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Le travail du dimanche en question

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Présidentielles 2012
Les présidentielles relancent le débat autour de l'ouverture des magasins le dimanche Suggérer par mail
01-04-2012
Il serait amusant, en utilisant le même argument (enjeu de taille), de demander à ce que les agences (et tous leurs services administratifs) de la Caisse d'Epargne soient elles aussi ouvertes le dimanche. Les rédacteurs du site de la Caisse d'Epargne auraient alors certainement un avis plus tranché, que la possibilité "d'un débat", au sujet de l'ouverture des magasins le dimanche. Au fond, il serait tout aussi utile de pouvoir aller négocier un prêt bancaire le dimanche, cela ne favorise-t-il pas la consommation et offre des facilités aux clients indisponibles en semaine ?

Je pense qu'aucun des "partisans du dimanche" ne se rend compte qu'il risque d'ouvrir la boîte de pandore et de se voir rattrapé un jour "un dimanche", par une mesure qu'il destine, pour son confort personnel, aux autres. Commençons par interroger les conjoints et conjointes des salariés de la Caisse d'Epargne !
FR

Caisse d'Epargne, 26/3

La campagne présidentielle porte une nouvelle fois le débat du travail le dimanche sur le devant de la scène.

C’est la «loi Maillé» qui permet, depuis aout 2009, l'ouverture dominicale des magasins dans certaines communes et zones touristiques ainsi que dans certaines grandes villes.

Plus généralement, le Code du Travail prévoit la possibilité pour tous les magasins d'ouvrir cinq dimanches par an sur autorisation du maire ou du préfet.

La question continue de diviser : Faut-il autoriser l'ouverture des commerces le dimanche hors zone établie sans craindre d'abus de la part des employeurs envers les salariés?

Cependant, l’ouverture dominicale représente un enjeu de taille : Avec 730 000 entreprises et un chiffre d’affaires annuel de 1 400 milliards d’euros, le commerce représente en France 20% des emplois privés et 10% du PIB.

 

 
M. François Hollande est-il oui ou non, opposé au travail dominical ? Suggérer par mail
26-03-2012

Envoi du collectif des manifestants de l'Intermarché de la Mézière et du magasin Casino du Rheu.  

Destinataires : Marcel Rogemont et François Hollande.  

Joint : La réponse de M. Rogemont, député P.S. et candidat au élections législatives, au courrier de M. Visset membre du collectif des manifestants de l'Intermarché de la Mézière et du magasin Casino du Rheu, demandant à connaître précisément la position de M. Hollande sur le travail dominical. 

Après 18 mois de manifestations.  

Lettre ouverte à Marcel Rogemont et François Hollande. 

M. le Député  

Suite à lecture de votre réponse, une question se pose à nous. 

M. François Hollande est-il oui ou non, opposé au travail dominical ? 

Si oui, qu'il le dise très franchement ! 

S'il n'est pas opposé au travail dominical, qu'il le dise tout aussi franchement !  

Mais si comme vous le précisez, le parti socialiste n'y est pas favorable au travail dominical, mais que le candidat du Parti Socialiste envisage une négociation. Cela laisse entendre que le Parti socialiste envisage de transiger avec les grandes enseignes et avec certains hommes politiques, y compris de gauche, qui vous assènent que la société évolue, sous entendu, que vous êtes rétrograde ; et qu'au nom du "modernisme" il faut absolument moduler ce droit social, en fonction des circonstances et des lieux, et nous ajoutons : des pressions exercée par divers intérêts. 

Ces adaptations et ces modulations, (non dus en Ille-et-Vilaine à votre parti), bafouent le plus souvent les lois sociales acquises de longues luttes, par nos parents et grands parents. 

Quant aux négociations proposées par M. Hollande, rappelons qu’elles ont été engagées depuis bien longtemps avec les partis, les syndicats, et les instances professionnelles ou commerciales, qui n'ont pas attendu le candidat socialiste. 

