Accueil arrow Les dossiers chauds arrow Le dossier Plan de Campagne
Plan du site | Rechercher | Contact | Qui sommes nous | Liens

Cliquez sur ce lien pour recevoir par mail les derniers articles parus !

Le travail du dimanche en question

↑ copier cette bannière

 

Urgent et important (12/01/2012) :
NewsRing organise un débat sur le travail dominical.
Prenons la parole !
 

Le dossier Plan de Campagne
L’UD FO 13 signe l’accord sur le travail dominical pour Plan de Campagne le 27 Novembre 2009 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-12-2009

Site UD FO 13

1/ Le contexte :

La zone de Plan de Campagne ouvre le dimanche depuis près de 50 ans en bénéficiant de dérogations particulières. Dans les années 2000, la SOCIAM (la CGPME actuellement), organisation ,entre autres, des commerçants, attaque les arrêtés préfectoraux dérogatoires (seule organisation ayant pu se les procurer à temps). Le Tribunal administratif et la Cour administrative d’appel les déclarent illégaux. Pour la première fois, et sous la pression de la justice administrative, s’ouvrent des négociations avec les partenaires sociaux pour apporter des contreparties sociales pour les salariés qui travaillent le dimanche. A cette période, nombreux sont les salariés qui ne bénéficient d’aucun avantage. Les salariés de la branche agroalimentaire travaillent le dimanche matin  jusqu’à midi par application d’une loi déjà ancienne.

 En 2002, est signé le premier accord pour cette zone, par la CFTC et la CGC.

FORCE OUVRIERE  ne signe pas pour deux raisons :

-         Cet  accord ne règle pas le problème du travail le dimanche,

-         Les contreparties offertes aux salariés ne sont pas suffisantes.

En 2007, terme de l’accord de  2002, la situation se retrouve au même point. La CFDT et la CGT radicalisent leur position et veulent faire fermer à tout prix cette zone le dimanche. Des emplois sont en jeu - plus de 1 000 emplois directs menacés et les emplois induits non véritablement chiffrés. La situation économique,  géographique et la sécurité défaillante de la zone rendent impossible l’étalement du travail le dimanche sur la semaine. Dans ces conditions, l’Union Départementale FO  refuse que des salariés perdent leur emploi même pour l’application d’une loi.

A partir de ce moment là, FO essaie d’obtenir du temps pour que cette zone puisse s’adapter sans casse pour l’emploi.

La CFDT et la CGT refusent et attaquent en justice pour obliger la zone de Plan de Campagne à fermer le dimanche. L’UD FO essaie à plusieurs reprises de faire comprendre qu’une attitude jusqu’au-boutiste conduira à ce que les employeurs recherchent une loi assouplissant les règles du repos dominical. La CFDT et la CGT persistent et cela a pour conséquence directe  le vote de la loi  dite « loi Mallié ». Mais le tapage législatif qui a aboutit à ce vote,  occasionne des dommages co-latéraux aux salariés :

-         La branche de l’ameublement peut ouvrir sans dérogation tous les dimanches, sans prévoir de contrepartie particulière pour les salariés.

-         Les zones touristiques se voient confirmer le droit d’ouvrir tous les dimanches,  là aussi sans contrepartie particulière pour les salariés.

-         Création des zones dites « PUCE » (périmètre urbain de consommation exceptionnelle) qui peuvent ouvrir tous les dimanches (ouvertures assorties de quelques garanties pour les salariés concernés).

Prenant compte de cette situation née de la nouvelle loi, l’UD FO a décidé de négocier et de signer un accord apportant des garanties supérieures à la loi, aux salariés travaillant sur la zone PUCE :

-         couvrir par cet accord tous les salariés de la zone même ceux de l’ameublement,  la seule exception concernant  les salariés de l’alimentaire,

-         préparer la possibilité de négocier un accord pour les salariés travaillant dans les zones touristiques, par exemple les Terrasses du Port à Marseille.

2/ Le type de l’accord :

C’est un accord plancher, il ne s’applique qu’aux salariés qui ne sont pas couverts par un texte plus favorable. De plus, son application ne peut pas entraîner la remise en cause d’accords collectifs ou individuels plus favorables. C’est un accord territorial, le périmètre PUCE étant défini par un arrêté préfectoral, il est borné géographiquement. Cette zone commerciale ne peut plus s’étendre.

3/ L’accord :

Premier considérant : Que les Organisations syndicales représentatives des salariés réaffirment leur opposition au travail du dimanche  mais sont contraintes de prendre en compte la spécificité de la zone PUCE de Plan de Campagne qu’elles n’ont pas voulu et pour laquelle elles n’ont pas été consultées.

Deuxième considérant : Que les dérogations au repos dominical des salariés doivent demeurer exceptionnelles et ne pas devenir une pratique généralisée et étendue à d’autres zones commerciales ou centres commerciaux du département des Bouches du Rhône.

Il est donc convenu que :

u Les salariés quel que soit leur statut, leur fonction, et l’effectif de leur entreprise ou leur établissement ayant travaillé le dimanche bénéficieront de deux jours de  repos.

u Pour les salariés justifiant d’une ancienneté continue dans l’entreprise ou l’établissement inférieure à dix huit mois : une majoration fixée à 100 % du SMIC horaire en vigueur par dimanche travaillé appliquée aux heures de travail effectif.

u Les salariés justifiant d’une ancienneté continue dans l’entreprise ou l’établissement d’au moins dix huit mois :

·         A compter du 1er avril 2010 et jusqu’au 31 décembre 2011 : 100 % du SMIC horaire en vigueur par dimanche travaillé appliqué aux heures de travail effectif majoré d’une prime de 4 % de la valeur horaire du SMIC en vigueur,

·         A partir du 1er janvier 2012 et jusqu’au 31 décembre 2013 : 100 % du SMIC horaire en vigueur par dimanche travaillé appliqué aux heures de travail effectif majoré d’une prime de 7 % de la valeur horaire du SMIC en vigueur,

·         A  partir du 1er janvier 2014 et jusqu’au 31 décembre 2014 : 100 % du SMIC  horaire en vigueur par dimanche travaillé appliqué aux heures de travail effectif majoré d’une prime de 10 % de la valeur horaire du SMIC en vigueur.

Dès lors que l’ancienneté serait acquise au cours de l’une des périodes ci-dessus mentionnées, les salariés concernés bénéficieront de la majoration prévue par chaque période à compter du jour où l’ancienneté sera acquise.

 Conformément aux dispositions du protocole d’accord Plan de Campagne du 23 janvier 2002, chaque salarié volontaire pourra bénéficier, s’il le souhaite, d’un certain nombre de dimanches de repos par an, à prendre par roulement, en fonction des nécessités d’organisation de l’entreprise ou de l’établissement, et de la taille des entreprises ou des établissements :

-         Jusqu’à 10 salariés : 6 dimanches (hors congés payés)

-         De 11 à 49 salariés : 12 dimanches (hors congés payés)

-         De 50 salariés et au—delà : 15 dimanches (hors congés payés)

Etc…

Des exemplaires de cet accord sont disponibles à l’UD FO 13.

 
Paca. Travail dominical : Plan-de-Campagne signe le premier accord appliquant la nouvelle loi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-12-2009

Gazette des communes - 11/12/2009

Trois syndicats et le patronat ont signé le 11 décembre 2009 le premier accord sur l'ouverture des magasins le dimanche sur le secteur de Plan-de-Campagne, prenant appui sur la nouvelle loi sur le travail dominical.

CGT et la CFDT y voient un recul social. 

Avec quelque 400 entreprises et commerces, 2 millions de visiteurs par an et environ 6.000 emplois, la zone commerciale est considérée comme l'une des plus importantes d'Europe et faisait l'objet depuis de longues années d'une âpre bataille devant les tribunaux administratifs concernant le respect du repos dominical. 

Depuis un arrêté préfectoral du 10 novembre 2009, la zone commerciale de Plan-de-Campagne est classée "périmètre d'usage de consommation exceptionnelle (PUCE)", une qualification créée par la loi du 11 août 2009, dite loi Mallié, du nom du député (UMP) des Bouches-du-Rhône à l'origine du texte. 

Dans un PUCE, les autorisations d'ouverture dominicale sont accordées au vu d'un accord collectif fixant des compensations pour les salariés. 

A Nantes et Brest, l’ouverture dominicale d’Ikéa remise en cause par la justice
Le magasin Ikea de Nantes, ouvert le 6 décembre 2009 malgré un arrêté préfectoral l'interdisant, a été verbalisé par l'inspection du travail et la direction nationale d'Ikea s'expose à des amendes allant de 192.000 à 960.000 euros, a indiqué le 11 décembre 2009 le parquet de Nantes. 
Le tribunal de grande instance de Brest, saisi en référé, a donné raison le même jour à la CFDT, la CGT et FO qui s'opposaient à l'ouverture du magasin Ikea de la ville dimanche 13 décembre, a-t-on appris de source judiciaire.


C'est cet accord, le premier du genre, que viennent de signer syndicats (FO, CFTC et CFE-CGC) et patronat pour une durée de cinq ans renouvelable, la CGT et la CFDT refusant de le parapher. 

Selon le texte, les salariés travaillant le dimanche toucheront une majoration de leur salaire correspondant à un Smic, augmenté de primes au-delà de 18 mois d'ancienneté (4% à partir du 1er janvier 2010, 7% en 2012 et 10% en 2014). 
Mais ils ne toucheront pas un double salaire comme l'avait promis le président de la République, Nicolas Sarkozy, en souhaitant l'extension du travail dominical. 

La loi Mallié prévoit bien "une rémunération au moins double" mais un accord peut prévoir une autre compensation, ce que fait donc le texte signé à Plan-de-Campagne. 

C'est l'une des raisons qui ont amené la CFDT a refusé de ratifier le texte, a indiqué son Union régionale dans un communiqué qui souligne également le manque de garanties sur les congés. 
Selon l'accord, les salariés bénéficieront de deux jours de congés (fixés par l'employeur même si l'un des deux doit se faire avec l'accord du salarié). 
"C'est le premier accord que l'on signe ici, je pense que les autres zones s'en inspireront. En ce qui concerne le monde patronal, j'estime que cet accord est extrêmement équilibré", a déclaré Stephan Brousse, président de l'Union pour les entreprises (UPE) des Bouches-du-Rhône.

Avec l’AFP

 
Plan-de-Campagne fixe ses règles Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-12-2009

20 minutes, 10/12/09 Stéphanie Harounyan

Après la loi, les négociations. Quatre organisations syndicales (la CFTC, la CGC, FO et l'UPE) vont signer demain un nouvel accord sur le travail dominical à Plan-de-Campagne. C'est le premier du genre qui est acté depuis le vote de la loi sur le travail le dimanche, en août dernier. Jusqu'alors, sur la zone, c'était un accord signé en 2002, seulement par la CGC, la CFTC et l'UPE, qui réglementait l'activité dominicale, autorisée via des dérogations préfectorales. La CGT et la CFDT avaient d'ailleurs contesté en justice la légalité de ces arrêtés, avant que la nouvelle législation en la matière ne remette tout à plat.

L'accord, négocié pour quatre ans, définit des « avancées substantielles » pour les salariés du dimanche : d'un jour et demi de repos, celui-ci prévoit de passer à deux jours complets. Côté salaire, les employés bénéficieront toujours d'une prime dominicale équivalente à 100 % du smic, désormais progressive selon l'ancienneté - 104 % pour dix-huit mois d'ancienneté et jusqu'à 110 % maximum. La notion de volontariat a par ailleurs été réaffirmée. Si la CGT a déjà refusé catégoriquement de signer ce protocole, la CFDT, elle, doit donner sa réponse ce matin. « Tout ce que je peux dire, c'est que la loi Mallié [député à l'origine de la proposition de loi] est contraire aux engagements gouvernementaux de dialogue social », déclarait simplement hier Patrick Parra (UD-CFDT). Pour Alain Beveraggi, président de l'UD-CFTC 13, un refus n'y changerait rien. « De toute façon, la loi est votée, c'est comme ça, souligne-t-il. Il faut que l'on trouve des solutions sur ces zones. Sinon, il s'y fera n'importe quoi. »

 
Plan de Campagne : accord social pour l’ouverture le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-12-2009

Les plus grandes enseignes et près d'un tiers du chiffre d'affaires réalisé le week end, mais longtemps au mépris des lois françaises et au grand dam des commerçants voisins de Marseille (XDR)

Econostrum, 2/12/09

FRANCE. L’ouverture le dimanche à Plan de Campagne, une des plus vastes zone commerciale d’Europe située près de Marseille (sud de la France) est sur le point de faire l’objet d’un accord social. 

Cette dérogation au régime de droit commun que constitue le travail le dimanche avait soulevé une très forte opposition de la part des syndicats, CGT et CFDT en tête. Mais après des années de bataille juridique et le vote de la loi Maillé en juillet 2009, la zone va pouvoir ouvrir le dimanche en toute quiétude avec un accord social augmentant les garanties pour les salariés. 

La CFTC, la CGC et FO ont signé un accord. Celui-ci prévoit des « avancées substantielles » par rapport à l’accord de 2002, souligne la CFTC. 

Il prévoit en effet un jour de repos supplémentaire pour les salariés travaillant le dimanche, ainsi que l’augmentation graduelle de la prime dominicale à l’équivalent de 110 % du SMIC, le salaire minimum en France. De plus, il a été réaffirmé la notion de volontariat et la possibilité de prendre des dimanches de repos. 

Selon la CFTC, « face à ces avancées, la CFDT s’acheminerait vers une signature de l’accord ». La CGT reste toutefois opposé au travail domincal.

 

 
Plan-de-Campagne : accord sur le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-12-2009

La Provence, 2/12/09

Après des années de batailles juridiques et de longs mois de discussions, la loi Maillié, entrée en vigueur l'été dernier, a permis de trancher l'épineuse question de l'ouverture dominicale des magasins de Plan-de-Campagne. Entretemps, la zone PUCE (périmètre d'usage de consommation exceptionnel) a été délimitée.

Restait à définir un protocole d'accord collectif sur l'ouverture du dimanche et la dérogation au repos dominical entre les partenaires sociaux. C'est en partie chose faite. L'UPE 13 (Union pour les Entreprise) et les représentants syndicaux s'étaient réunis pour négocier les termes d'un nouvel accord.

Trois syndicats sur cinq (CFTC, CGC et FO) ont paraphé ce protocole. "Il a été obtenu, en plus de l'accord initial de 2002, commente Alain Beveraggi, président de l'UD-CFTC des BdR, des avancées substantielles: un jour de repos supplémentaire pour les salariés travaillant le dimanche, ainsi que l'augmentation graduelle de la prime dominicale à l'équivalent de 110% du Smic. De plus, il a été réaffirmé la notion de volontariat, la possibilité de prendre des dimanches de repos".

En clair, "jusqu'à maintenant, les salariés disposaient d'un jour et demi de repos compensateurs (lundi et mardi matin), poursuit le syndicaliste. Ils devraient avoir toujours le lundi et un autre jour dans la semaine". La CGT n'a visiblement pas la même lecture de ce texte : "Il n'y a pas eu de négociations, déplore Avelino Carvalho, responsable "Commerces et services", à l'UD-CGT 13. Tout était fixé à l'avance."

"Les salariés perdent en fait tout jour de congé fixe, dénonce Muriel Martin, secrétaire de l'union locale CGT Gardanne. Cela risque d'aggraver les conditions de travail. On va regarder comment cela va se passer et en parler avec les salariés. Il faudra ensuite se battre magasin par magasin quand les demandes individuelles de dérogation auront été acceptées." De son côté, l'UPE 13 attend le 11 décembre et la possible signature de la CFDT pour s'exprimer.

 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 Suivante > Fin >>

Résultats 6 - 10 sur 30

Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
Le wiki (accès réservé)