernement entend procéder par décret afin de définir les grandes zones touristiques où s'appliquera le droit à ouvrir jusqu'à 12 dimanches par an. Si, d'habitude, c'est au maire de décider des dates d'ouverture, à Paris, le gouvernement souhaite procéder par "un arrêté", histoire de ne pas voir la Mairie entraver la démarche. Cette particularité établie pour la capitale fait ainsi enrager Bernard Gaudillère qui dénonce "le fait que le gouvernement cherche à imposer une tutelle". 

Si l'opposition parisienne n'est pas favorable "à transformer Paris en gruyère" - privilégiant la libéralisation totale - elle se rangera bien volontiers derrière le projet de loi du ministre de l'Economie. "Si on doit passer par un décret, on sera supporters de Fabius et Macron", affirme même Valérie Montandon. Qui l'eût cru? 
 
Travail le dimanche: Que changerait la loi Macron? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Nous sommes inquiets.

Inquiets que dans un pays de 5 millions de chômeurs, la loi pour la croissance intègre un paragraphe dérégulant le travail dominical, sachant que le travail du dimanche ne crée ni emploi, ni croissance, faute du moindre début de démonstration contraire. Nous avions défié publiquement M. Gattaz de fournir la moindre preuve aux chiffres qu'il annnoçait (de 90 à 300.000 emplois - sic). Il ne nous a jamais répondu. Pas plus que M. Mallié ne s'est excusé des "dizaines de milliers d'emploi" qu'il avait promis, et qu'on attend toujours. Oser présenter cette dérégulation comme une voie de croissance frôle l'imposture.

Les salariés savent bien ce que signifient le mot "volontariat" dans une économie en récession, où la précarité des jeunes est telle que 80% des contrats d'embauche signés actuellement sont des CDD et où leur taux de chômage dépasse 20%. Et pour ce qui est des compensation salariales, avant même leur mise en place, elles commencent déjà à disparaître : elles ont disparu pour les entreprises de moins de 11 salariés, voire 20, et Marisol Touraine dit maintenant que le doublement, c'est "si possible". Comme ce ne sera pas possible, les branches négocieront aprement pour éviter le taux par défaut de 100%, et nous aboutirons à un système encore plus opaque, encore plus sujet à compromissions.

La seule chose certaine, en ce qui concerne le travail du dimanche, est un transfert d'activité au profit de la grande distribution. Déréguler le travail du dimanche, c'est juste faire travailler plus - un thème cher au précédent Président - les grandes enseignes de la distribution - les amis chers au précédent Président. Est-ce bien le rôle d'un gouvernement qui se dit de gauche ? 

20 minutes, 8/12

La polémique va toujours plus vite que la politique. Alors que le projet de loi Macron pour l’activité ne sera présenté en Conseil des ministres que mercredi, l’une de ses dispositions majeures fait déjà beaucoup parler d’elle: l’assouplissement de la réglementation autour du travail dominical. Que changerait-elle concrètement? 20 Minutes fait le point.

Que dit aujourd’hui la législation?

Le dimanche est consacré par le Code du travail comme jour de «repos hebdomadaire». Mais un certain nombre de dérogations permettent déjà de contourner cette règle. L’une d’entre elles autorise les établissements qui exercent un commerce de détail non alimentaire à supprimer le repos dominical de leur personnel à raison de cinq dimanches par an maximum. Pour cela, il leur faut une autorisation du maire; en clair, celui-ci peut décider de n’en accorder aucune. Mais s’il le fait, les salariés doivent alors percevoir une rémunération doublée.

Que prévoit le projet de loi pour les magasins?

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, veut en premier lieu supprimer le caractère obligatoire de l’autorisation municipale. Tous les commerces non alimentaires qui souhaiteront ouvrir cinq dimanches par an pourront donc le faire de bon droit, et le maire ne pourra pas s’y opposer. Le projet de loi introduit également la possibilité pour les commerces d’ouvrir sept dimanches supplémentaires chaque année, avec l’accord de la mairie cette fois.

