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Ceux qui sont pour le maintien du repos dominical
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À nouveau, des dimanches illégaux à Plan-de-Campagne |
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31-01-2008 |
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Un article de La Provence, publié le 25/01/08
Préfet et commerçants réagissent vivement à la décision des juges
 En 2007, une campagne d'affichage avait accompagné l'action militante des salariés favorables à l'ouverture dominicale. © PATRICE MAGNIEN |
Le commissaire du gouvernement l'avait prévu. Il était "illusoire d'attendre de la justice qu'elle puisse concilier les positions aussi conflictuelles" que celles des syndicats et des commerçants de Plan-de-Campagne, en guerre sur l'ouverture dominicale. Alors, les juges ont rappelé la loi, rien que la loi. Les 133 arrêtés, pris l'été dernier par Michel Sappin, préfet des Bouches-du-Rhône, pour permettre aux entreprises de déroger au code du travail, sont tous annulés. Une fois, les décisions notifiées, les commerçants de la zone commerciale se retrouveront dans l'illégalité, s'ils persistent à ouvrir le dimanche.
"Pour la troisième fois, le tribunal dit au préfet que ses arrêtés sont illégaux. Et l'invite à appliquer la loi",commente Dany Cohen, avocat de la CFDT, à l'origine, avec la CGT, des recours contre les décisions préfectorales. Les syndicats espèrent que l'inspection du travail fera respecter cette interdiction car "c'est aujourd'hui l'état du droit. Si la loi change, ils ouvriront. Pour l'heure, ils ferment". Mal accueillie par les entreprises (lire ci-dessous), cette décision n'est pas non plus du goût du préfet qui en "prend acte avec tristesse". Michel Sappin "exprime son inquiétude quant à la pérennité de certains magasins de la zone commerciale et particulièrement pour leurs personnels qui risquent de se retrouver dans une situation difficile". Mardi, à l'audience, le commissaire du gouvernement avait eu des propos inhabituellement rudes à l'égard du préfet.
"On ne peut pas dire que dans toutes ces affaires, le représentant de l'État a donné aux citoyens de la région l'exemple du respect de la loi", avait dit M. Haïli. Le tribunal repousse en fait les arguments du préfet selon lesquels une fermeture dominicale serait préjudiciable à une partie de la clientèle venue de départements lointains (Gard, Drôme, Ardèche). Les juges estiment, d'autre part, ne pas disposer de la démonstration précise que les entreprises seraient dans l'impossibilité de reporter leur chiffre d'affaires dominical sur les autres jours d'ouverture. Le tribunal condamne par ailleurs le préfet à verser un total de 106400 euros aux syndicats, au titre des frais de justice. La CFDT et la CGT voyaient là une façon de sanctionner l'entêtement du préfet à déroger au sacro-saint principe du repos dominical.
Par Luc Leroux ( lleroux @lance-presse.fr )
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Plan-de-Campagne : zone de non-droit |
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24-12-2007 |
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Article paru dans l'Humanité du 22/12/07
Dans la grande zone commerciale aux portes de Marseille, le dimanche est un jour comme les autres. Qu’en pensent les salariés ?
Marseille, de notre correspondant régional.
Ce dimanche 23 décembre, les magasins de Plan-de-Campagne seront ouverts. Veille de Noël oblige. Et le dimanche 30 décembre aussi. Veille de Nouvel An oblige. Comme dans l’ensemble de la France. Et le 6 janvier, encore. Et le 13, le 20, le 27… Dérogations préfectorales obligent. Car, dans la vaste zone commerciale (400 commerces), située à mi-chemin de Marseille et d’Aix-en-Provence, l’exception est devenue la règle. Après trente-cinq ans de cache-cache avec la loi et d’arrangements à coups d’accords préfectoraux, la zone devait réintégrer le champ légal en 2002. Une dérogation supplémentaire de cinq années avait alors été accordée à la condition, vite oubliée par les grandes enseignes, de préparer le retour à la normale.