Pour mémoire, rappelons à M. Hollande, qu'à la majorité, au mois de décembre dernier, le Sénat à voté une proposition de loi prévoyant : Une meilleure indemnisation des salariés appelés à travailler de dimanche - Une réforme des contrats de travails, comportant un volet contraignant au travail dominical - Ainsi qu'une meilleures réglementation des ouvertures dominicale des grandes surfaces.  

Cette loi initiée par la Parti Communiste, et votée par les sénateurs du parti socialiste et des verts, voulait aussi protéger le petit commerce local, laminé par la grande distribution.  

Mais apparemment la majorité parlementaire U.M.P. ne l'entendait pas de cette oreille ! Et cette loi peut être trop sociale, fut enterrée dans un silence assourdissant. Y compris par une majorité des médias nationaux. 

Peut être que M. Hollande n’a pas entendu parlé de ce projet de loi ? 

Si comme il le souhaite, il est élu, et avec lui les candidats aux législatives, il lui suffira d’appliquer ce projet de loi. Et comme cela les salariés de la grande distribution pourront avoir le droit de se reposer le dimanche, et les petits commerces locaux la possibilité de perdurer, pour la plus grande satisfaction des nos édiles locaux, toujours très prolixes sur le sujet. 

Veuillez agréer, monsieur le Député, ainsi que M. François Hollande ; l’expression de no sentiment les plus dévoués à la cause des salariés des grandes enseignes de la distribution et notre souhait de conserver des commerces de proximités. 

A. VISSET 

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From: rogemont

To: alain visset [alain visset]

Sent: Wednesday, March 21, 2012 12:31 PM

Subject: Tr : tr: Re: émission TV Rennes 

Cher Monsieur,

Comme vous le savez François Hollande veut redonner toute sa place à la démocratie sociale
si mise à mal durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Sur la question du travail du dimanche le Parti Socialiste n'y est pas favorable. C'est pourquoi en cohérence avec sa volonté de renforcer la démocratie sociale, sur la question du travail du dimanche, François Hollande
veut ouvrir une négociation avec les partenaires commerciaux sur cette question pour trouver une réponse équilibrée, entre les besoins des commerçants et les besoins des salariés (pouvoir d'achat mais aussi vie de famille).Je tenais à vous en informer. 

Cordialement

Marcel Rogemont

Député

 
Travail le dimanche et heures sups Suggérer par mail
25-03-2012

Poutou 2012, 20/03/2012

Le travail du dimanche doit être purement et simplement interdit, sauf dans des secteurs vitaux pour la population comme par exemple les hôpitaux, ou encore pour les transports collectifs. En effet, le travail du dimanche n’est pas indispensable dans la grande distribution, comme dans bien d’autres secteurs où il est désormais appliqué à coups de pressions et en contournant la loi…

Faire travailler les salariés le dimanche, c’est souvent les priver d’une vie sociale et d’une vie de famille, de la même manière que les horaires décalés…sans justification autre que permettre au patronat de gagner plus d’argent.

L’interdiction du travail du dimanche est donc la position du NPA.

Maintenant, sur ce sujet comme sur tous les sujets qui touchent aux intérêts contradictoires entre les travailleurs et les patrons, c’est souvent le rapport de forces qui fait évoluer la situation. Aujourd’hui, ce sont les patrons qui cherchent à imposer toutes sortes de dégradations des conditions de travail sous prétexte de crise, demain- c’est ce que nous voulons préparer par notre campagne et dans notre activité militante quotidienne- nous espérons non seulement les faire reculer sur leurs projets (casse des accords collectifs de branche, baisse des salaires, allongement de la durée de travail, de la durée de cotisation pour les retraites, etc…) mais gagner aussi de nouveaux droits sociaux.

Dans le secteur de la grande distribution, nous défendons par exemple que celui-ci devienne un secteur public. En effet, se nourrir est un besoin essentiel pour la population. Il n’est pas normal qu’une poignée de groupes et d’actionnaires en leur sein se servent des parts de marché dont ils disposent pour faire des profits sur ce qu’il y a de plus essentiel à la vie humaine : la nourriture.

En ce qui concerne le problème de la modulation ou du paiement des heures sup, c’est un peu la même chose. A vrai dire, nous sommes certains que comme partout ailleurs, les salarié-e-s de ton entreprise préféreraient ne pas faire d’heure sup, être mieux payé-e-s, et disposer de congés. Et, justement on se sert de ces deux options- en les présentant comme inconciliables- pour diviser les salarié-e-s entre eux. Car évidemment il y en a pour préférer être payé en heures sup et d’autres pour prendre des RTT…

Or aujourd’hui, le patronat fait un chantage dans plein de branches et il est allégrement relayé par Sarkozy et sa bande, voire par d’autres même à gauche. Il faudrait pour gagner (un peu) plus, travailler (beaucoup) plus, et dans de moins bonnes conditions…. Nous pensons qu’il faut combattre cette logique. A l’échelle de chaque entreprise, en cherchant- quand c’est possible- à organiser ses collègues justement pour refuser cela. Au-delà, évidemment, car avec un meilleur rapport de force on pourrait imposer de toutes autres conditions de travail. Le NPA et son candidat Philippe POUTOU défendent d’ailleurs qu’il faut arrêter cette logique mortifère qui consiste à ce que ceux qui travaillent se tuent à la tâche, alors que d’autres se tuent à chercher un emploi. Nous défendons donc une baisse du temps de travail à 32 heures, sans baisse des salaires (et même en fait avec des augmentations de 300 euros net qui permettraient de rattraper les 10 points de PIB qui sont passés en 15 ans des poches des salariés aux poches du patronat) pour permettre de résorber le chômage. C’est un des points que nous tenterons de populariser et de crédibiliser dans la campagne présidentielle.

 
Xavier Bertrand n’est pas le ministre de la vie familiale ! Suggérer par mail
19-03-2012

DLR, 15/3/2012

Xavier Bertrand souhaite rendre possible, par le biais d'un décret, l'ouverture des magasins de bricolage le dimanche, alors même que Nicolas Sarkozy se disait contre son extension il y a peu à Villepinte. Le ministre du Travail n’est donc pas, loin de là, le ministre de la vie de famille.

Car cette mesure qui vise à satisfaire quelques grandes enseignes du bricolage va dans le sens d'une société où les familles ne voient plus leurs enfants : une société où des salariés précaires sont souvent contraints à se désigner ‘’volontaires’’pour espérer gagner 700 euros par mois.

Surtout, le travail du dimanche ne va même pas permettre de relancer l’activité économique. Car ce sont bien, comme d’habitude, les hypermarchés qui en bénéficieront au détriment des petits commerces. Ils pourront ainsi vendre toujoursplus de produits importés de pays à bas coût, favorisant ainsi le chômage et la précarité dans notre pays, comme dans un cercle vicieux.

Comme gaulliste social, je reste donc fermement opposé à l'extension du travail le dimanche, symbole d'une société où l’argent serait érigé en valeur absolue à laquelle tout devrait être soumis. Le dimanche est une journée où les parents peuvent retrouver leurs enfants après une semaine de travail, et elle doit le rester.

D’autres voies sont plus utiles à la redynamisation de notre économie, comme la baisse des charges pour les PME et le fait de diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis en France. 

Nicolas Dupont-Aignan
Député de l’Essonne et candidat à la présidence de la République

 

 
A propos du dimanche : une chronique de Joseph Thouvenel Suggérer par mail
18-03-2012

Liberté Politique, 16/3/12

Tous les mardis à 7h09, Joseph Thouvenel anime une chronique Économie et Société sur Radio Notre-Dame. Ce mardi 6 mars, le Vice-Président de la CFTC revient sur la Première journée européenne pour un dimanche sans travail, lancée par l’Alliance européenne pour le dimanche,  journée qui a également mobilisé l’AFSP. Nous versons cette chronique diffusée sur les ondes de la radio chrétienne dans notre dossier spécial du 4 mars sur libertepolitique.com

" Bonjour à toutes et à tous !

Quel est donc le lien entre la Fédération allemande des sports olympiques, des distributeurs de tracts en Pologne, des marcheurs autrichiens, des dépliants à l’attention des commerçants en Belgique, une réunion avec des Parlementaires  en République tchèque, une rencontre avec la presse en Grèce, une campagne médiatique en Italie, des affiches sur la dignité au travail en Slovaquie, et une manifestation espagnole ?

La réponse est ? … Mais avant, bravo aux bons, très bons connaisseurs de la chose européenne qui ont deviné ! La réponse est donc …la première journée européenne pour le repos dominical !

C’est à l’initiative de l’Alliance européenne pour le dimanche que, ce 4 mars, dans nombre pays européens, le repos du dimanche fut défendu, célébré et fêté. En France, Force ouvrière diffusait un tract alors que la CFTC et le Collectif des Amis du dimanche passaient aux actes en allant symboliquement fermer un magasin Carrefour City ouvert illégalement. À noter que cette opération coup de poing qui a mobilisé une trentaine de militants s’est opérée dans la joie, la bonne humeur, et avec … les encouragements des passants ! Eh oui, pour les Parisiens comme pour les touristes, défendre une journée pour la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle est une bonne chose !

Plus intéressant peut-être, la sociologie des membres de ce « commando du dimanche ». Les employés de la FNAC, Tati et autres enseignes du commerce, des chefs d’entreprise, des fonctionnaires de la ville de Paris, des mères de famille, des pères de famille, des cadres, des ouvriers, des enseignants, des juristes, comptables, travailleurs du bâtiment... En un mot, la France du travail dans toute sa diversité. Certains croyants, d’autres non, certains penchant à droite, d’autres à gauche et d’autres ailleurs. Foin des clivages,tous unis pour que soit respecté le repos dominical, ce temps où la production et la consommation sont entre parenthèses pour permettre à chacun de vivre et d’exprimer autre chose que les valeurs matérielles.

Dépassant nos frontières, cette démarche s’est exprimée sous des formes diverses au sein de l’Union, et même au-delà puisque nos amis suisses étaient également mobilisés. Si une hirondelle ne fait pas le printemps, une bonne initiative peut être les prémisses d’un renouveau européen, loinde l’ultra libéralisme de la Commission ou de l’ultra consumérisme des adorateurs du Veau d’or.

L’Europe retrouvera-t-elle son âme grâce au repos dominical ?  Les années futures nous le diront, et nous le diront d’autant mieux que nous saurons, au quotidien, travailler à bâtir une cité respectueuse des hommes et des femmes, et non commandée par des pulsions, fussent-elles d’achat.

À la semaine prochaine !"

 
Sarkozy : "Nous n'allons pas généraliser le travail le dimanche" Suggérer par mail
18-03-2012

Nicolas Sarkozy déclarait, le 17 février dernier «Si les Français m'accordent leur confiance, la première mesure que je mettrai en oeuvre sera de poursuivre les assouplissements déjà réalisés en matière d'ouverture dominicale des commerces pour vous permettre de vous adapter à l'évolution des modes de vie». Le ton de cette déclaration ne pouvait qu'étonner : dans une Europe en déroute, dans une crise financière qui n'en finit pas, la mesure la plus urgente était, selon M Sarkozy, de poursuivre la banalisation du travail du dimanche. Un peu curieux.

Puis, le 12 mars, il affime qu'il ne souhaite pas "généraliser le travail du dimanche", et précise que "le travail dominical est un des sujets sur lequel j'ai mis de l'eau dans mon vin".

Le premier problème posé par cette déclaration est celui de sa réalité pratique : dire qu'on a mis de l'eau dans son vin n'est pas dire que l'on a abandonné l'idée. L'exégèse des propos de Nicolas Sakozy est assez claire : il dit qu'il "a mis de l'eau dans son vin", et "qu'à un ou deux cas près, [la loi du 10 août] règle toutes les situations". Ce qui revient à dire qu'il y a encore quelques cas à traiter, par exemple les magasins des grands boulevards, ou les magasins de bricolage, voire l'augmentation du nombre des "dimanches du maire", en attendant probablement les cas qui seront découverts en suivant. Mais qu'il demeure fermement déterminé à ne pas rendre obligatoire l'ouverture de toutes les épiceries du fin fond de l'Aubrac. En clair, il s'agit d'une annonce assez habile : si facialement elle peut lui amener notamment les supporters de Christine Boutin, partageant avec les taupes une remarquable cécité politique, en réalité elle ne l'engage strictement à rien.

