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Ceux qui sont pour le maintien du repos dominical
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Plan-de-Campagne : la contre-attaque |
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04-01-2012 |
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La Provence, 03 janvier 2012
La zone aux 460 enseignes prépare la bataille commerciale qui s'annonce avec les projets marseillais.
La Palmeraie créée il y a un an fait partie de la requalification de la zone. Elle compte 15 commerces sur 6000m².
Les mastodontes du futur peuvent bien fleurir sur le littoral Marseillais, Plan de Campagne passe à l'offensive. En plusieurs étapes et en misant sur tous les fronts de la carte commerciale.
Le site internet
En tête de gondole, un site internet flambant neuf qui propose une vraie lisibilité de la zone (là où le bât blesse) mais pas seulement. Il agit comme le porte-voix des quelques centaines d'enseignes. "Jusqu'à présent, nous n'avions aucun outil de communication", explique ainsi Tony Sessine, président du CVR, le Centre de vie régional, l'association des commerçants de Plan créée en 2001. "Après la bagarre autour de l'ouverture dominicale, on avait envie de s'orienter vers une communication promotionnelle, informative et de service".
Le site internet, plandecampagne.biz, mis en place par Bizeness Plan (une agence créée par Thomas Chavane) a longtemps été en gestation car l'équipe du CVR a dû rencontrer l'ensemble des commerçants. Un site tourné vers les clients évidemment : "Un travail de fond a été fait pour tout simplement permettre d'accéder aux commerces, que le plus petit comme le plus gros magasin soit visible". Vous cherchez un resto : une carte complète de l'offre apparaît avec un code couleur.
Un projet par et pour les commerçants
Un travail de titan en amont : "En tout, on a réalisé sept plans de la zone qui est désormais découpée en quatre secteurs : la zone de la Palmeraie ouverte depuis un an, celle de Castorama, celle de Géant, et celle d'Avant Cap". Un site aussi dédié aux commerces : "On facilite la vie quotidienne des salariés et des employeurs avec des offres d'emploi, les annonces de commerces libres, les fonds à acheter. Dans la rubrique dédiée à l'emploi nous sommes en lien avec le Pôle emploi d'Aix et la Mission locale".
Dommage quand même puisque la majorité des salariés habitent... Marseille. Qu'importe : "Le site est le résultat d'une vraie discussion avec les commerçants. D'où leur adhésion car ce sont eux qui l'ont fait !" D'ailleurs le site fonctionne grâce à un système d'abonnements des commerçants (en plus des quelque 22 000 € de frais de mise en route via le CVR) qui l'utilisent donc comme un outil de travail. Chacun dispose d'une fiche enseigne avec une photo, les horaires, les contacts et surtout ses promotions en cours. Cette dernière idée demeure le vrai plus du site qui ne vise donc pas que le référencement. "L'animation du site est faite par les promotions des commerçants. À un instant T on a la plus grosse offre de promotions de France en ligne".
Un plan de déplacement
Par ailleurs, le CVR lance en janvier une grande étude pour un Plan de déplacement interentreprises (PDE). "L'idée est de diminuer le stress lié aux trajets comme le préconise l'Europe. Mais une seule entreprise de Plan de Campagne réunit plus de 250 salariés. On a donc décidé de le faire au niveau de la zone entière". L'étude complète va durer deux ans (budget 120 000 ) mais d'ici le premier trimestre le CVR sera en mesure de déterminer l'origine des salariés et leurs désirs.
"On va ensuite envisager toutes les options, des cars collectifs au départ de Marseille, en passant par le projet d'arrêt de train derrière Aquacity ou du covoiturage. Ce DPE sur une zone entière sera une première en France. À titre indicatif, la Carsat Sud-Est (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail) va même utiliser l'idée de manière nationale".
Gérer la saturation
C'est le défi numéro un de la zone... mais celui pour lequel les commerçants ont le moins de moyens ! "Un des gros projets de sécurisation du CD6 va quand même voir le jour en 2012. Du rond-point de Leclerc à celui de Conforama, toute l'allée principale va être revue et les travaux devraient durer deux ans. Ils comprennent l'élargissement des trottoirs, des passages piétons, une végétalisation...". Le tout pour quelques millions financés essentiellement par la Communauté du Pays d'Aix.
Et avec un vrai casse-tête d'organisation et de circulation à la clé. Le CV15 sera aussi sécurisé. Une nécessité surtout si la zone s'agrandit encore avec en vieux serpent de mer la Petite Campagne (40 000 m²) et en face, la cimenterie qui pourrait laisser la place à plusieurs enseignes.
Attirer le chaland
Objectif aussi : capter le client... déjà sur place ! "Certains vont toujours dans une seule partie de la zone. L'idée est de les renvoyer d'un magasin à l'autre pour augmenter le panier moyen. D'où l'idée de mettre en place des jeux, voire un jour une carte de fidélité supra zone, une application smartphone, de la livraison..."
Et puis, Plan mise sur sa diversité et sa carte loisirs (cinéma, théâtre, boîtes et before...). Enfin, une exposition démarre le 3 janvier et retrace l'histoire de Plan de Campagne depuis ses débuts avec le centre Barneoud. 21 panneaux double face à la gloire de la zone. Il fallait bien ça.
Agathe WESTENDORP (
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Travail dominical : bon plan de campagne pour l'UMP |
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24-01-2010 |
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Xavier Bertrand et Tonton Carabistouille, moustache de vieux playboy au vent, plastonnent en Provence sur deux thèmes :
- Promesse tenue, celle là mais pas les autres. Encore s'agit-il d'une promesse davantage faite aux chaines de grande distribution qu'aux électeurs. Où sont les autres promesses sur l'emploi, la sécurité, le dialogue social, la diminution de la fiscalité ? Si aujourd'hui, 63% des citoyens jugent négativement l'action du Président et de son parti, M. Bertrand pourrait en être plus modeste.
- Le travail du dimanche représente des emplois crées, sans jamais évoquer les emplois détruits. Il suffit de lire l'article pour imaginer de quel type d'emploi il s'agit "Des investisseurs qui attendaient que la situation sociale se stabilise pour injecter 40 millions d'euros dans l'extension de 9 000 m² du centre commercial afin notamment d'y accueillir le mastodonte Fnac d'ici 2012.". Pour une grosse FNAC créée, combien de libraires indépendants vont disparaître, avec la diversité culturelle qui va avec ? Pour un hypermarché en place, combien de petits patrons vont aller pointer au chômage, avec la diversité d'approvisionnement, la proximité, et le service humain qui va avec ? Si les grandes surfaces sont évidemment incontournables, faut-il les laisser devenir le mode unique de l'activité commerciale Française (La France est la première en Europe pour la densité des grandes surfaces sur son territoire). C'est ça, la société que promeuvent Xavier Bertrand, le Dr Carabistouille, et l'UMP ?
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La Provence, lundi 18 janvier
"Promesse tenue". Xavier Bertrand l'a rappelé à l'envi, hier, à tous les commerçants qu'il a rencontrés dans la galerie d'"Avant Cap" à Plan-de-Campagne. Et des politiques qui tiennent leurs promesses, en pleine campagne pour les régionales, c'est toujours bon de le rappeler aux électeurs...
Le patron de l'UMP a assuré le service après-vente du travail dominical, accompagné de la tête de liste Thierry Mariani et des députés locaux Richard Mallié et Christian Kert, rencontré les représentants des salariés et des patrons, serré des louches… Comme on se repaît dans une campagne difficile pour la droite sur les lieux de la victoire d'une loi, passée dans la douleur, mais que l'ancien ministre du Travail a qualifié, au final, de "sur-mesure".
La dérogation du préfet pas encore promulguée
Du sur-mesure pas encore bien ajusté, en fait. Florent Sabassier, directeur du centre commercial, n'a pas manqué de le rappeler : la loi a été votée, les accords avec les partenaires sociaux signés mais la dérogation préfectorale validant le tout pour cinq ans n'est pas encore promulguée. La procédure est complexe, chaque commerçant doit faire une demande individuelle.