Début 2007, c’est donc le retour au point de non-droit. Et, de nouveau, le préfet (actuellement directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo) lâche un délai supplémentaire de six mois à vingt-six enseignes (But, Leroy-Merlin, Darty, Castorama, Decathlon, H&M). « La fermeture brutale serait extrêmement dommageable pour les entreprises et donc pour l’emploi », justifie Christian Frémont. Le représentant prend, par définition, un arrêté illégal. Il le sait puisqu’il ajoute : « Il ne fera effet que si personne ne demande son annulation. » Les syndicats portent alors l’affaire devant la justice.
En avril, le tribunal administratif de Marseille annule les autorisations d’ouverture dominicale. Trois mois plus tard, le nouveau préfet, Michel Sappin, ressort la baguette magique des dérogations (au nombre de 45). « Toute autre décision serait catastrophique pour la zone », justifie-t-il, reprenant l’argumentaire du patronat local et du député UMP de la circonscription, Richard Mallié. Selon ces derniers, les commerces de Plan-de-Campagne réalisent le dimanche le tiers de leurs chiffres d’affaires et 70 % des achats sont exclusifs à cette journée. Il suffirait donc d’ouvrir tous les magasins de France et de Navarre le dimanche pour que les consommateurs retrouvent du pouvoir d’achat !
Qu’en pensent les salariés ? Dans un grand magasin d’ameublement de la zone, les avis sont partagés. Un vendeur : « J’en ai plein le dos du dimanche. Je n’ai plus de vie de famille. Je ne travaille pas le lundi et le mardi matin, mais mes enfants sont à l’école. » Un jeune caissier : « Moi, je n’ai pas de famille. Travailler le dimanche ne me dérange pas. Et comme ça nous fait du salaire supplémentaire… Il faut nous laisser cette possibilité. C’est un choix. » « Le volontariat, c’est du pipeau, bondit le vendeur. Quand on est embauché, le dimanche fait partie du contrat. Si on ne veut pas travailler ce jour-là, on n’est pas embauché. » Un peu plus loin, un magasin de chaussures. « Nous, on a le choix de travailler le dimanche. Notre priorité, c’est d’être payés plus », assure la responsable, tandis que les vendeuses regardent… leurs chaussures. Un magasin d’électroménager, maintenant. Un vendeur : « On n’a pas le choix mais, moi, je veux travailler le dimanche. Ça nous fait des primes. » Un collègue : « Ben oui, s’il n’y avait pas les primes, je ne vois pas pourquoi on viendrait le dimanche. Vous croyez que ça nous fait plaisir ? » Leur salaire : le SMIC.
Christophe Deroubaix |
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Plan-de-Campagne : la CGT et la CFDT passent à l'offensive |
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03-10-2007 |
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Après le temps des manifestations dans la rue est venu celui de la bataille judiciaire devant le tribunal administratif. © VINCENT BEAUME | | Publié le vendredi 14 septembre 2007 à 05H20
Avec 135 recours déposés, la tension monte dans le zone commerciale.
Les bras chargés de dossiers, les représentants des syndicats CGT et CFDT et leursconseils se sont rendus, hier, en début d'après-midi, au tribunal administratif. Ils venaient y déposer 68 recours contre les dérogations accordées par le préfet Michel Sappin autorisant l'ouverture dominicale de Plan-de-Campagne. Et ce n'est qu'un début puisque la semaine prochaine ils déposeront le reste jusqu'à arriver à 135.
135 recours contre 135 dérogations. Les syndicats ont décidé de passer à la vitesse supérieure. "Le préfet semble avoir oublié qu'il y a eu un jugement précédent qui annulait l'ouverture de 26 enseignes, il ne respecte pas la chose jugée et déroge aux principes du repos dominical"déclaraient Mes Sophie Panaias et Dany Cohen, respectivement avocats de la CGT et de la CFDT. Et de préciser que le dépôt des recours "est suspensif", ce qui signifie que les commerces concernés ne devraient pas ouvrir dès ce dimanche.
Il s'agit, en priorité, des 26 enseignes qui avaient fait l'objet de la décision du tribunal administratif en avril dernier. Parmi elles, les plus grosses, qui drainent une grande partie des 15millions de visiteurs annuels, à savoir: Castorama, Fly, Virgin Megastore, Darty, Boulanger, Décathlon, H&M.ou encore Atlas, St-Maclou ou Boulanger… Cette nouvelle initiative syndicale a, une fois de plus, soulevé émotion et colère contenue.
Florent Sabassier, responsable du centre commercial Avant-Cap parle de "politique de la terre brûlée" et de "casse de l'économie". S'il ne se dit pas opposé à l'ouverture, le dimanche, d'autres zones commerciales des environs "car la demande des consommateurs est énorme et Plan-de-Campagne ne peut pas accueillir tout le monde", il se prononce contre l'activité 7 jours sur 7.
Tony Sessine, le président des commerçants, avoir exprimé son incompréhension pour "ce combat devenu insupportable", met ses espoirs dans la justice: "Toutes les dérogations sont motivées, preuves chiffrées à l'appui, je veux croire que la justice nous donnera raison". La CGT et la CFDT restent "droit dans leurs bottes" et affirment qu'ils n'hésiteront pas "à attaquer l'état pour défaillance si la loi continue à ne pas être respectée".
Par Bernadette Spagnoli (
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Le nouveau Plan de Campagne : avis de la CFTC |
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14-08-2007 |
Le nouvel accord de Plan de Campagne ! point de vue de la CFTC.
À la différence d'autres centres commerciaux du type Usines Center, PLAN DE CAMPAGNE a toujours été dans la légalité. Si l'on peut regretter qu'à l'origine une dérogation au repos dominical ait été accordée, il s'agit d'un état de fait, vieux de plusieurs dizaines d'années.
Autour de cette dérogation, des salariés, des commerçants ont organisé leur vie ou investi leurs économies.
Deux solutions s'ouvrent alors aux partisans du repos dominical :
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La première, choisie par la CFTC, un retour progressif au droit commun afin de lisser le problème social et économique.
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La seconde, retour immédiat à la normale, avec des conséquences humaines dramatiques (perte d'emplois, fermeture d'entreprises).
La CFTC, ferme dans ses convictions, n'a jamais été du côté des idéologues coupeurs de têtes, c'est pourquoi elle privilégie la voie du retour progressif à la légalité, qui permet de prendre en compte le problème humain. Joseph THOUVENEL |
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Du nouveau pour Plan de Campagne |
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14-08-2007 |
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On s'en souvient, la situation de Plan de Campagne a fait l'objet le 24 janvier de cette année d'un plan intelligent et réaliste de retour à la normale.
Au lieu de l'application brutale de la loi, sur une situation de fait datant de plusieures années, sous l'égide du Préfet Frémont, les partenaires sociaux avaient conclu un accord prévoyant un retour progressif à la normale, c'est à dire à la légalité républicaine du repos dominical.
Cette solution a l'immense avantage de préserver l'emploi et l'équilibre économique des entreprises installées sur la zone.
En fait, les aménagements prévu dans l'accord du 24 janvier n'ayant pas pu être réalisés dans les délais, les partenaires sociaux ont signé un nouvel accord prévoyant le retour au droit commun le 30 juin 2008.
Sur le lien "lire la suite", le texte de l'accord.
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Plan de Campagne : ça sent le Sappin |
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30-07-2007 |
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La préfecture des Bouches-du-Rhône a décidé de renouveler pour un an les dérogations pour les magasins de Plan-de-Campagne le temps que la loi change d'ici-là, conformément au projet gouvernemental.
Le 18 juillet dernier, le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence avait enjoint plusieurs grandes enseignes (Castorama, Fly, Conforama et Tati) de «respecter le repos dominical» sous peine d'une astreinte de 5.000 euros par salarié et infraction constatée. Le dimanche suivant, seul Fly a respecté la décision des juges, les autres ayant décidé de passer outre. Toutes ces enseignes sont situées dans la zone commerciale, «Plan-de-Campagne», qui regroupe quelque 400 établissements.
Selon la loi, l'ouverture dominicale des magasins est interdite, sauf dérogation ponctuelle. Ainsi, les magasins de textile et de chaussures sont autorisés à ouvrir certains dimanches dans l'année sur autorisation préfectorale. Mais de nombreux commerces ont pris l'habitude de ne pas respecter la loi poussant les pouvoir à multiplier les dérogations. Cela fait 40 ans que des dizaines de commerces ouvrent le dimanche à plan de campagne.
Plus de 150 d'entre eux ont été autorisés de nouveau à ouvrir durant un an par la préfecture des Bouches-du-Rhône. Leurs dérogations devant expirées vendredi, elles ont été reconduites automatiquement par le préfet Michel Sappin. «Toute autre décision serait catastrophique pour la zone», a-t-il expliqué, avant d'évoquer de possibles fermetures et licenciements et d'émettre le voeu que durant ce délai, interlocuteur sociaux et élus trouvent un accord pour revenir au «droit commun». Lequel droit commun risque prochainement d'évoluer. Le président de la République Nicolas Sarkozy vient en effet de demander à Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de plancher sur «l'autorisation du travail le dimanche pour les salariés volontaires» afin de régler cette question de l'ouverture des commerces.
Pour la fédération FO des employés et cadres, «la tactique semble être de se cacher derrière le commerce pour faire travailler tous les salariés le dimanche, soi-disant sur une base du volontariat qui est un leurre», en particulier pour tous les employés sous contrats précaires. Ne gagnant pas assez les autres jours de la semaine, les employés à temps partiel dans la grande distribution sont en effet contraints de travailler le dimanche. Interrogée récemment à ce propos, Mme Lagarde qui envisage des «facilités» pour l'ouverture dominicale avait répondu que «si les entreprises proposent des temps partiels, c'est qu'elles ne sont pas en mesure de proposer des temps pleins». Elles ne le seront pas plus demain avec l'étalement de l'activité sur 7 jours au lieu de 6.
Article original sur le blog de FO
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Pas d'ouverture le dimanche à Plan-de-Campagne |
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13-04-2007 |
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L'arrêté préfectoral autorisant l'ouverture le dimanche des magasins de cette zone commerciale, la plus grande d'Europe, a été annulé.
La CGT évoque une "victoire" pour le droit du travail, le défenseur des commerces parle de risques de licenciements.
LCI - le 04/04/2007 - 12h14 |
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Les magasins de Plan-de-Campagne n’ouvriront plus le dimanche |
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06-04-2007 |
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La justice a annulé la dérogation régionale qui autorisait depuis 40 ans l’ouverture des magasins le dimanche dans l’un des plus grands centres commerciaux de France.
C’est un vrai bouleversement des habitudes locales. Voilà quarante années que la zone commerciale de Plan-de-Campagne, l’une des plus grandes de France, bénéficie de dérogations pour ouvrir la moitié de ses 400 magasins le dimanche.
Le Figaro du 4 avril 2007 |
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12-02-2007 |
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Nul ne saurait éluder que la question du travail du dimanche peut être rendue très compliquée à cause de la réalité des pratiques locales, souvent illégales, et par les problèmes commerciaux (concurrence) des enseignes concernées.
C'est assez exactement ce qui se passe pour la zone de Plan de Campagne, ouverte illégalement le dimanche depuis fort longtemps.
Sous l'égide du préfet Christian Frémont, Préfet de La Region Provence Alpes Côte d'Azur, les partenaires sociaux ont trouvé un accord qui nous semble devoir être particulièrement mis en valeur : au lieu d'appliquer brutalement la loi au pied de la lettre, au risque de causer des faillites d'entreprises ou des suppressions d'emplois, la voie qui a été choisie est celle d'un retour progressif au droit commun, à la légalité républicaine.
Cet accord particulièrement positif avec les partenaires sociaux est un hommage à l'ouverture d'esprit et au réalisme, de part et d'autre, en vue d'un bien commun, et pourrait servir à beaucoup d'autres situations en France. Bravo, Messieurs !
Texte integral de l'accord de méthode publié dans la suite de l'article.
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