Le second problème - mais se pose-t-il encore après la avoir répondu à la première interrogation - est celui de la crédibilité de cette annonce. En février, le président-candidat annonce solenellement que la banalisation du travail dominical est la mesure la plus urgente du prochain quinquennat, et un mois après, il affirme que ce n'est plus le cas. En période pré-éléctorale, les promesses les plus populistes fleurissent comme les champignons, y compris cette promesse surréaliste de sortie de l'espace de Schengen. "Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent", disait Henri Queille, il faut croire que cette maxime est toujours d'une brûlante actualité.

Le Point / AFP 12/3/2012

Le président-candidat a annoncé sur TF1 "avoir mis de l'eau dans son vin" concernant le travail dominical.

Nicolas Sarkozy a dit, lundi, sur TF1 qu'il ne souhaitait pas "généraliser le travail le dimanche", reconnaissant "avoir mis de l'eau dans son vin" sur ce sujet. "Le travail le dimanche, on ne va pas le généraliser", a-t-il déclaré lors de l'émission Parole de candidat. À la mi-février, le secrétaire d'État au Commerce, Frédéric Lefebvre, avait affirmé que Nicolas Sarkozy voulait, s'il était réélu, "élargir les conditions d'ouverture des magasins le dimanche". "Le travail dominical est un des sujets sur lequel j'ai mis de l'eau dans mon vin", a dit lundi le chef de l'État. 

"En 2007, je pensais qu'un pays qui recevait 80 millions de touristes par an ne pouvait pas se passer de la possibilité d'être ouvert le dimanche sur la base du volontariat", a-t-il dit. Mais "je me suis rendu compte qu'il y a des tas de régions où les gens ne le souhaitaient pas", a-t-il notamment ajouté. "On a fait une modification qui prévoit la possibilité d'ouverture le dimanche dans les bassins de population de plus d'un million d'habitants", a-t-il rappelé, estimant "qu'à un ou deux cas près, ça règle toutes les situations".

La loi sur le travail du dimanche du 10 août 2009 permet l'ouverture de magasins le dimanche, en fonction du type de commerce et du lieu (communes touristiques ou périmètre spécifique). En dehors des cas prévus par la loi, tous les magasins peuvent ouvrir cinq dimanches par an sur autorisation préfectorale.

 
Travail du dimanche : pourquoi Nicolas Sarkozy a décidé de jouer la prudence Suggérer par mail
14-03-2012

Les Echos, 14/03

Le président-candidat referme la porte à une généralisation du travail dominical. Il veut faire retomber la pression sur ce sujet conflictuel. Mais des gestes vont être faits pour le bricolage.

C'est un pas en arrière qui a surpris jusque dans son propre camp. « Nous n'allons pas généraliser le travail le dimanche », a assuré Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF1. Ce propos contraste avec la volonté jusqu'ici affichée d'« élargir les conditions d'ouverture des magasins le dimanche »pour doper l'activité, comme l'expliquait depuis des semaines Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au Commerce.

La grogne d'une partie des salariés, la guérilla juridique des syndicats et les craintes de deux électorats marqués à droite, les catholiques pratiquants (attachés au repos dominical) et les petits commerçants (qui craignent la concurrence de la distribution), ont conduit le chef de l'Etat à calmer le jeu.

La loi Maillé « règle toutes les situations à un ou deux cas près »

« Il a compris qu'il s'y brûlerait les ailes », se réjouit la CFTC. « J'ai mis de l'eau dans mon vin », a expliqué Nicolas Sarkozy lui-même : « En 2007, je pensais qu'un pays qui reçoit 80 millions de touristes par an ne pouvait se passer de la possibilité d'être ouvert le dimanche » mais « je me suis rendu compte qu'il y a des tas de régions où les gens ne le souhaitaient pas », d'autant que la loi Maillé d'août 2009« règle toutes les situations à un ou deux cas près ».