Tant et si bien que "d'ici le premier week-end de février, les dérogations des maires seront épuisées" et que rien n'empêche, si la procédure traîne en longueur, que "la CGT tente une action devant un tribunal". "Il faut rester vigilant", appuie Florent Sabassier, qui ne voudrait pas voir s'envoler les promesses des investisseurs. Des investisseurs qui attendaient que la situation sociale se stabilise pour injecter 40 millions d'euros dans l'extension de 9 000 m² du centre commercial afin notamment d'y accueillir le mastodonte Fnac d'ici 2012.
"Plan-de-Campagne, ce ne sont pas des emplois délocalisables, s'est félicité Xavier Bertrand. Pas besoin non plus d'avoir un bac +4. Et il n'y aura de sortie de crise que lorsque le chômage baissera dans la durée". L'emploi reste un des thèmes forts de la campagne des régionales dans le rapport gauche-droite.
"Les salariés en rêvaient, l'UMP et Richard Mallié l'ont fait, reconnaît Olivier Bouveri qui, avec "Génération Plan" représente plus d'un millier de salariés de la zone. Je suis d'autant plus à l'aise pour vous le dire que j'ai baigné dans une famille socialiste. Mais tous ceux que j'ai essayés pendant des mois d'interpeller n'ont pas entendu. Ce sont les autres qui l'ont fait, alors c'est de bonne guerre qu'ils reviennent pendant la campagne des régionales".
Xavier Bertrand préfère la métaphore sportive pour son poulain. "Thierry Mariani, c'est un rugbyman, qui ne voit pas Martine Aubry faire un grand chelem". Mais hier, dans les allées de Plan-de-Campagne, le candidat vauclusien a laissé jouer le patron et les barons locaux en première ligne.
Alexandra Ducamp |
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Travail dominical : les effets secondaires de la loi Mallié |
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02-01-2010 |
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CFDT, 23/12/2009
À la notable exception de Plan de campagne (Bouches-du-Rhône), aucune négociation n’a commencé dans les territoires pour étendre les ouvertures dominicales des commerces. Les entreprises, elles, s’activent.
Cinq mois après sa promulgation, la loi Mallié sur les ouvertures dominicales des commerces commence lentement à s’appliquer. Peu de demandes de création de Puce (périmètre d’usage de consommation exceptionnel) ont été déposées, et il en est de même pour les zones touristiques. Par endroits, cette loi a cependant créé une sorte d’appel à l’ouverture illégale. Deux magasins Ikea, à Brest et à Nantes, ont été contraints à la fermeture dominicale début décembre, malgré la loi de 2008 qui autorise les magasins de l’ameublement à ouvrir tous les dimanches de l’année. Les tribunaux, saisis par les organisations syndicales, ont en effet estimé que les arrêtés préfectoraux locaux, parfois vieux de trente ans et interdisant ces ouvertures, étaient toujours en vigueur. “Ces jugements sont intéressants, mais je doute que tous les tribunaux interprètent la loi de cette façon”, relativise Aline Levron, secrétaire nationale à la fédération des Services.
La seule conséquence visible de la loi Mallié se situe pour l’instant sur les terres du député qui lui a donné son nom. La zone commerciale de Plan de Campagne, près d’Aix-en-Provence, tient lieu de symbole. Toute une partie du texte a été écrite pour permettre à la plus grande zone commerciale de France d’ouvrir tous les dimanches. La CFDT s’est longtemps battue pour y faire respecter le repos dominical, la justice lui a donné raison à plusieurs reprises. Début décembre, trois organisations syndicales (CFTC, FO, CGC) ont signé à Plan de campagne le premier accord en France qui concerne un Puce. “La CFDT a refusé de signer un accord inférieur à ce que la loi prévoit, explique Aline Levron. Les salariés qui travailleront les dimanches seront augmentés en fonction de l’ancienneté, et le doublement du salaire n’est prévu qu’au niveau du Smic. Par rapport à la situation précédente, les salariés perdent sur l’organisation du travail et sur leur vie familiale, avec des jours de repos fluctuants.” Des outils de négociation efficaces
Plan de campagne demeure donc l’unique exemple à ce jour de négociation territoriale. En revanche, “beaucoup d’entreprises se sont engouffrées dans la brèche pour négocier”, constate Aline Levron. Tel est le cas chez Leroy Merlin, Toys “R” Us ou Decathlon. Dans cette dernière enseigne, un accord est en passe d’être conclu, confirmant le volontariat, le doublement du salaire et la possibilité de fixer le repos compensateur dans la semaine. “Les conditions du travail du dimanche seront les mêmes dans tous les Decathlon, que ce soit dans un Puce, une zone touristique, ou ailleurs, déclare Christophe Levier, délégué syndical central de l’entreprise, qui espère que l’accord va être majoritairement signé. En revanche, nous resterons vigilants pour que les magasins n’ouvrent pas le dimanche tant que des accords territoriaux ne sont pas conclus. Il est clair qu’il risque d’y avoir des dérives sur plusieurs sites dans lesquels la présence syndicale n’est pas assurée.” La fédération a d’ailleurs envoyé une lettre dans ce sens à la direction de Decathlon. “Nous avons l’exemple d’un maire d’une commune de la région parisienne, qui se sert d’un accord d’entreprise pour tenter d’autoriser des ouvertures dominicales toute l’année”, témoigne Aline Levron.
Dans d’autres enseignes, la situation est plus difficile, les directions proposant des accords qu’elle sait être inacceptables par les organisations syndicales, pour mieux se réfugier derrière la loi. “C’est le cas notamment chez C&A ou H&M, précise Aline Levron.Nous avons développé des outils de négociations efficaces pour nos équipes, qui expliquent les points importants à obtenir dans un accord. Nous ne voyons pas pourquoi les salariés d’une zone touristique obtiendraient moins que ceux d’un Puce. Dans certaines grandes enseignes, les salariés voient leur salaire tripler lors des ouvertures exceptionnelles des dimanches.” |
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19-12-2009 |
| L'UPE 13 plastronne, suite à la signature de l'accord sur Plan de Campagne, en des termes dont le lyrisme laisse songeur : après la Libération de Paris et la chute du mur de Berlin, l'ouverture de Plan de Campagne le dimanche !
L'UPE13 relève ainsi que maintenant, les clients peuvent "flâner en toute quiétude le dimanche sur l'ensemble de la zone commerciale", et appelle cela une "nouvelle liberté". Nous avons tendance à penser le contraire : les personnes qui font leurs courses le dimanche à Plan ne "flanent" pas, mais se soumettent eux-même à une pression commerciale à l'agressivité organisée, dont les premières victimes sont celles les moins aptes à discerner cette pression : faut-il encore augmenter le taux d'endettement des ménages ?
Plus loin, l'UPE13 plastonne encore, en mentionnant les "1000 emplois" qui seraient sauvés. Ce chiffre, que nous considérerons comme fantaisiste en l'absence de toute données venant l'étayer (un peu à l'image du Dr Carabistouille, qui avait commencé par affirmer ex abrupto que la loi qu'il proposait créerait des dizaines de milliers d'emplois, pour finalement avouer qu'elle n'en créerait aucun...) ne peut pas être avancé sans l'évaluation symétrique des emplois qui vont être supprimés du fait de cette concurrence accentuée, dans les commerces qui ne sont pas sur Plan, et qui, déjà ouverts 6 jours sur 7, n'ont pas les moyens d'infrastructure pour être ouverts en permanence. Si nous comprenons fort bien les motifs de l'unilatéralisme du point de vue, il n'en relève pas moins de la malhonnêteté intellectuelle. |
UPE13, 19/12/09
Plan de Campagne : La voix d'une zone libre !