Le ministre souhaite par ailleurs élargir les dérogations au travail dominical aux «zones à fort potentiel touristique et économique». Dans ces zones, les commerces pourraient rester ouverts tous les dimanches et en soirée (après 21h). Seraient concernés une dizaine de grandes gares, des aéroports et quelques «zones ciblées», selon l’expression de Manuel Valls, au JT de France 2 dimanche soir. «Voulons-nous que les touristes chinois partent faire leurs courses à Londres le dimanche?» a demandé le Premier ministre. En clair, précise le cabinet d’Emmanuel Macron, les commerces concernés par le projet de loi sont ceux des Champs-Elysées et du Boulevard Haussmann.

Quelle serait la contrepartie pour les salariés? 

Dès octobre, Emmanuel Macron a fixé trois conditions à l’assouplissement des règles du travail dominical: «Volontariat, accord majoritaire et compensation de salaire».

 Des principes qui figurent dans le texte mis en ligne sur le site du gouvernement: «Dans tous les cas, en particulier pour les entreprises de plus de 11 salariés, l'ouverture dominicale devra faire l'objet d'un accord majoritaire des salariés, et l'objet d'une compensation, salariale et de repos.» Du côté du cabinet du ministre de l’Economie, on se félicite de l’«avancée» qu’est la compensation salariale, mais on n’en dit pas plus sur le niveau qu’elle atteindra. «Le projet de loi définit des modalités de compensation, sachant que toutes les entreprises ne seront pas en mesure de doubler le salaire le dimanche», prévient-on simplement. Les entreprises de moins de 20 salariés seront-elles exemptées de compensations,comme l’a annoncé Le Figaro? Mystère. Dans les entreprises de plus de 20 salariés, le montant des compensations devrait, lui, être renvoyé à des accords de branche ou d’entreprise.

 
La réforme du travail dominical ne satisfait personne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La grande distribution n'est pas contente du projet Macron, et fait savoir sa mauvaise humeur.

Elle proteste parce que les nouvelles dispositions viennent compliquer un dossier déjà troublé par la loi Mallié. Mais surtout à cause des contreparties prévues : la grande distribution aimerait bien contraindre les salariés à travailler le dimanche sans contrepartie, mais pour le momene cette magnifique avancée sociale n'est prévue que pour les entreprises de moins de vingt salariés. En revanche, l'extension du nombre de dimanches ouvrables, ça leur plait.

Nous n'avons qu'une suggestion pour rendre les choses plus claires, plus lisibles, et plus équitables : abroger la loi Mallié et l'amendement Confokea. Comme dit M. Sarkozy, "ça ne coûte pas cher", et cela a été efficace pendant plus d'un siècle... 

 
 
Europe 1  01 décembre 2014.
 
INFO E1 - Même le secteur du commerce, pourtant premier gagnant de cette réforme, est très sceptique.

Le projet de loi Macron, censé "déverrouiller l'économie française" et qui doit notamment réformer le travail du dimanche, sera présenté le 10 décembre en conseil des ministres. Mais, avant même son adoption, ce texte fait l’unanimité contre lui : après la colère des syndicats, qui redoute un détricotage du droit du travail, c’est - selon les informations d’Europe 1 - au tour des organisations professionnelles du commerce d’exprimer leur doute. Avec le reproche inverse : à leurs yeux, cette réforme est trop complexe, trop lente et ne va pas assez loin.
 
Les commerçants y voient une "véritable monstruosité". Sur le papier, la réforme devrait réjouir les professionnels, qui auront plus de facilités pour ouvrir les dimanches. Mais ce texte ne va visiblement pas assez loin aux yeux de l'Union du commerce de centre-ville (UCV), une fédération qui représente de grandes enseignes comme les Galeries Lafayette, le Printemps ou encore le BHV.
 
"C’est une véritable monstruosité qui pourrait gagner le concours Lépine de la bureaucratie", accuse son président, Claude Boulle, au micro d’Europe 1. "Il est inadapté parce que, effectivement, il pose des conditions administratives et sociales que la majorité des commerces ne peuvent pas remplir. Effectivement, si on n’arrive pas à le corriger, ce texte sera rejeté de manière unanime par la plupart des acteurs sociaux (sic) et professionnels". Mais que veulent donc les commerçants ?
 