A commencer par le secteur du bricolage. Après Castorama et Leroy Merlin, Bricorama vient d'être condamné pour ouverture dominicale abusive de magasins du Val-d'Oise situés en dehors des zones où c'est autorisé (lire ci-dessous). Ces enseignes arguent que leurs clients sont demandeurs et que les magasins hors zones sont lésés.

Comme pour l'ameublement et la jardinerie

Jugeant ces arguments recevables, Xavier Bertrand, ministre du Travail, a écrit mardi aux partenaires sociaux pour proposer d'autoriser, partout, le travail dominical dans le bricolage, comme c'est le cas dans l'ameublement et la jardinerie. Mais ce « cas particulier » n'ouvrira pas la porte à d'autres, affirme son entourage. L'idée d'augmenter les cinq ouvertures dominicales par an que peuvent accorder les maires semble aussi désormais écartée.

En décembre, accusant des villes de gauche (Paris, Nantes, Dijon) de ne pas jouer le jeu, Frédéric Lefebvre avait pointé des « inéquités sur le territoire » et commandé aux préfets « un état des lieux ». Attendu pour février, il ne sera pas prêt avant « plusieurs semaines », l'Elysée jouant l'apaisement. Selon un rapport parlementaire de novembre, la loi Maillé n'a eu jusqu'ici qu'un impact limité.

De son côté, François Hollande a simplement promis d'ouvrir des négociations sur le travail du dimanche pour parvenir à un « équilibre » entre droits des salariés et besoins des commerçants.

Les règles actuelles
Certains magasins pouvaient déjà ouvrir le dimanche dans les 580 communes et zones classées « touristiques ». La loi de 2009 y a élargi ce droit à tous les commerces. Elle autorise aussi les préfets, sur demande des mairies, à créer des « périmètres d'usage de consommation exceptionnel » (Puce) ouverts le dimanche. Une trentaine de grosses zones commerciales sont concernées. S'ajoute une règle propre aux commerces alimentaires, qui peuvent ouvrir partout le dimanche jusqu'à 13h00.

DEREK PERROTTE

 
Le travail du dimanche ; ce qu'ils en disent Suggérer par mail
08-03-2012

Nous venons de découvrir une petite mine de videos sur Dailymotion, au sujet du travail du dimanche !

Ils y sont presque tous : c'est ici ! http://www.dailymotion.com/user/hubertetantoine/1?tabs_selected=member

 
Élection présidentielle : à Montbard, l’ouverture dominicale des magasins n’emballe pas Suggérer par mail
08-03-2012

La Croix, 7/3/12

« La Croix » suit chaque semaine l’évolution de la campagne présidentielle dans cette sous-préfecture de Côte-d’Or.

« Ouvrir le dimanche matin ? Je n’y suis pas favorable ! » Tout nouveau propriétaire de l’Intermarché de Montbard qu’il est, Denis Regnault a des convictions personnelles sur ce sujet. Elles ne vont pas dans le sens de la poursuite des assouplissements promis par Nicolas Sarkozy. « Le dimanche, c’est un jour pour la famille ! », dit-il. « C’est le seul jour où l’on peut prendre le petit déjeuner tous ensemble », renchérit son épouse Sandrine.

Très attaché à la liberté d’entreprendre, ce patron estime toutefois que chacun doit faire « comme il veut ». Il n’exclut d’ailleurs pas d’être un jour « contraint par la concurrence »d’ouvrir le dimanche, comme ce fut le cas dans la ville voisine de Semur-en-Auxois. « Leader Price ouvre le dimanche depuis août 2011, Attac va lui emboîter le pas. Mon Intermarché a dû suivre », confie Denis Regnault qui met en avant sa « responsabilité » de chef d’entreprise. 

« Pour limiter l’impact sur la vie de famille de nos salariés dont peu étaient volontaires, nous faisons travailler des étudiants », précise-t-il, tout en reconnaissant obtenir ainsi « un chiffre d’affaires additionnel puisque les ventes du lundi n’ont pas baissé, au contraire ».

PROTÉGER LES COMMERCES DU CENTRE-VILLE

Pour l’Intermarché de Montbard, l’actualité immédiate n’est pas l’ouverture dominicale mais l’aménagement d’une zone commerciale moderne de 12 000 m2 à la sortie de la ville, sur la route de Dijon. À l’étroit dans le quartier Saint-Roch, l’actuel Intermarché s’y installera à l’automne sur 3 000 m2 . Il retrouvera Bricomarché, Sport 2000, des boutiques indépendantes. 

Pour éviter que les petits commerces du centre-ville n’en pâtissent, Christelle Silvestre, la maire PS, et l’Union des commerçants ont élaboré le Fonds d’intervention pour les services, l’art et le commerce (Fisac) qui permettra de moderniser les boutiques. « Le dossier sera prêt avant l’été, nous espérons une réponse de l’État début 2013 », explique Christelle Haag de la chambre de commerce et d’industrie. Animations et offres commerciales croisées seront mises en place conjointement entre grandes surfaces et boutiques du centre-ville.

En ce début de campagne électorale, c’est la mise en place d’une « offre commerciale digne d’une ville de 6 000 habitants » qui alimente donc les conversations à Montbard, bien plus que le travail du dimanche qui hérisse la gauche et les syndicats. François Sauvadet, président (Nouveau Centre) du conseil général, plaide, quant à lui, la nécessaire « prise en compte de la nouvelle façon de vivre des gens ». A contrario, Jean-Pierre Baudoin, marchand de meubles retraité, s’affiche « archicontre », car « ça casserait la vie de famille et le petit commerce ». « La vie ne peut pas être faite que de consommation », dit-il.

PAULA BOYER
 
Strasbourg : Les ouvertures dominicales contestées dans la région Suggérer par mail
26-02-2012

20 Minutes, 24/2/12

Présidentielle Le Groupement commercial interpelle les candidats

En cas de réélection, Nicolas Sarkozy, a dit qu'il allait « poursuivre les assouplissements déjà réalisés en matière d'ouverture dominicale des commerces ». François Hollande parle, lui, d'engager « des négociations » afin d'instaurer une « souplesse nécessaire ». Pour l'heure, la loi Maillé de 2009 n'autorise l'ouverture le dimanche que dans certaines zones touristiques et grandes agglomérations. En vertu du droit local, dans la région, les commerces ne peuvent lever le rideau que cinq dimanches par an. « Rien n'indique encore que les candidats veulent remettre en cause ce particularisme », estime Éric Sander, le secrétaire général de l'Institut du droit local alsacien-mosellan. Pour s'en assurer, le Groupement commercial du Bas-Rhin vient de les interroger par courrier : « Maintiendrez-vous la spécificité du droit local auquel nous sommes extrêmement attachés ? »

Business et qualité de vie
« Ce n'est pas en ouvrant le dimanche que le pouvoir d'achat sera extensible, lâche André Marchand, le président du Groupement. La mesure se fera au détriment des commerces traditionnels dans les villes et les villages, et aux bénéfices des gros centres commerciaux qui profiteront des reports d'achats. » En cas d'une préservation de la spécificité locale mais d'une généralisation des ouvertures dans le reste du pays, « on risque aussi une concurrence des départements alentours qui attireront le client », ajoute Pierre Bardet des Vitrines de Strasbourg. Du côté des syndicats, on rumine aussi. Exemple, à la CFTC qui va également interpeller les candidats. « Le repos dominical est structurant, pointe sa secrétaire régionale, Évelyne Isinger. Il est fondamental pour maintenir les liens familiaux, associatifs. Les employés du commerce ont des amplitudes horaires importantes, on ne peut pas encore leur demander de travailler le dimanche. » Son syndicat, comme le Groupement, publiera les réponses des candidats.

 
Travail du dimanche : Nicolas Sarkozy relance sa proposition Suggérer par mail
26-02-2012
 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
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