Pour être libre il faut d'abord se libérer ! Depuis une semaine, Plan de Campagne est enfin LIBRE ! Libre d'ouvrir le dimanche .... Libre de se développer et de proposer aux clients de Plan de flâner en toute quiétude le dimanche sur l'ensemble de la zone commerciale.
Cette nouvelle liberté a trouvé sa voix !
Tony Sessine, infatigable défenseur de la liberté d'entreprendre récidive avec sa lettre d'info ..
Souhaitons que celle-ci soit la première d'une longue série
Bienvenue à cette nouvelle source d'information LIBRE !
A lire : Enfin libres !
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Plan-de-Campagne : premier accord sur le travail dominical lié à la nouvelle loi |
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16-12-2009 |
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AFP - Fashion mag, 10/12/09
Un accord a été signé vendredi 11 décembre entre le patronat, FO, la CFTC et la CFE-CGC concernant l'ouverture des magasins le dimanche sur la zone de Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône), une première dans le cadre de la nouvelle loi sur le travail dominical.
Depuis un arrêté préfectoral du 10 novembre 2009, la zone commerciale de Plan-de-Campagne est classée "périmètre d'usage de consommation exceptionnelle (PUCE)", une qualification créée par la loi du 11 août 2009, dite loi Mallié, du nom du député (UMP) des Bouches-du-Rhône à l'origine du texte.
Dans un PUCE, les autorisations d'ouverture dominicale sont accordées au vu d'un accord collectif fixant des compensations pour les salariés.
C'est cet accord, le premier du genre, que viennent de signer syndicats et patronat, la CGT et la CFDT refusant de le parapher.
Le texte prévoit que les salariés travaillant le dimanche toucheront une majoration de leur salaire correspondant au Smic, augmenté de primes au-delà de 18 mois d'ancienneté.
Par ailleurs, les salariés bénéficieront de deux jours de congés (fixés par l'employeur même si l'un des deux doit se faire avec l'accord du salarié).
"C'est le premier accord que l'on signe ici, je pense que les autres zones s'en inspireront. En ce qui concerne le monde patronal, j'estime que cet accord est extrêmement équilibré", a déclaré Stephan Brousse, président de l'Union pour les entreprises (UPE) des Bouches-du-Rhône.
Cet accord "apporte des garanties aux salariés et il pérennise une vision à long terme de cette zone", s'est félicité Alain Comba (FO) tandis qu'Olivier Carle (CFTC) fustigeait l'attitude "lamentable" de la CGT et la CFDT "butées sur des positions idéologiques".
"Nous n'avons pas l'habitude de signer des accords qui établissent des reculs sociaux", a affirmé à l'AFP Avelino Carvalho (CGT) qui a déploré "des tractations souterraines et un semblant de négociation". |
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L’UD FO 13 signe l’accord sur le travail dominical pour Plan de Campagne le 27 Novembre 2009 |
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15-12-2009 |
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Site UD FO 13
1/ Le contexte :
La zone de Plan de Campagne ouvre le dimanche depuis près de 50 ans en bénéficiant de dérogations particulières. Dans les années 2000, la SOCIAM (la CGPME actuellement), organisation ,entre autres, des commerçants, attaque les arrêtés préfectoraux dérogatoires (seule organisation ayant pu se les procurer à temps). Le Tribunal administratif et la Cour administrative d’appel les déclarent illégaux. Pour la première fois, et sous la pression de la justice administrative, s’ouvrent des négociations avec les partenaires sociaux pour apporter des contreparties sociales pour les salariés qui travaillent le dimanche. A cette période, nombreux sont les salariés qui ne bénéficient d’aucun avantage. Les salariés de la branche agroalimentaire travaillent le dimanche matin jusqu’à midi par application d’une loi déjà ancienne.
En 2002, est signé le premier accord pour cette zone, par la CFTC et la CGC.
FORCE OUVRIERE ne signe pas pour deux raisons :
- Cet accord ne règle pas le problème du travail le dimanche,
- Les contreparties offertes aux salariés ne sont pas suffisantes.
En 2007, terme de l’accord de 2002, la situation se retrouve au même point. La CFDT et la CGT radicalisent leur position et veulent faire fermer à tout prix cette zone le dimanche. Des emplois sont en jeu - plus de 1 000 emplois directs menacés et les emplois induits non véritablement chiffrés. La situation économique, géographique et la sécurité défaillante de la zone rendent impossible l’étalement du travail le dimanche sur la semaine. Dans ces conditions, l’Union Départementale FO refuse que des salariés perdent leur emploi même pour l’application d’une loi.
A partir de ce moment là, FO essaie d’obtenir du temps pour que cette zone puisse s’adapter sans casse pour l’emploi.
La CFDT et la CGT refusent et attaquent en justice pour obliger la zone de Plan de Campagne à fermer le dimanche. L’UD FO essaie à plusieurs reprises de faire comprendre qu’une attitude jusqu’au-boutiste conduira à ce que les employeurs recherchent une loi assouplissant les règles du repos dominical. La CFDT et la CGT persistent et cela a pour conséquence directe le vote de la loi dite « loi Mallié ». Mais le tapage législatif qui a aboutit à ce vote, occasionne des dommages co-latéraux aux salariés :
- La branche de l’ameublement peut ouvrir sans dérogation tous les dimanches, sans prévoir de contrepartie particulière pour les salariés.
- Les zones touristiques se voient confirmer le droit d’ouvrir tous les dimanches, là aussi sans contrepartie particulière pour les salariés.
- Création des zones dites « PUCE » (périmètre urbain de consommation exceptionnelle) qui peuvent ouvrir tous les dimanches (ouvertures assorties de quelques garanties pour les salariés concernés).
Prenant compte de cette situation née de la nouvelle loi, l’UD FO a décidé de négocier et de signer un accord apportant des garanties supérieures à la loi, aux salariés travaillant sur la zone PUCE :
- couvrir par cet accord tous les salariés de la zone même ceux de l’ameublement, la seule exception concernant les salariés de l’alimentaire,
- préparer la possibilité de négocier un accord pour les salariés travaillant dans les zones touristiques, par exemple les Terrasses du Port à Marseille.
2/ Le type de l’accord :
C’est un accord plancher, il ne s’applique qu’aux salariés qui ne sont pas couverts par un texte plus favorable. De plus, son application ne peut pas entraîner la remise en cause d’accords collectifs ou individuels plus favorables. C’est un accord territorial, le périmètre PUCE étant défini par un arrêté préfectoral, il est borné géographiquement. Cette zone commerciale ne peut plus s’étendre.
3/ L’accord :
Premier considérant : Que les Organisations syndicales représentatives des salariés réaffirment leur opposition au travail du dimanche mais sont contraintes de prendre en compte la spécificité de la zone PUCE de Plan de Campagne qu’elles n’ont pas voulu et pour laquelle elles n’ont pas été consultées.
Deuxième considérant : Que les dérogations au repos dominical des salariés doivent demeurer exceptionnelles et ne pas devenir une pratique généralisée et étendue à d’autres zones commerciales ou centres commerciaux du département des Bouches du Rhône.
Il est donc convenu que :
u Les salariés quel que soit leur statut, leur fonction, et l’effectif de leur entreprise ou leur établissement ayant travaillé le dimanche bénéficieront de deux jours de repos.
u Pour les salariés justifiant d’une ancienneté continue dans l’entreprise ou l’établissement inférieure à dix huit mois : une majoration fixée à 100 % du SMIC horaire en vigueur par dimanche travaillé appliquée aux heures de travail effectif.
u Les salariés justifiant d’une ancienneté continue dans l’entreprise ou l’établissement d’au moins dix huit mois :
· A compter du 1er avril 2010 et jusqu’au 31 décembre 2011 : 100 % du SMIC horaire en vigueur par dimanche travaillé appliqué aux heures de travail effectif majoré d’une prime de 4 % de la valeur horaire du SMIC en vigueur,
· A partir du 1er janvier 2012 et jusqu’au 31 décembre 2013 : 100 % du SMIC horaire en vigueur par dimanche travaillé appliqué aux heures de travail effectif majoré d’une prime de 7 % de la valeur horaire du SMIC en vigueur,
· A partir du 1er janvier 2014 et jusqu’au 31 décembre 2014 : 100 % du SMIC horaire en vigueur par dimanche travaillé appliqué aux heures de travail effectif majoré d’une prime de 10 % de la valeur horaire du SMIC en vigueur.