Une réforme jugée trop complexe. Premier reproche adressé par les acteurs du commerce, jeudi, lors de leur rencontre avec le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron : le projet de loi est jugé trop compliqué avec un empilement de zones différentes. La réforme prévoit en effet d’instaurer plusieurs types de zones où le travail le dimanche serait facilité : les zones commerciales, les zones touristiques et les zones touristiques internationales. Une différenciation jugée trop complexe par les professionnels du commerce.
 
Des contreparties vues comme excessives. Deuxième reproche : cette réforme serait trop contraignante sur le plan social. D’abord car elle oblige à payer les salariés au minimum plus du double d’une journée normale. Et ensuite parce que, dans les sociétés de plus de 20 salariés, il faudra organiser un référendum et obtenir l’accord d’une majorité des salariés.
 
Et des délais considérés comme trop long. Enfin, le secteur du commerce estime que la réforme ne va pas assez vite. D’après leurs calculs, entre les décrets et la négociation avec les syndicats, l'ouverture du dimanche ne sera possible au mieux qu'à l'été 2016. Les commerçants ne seraient donc pas contre une réforme par ordonnance, un processus accéléré qui permet d’éviter de passer par un débat et un vote à l’Assemblée nationale.
 
Un point de vue diamétralement opposé à celui des syndicats. Pas sûr que les chefs d’entreprises du commerce obtiennent gain de cause car, en face, les syndicats ont des revendications totalement inverses. La réforme est jugée trop lente par les commerçants ? Les syndicats considèrent au contraire qu’elle manque de concertation. Les contreparties sont jugées excessives dans les sociétés de plus de 20 employés ? Les représentants des salariés estiment au contraire que la réforme devrait les étendre aux petites entreprises. Bref, le gouvernement aura fort à faire pour concilier le point de vue des entreprises, qui jugent cette réforme trop timide, et celui des syndicats, qui dénoncent "un tourbillon libéral".
 
Pascal Cherki ne votera pas en l'état le projet de loi d'Emmanuel Macron sur le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Pascal Cherki, député PS de Paris était l'invité de Samedi Politique sur France3 Paris. Il a déclaré qu'il ne voterait pas le projet de loi sur le travail du dimanche que doit présenter Emmanuel Macron s'il n'y avait pas de modification.
 
"Les touristes, ils sont au gouvernement, les spécialistes du tourisme, ils sont à Paris", ironise  Pascal Cherki, invité Samedi Politique sur France 3 Ile de France.

Non à la loi Macron, sauf si ...

Dans le bras de fer qui va opposer Anne Hidalgo et le gouvernement sur le travail du dimanche, le député socialiste de la capitale soutient la maire de Paris. Il ne votera pas le projet de loi que prépare Emmanuel Macron sur le travail du dimanche. "En l'état actuel, non. Je souhaite des modifications fondamentales", explique l'un des frondeurs du PS.

"Je veux les mêmes garanties pour tous les salariés. Qu'est ce que cette histoire de les réserver à partir de 20 salariés. Ca doit être des jours mieux payés avec un repos compensateur. Je suis contre les reculs sociaux", explique Pascal Cherki. Le projet d'Emmanuel Macron prévoit que les entreprises de moins de 20 salariés n'aient pas à verser des compensations.

A Paris de décider
 
Il prévoit surtout que ce soit l'état qui définisse les zones touristiques à Paris, perspective à laquelle est opposée Anne Hidalgo. "Ce n'est pas au gouvernement de définir les zones touristiques à Paris. Avant que messieurs Fabius et Macron ne s'intéressent au tourisme, nous on faisait les aménagements nécessaires pour faire de cette ville la capitale touristique du monde", explique Pascal Cherki.

"Laissons les spécialistes du tourisme décider de ce qui est utile à la fois pour l'équilibre de la vie des Parisiens et à l'attractivité touristique de la ville de Paris", conclut-il sur un ton très ferme.
 
Macron ouvre grand les portes du travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La version définitive du projet de loi ne sera dévoilée qu’à la mi-décembre, mais on en sait un peu plus sur la réforme du travail dominical que doit porter Emmanuel Macron. Le ministre de l’Economie souhaite bien faciliter le travail le dimanche en agissant sur plusieurs curseurs.
 
Quelles sont les règles actuelles ? Par principe, le dimanche est un jour chômé sauf pour les entreprises individuelles et pour les sociétés ne pouvant faire autrement (hôtellerie, restauration, santé, transports, musées, industrie utilisant des denrées périssables). Les commerces alimentaires peuvent néanmoins ouvrir jusqu'à 13h et les magasins de bricolage font l'objet d'une dérogation permanente depuis mars 2014. Pour les autres commerces, ils ne peuvent ouvrir que cinq dimanches par an, sur autorisation préfectorale, et le plus souvent pendant les périodes de soldes ou les fêtes de fin d'année.
Ces règles ne s’appliquent pas à deux types de zones : les zones touristiques et les périmètres d'usage de consommation exceptionnel (Puce), des zones commerciales situées en lisière des agglomérations de Marseille, Paris et Lille. L'autorisation de ces Puces est donnée pour une période de cinq ans et peut être retirée par la préfecture. Pour plus de détails sur les règles en vigueur, vous pouvez consulter le site Service-public.fr.
Plus de dimanches travaillés. Comme annoncé mi-octobre, le ministre de l’Economie souhaite faire passer le nombre de dimanches travaillés de 5 à 12 par an. La nouvelle règle serait la suivante : un commerce pourrait ouvrir cinq dimanches de son choix et demander une autorisation pour 7 autres dimanches, la décision revenant cette fois-ci à la préfecture.

Des zones d’ouverture dominicale élargies. L’ouverture des commerces le dimanche est actuellement autorisée dans les zones touristiques et les marchés aux puces. Le gouvernement envisage d’élargir ces zones pour qu’elles concernent davantage de commerces. Bercy souhaite aussi modifier deux types de zone où le travail dominical serait autorisé toute l’année : les zones de gares, une dizaine seraient concernées, et les "zones touristiques de dimension internationale", dont le quartier des Champs-Elysées et celui des grands boulevards à Paris.
 
Pas de contrepartie dans les PME de moins de 20 salariés ? Normalement, les salariés en activité le dimanche ont toujours le choix de ne pas travailler ce jour-là et ont le droit à des compensations : une rémunération revue à la hausse et/ou des repos compensatoires.
Mais il existe une exception pour les entreprises de moins de 11 salariés, qui sont exonérées de compensations. Or, le gouvernement pourrait élargir ce régime dérogatoire aux entreprises de moins de 20 salariés, à en croire Le Figaro. Contacté par Europe 1, le gouvernement souligne que ce point n'a pas encore été tranché.
 
La piste inattendue : faciliter le travail de nuit. Le gouvernement va réformer le travail dominical mais réfléchir aussi au travail de nuit. Dans les nouvelles zones touristiques, voire dans les gares, les commerces pourraient être autorisés à ouvrir jusqu’à minuit. Actuellement, les commerces doivent fermer à 21h, heure au-delà de laquelle on considère qu'il s'agit de travail de nuit.

Quel coût pour le travail dominical ?par Europe1fr
 
Macron, fossoyeur du repos dominical ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le projet de loi Macron a fuité (il y a de fortes chances pour que cette fuite soit organisée), et bien que le ministre excipe du fait que ces projets n'ont encore aucun statut, ce projet s'annonce catastrophique pour le repos dominical.

En effet, la notion de repos dominical est purement et simplement remplacée par la notion de repos hebdomadaire, ce qui signifie, à terme, la destruction pure et simple de l'homorytmie de notre société.

Que M. Macron ne vienne pas regretter, ensuite, le délitement de la cohésion dans la société française. Il aura contribué, par sa soumission aux intérêts des lobbies du commerce, à la détruire.