Dès lors que l’ancienneté serait acquise au cours de l’une des périodes ci-dessus mentionnées, les salariés concernés bénéficieront de la majoration prévue par chaque période à compter du jour où l’ancienneté sera acquise.
Conformément aux dispositions du protocole d’accord Plan de Campagne du 23 janvier 2002, chaque salarié volontaire pourra bénéficier, s’il le souhaite, d’un certain nombre de dimanches de repos par an, à prendre par roulement, en fonction des nécessités d’organisation de l’entreprise ou de l’établissement, et de la taille des entreprises ou des établissements :
- Jusqu’à 10 salariés : 6 dimanches (hors congés payés)
- De 11 à 49 salariés : 12 dimanches (hors congés payés)
- De 50 salariés et au—delà : 15 dimanches (hors congés payés)
Etc…
Des exemplaires de cet accord sont disponibles à l’UD FO 13. |
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Paca. Travail dominical : Plan-de-Campagne signe le premier accord appliquant la nouvelle loi |
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12-12-2009 |
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Gazette des communes - 11/12/2009
Trois syndicats et le patronat ont signé le 11 décembre 2009 le premier accord sur l'ouverture des magasins le dimanche sur le secteur de Plan-de-Campagne, prenant appui sur la nouvelle loi sur le travail dominical.
CGT et la CFDT y voient un recul social.
Avec quelque 400 entreprises et commerces, 2 millions de visiteurs par an et environ 6.000 emplois, la zone commerciale est considérée comme l'une des plus importantes d'Europe et faisait l'objet depuis de longues années d'une âpre bataille devant les tribunaux administratifs concernant le respect du repos dominical.
Depuis un arrêté préfectoral du 10 novembre 2009, la zone commerciale de Plan-de-Campagne est classée "périmètre d'usage de consommation exceptionnelle (PUCE)", une qualification créée par la loi du 11 août 2009, dite loi Mallié, du nom du député (UMP) des Bouches-du-Rhône à l'origine du texte.
Dans un PUCE, les autorisations d'ouverture dominicale sont accordées au vu d'un accord collectif fixant des compensations pour les salariés.
A Nantes et Brest, l’ouverture dominicale d’Ikéa remise en cause par la justice Le magasin Ikea de Nantes, ouvert le 6 décembre 2009 malgré un arrêté préfectoral l'interdisant, a été verbalisé par l'inspection du travail et la direction nationale d'Ikea s'expose à des amendes allant de 192.000 à 960.000 euros, a indiqué le 11 décembre 2009 le parquet de Nantes. Le tribunal de grande instance de Brest, saisi en référé, a donné raison le même jour à la CFDT, la CGT et FO qui s'opposaient à l'ouverture du magasin Ikea de la ville dimanche 13 décembre, a-t-on appris de source judiciaire.
C'est cet accord, le premier du genre, que viennent de signer syndicats (FO, CFTC et CFE-CGC) et patronat pour une durée de cinq ans renouvelable, la CGT et la CFDT refusant de le parapher.
Selon le texte, les salariés travaillant le dimanche toucheront une majoration de leur salaire correspondant à un Smic, augmenté de primes au-delà de 18 mois d'ancienneté (4% à partir du 1er janvier 2010, 7% en 2012 et 10% en 2014). Mais ils ne toucheront pas un double salaire comme l'avait promis le président de la République, Nicolas Sarkozy, en souhaitant l'extension du travail dominical.
La loi Mallié prévoit bien "une rémunération au moins double" mais un accord peut prévoir une autre compensation, ce que fait donc le texte signé à Plan-de-Campagne.
C'est l'une des raisons qui ont amené la CFDT a refusé de ratifier le texte, a indiqué son Union régionale dans un communiqué qui souligne également le manque de garanties sur les congés. Selon l'accord, les salariés bénéficieront de deux jours de congés (fixés par l'employeur même si l'un des deux doit se faire avec l'accord du salarié). "C'est le premier accord que l'on signe ici, je pense que les autres zones s'en inspireront. En ce qui concerne le monde patronal, j'estime que cet accord est extrêmement équilibré", a déclaré Stephan Brousse, président de l'Union pour les entreprises (UPE) des Bouches-du-Rhône.
Avec l’AFP | |
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Plan-de-Campagne fixe ses règles |
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10-12-2009 |
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20 minutes, 10/12/09 Stéphanie Harounyan
Après la loi, les négociations. Quatre organisations syndicales (la CFTC, la CGC, FO et l'UPE) vont signer demain un nouvel accord sur le travail dominical à Plan-de-Campagne. C'est le premier du genre qui est acté depuis le vote de la loi sur le travail le dimanche, en août dernier. Jusqu'alors, sur la zone, c'était un accord signé en 2002, seulement par la CGC, la CFTC et l'UPE, qui réglementait l'activité dominicale, autorisée via des dérogations préfectorales. La CGT et la CFDT avaient d'ailleurs contesté en justice la légalité de ces arrêtés, avant que la nouvelle législation en la matière ne remette tout à plat.
L'accord, négocié pour quatre ans, définit des « avancées substantielles » pour les salariés du dimanche : d'un jour et demi de repos, celui-ci prévoit de passer à deux jours complets. Côté salaire, les employés bénéficieront toujours d'une prime dominicale équivalente à 100 % du smic, désormais progressive selon l'ancienneté - 104 % pour dix-huit mois d'ancienneté et jusqu'à 110 % maximum. La notion de volontariat a par ailleurs été réaffirmée. Si la CGT a déjà refusé catégoriquement de signer ce protocole, la CFDT, elle, doit donner sa réponse ce matin. « Tout ce que je peux dire, c'est que la loi Mallié [député à l'origine de la proposition de loi] est contraire aux engagements gouvernementaux de dialogue social », déclarait simplement hier Patrick Parra (UD-CFDT). Pour Alain Beveraggi, président de l'UD-CFTC 13, un refus n'y changerait rien. « De toute façon, la loi est votée, c'est comme ça, souligne-t-il. Il faut que l'on trouve des solutions sur ces zones. Sinon, il s'y fera n'importe quoi. » |
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Plan de Campagne : accord social pour l’ouverture le dimanche |
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06-12-2009 |
 Les plus grandes enseignes et près d'un tiers du chiffre d'affaires réalisé le week end, mais longtemps au mépris des lois françaises et au grand dam des commerçants voisins de Marseille (XDR) |
Econostrum, 2/12/09
FRANCE. L’ouverture le dimanche à Plan de Campagne, une des plus vastes zone commerciale d’Europe située près de Marseille (sud de la France) est sur le point de faire l’objet d’un accord social.
Cette dérogation au régime de droit commun que constitue le travail le dimanche avait soulevé une très forte opposition de la part des syndicats, CGT et CFDT en tête. Mais après des années de bataille juridique et le vote de la loi Maillé en juillet 2009, la zone va pouvoir ouvrir le dimanche en toute quiétude avec un accord social augmentant les garanties pour les salariés.
La CFTC, la CGC et FO ont signé un accord. Celui-ci prévoit des « avancées substantielles » par rapport à l’accord de 2002, souligne la CFTC.
Il prévoit en effet un jour de repos supplémentaire pour les salariés travaillant le dimanche, ainsi que l’augmentation graduelle de la prime dominicale à l’équivalent de 110 % du SMIC, le salaire minimum en France. De plus, il a été réaffirmé la notion de volontariat et la possibilité de prendre des dimanches de repos.
Selon la CFTC, « face à ces avancées, la CFDT s’acheminerait vers une signature de l’accord ». La CGT reste toutefois opposé au travail domincal.
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Plan-de-Campagne : accord sur le travail dominical |
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02-12-2009 |
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La Provence, 2/12/09
Après des années de batailles juridiques et de longs mois de discussions, la loi Maillié, entrée en vigueur l'été dernier, a permis de trancher l'épineuse question de l'ouverture dominicale des magasins de Plan-de-Campagne. Entretemps, la zone PUCE (périmètre d'usage de consommation exceptionnel) a été délimitée.
Restait à définir un protocole d'accord collectif sur l'ouverture du dimanche et la dérogation au repos dominical entre les partenaires sociaux. C'est en partie chose faite. L'UPE 13 (Union pour les Entreprise) et les représentants syndicaux s'étaient réunis pour négocier les termes d'un nouvel accord.
Trois syndicats sur cinq (CFTC, CGC et FO) ont paraphé ce protocole. "Il a été obtenu, en plus de l'accord initial de 2002, commente Alain Beveraggi, président de l'UD-CFTC des BdR, des avancées substantielles: un jour de repos supplémentaire pour les salariés travaillant le dimanche, ainsi que l'augmentation graduelle de la prime dominicale à l'équivalent de 110% du Smic. De plus, il a été réaffirmé la notion de volontariat, la possibilité de prendre des dimanches de repos".
En clair, "jusqu'à maintenant, les salariés disposaient d'un jour et demi de repos compensateurs (lundi et mardi matin), poursuit le syndicaliste. Ils devraient avoir toujours le lundi et un autre jour dans la semaine". La CGT n'a visiblement pas la même lecture de ce texte : "Il n'y a pas eu de négociations, déplore Avelino Carvalho, responsable "Commerces et services", à l'UD-CGT 13. Tout était fixé à l'avance."
"Les salariés perdent en fait tout jour de congé fixe, dénonce Muriel Martin, secrétaire de l'union locale CGT Gardanne. Cela risque d'aggraver les conditions de travail. On va regarder comment cela va se passer et en parler avec les salariés. Il faudra ensuite se battre magasin par magasin quand les demandes individuelles de dérogation auront été acceptées." De son côté, l'UPE 13 attend le 11 décembre et la possible signature de la CFDT pour s'exprimer. |
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"Plan-de-Campagne est une zone de non-droit" |
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18-08-2009 |
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L'Huma, 17/08/09
Muriel Martin est secrétaire de l’union locale CGT de Gardanne et de Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône). Entretien.
Entre Aix-en-Provence et Marseille, Plan-de-Campagne s’enorgueillit d’être la plus grande zone commerciale d’Europe. Depuis quarante ans, à coups d’arrêtés préfectoraux, certaines enseignes du centre ont été autorisées - à titre dérogatoire - à ouvrir le dimanche. Peu à peu, cette zone, qui compte 1 100 salariés ce jour-là, s’est muée en symbole de la lutte contre le travail dominical. Pour en finir avec la « guérilla judiciaire » entamée par les syndicats, le député des Bouches-du-Rhône, Richard Mallié (UMP), a pris sa plume et proposé une loi.
En janvier 2008, le tribunal administratif de Marseille annulait 133 arrêtés préfectoraux autorisant des magasins de la zone commerciale de Plan-de-Campagne à ouvrir le dimanche. Où en est-on de l’application ?
Muriel Martin. Depuis cette décision, aucune autre dérogation n’a été accordée. Pourtant, pour forcer les entreprises à appliquer la loi, il a de nouveau fallu saisir le tribunal de grande instance en début d’année. La justice a validé le caractère illégal de la situation et leur donnait un délai de cinq mois pour fermer. Ce délai courait jusqu’au week-end dernier, désormais des huissiers de justice sont chargés de constater l’infraction. Il faudra alors repasser devant le tribunal pour le paiement des astreintes. Cela explique également l’empressement des députés à faire passer ce texte de loi avant la fin août.
La CGT et la CFDT proposaient, en 2007, un accord afin que les enseignes soient compensées de la perte du chiffre d’affaires (allégement de la taxe foncière, de la taxe professionnelle, baisse du loyer…) en contrepartie de la fermeture le dimanche. Cela n’a pas servi de garde-fou ?
Muriel Martin. Cet accord a été rejeté en bloc par l’UMP et par d’autres organisations syndicales telles que FO, la CFTC et la CGC. C’est ce qui nous a depuis poussés à passer par la voie juridique qui ne faisait pas partie de nos options. Au départ, nous voulions arriver à une fermeture de l’ensemble des commerces de Plan-de-Campagne dans les plus brefs délais sans perte de salaires et en trouvant des solutions pour que cette affaire ne vire pas à la « catastrophe économique », comme le disaient les patrons. Mais l’enjeu consistait bien à généraliser le travail du dimanche et à légiférer afin que les enseignes puissent ouvrir en toute légalité.
Y a-t-il eu des pressions sur les salariés ?
Muriel Martin. Il y a tout d’abord eu ces fameuses manifestations contre la CFDT et la CGT à Marseille pour l’ouverture des magasins le dimanche. Les salariés se taisent, donc il est difficile d’avoir une confirmation mais, a priori, ils ont été forcés à manifester. Parmi ceux qui ont refusé, certains ont été mutés, d’autres ont été obligés de rester toute la journée dans la réserve du magasin pour ranger… Lors des élections prud’homales, les directions avaient affrété des cars pour les inciter à voter en leur sens. Plan-de-Campagne est une zone de non-droit. Lorsque ce débat sur le travail du dimanche a été engagé, l’inspection du travail refusait d’aller sur le terrain pour constater. Enfin, au moment de l’embauche, soit les salariés sont d’accord pour travailler le dimanche, soit on leur propose d’aller chercher du travail ailleurs. Ils n’ont pas le choix, le volontariat n’existe pas. Après, il existe une autre réalité : celle des étudiants qui ne rechignent pas forcément à travailler ce jour-là.
À quels types de contrats sont liés les salariés de Plan-de-Campagne ?
Muriel Martin. La majorité des commerces de Plan-de-Campagne sont de petites enseignes, 90 % des salariés sont des femmes précaires et malléables, embauchées à temps partiel. Il n’y a quasiment aucun salarié à temps complet. C’est clairement du temps partiel imposé et pour arriver à gagner un peu plus, on leur brandit la carotte du dimanche. Autre problème : pendant ce temps-là, à qui confier les enfants si elles sont seules ?
Cette bataille a-t-elle été étendue aux petits commerces du département ?
Muriel Martin. Ils sont clairement opposés à l’ouverture du dimanche. Au départ, en 2002, ce n’est pas la CGT qui engage la bataille mais la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) de Marseille. Ils attaquaient alors Plan-de-Campagne sur le thème de la concurrence illégale. Ces petits patrons ne font pas assez de chiffre et ne peuvent se permettre de payer double les salariés, sans compter les frais fixes. Les seules entreprises intéressées par le travail du dimanche sont les grands groupes. C’est d’ailleurs les salariés de ces groupes-là qui ont pris le relais de la lutte. Il n’y a pas de hasard.
Entretien réalisé par Lina Sankari |
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Aix, Avignon, Marseille : travail obligatoire pour tous le dimanche? |
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16-07-2009 |
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La Provence, dimanche 05 juillet 2009 à 14H34
Il persiste et signe. Après un échec en décembre dernier, Richard Mallié, député UMP des Bouches-du-Rhône, remet à nouveau la question du travail dominical sur la table de l'Assemblée nationale. Avec toujours le même objectif affiché :légaliser l'ouverture de fait de certaines zones commerciales le dimanche, et en tête Plan-de-Campagne.
Sa proposition de loi sera discutée dans l'hémicycle à partir de mardi. Cette quatrième version du texte initial permet cette fois l'ouverture le dimanche "de droit" pour tous les magasins, y compris les petits commerces de centre-ville, dans les zones touristiques et thermales.
D'ores et déjà classées "communes touristiques", Aix-en-Provence, Avignon et Marseille, sont donc concernées par la mesure. Ces communes touristiques pourraient demander au préfet une dérogation collective et permanente pour autoriser tous leurs commerces à ouvrir le dimanche.
Le PS, sous la houlette de Jean-Marc Ayrault, avance que l'ouverture le dimanche étant "de droit", la loiautoriserait la généralisation en France du travail le dimanche sans compensation et non basé sur le volontariat. Pourtant, la loi précise qu'il revient au maire de demander la dérogation. Les communes dont l'élu est un opposant au travail le dimanche seraient donc à l'abri de la mesure.
La loi s'étend aussi aux zones frontalières et aux Puce ; comprendre "Périmètre d'usage de consommation exceptionnel". Ce sont les unités urbaines de plus d'un million d'habitants. Marseille et les communes alentours sont par conséquent considérées comme un Puce.
Dans ces zones, les communes concernées doivent demander au préfet de région une dérogation individuelle (c'est-à-dire pour chaque commerce) et temporaire (l'autorisation est à renouveler tous les 5 ans). Les salariés des commerces autorisés à travailler le dimanche au sein de ce Puce auront droit aurepos compensateur, au doublement du salaire journalier et au travail sur la base du volontariat. Ce principe s'applique sauf quand des accords ont déjà été négociés, comme à Plan-de-Campagne...
Alors, quel statut pour Marseille et Aix-en-Provence ? Normalement, celui de Puce. Avignon, elle, relève du statut de "commune touristique". "C'est très flou, il n'y a pas de définition claire dans la loi", déplore Jean Dionnot, du Collectif des amis du dimanche, qui milite pour le dimanche chômé. "On est en train de légiférer pour légaliser des pratiques qui étaient illégales", explique-t-il, rappelant que Plan-de-Campagne fait partie de la circonscription de Richard Mallié.
Ce que reconnaît le député : "Nous nous sommes principalement intéressés à la zone de Plan-de-Campagne. Maintenant les préfets pourront prendre des arrêtés légaux". Et d'ajouter : "Ca fait six ans que j'y travaille, je vois enfin le bout du tunnel. La loi passera, j'en suis convaincu. Les socialistes veulent mettre la panique chez nous mais il n'y arriveront pas". Réponse mardi lors de l'examen à l'Assemblée nationale de sa proposition de loi. |
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Travailler le dimanche, un bon Plan ? |
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17-06-2009 |
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La Provence, mardi 16 juin 2009
Le dernier texte de loi du député UMP Richard Mallié sera discuté à l’assemblée en juillet. Il vise entre autres à encadrer le travail dominical dans des zones comme Plan-de-Campagne.

"Alors ? Ils sont ouverts ou pas ?" Voilà LA question que tout le monde se pose depuis des mois à propos des commerces de Plan- de-Campagne. Pas facile de suivre les démêlées judiciaires qui font et défont le devenir de la zone.
Le dernier épisode remonte à fin janvier quand la cour administrative d’appel a confirmé l’annulation de 133 arrêtés préfectoraux autorisant des magasins de la zone à ouvrir le dimanche. Attaqués par la CGT et la CFDT, ces arrêtés pris en 2007 perpétuaient une coutume née il y a une quarantaine d’années. Entre-temps une proposition de loi a valu au député UMP, Richard Mallié , de s’attirer les foudres de ses pairs jusque dans son camp. On ne badine pas avec le travail dominical.
C’est donc un texte remanié qu’il présentera le 7juillet en séance extraordinaire à l’assemblée. "Il n’intéresse que 15 à 20 000 salariés qui, sans ce texte, perdraient leur emploi ou entre 150 et 400 par mois, précise l’élu. Cette proposition n’a pas pour objectif de généraliser le travail le dimanche, qui concerne déjà 3,4 millions de Français." Concrètement, elle prévoit que la dérogation des zones touristiques et thermales ne soit plus limitée à une activité touristique ou culturelle.
Si la loi était promulguée, les commerces alimentaires en faisant la demande pourraient aussi bénéficier d’une dérogation d’ouvrir non pas seulement jusqu’à midi, mais jusqu’à 13h.
Enfin, elle fixerait la coutume en cours dans une vingtaine de zones situées dans des agglomérations de plus d’1 million d’habitants ou frontalières (Paris, Lyon, Aix-Marseille et Lille) : "Les préfets délimiteraient un périmètre d’usage de consommation exceptionnelle en fin de semaine sur demande des conseils municipaux et ne donneraient leur autorisation que sur présentation d’un accord conclu entre les partenaires sociaux prévoyant le doublement des salaires ce jour-là, le volontariat des salariés et un repos compensateur."
Bien qu’édulcoré par rapport à sa première version, le texte alimente le débat au niveau national. "On est très attentifs car au-delà de cette loi se pose la question des salaires et du droit au temps plein", insiste Avelino Carvalho, représentant de la CGT. Un sondage Opinionway paru le 11 juin révèle que 63% des personnes interrogées à Paris, Lille et Marseille se disent favorables à l’ouverture de tous les commerces le dimanche, mais 58% ne souhaitent pas travailler régulièrement ce jour-là.
Ce qui fait réagir le syndicaliste : "C’est la grande arnaque de cette histoire, on demande aux gens de se considérer comme des machines à consommer,; mais quand on les interroge en tant que salariés, ils refusent de travailler le dimanche." Pour Tony Sessine, président de l’association des commerçants de Plan-de-Campagne, il n’y a pas d’autre issue que la voie législative : "Le dimanche on continue d’enregistrer une hausse de fréquentation de 30 à 40% par rapport au reste de la semaine. 102 magasins ont besoin d’une dérogation pour travailler ce jour-là, mais une fermeture dominicale impacterait les 200 autres commerces."
Dans la zone où 6700 salariés s’activent chaque jour, le discours est clair: "On a toujours été contre la généralisation du travail dominical, seulement aujourd’hui il faut sortir de ce flou juridique."Et pour répondre à la question que tout le monde se pose : oui, la plupart des commerces sont ouverts le dimanche à Plan-de-Campagne. Au risque pour certains de s’exposer à des amendes.
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Nouvelle décision judiciaire sur l'ouverture le dimanche |
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03-02-2009 |
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La Provence, 28 janvier 09
Encore une ! Cette fois, c'est la cour administrative d'appel qui a donné raison aux syndicats bataillant contre l'ouverture de Plan-de-Campagne le dimanche. Elle a confirmé les décisions du tribunal administratif (TA) de Marseille. Celui-ci avait en effet annulé le 24 janvier 2008, les 133 arrêtés préfectoraux autorisant des magasins de la zone commerciale de Plan-de-Campagne à ouvrir le dimanche.
Le ministère du Travail ainsi qu'une centaine d'enseignes concernées avaient contesté ces annulations. Mais lors de l'audience d'appel, le 22 décembre, le commissaire du gouvernement avait pris position pour la confirmation de l'annulation des arrêtés. |
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Ça se complique pour le travail du dimanche |
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24-12-2008 |
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L'Humanité - 23/12/08 - Paule Masson
Marseille . Le tribunal administratif confirme en appel que les 375 boutiques du centre commercial de Plan-de-Campagne doivent rester fermées le dimanche.
Les difficultés continuent de s’amonceler sur le travail du dimanche. Alors que le projet de loi d’extension des ouvertures dominicales ne franchit pas l’obstacle de ses opposants, son examen par les députés étant de nouveau repoussé en janvier, c’est de Marseille qu’est venu un nouveau rebondissement hier. La cour d’appel du tribunal administratif a confirmé la décision de première instance : les dérogations préfectorales autorisant l’ouverture le dimanche du centre commercial du Plan-de-Campagne sont annulées. Frédéric Dieu, commissaire du gouvernement, a rappelé que « la règle du repos dominical est très ancienne et le législateur s’est toujours efforcé de limiter les dérogations pouvant y être apportées ».
Appliquer la loi
« On s’attendait à une telle décision, commente Muriel Martin, responsable de l’union locale CGT de Gardanne. L’association des patrons de magasins et le ministère du Travail avaient fait appel de la première décision pour gagner du temps et continuer d’ouvrir en toute illégalité. »
Car le Plan-de-campagne, temple de la consommation de 250 hectares, qui compte quelque 375 enseignes, accueille le chaland tous les dimanches en toute illégalité. Même les boutiques ne bénéficiant pas de dérogations préfectorales sont ouvertes. Les astreintes, de 50 000 euros par dimanche, ne sont pas payées, au point que les deux syndicats engagés contre les ouvertures dominicales, la CGT et la CFDT, ont été obligés de saisir le tribunal de grande instance pour tenter de les faire appliquer.
Flop total
C’est pourtant dans ce lieu où les lois de la République sont régulièrement violées, que le ministre du Travail, Xavier Bertrand, est venu, à la mi-octobre vanter les mérites du travail du dimanche et promouvoir le projet de loi de son ami Richard Mallié, député des Bouches-du-Rhône (UMP). Frédéric Dieu s’est d’ailleurs étonné, hier, d’une soi-disant méconnaissance des règles de la part « de l’autorité normalement chargée de pourvoir à l’exécution des lois et de veiller à ce que les citoyens s’y conforment ».
Un avis que partage Avelinho Carvalho, responsable du secteur commerce et services de la CGT des Bouches-du-Rhône : « Il est quand même scandaleux que ce soit les autorités chargées d’appliquer la loi qui la détournent. » Les salariés, eux, ne se sont pas laissés duper par la débauche de moyens mis en oeuvre pour les convaincre du bien-fondé du travail du dimanche. « On a toujours dit que le vrai objectif du gouvernement était de généraliser le travail du dimanche. Au début, c’était dur de convaincre. Aujourd’hui, les salariés voient bien qu’on avait raison », explique Muriel Martin. Les résultats des élections prud’homales sont venus confirmer. Ce jour-là, le 5 décembre, un bus patronal a été mis à la disposition des salariés pour aller « voter pour travailler le dimanche », sous-entendu voter pour FO. Le flop a été total. FO réalise le médiocre score de 15 % et perd 13,5 % de ses voix de 2002. La CFDT se maintient et la CGT, arrivée en tête avec 37,5 % des suffrages, progresse de 5 points. |
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Manifestants-mercenaires : tentés pas un putch ? |
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18-06-2008 |
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"Si nous devons aller au clash avec la République, nous irons". Telle est l'état d'esprit de M Bouveri, qui souhaite donc imposer éventuellement par la voie du clash-putch, de "figer ce qui existe", pour ce qui concerne la situation illégale de Plan de Campagne.
Nous pensons une telle position indéfendable : tout d'abord, le respect des institutions démocratiques est un préalable. Ensuite, avoir pour objectif de geler une situation illégale s'apparente à une défense de privilège, abolis il y a quelques deux cent ans...
Il nous semble que la recherche d'une solution permettant un retour progressif à la normale, respectant les intérêts des commerçants et des salariés, solution qui avait été retenue au début de l'affaire "Plan de Campagne" avant que des positions excessives ne viennent perturber ce processus (voir notre article du 12/2/07), est largement préférable. |
Une dépèche AFP du 17/6
Travail dominical : des salariés de Plan-de-Campagne manifesteront à Paris le 19 juin
MARSEILLE, 17 juin 2008 (AFP) - Des salariés de l'importante zone commerciale de Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône) du nord de Marseille favorables au travail dominical iront manifester jeudi à Paris avec des salariés parisiens devant l'Assemblée nationale, a déclaré mardi Olivier Bouveri, président de l'association Génération Plan.
"Le 19, nous irons rejoindre des salariés parisiens pour un parcours qui se terminera devant l'Assemblée nationale afin de rappeler aux députés de la majorité que la proposition de loi n'a pas vocation à favoriser le travail dominical pour le généraliser dans toute la France, mais à figer ce qui existe" a-t-il expliqué à des journalistes
Une proposition de loi UMP du député des Bouches-du-Rhône Richard Mallié étendant les dérogations au repos dominical pourrait être discutée le 24 juin à l'Assemblée, selon M Bouveri, "sinon ce sera reporté à l'automne et nous ne l'accepterons pas".
Il s'exprimait à l'issue d'une manifestation d'une trentaine de salariés qui avaient déposé un cercueil devant la préfecture à Marseille avec l'inscription : "Ci-gît les commerçants de Plan-de-Campagne, les salariés pleurent".
Il a réclamé l'aide du préfet Michel Sappin dans l'immédiat alors que les dérogations qu'il avait accordées expirent le 28 juin.
La CGT et la CFDT ont obtenu en justice l'annulation de quelque 130 dérogations en janvier et en avril l'interdicc:ion pour 12 grandes enseignes de continuer à ouvrir leurs portes le dimanche.
Selon M. Bouveri, "dix de ces douze enseignes ferment déjà le dimanche ce qui fait perdre leur majoration de salaires à 200 salariés" mais le 28 ce sera cent enseignes et plusieurs milliers de salariés qui seront concernés".
"Nous avons droit au même respect que les autres salariés qui défilent dans les rue, pour défendre leurs acquis", a ajouté M. Bouveri alors qu'une manifestation pour les retraites et les 35 heures réunissait un peu plus loin 4.000 personnes selon la police et 60.000 selon les organisateurs.
"Si nous devons aller au clash avec la République, nous irons", avait-il auparavant averti.
lch/ag/bfr - AFP |
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21-05-2008 |
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20 minutes, 21 mai 2008
La CGT réaffirme son désaccord à propos du travail dominical
« Nous allons continuer à agir contre le travail le dimanche à Plan-de-Campagne par des moyens légaux et démocratiques », a indiqué hier Avelino Carvalho, responsable commerce et services à la CGT des Bouches-du-Rhône. Avec la décision de justice intervenue le mois dernier, le syndicat pourra faire constater par huissier l'ouverture dominicale des enseignes de la zone commerciale pendant trois mois. « Plan-de-Campagne est le laboratoire de la déréglementation du travail », a estimé pour sa part Muriel Martin, de la CGT 13.
Selon le syndicat, 6 400 salariés travaillent dans les 415 enseignes de la zone. Parmi elles, 133 bénéficiaient de dérogations préfectorales permettant l'ouverture dominicale, qui concernait 1 200 salariés. Elles ont été invalidées par le tribunal administratif, la loi n'autorisant pas le travail le dimanche. ©2008 20 minutes |
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Les enseignes font le forcing |
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06-05-2008 |
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Une fois encore, les enseignes - cette fois-ci de Plan de Campagne - ont mis leurs salariés dans la rue, pour le "droit de travailler le dimanche", au nom du "pouvoir d'achat". Nul de ces salariés mercenaires ne semble remarquer qu'il ne leur serait pas nécessaire de travailler le dimanche si leur salaire était décent.
Selon Hervé Novelli, qui leur répond, la législation actuelle est "inadaptée" puisqu'elle est l'objet d'une centaine de dérogations." On frémit à ce qu'il resterait de la législation actuelle si toutes les dispositions comportant plus d'une centaine de dérogations étaient supprimées ! Là aussi, nul secrétaire d'Etat ne semble remarquer qu'au lieu de supprimer les dérogations obsolètes, le Gouvernement, après avoir créé via l'amendement Debré, ou Confokéa, une dérogation supplémentaire, s'apprête à en créer d'autres, sous la pression des enseignes !
Quelle époque formidable ! |
Un article Europe 1 du 5 mai
Travail dominical: une proposition de réforme bientôt devant l'Assemblée
La proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié pour libéraliser les ouvertures dominicales des commerces "sera discutée prochainement à l'Assemblée nationale", a indiqué lundi à Marseille le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli. Cette annonce intervient alors qu'une opération escargot de commerçants de la zone de Plan-de-Campagne a provoqué plusieurs kilomètres de bouchon lundi sur l'autoroute A51 entre Aix-en-Provence et Marseille. Les magasins réclament l'examen d'une loi autorisant le travail dominical. |
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M Sappin au secours de Virgin et Casto ? |
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04-05-2008 |
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M Sappin "tremble pour l'emploi". Selon lui, les enseignes de Plan de Campagne n'auraient pas les moyens de passer l'été si l'obligation de ne pas travailler le dimanche leur était maintenue. Il demande donc que la loi Mallié passe rapidement.
M le Préfet Sappin ne se demande pas si les commerçants de Marseille, eux, auront la possibilité de "passer l'été" si la loi Mallié, venant perturber la situation de concurrence, était effectivement votée.
On se demande si M le Préfet ne serait pas mieux dans son rôle en faisant appliquer à tous le loi de la République, au lieu de souhaiter des mesures dérogatoires pour les enseignes, qui n'hésitent plus, 10 sur 12, à passer outre, publiquement, les décisions de justice. |
Travail dominical: le préfet veut une loi pour sauver l'emploi à Plan-de-Campagne
Un article AFP du 28 avr. 08
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Manif du 28/4 à Plan de Campagne © AFP |
MARSEILLE (AFP) — Le préfet des Bouches-du-Rhône a souhaité lundi qu'une loi élargissant le travail dominical dans les zones commerciales soit votée rapidement pour protéger l'emploi, jugeant "très inquiétante" la situation à Plan-de-Campagne, une des zones phare sur cette question.
"La situation est très inquiétante. Depuis des mois, j'essaie de faire le maximum de choses mais on est aujourd'hui dans une impasse", a déclaré Michel Sappin lors d'une conférence de presse à Marseille, au lendemain d'une manifestation de salariés favorables au travail dominical à Plan-de-Campagne, près d'Aix-en-Provence. |
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Douze enseignes de Plan-de-Campagne interdites d'ouverture dominicale |
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23-04-2008 |
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Un article de La Tribune du 22/4/08
Le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence a donné raison mardi aux syndicats dans leur combat pour empêcher l'ouverture des magasins le dimanche. La Fédération des magasins de bricolage veut l'ouverture tous les dimanches en Paca et Ile-de-France.
NDLR Travail-Dimanche : Alors que les négociations entamées avaient conduit à l'adoption d'un protocole d'accord prévoyant le retour progressif à une situation légale, attitude réaliste qui préservait les intérêts de tous, Etat, enseignes et salariés (voir cet article), il est regrettable que l'attitude des uns ou des autres ait abouti au règlement brutal de ce dossier.
La q estion du travail du dimanche est entrée dans une nouvelle phase. Alors que le président de la République a annoncé fin novembre 2007 que le travail du dimanche serait élargi en échange d'un salaire double et sur la base du volontariat, une proposition de loi UMP est prête et devrait être débattue en mai à l'Assemblée.
Parallèlement, les partisans du repos dominical, au premier rang desquels les syndicats, marquent des points sur le terrain judiciaire. Ainsi, le juge des référés du tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence a interdit mardi à douze enseignes installées dans la zone commerciale de Plan-de-Campagne, dans les Bouches-du-Rhône, d'ouvrir le dimanche. Selon l'ordonnance citée par l'AFP, les enseignes ont interdiction "d'employer des salariés le dimanche à compter de la signification de la présente décision et sous astreinte de 50.000 euros par dimanche en infraction pendant une durée de trois mois".
Par ailleurs, estime le juge, "les enseignes ainsi assignées, en employant des salariés le dimanche, causent aux trois syndicats demandeurs un trouble manifestement illicite". Il s'agit de l'union locale CGT de Gardanne et des unions départementales CGT et CFDT des Bouches-du-Rhône.
La bataille juridique entre les enseignes de cette vaste zone commerciale et les syndicats dure depuis 17 ans. En janvier, les organisations syndicales ont fait annuler par le tribunal administratif de Marseille des arrêtés préfectoraux autorisant des magasins à ouvrir le dimanche. Au total, 133 arrêtés signés par le préfet des Bouches-du-Rhône Michel Sappin à l'été 2007 avaient été invalidés. En Ile-de-France, ce sont les zones commerciales Usines Center qui sont montré du doigt.
Les tenants d'un assouplissment du travail dominical donnent également de la voix. La Fédération des magasins de bricolage (FMB) a réclamé mardi l'ouverture des établissements de ce secteur tous les dimanches dans les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte-d'Azur. "La législation actuelle, vieille de plus de 100 ans, est déphasée par rapport à l'évolution des comportements, en particulier dans les grandes zones urbaines. Pour répondre à cette évolution, et depuis de nombreuses années, les magasins ont donc ouvert le dimanche", indique la FMB dans un communiqué.
La législation sur le travail du dimanche a déjà évolué. Depuis décembre, l'ouverture dominicale des magasins de meubles est autorisée. Le député UMP de la circonscription des Bouches-du-Rhône sur laquelle se trouve Plan-de-Campagne, Richard Mallié, est l'auteur d'une proposition de loi visant à "faire évoluer" la situation.
Ce texte, qui pourrait être discuté en mai à l'Assemblée, propose notamment que soit instaurée à titre expérimental pendant cinq ans, en Ile-de-France et dans les Bouches-du-Rhône, la notion de "zone d'attractivité commerciale exceptionnelle". Cette zone, où se pratiquerait l'ouverture dominicale, serait créée par le préfet sur proposition des conseils municipaux et des organisations syndicales et professionnelles. |
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Pas de repos pour le dimanche |
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02-04-2008 |
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Et c'est reparti ! Les commerçant de Plan de Campagne expliquent une fois de plus que la loi, c'est vachement bien, faut pas généraliser le travail du dimanche, tant qu'on est autorisé à ouvrir. La Loi, c'est bien. Surtout pour les autres. |
Amandine Rancoule - ©2008 20 minutes
Ça chauffe dans les rayons. Des enseignes de la zone commerciale de Plan-de-Campagne étaient assignées, hier, en justice pour répondre de l'ouverture dominicale de leurs magasins. « Un huissier est venu à notre demande le 23 mars pour constater l'ouverture de quinze enseignes. Nous voulons faire appliquer la loi et faire respecter le droit des salariés », a expliqué Avelino Carvalho, responsable de l'union des commerçants CGT 13 qui attend le délibéré prévu pour le 22 avril.
Le 24 janvier, le tribunal administratif a invalidé 133 arrêtés préfectoraux autorisant des boutiques de Plan-de-Campagne à ouvrir le dimanche, après des recours de la CGT et la CFDT. « Nous avons fait appel de l'annulation des dérogations et, en attendant la décision, nous resterons ouverts le dimanche », a assuré Tony Sessine, président de l'association des commerçants de Plan-de-Campagne. Mais selon la CGT, ils n'ont pas demandé la suspension de la décision du tribunal en attendant l'appel, ce qui les place « hors-la-loi ».
Pour les commerçants, seule une loi pourrait vraiment débloquer la situation. « Nous ne voulons pas généraliser le travail dominical, nous souhaitons juste que cette zone commerciale, qui réalise 30 % de son chiffre d'affaire le dimanche, soit protégée comme certains centres commerciaux de la région parisienne », indique Tony Sessine. Plan-de-Campagne comprend 400 enseignes où travaillent 6 000 salariés, dont un millier le dimanche. |
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