Le blog d'HB, 18/11

Une première mouture du projet de loi Macron fait déjà le tour de twitter. Elle serait celle transmise au Conseil d'État. Hier mardi, le député de l'Aube, l'UMP Jean-Claude Mathis, a ainsi posé une question au Gouvernement et mis en avant le flou qui entoure la préparation de ce projet de loi avec ses "annonces" et ses "contre-annonces". Emmanuel Macron a répondu, de son côté, au nom du gouvernement, regrettant que ce texte ait fuité : "Ces textes qui ont pu paraître dans la presse n'ont à mes yeux aucun statut et je regrette, pour ma part, que des textes de ce genre puissent fuiter. Il n'y a qu'un texte, c'est celui qui sera déposé au Conseil des ministres qui fera encore l'objet de discussions, de travail du gouvernement, en concertations avec celles et ceux, professionnels, parlementaires qui se sont saisis du sujet." 

Dans l'actuelle mouture - qui n'a donc rien à voir avec le texte de décembre - constatons malgré tout que le travail dominical et en soirée y est traité à la page 100 dans une partie intitulée "Travailler". Dès les premières lignes l'expression "repos dominical" est remplacée par "repos hebdomadaire donné par roulement"... Tout est là ! Dire "repos hebdomadaire" c'est s'habituer déjà à abdiquer qu'il soit donné le dimanche, à tous, en même temps ! H.B.

 
Travail du dimanche: Macron veut aller plus loin que prévu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Emmanuel Macron veut élargir les zones où les commerces peuvent ouvrir le dimanche. - © Patrick Kovarik - AFP
 
Le ministre de l'Economie compte élargir les zones où le travail dominical est autorisé. En outre, les PME comptant moins de 20 employés bénéficieraient d'aménagements au niveau des compensations salariales.

Les derniers arbitrages sont en train d'être rendus. Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron peaufine actuellement les dernières lignes de l'explosive réforme du travail dominical, qui sera contenue dans son projet de loi pour l'activité. 

Au final, il aurait décidé d'aller plus loin que prévu en proposant des assouplissements tangibles, selon plusieurs médias.

Une mesure pour les entreprises de 20 salariés

Ainsi, Bercy devrait permettre aux entreprises de moins de 20 salariés qui ouvrent le dimanche d'avoir des règles plus souples en matière de compensation salariale. A l'origine, seule les entreprises de moins de onze salariés devaient bénéficier de cet aménagement.

Cette mesure ne serait toutefois pas encore complètement arbitrée, selon les Echos de ce lundi 17 novembre.

Pour les entreprises de plus de 20 salariés, les modalités de la compensation salariale pourrait être définies par des accords de branches ou d'entreprises. A défaut le gouvernement "préconiserait une majoration d'office de 100% du salaire ainsi qu'un repos compensateur", explique le Figaro.

Un élargissement des zones

Autrement, Emmanuel Macron devrait respecter les grands principes qu'il avait détaillés le 15 octobre dernier, lorsqu'il avait présenté les grandes lignes de son projet de loi sur l'activité. Ainsi le texte devrait créer des "zones touristiques de dimension internationale". Le but est de pouvoir définir ces zones et leur donner l'autorisation d'ouvrir le dimanche via un arrêté ministériel. Les grands magasins parisiens (Galerie Lafayette, Printemps) et les enseignes situées sur l'avenue des Champs-Elysées seraient plus particulièrement concernés par le dispositif. En octobre dernier, Emmanuel Macron évoquait une mesure qui pourrait créer "plusieurs milliers d'emplois".

Dans la même veine, Bercy voudrait élargir les périmètres d'usage de consommation exceptionnel (PUCE), zones où les commerces sont autorisés à ouvrir le dimanche.

Des ouvertures jusqu'à minuit

Emmanuel Macron devrait également tenir les mesures déjà annoncées, en faisant passer le nombre d'autorisations administratives à la disposition des maires de 5 à 12. De même, le ministre devrait proposer qu'une dizaine de gares à fort trafic puissent bénéficier de l'ouverture dominicale.

Enfin, le ministre aurait également tranché sur un autre dossier: le travail de nuit. Les "zones touristiques de dimensions internationale" citées plus haut devraient ainsi avoir l'autorisation d'ouvrir jusqu'à minuit. Cette mesure pourraient également être élargies aux zones touristiques simples, indique Le Figaro.
 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS