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Le travail du dimanche en question

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Les sondages de 2009
Un an après, les citoyens sont toujours opposés au travail du dimanche Suggérer par mail
26-08-2010

Un an après le vote de la loi, l'opinion des citoyens n'a pas changé : elle est toujours majorairement hostile, voire très hostile au travail du dimanche, comme en témoigne l'appel à contribution du JDN

Journal du Net, Aout 2010

Pour participer : ce lien

 
Commentaire du sondage CFTC/RND/FC/RCF sur le travail dominical Suggérer par mail
24-01-2010

sondage dimanche

Dans cette chronique économique et sociale, Joseph Thouvenel revient sur le sondage réalisé par l'IPSOS.

Petits rappels : 

  • 64 % des salariés ne veulent pas travailler régulièrement le dimanche. 
  • 84 % des français considèrent comme primordial ou important pour la vie familiale, associative, culturelle ou religieuse, que le dimanche reste le jour de repos commun à la plupart des salariés.
  • 77 % de ceux qui travaillent le dimanche considèrent comme primordial ou important que le dimanche reste le jour de repos commun à la plupart des salariés.
  • 63 % des français ne croient pas au volontariat pour travailler le dimanche.

Il y a des chiffres qui veulent dire quelque chose.

 
Sondages bidonnés : où l'IFOP se fait de nouveau épingler... Suggérer par mail
16-01-2010
Nous avions largement dénoncé les méthodes utilisées par l'IFOP dans le scandale du faux sondage du JDD, un sondage bidonné commandé par Publicis (la société de Maurice Lévy, 3° patron le mieux payé de France), publié par le JDD (journal d'Arnaud Lagardère, proche de Nicolas Sarkozy), et réalisé par l'IFOP ( appartenant à Laurence Parizot, présidente du MEDEF).

L'IFOP est de nouveau épinglé pour ses méthodes, sur ce sondage concernant les retraites. Qui a bu boira...

Les Français et les retraites selon l’Ifop

Observatoire des sondages, vendredi 15 janvier 2010

menteurLes commentateurs de sondages négligent généralement les fiches techniques qui accompagnent leurs publications. Un rapide coup d’œil sur la fiche de l’enquête IFOP Ifop-JDD (8 janvier 2010) concernant les Français et les retraites aurait permis pourtant de relever la non représentativité de l’échantillon et d’économiser quelques verdicts infondés : deux questions ont été soumises à une partie de l’échantillon initial, à savoir 522 personnes seulement [1]. La ventilation par âge des réponses à ces deux mêmes questions recèle par ailleurs une erreur grossière (56% des répondants ayant plus 65 ans pensent qu’ils seront contraints de partir à la retraite entre…60 et 64 ans, et 18% des mêmes déclarent être prêts à travailler jusqu’à…64 ans pour toucher une bonne retraite [2]). Cela contribue forcément à accroître les résultats favorables à un allongement de l’âge de la retraite.

L’erreur confortera les mauvaises langues qui avaient déjà signalé le parti pris de l’Ifop pour le travail dominical (cf. « parlez en toute ignorance l’Ifop s’occupe du reste »). Bien entendu cela n’a aucun rapport avec la présidente du Medef, qui dirige l’Ifop.

 
Le vrai scandale des sondages Suggérer par mail
14-11-2009

Liberté Politique - 13 novembre 2009 | Hélène Bodenez

L’affaire des sondages de l’Élysée refait surface. La gauche demande une commission d’enquête, acceptée par le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, mais récusée par Michèle Alliot-Marie qui invoque son inconstitutionnalité. Derrière la bataille juridique et politique, c’est l’objectivité des sondages qui est en cause, comme le débat sur le travail dominical l’a rappelé.

La controverse autour des sondages commandés par la présidence de la République avait éclaté à propos du projet de libéralisation du travail dominical, autour duquel les sondages les plus contradictoires avaient paru. En juillet dernier, de nombreux journalistes avaient contesté les enquêtes diffusées par leurs propres journaux. 

Avant que l'Institut de sondages Opinion way mandaté par l’Élysée ne soit sur la sellette [1] et en butte à l’indignation de la société des journalistes du Figaro (silence assourdissant de LCI), la même mésaventure était arrivée aux journalistes du Journal du Dimanche. N'avaient-ils pas été obligés de dénoncer de la même façon un sondage biaisé où le journal avait « pris parti sans la neutralité journalistique qui s'impose » ? Ce sondage sur le travail le dimanche “tombé à pic”, était sorti comme par hasard le même dimanche où Xavier Bertrand alors ministre du travail, flanqué d'un autre ministre, de députés et d'une sénatrice, était venu soutenir le centre commercial de Thiais-Village ouvrant illégalement le dimanche. Mais le sondage venait du très sérieux IFOP, personne ne s’offusqua... 

Comment se construit un sondage

Un homme avait pourtant attiré l’attention sur la logique manipulatoire des sondages. Le 4 avril, devant le Cercle du Vieux Colombier, le secrétaire général-adjoint de la CFTC, Joseph Thouvenel, avait raconté non sans humour l’épopée du sondage Ipsos commandé par la CFTC, Famille chrétienne, RCF et Radio Notre-Dame. La surprise à l'issue de cette première expérience avait été grande. Ce qui pour le syndicaliste chrétien devait être simple — une question à rédiger, un budget à respecter — se révéla compliqué. 

Que se passait-il en réalité en amont ? Le sondeur “en bon sondeur” mais avec l’autorité de sa “compétence” explique ses méthodes et réoriente la question du commanditaire selon les normes du métier. Joseph Thouvenel dut se battre pour obtenir satisfaction : sa question n'est peut-être pas la bonne mais c'est celle-là qu'il entendait poser avec détermination.

« Pour une question aussi simple que : “Personnellement seriez-vous d'accord ou pas d'accord pour travailler régulièrement le dimanche ? le sondeur entend vous faire comprendre pourquoi “la question est trop fermée”. La bonne question doit être : “ Personnellement verriez-vous un avantage à travailler le dimanche ?” » 

Thouvenel ne cédera pas, ce sera finalement la question de la CFTC qui sera posée. Les résultats de ce sondage Ipsos furent les suivants : 

  • 64 % des salariés ne veulent pas travailller régulièrement le dimanche.
  • 84 % des Français considèrent comme primordial ou important que le dimanche reste le jour de repos commun à la plupart des salariés.
  • 63 % des Français ne croient pas aux volontariat pour travailler le dimanche.

Autre versant des choses maintenant : le sondage d'Opinion Way pour Le Figaro et LCI[2] avait quant à lui posé cette question-ci : « Êtes-vous très favorable, plutôt favorable, plutôt opposé ou très opposé à l'autorisation d'ouverture des commerces le dimanche s'ils le souhaitent ? » Ne pas croire que la question soit innocente, évidemment. La formule “s’ils le souhaitent” avec son pronom-caméléon “ils” n’est pas neutre. Explication de Thouvenel : 

« Mais qui souhaite quoi ? Les commerces souhaitent ouvrir le dimanche ? Parce qu'un commerce, cela a une liberté de penser ? C'est une faculté de désirer quelque chose ? Voilà comment on trompe l'opinion. Le commerce n'est pas une personne. À aucun moment un commerce peut se dire favorable, pas favorable, à ouvrir le dimanche; un commerce c'est celui qui le tient, c'est le responsable. Par une question légèrement viciée, on essaye de vous faire l'opinion publique. » 


Le piège des questions “ouvertes”

Ajoutons que les questions dites “ouvertes” des sondeurs peuvent être de surcroît dangereuses car elles suggèrent bien plus que ce que veulent les demandeurs. Dans l’affaire du dimanche, une question ouverte pourrait laisser entendre qu’un refus du travail dominical suppose la fermeture des bouchers, des boulangers ainsi que les marchés traditionnels le dimanche matin [3], alors que personne ne le demande ! La question n'a aucun sens dans le débat. Mais elle a fait les gros titres. 

Selon ce sondage Politoscope-OpinionWay-Le Figaro-LCI, 66 % des Français sont favorables à ce que l'on autorise tous les commerces à ouvrir le dimanche s'ils le souhaitent [4]. Et c’est ainsi que sur les sites du député Richard Mallié (UMP-Bouches d Rhône), on se félicite de ce résultat, avec invitation à en télécharger la version numérique. 

Aujourd’hui, tout cela ne laisse pas de choquer avec les révélations des sommes astronomiques engagées par l’Élysée. 

Ainsi, l'absurde des sondages contradictoires saute aux yeux. Il s'agit que l'opinion se rende. Le sondage est un instrument redoutable entre les mains des politiques malhonnêtes. Il permet de niveler, d’aplanir, de faire plier la réalité, de faire passer pour vrais les pseudo « désirs inconscients taraudant le corps social » selon le mot de Michel Maffesoli [5]. Plus simpliste, plus puissant, il éclipse la résistance de l’intelligence à la culture de l’hyperconsommation [6]. 


[1] « La politique des sondages de l'Élysée critiquée par la Cour des comptes », Le Monde, 17 juillet 2009.
[2] Le Politoscope, IIIe saison, vague 15, 11 décembre 2008.
[3] Et pas l’après-midi du dimanche comme le voudraient déjà certains magasins en dépassant les horaires élargis autorisés depuis le mois d’août 2009. L’ouverture anciennement autorisée jusqu’à midi, l’est désormais jusqu’à 13h et des magasins ouvrent déjà illégalement jusque 13h30 cherchant à provoquer une habitude de consommation toujours plus grande. À nous d’y résister. 
[4] Cf. le deuxième site du député Richard Mallié uniquement dédié à la promotion de sa proposition de loi votée à l’Assemblée de justesse le 15 juillet, adoptée au Sénat le 6 août, avalisée par le Conseil constitutionnel le 10 août. 
[5] Michel Maffesoli, membre de l’Institut universitaire de France, pour Les Échos, le 17 juillet : “Travail le dimanche : les commerces ont une fonction symbolique.”
[6] “Changer de modèle face à la crise. La vie meilleure, mode d’emploi”, par Amitaï Etzioni in “Libérons-nous de l’hyperconsommation”. Courrier International, hors-série, octobre-décembre 2009.
 
L'Elysée passe aux aveux dans l'affaire des sondages Suggérer par mail
15-10-2009

Rue 89, 14/10/09

La commission des Finances présidée par Didier Migaud auditionnait mardi 13 octobre Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, sur le projet de budget de l'Elysée pour 2010. L'occasion de tenter d'obtenir enfin quelques réponses précises suite au rapport de la Cour des comptes publié en juillet dernier sur ce qu'il est convenu d'appeler « l'affaire des sondages de l'Elysée ».

Pour mémoire, dans le chapitre intitulé « le cas particulier des études » de son rapport sur la gestion de l'Elysée, la Cour des comptes révélait :

  • que l'Élysée a passé en juin 2007 une convention avec un cabinet d'études pour un coût de près de 1,5 million d'euros, montant « exorbitant au regard des règles de l'exécution de la dépense publique », et ce sans respecter les règles des marchés publics ;
  • que ce cabinet -le cabinet Publifact de Patrick Buisson- a facturé à l'Elysée, pour 392 288 euros, des sondages Opinion Way, dont les résultats étaient publiés par Le Figaro et LCI, la Cour des comptes soulignant que « la comparaison des résultats publiés dans la presse et de ceux remis à la présidence ne faisait pas apparaître de différence » ;
  • qu'à propos de près de quinze autres études (dont les prestataires ne sont pas précisés), payées par l'Elysée, « le document remis à la Présidence était identique à celui publié par des organes de presse ».

J'avais eu l'occasion au mois de juillet de dénoncer un système de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage (Opinion Way) et certains médias (Le Figaro et LCI). Alors que l'Elysée essayait d'étouffer l'affaire, le groupe socialiste avait déposé une demande de création d'une commission d'enquête parlementaire « sur les études commandées et financées par la présidence de la république ».

L'audition du directeur de cabinet du président de la République par la commission des Finances a largement confirmé tous les soupçons d'irrégularités que nous avions formulés.

Le contrat de Monsieur Buisson comportait une « anomalie »

Le compte-rendu de cette audition sera prochainement en ligne sur le site de l'Assemblée nationale. L'essentiel du propos de Monsieur Frémont, en réponse aux questions posées par mon collègue Jean Launay et moi-même, a consisté à expliquer aux parlementaires que les pratiques dénoncées par la Cour des Comptes n'ont plus cours. « Tout cela appartient au passé, ce système n'existe plus », a-t-il dit, soulignant ainsi de facto qu'il y avait bien jusqu'en juillet 2009 un système, mis en place depuis 2007.

A la manière d'un gamin pris en faute qui veut vite ranger sa chambre, l'Elysée nous annonce donc qu'une grande opération de nettoyage et de remise en ordre des contrats de conseil et de sondages est menée tambour battant à l'Elysée depuis le mois de juillet, c'est-à-dire depuis les révélations de la Cour des comptes et la polémique qui s'en est suivie. La situation serait désormais « simple ». Depuis juillet 2009, nous dit monsieur Frémont :

  • monsieur Buisson a un contrat de conseil pour 10 000 euros mensuels ;
  • monsieur Giacometti à un contrat pour 43 500 euros mensuels ;
  • une procédure d'appel d'offre a été lancée concernant les sondages, sondages qui ne porteront désormais que sur la seule image du président de la République, contrairement au passé où ce périmètre restreint n'était pas défini. Il s'agit à présent « de ne pas faire doublon avec le travail du SIG » comme c'était le cas auparavant…

« Monsieur Buisson n'a plus les sondages depuis le mois de juillet », ajoute monsieur Frémont. Jusqu'en mars 2009, le contrat de monsieur Buisson comportait une « anomalie », dixit le directeur de cabinet, qui a poliment démenti au passage les déclarations de monsieur Buisson dans L'Express du 13 septembre selon lesquelles « la convention passée avec [sa] société n'était pas soumise au code des marchés publics à l'époque où celle-ci a été signée ». On dirait bien un lâchage en rase campagne…

Monsieur Frémont a aussi accepté de transmettre très prochainement à la commission des Finances la fameuse liste détaillée des 15 études, payées par l'Elysée et publiées dans des médias, sur laquelle la Cour des comptes attirait l'attention.

1 120 000 euros de sondages pour 2009

Mais hélas, la remise en ordre a tout de même des limites. Les députés ont ainsi été informés que l'Elysée dépensera en 2009 pour 300 000 euros de sondages Ipsos et pour 820 000 euros de sondages Opinion Way… Soit, pour 2009, plus du double de la somme payée par l'Elysée via Publifact pour les sondages Opinion Way en 2008. Cherchez l'erreur !

Quant au système de connivence mis en lumière par la Cour des comptes entre l'Elysée, Opinion Way et les médias « partenaires » de la présidence de la République, les arguments avancés pour réponse aux questions des députés ne sont tout simplement pas crédibles. Examinons-les :

  • Le choix de l'institut de sondage d'abord. Pourquoi ce choix d'Opinion Way « sans appel d'offre » comme le rappelle monsieur Frémont ? Parce que, selon lui, la technique de sondage par internet d'Opinion Way permettrait à l'Elysée d'avoir accès à des « verbatims » que les autres techniques de sondages ne permettraient pas d'obtenir… Pourtant tous les instituts peuvent fournir des verbatims à partir de questions ouvertes, sans parler des études qualitatives commandées par l'Elysée dont c'est notamment la vocation et dont on se demande bien à quoi elles servent…
  • L'effectivité de la prestation payée par l'Elysée pour 392 288 euros ensuite.Monsieur Frémont, contrairement à Claude Guéant qui lui avait affirmé que l'Elysée avait payé des sondages également payés par certains médias (on se souvient de l'explication édifiante du secrétaire général de l'Elysée prétendant « si un journal achète le même (sondage), on n'y peut rien ! »), a expliqué que cette somme correspondait à l'achat de tris détaillés et croisés du Politoscope (nom de l'enquête « omnibus » d'Opinion Way) tandis que les médias eux n'avaient « qu'une petite partie du travail ». Rappelons que la Cour des comptes n'a eu connaissance d'aucun document qui aurait été différent de ceux publiés dans les médias accréditant cette explication fumeuse. J'ajoute que si cette théorie était avérée, cela signifie qu'Opinion Way serait le seul institut à facturer les tris plus chers que les questions. Enfin et surtout l'Elysée est un financeur principal du Politoscope, puisque la dépense élyséenne pour cet omnibus est quatre à cinq fois supérieure à la somme payée par le Figaro et LCI, ce qui revient à ce que ces médias soient sponsorisés par l'Elysée.
  • La double-facturation ou fausse-facturation enfin. Le site Marianne2.fr avait révélé que sur les 392 288 euros dépensés par l'Elysée pour le Politoscope seuls 190 000 atterrissaient dans les poches d'Opinion Way. Autrement dit Patrick Buisson était payé deux fois pour le même travail, une fois avec le contrat de conseil de 10000 euros mensuels et une autre fois en quelque sorte « sur le dos » d'Opinion Way en ponctionnant 52% des 392 288 euros dépensés par l'Elysée. Et le véritable scoop de l'audition de ce mardi, c'est que le directeur de cabinet du président de la République a ouvertement justifié cette forme de rémunération de Monsieur Buisson devant la Commission des Finances comme « un travail de rédaction des questions et d'analyse ».

Mais si l'Elysée n'achetait à Opinion Way que des tris croisés, pourquoi donc monsieur Buisson était-il payé pour rédiger les questions… ? !

Bel et bien une affaire des sondages de l'Elysée

Depuis la publication du rapport de la Cour des comptes, plus l'Elysée tente de s'expliquer et de se justifier, plus c'est l'enlisement. L'audition du directeur de cabinet du président de la République en commission des Finances aujourd'hui, malgré les apparences, n'a pas échappé à la règle : chaque réponse apportée a confirmé non seulement les irrégularités que nous dénonçons depuis le mois de juillet, mais, pire qu'un système de connivence, le soupçon d'une vraie manipulation.

Jusqu'ici, on s'inquiétait du fait que les sondages Opinion Way payés par l'Elysée étaient publiés par Le Figaro et sur LCI pour influencer le débat politique. Aujourd'hui, on nous dit ouvertement que les questions étaient écrites par Monsieur Buisson. Plus on creuse, plus il y a bel et bien une affaire des sondages de l'Elysée. Voilà qui doit inciter les socialistes à aller jusqu'au bout de leur démarche pour obtenir la création d'une commission d'enquête.

 
Le travail du dimanche ne convainc pas Suggérer par mail
05-10-2009

La pilule a du mal à passer. Dans un sondage paru ce lundi dans 20 Minutes, les Français font savoir au gouvernement qu'ils ne sont pas favorables au travail le dimanche.

Le débat continue sur le travail du dimanche. Un mois après la publication de cette loi controversée –qui étend les possibilités de travailler le septième jour-, un sondage Obea/Intraforces paru ce lundi dans 20 Minutes prouve le scepticisme des Français sur cette mesure. 55% d'entre eux estiment ainsi qu'il n'est "pas vraiment" voire "pas du tout normal d'élargir les possibilités de travail le dimanche".

Une majorité (53%) pensent par ailleurs que les salariés seront libres de choisir, et une minorité (34,9%) que la mesure créera des emplois. Logiquement, une majorité (64,4%) craint que la mesure ne soit néfaste aux petits commerces, qui vont désormais devoir à affronter la concurrence des grandes enseignes. Et si 67,7% des Français ont déclaré ne "jamais travailler "le dimanche, une majorité (67,9%) estime que travailler lors du jour de repos dominical serait envisageable si la journée de travail était payée plus du double. Pour d'autres, la mesure est acceptable uniquement dans les entreprises en difficulté (53,9%) ou en échange d'un jour de récupération supplémentaire (53,8%). Et histoire de bien faire comprendre aux autorités que la loi a du mal à passer, 56,2% des Français assurent que cela ne les incitera pas à fréquenter davantage les commerces le dimanche.

 
Une majorité continue de penser que le travail du dimanche n'est pas normal Suggérer par mail
05-10-2009
AFP - 4 octobre 2009

PARIS — Une majorité de Français (55%) continue de penser qu'il n'est "pas vraiment" voire "pas du tout normal d'élargir les possibilités de travail le dimanche", selon un sondage Obea/Intraforces à paraître lundi dans 20 Minutes.

La loi sur le travail dominical étendant les possibilités de travailler le dimanche a été publiée le 11 août. Texte controversé, il permet à davantage de communes et zones commerçantes de poursuivre leurs activités dominicales, sans contreparties obligatoires pour les salariés sauf dans certains périmètres.

Une majorité de personnes (53%) pensent que les salariés seront libres de choisir, une minorité (34,9%) que la mesure créera des emplois et une majorité (64,4%) craint que cela n'affaiblisse le petit commerce, selon cette enquête Obea/Intraforces.

L'enquête a été réalisé du 23 au 29 septembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 personnes en France métropolitaine.

Une majorité des personnes (67,7%) a déclaré ne "jamais" travailler le dimanche, contre une minorité qui travaille "souvent" (16,5%) ou "de temps en temps" (15%) en ce jour de repos obligatoire prescrit par le Code du travail.

Une majorité estime cependant que ce serait acceptable si les dimanches travaillés étaient payés plus du double (67,9%), le double (64,7%), dans les cas d'entreprises en difficulté (53,9%) ou en échange de repos supplémentaires (53,8%).

Concernant la nouvelle loi, 56,2% des Français ont déclaré que cela ne les inciterait pas à fréquenter davantage les commerces le dimanche.

 
Sondage : liaisons dangereuses... Suggérer par mail
21-07-2009

Où la crédibilité des sondeurs, et notamment d'OpinionWay, ainsi que la crédibilité des media, et notamment du Figaro, en prend encore un coup !

OpinionWay s'était signalé par un sondage bidonné en 2008, publié par le Figaro, bidonnage qui avait été relevé entre autre par Mediapart, la CFTC, et le CAD, bien sûr. Sondage bidonné qui faisait suite à un autre sondage bidonné, celui publié par le JDD... Et qui faisait encore suite au sondage IPSOS 2006 par Tonton Carbistouille, dit Richard Mallié, et qui avait été financé par Usine Center. Ça commence à faire beaucoup.

Le Monde, 17/07/09

La politique des sondages de l'Elysée critiquée par la Cour des comptes


côté des frais du chef de l'Etat, la Cour des comptes s'est intéressée, dans son rapport sur la gestion des comptes de l'Elysée, paru jeudi 16 juillet, à la politique de commande des sondages d'opinion. Elle s'interroge notamment sur un contrat signé en juin 2007 avec un cabinet qui a commandé par la suite à l'institut de sondages et d'études OpinionWay plusieurs enquêtes d'opinion, pour 1,5 million d'euros. Des sondages payés par l'Etat et dont les résultats ont pourtant été également publiés par Le Figaro et LCI.

La présidence a ainsi déboursé 392 288 euros en 2008 pour des Politoscope, réalisés toutes les deux semaines, alors que cette enquête était disponible sur les deux médias. "Les comptes-rendus facturés à l'Elysée étaient entièrement disponibles en ligne gratuitement" assure ainsi Yves Rolland, magistrat à la Cour des comptes. Quinze études sur les trente-cinq payées par la présidence ont été également publiées dans la presse, ce qui conduit à "mettre en doute l'intérêt de telles commandes", selon Philippe Séguin, le président de la Cour.

Ces accusations sont contestées par OpinionWay, qui assure sur son site que les résultats vendus au cabinet contenaient également des questions supplémentaires et "des tris détaillés par catégorie de population des résultats de nos enquêtes publiées, comme le font depuis longtemps la plupart des instituts d'études". Ce qui justifierait une facturation spécifique : "Cette autre prestation ne correspond donc aucunement aux questions financées par LCI et Le Figaro", assure ainsi le communiqué.

"L'Elysée a peut-être simplement remis le format allégé de nos études au conseiller de la Cour des comptes. Ou bien les CD qui contiennent plus de 60 pages de détail que nous avons remis à Publifact [le cabinet en contrat avec l'Elysée] ont peut être été perdus" avance Bruno Jeanbart, le directeur des études politiques de l'institut, pour expliquer les constatations de la Cour. Publifact appartient à Philippe Buisson, directeur de la chaîne Histoire (groupe TF1) et conseiller de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.

LA SOCIÉTÉ DES RÉDACTEURS DU "FIGARO" FAIT PART DE SA "CONSTERNATION"

La Cour a remarqué que le contrat avec Publifact avait été passé sans mise en concurrence, pourtant obligatoire, et qu'il avait généré au total cent trente factures en 2008, outre des honoraires mensuels fixes de 10 000 euros pour le cabinet. Le cabinet disposait en effet d'une totale liberté d'appréciation quant aux études et sondages à mener et à facturer, ce qui privait la présidence de tout contrôle. Les services de l'Elysée ont répondu à la Cour des comptes que les relations contractuelles avec ce cabinet avaient été modifiées en mars, avec notamment la règle d'un bon de commande par étude et la limitation du champ d'action à "l'image du président de la République". "Exclusives et confidentielles (...) ces enquêtes font l'objet de rapport disctinct" assure l'Elysée.

Cette affaire n'arrange pas OpinionWay, un institut déjà accusé d'être proche de la majorité par François Bayrou et la gauche. "Nous sommes ici au cœur d'un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias", a d'ailleurs critiqué la députée socialiste Delphine Batho, proche de Ségolène Royal, dans un communiqué diffusé jeudi soir. "Nous rappelons qu'OpinionWay compte parmi ses clients des acteurs positionnés aussi bien à droite qu'à gauche", se défend pour sa part l'institut.

Au sein du Figaro, le malaise est également palpable. La société des rédacteurs du journal a demandé à sa direction, vendredi 17 juillet, "de mettre immédiatement un terme à ce type de 'coproduction' qui nuit gravement à la crédibilité des titres du groupe". Dans un communiqué, elle fait part de sa "consternation" après le rapport, dans lequel "il apparaît que de nombreux sondages OpinionWay publiés, notamment, par Le Figaro, sont commandités par la présidence et que certains sont expurgés avant d'être diffusés au grand public".

Etienne Mougeotte, le directeur du journal, a démenti "formellement" tout financement des sondages par l'Elysée. "Le sondage, chaque semaine, est payé par Le Figaro sur la base d'un contrat annuel", explique-t-il, assurant ne pas avoir l'intention de remettre en cause la collaboration avec l'institut de sondage. Vendredi soir, un sondage OpinionWay réalisé pour Publifact sur les vœux 2007 de Nicolas Sarkozy était toujours en ligne sur le site du journal, ainsi que l'article reprenant les résultats, qui assure pourtant que le sondage a été réalisé pour le quotidien.

Sur le lien Lire la suite "Claude Guéant rejette la demande d'enquête du PS"

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Sondage Libération : Les Français ne veulent pas travailler le dimanche Suggérer par mail
09-07-2009

Pensées d'Outre Politique, 9/7/09

Beaucoup de travail, en ce moment : je serai très bref ce matin, juste un petit passage pour évoquer un sondage paru mardi dans Libération sur le travail dominical. Force est de constater que les Français semblent loin d’y être favorables! Désolé, je radote, mais le sujet est crucial et c’est maintenant qu’il faut se mobiliser. Après, il sera trop tard, le cheval de Troie sera dans nos murs. Alors députés de droite, réveillez-vous!

Jusqu’ici, les Français, on les avait soigneusement interrogés sur l’ouverture des commerces le dimanche : y êtes-vous favorable, ma bonne dame? Et celle-ci de répondre, “ben oui!”, un peu comme un enfant à qui on demanderait s’il veut faire une nouvelle partie de Playstation. “Ben oui!” Et nos ministres, lors du dernier débat sur le travail dominical, avaient beau jeu de clamer sur tous les toits qu’une écrasante majorité de Français étaient favorables à leur projet. Que les esprits “évoluaient”. Forcément, les questions étaient très mal posées. Car à chaque fois qu’on a inversé la question et qu’on l’a orienté sur le travail plutôt que sur la consommation, les sondés ont à chaque fois répondu qu’ils étaient défavorables à la réforme!

Comme la liberté que brandissent nos chers amis de l’UMP n’est rien sans la responsabilité et la réflexion, Libération a eu l’intelligence d’inverser à nouveau la question, qui devient : “La majorité envisage de faciliter le travail du dimanche, notamment dans les grandes agglomérations et les zones touristiques. Etes-vous favorable ou défavorable à cette mesure?”

Une question honnête, qui a le mérite de poser le débat de façon neutre avant de recueillir la réponse. Et ils sont 55% à être contre, 42% à être pour. “Quand on leur demande s’ils aiment bien voir des magasins ouverts le dimanche, ils répondent oui. Quand on leur demande s’ils veulent travailler le dimanche, ils répondent non. Ce n’est ni de la versatilité, ni de la schizophrénie. Mais selon que l’on s’adresse au salarié ou au client, la préoccupation n’est pas la même”, écrit François Wenz-Dumas dans Libé. 57% des sondés affirment qu’ils répondraient “non” à leur employeur si celui-ci leur demandait de travailler le dimanche.

Ils sont également 86% à juger que “le dimanche est un jour fondamental pour la vie de famille, sportive, culturelle ou spirituelle” et 85% à estimer que ce jour “doit rester un jour de repos pour le plus grand nombre”. On les comprend, car quand on travaille déjà tous les samedi, ce peut être sympa de voir ses enfants le dimanche. Mais si on refuse, on peut être licencié! Assurément, l’histoire du doublement de salaire et du consentement des salariés ne peut plus convaincre personne… L’analyse du texte, dont l’examen à l’Assemblée doit s’achever samedi, est disponible ici.

58% des personnes interrogées, enfin, estiment que ce texte n’aura pas d’impact en terme de créations d’emploi, contrairement à ce que la propagande gouvernementale essaie de nous faire croire. Même Laurence Parisot est d’accord pour dire que l’intérêt économique sera nul!

En revanche, notre nullissime ministre de la Famille, Nadine Morano, prépare déjà une extension du travail dominical, déjà évoquée l’an passé : l’ouverture des crèches, pour garder les enfants de ceux qui travailleront le dimanche… Avec un tel effet domino, on ose nous jurer qu’il n’y aura pas de généralisation?

Sarkozy, lui, estime que cette réforme sera ”la marque d’une famille politique qui assume ses convictions”. C’est plutôt l’inverse : ce projet montre l’absence totale de convictions d’une majorité qui ne raisonne qu’en termes économiques, et pour faire plaisir à quelques puissants lobbies.

La politique de civilisation? Mon oeil!

N.B : continuez, si vous y êtes opposé, à signer la pétition contre le travail dominical.

 
Sondage : hostilité sans ambiguïté des Français au travail du dimanche Suggérer par mail
07-07-2009

"Mon dimanche m’appartient"

Depuis six mois, partisans et adversaires du travail du dimanche se battent à coups de sondages. Un de plus, dira-t-on? Notre sondage Viavoice-Libération (1) montre sans ambiguïté l’hostilité des Français à la proposition de loi défendue par le député UMP Richard Mallié : 55 % des personnes interrogées se disent contre, 42% pour (3% ne se prononcent pas). D’autres enquêtes ont, ces derniers mois, donné des résultats apparemment inverses. Mais comme Libération l’expliquait le 27 novembre dans la page Désintox, de la façon de poser la question dépend souvent la réponse. Quand on leur demande s’ils aiment bien voir des magasins ouverts le dimanche, ils répondent oui. Quand on leur demande s’ils veulent travailler le dimanche, ils répondent non. Ce n’est ni de la versatilité, ni de la schizophrénie. Mais selon que l’on s’adresse au salarié ou au client, la préoccupation n’est pas la même.

Pour éviter ce biais, nous avons formulé la question en nous en tenant le plus possible aux faits. «La majorité envisage de faciliter le travail du dimanche, notamment dans les grandes agglomérations et les zones touristiques. Etes-vous favorable ou défavorable à cette mesure?» a demandé Viavoice. La réponse est nette : les Français n’y sont pas favorables. Cela peut faire hésiter un certain nombre de députés de la majorité, qui déjà, en décembre, étaient tellement divisés sur le sujet que le gouvernement avait suspendu les débats.

Divisions. Le deuxième enseignement de notre sondage est que la question du travail du dimanche est devenue un enjeu politique. Nicolas Sarkozy s’est fortement impliqué. Les députés l’ont bien compris. La droite s’efforce de serrer les rangs. La gauche monte à l’offensive. Cette politisation n’a pas échappé aux électeurs. Ceux de gauche sont à 64 % opposés au texte. Ceux de droite y sont favorables à 57 %, taux qui monte à 62% chez les sympathisants de l’UMP.

Le troisième enseignement de notre enquête, que souligne le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault (lire entretien page 3), est la faillite de l’argumentaire économique sur le sujet. Neuf mois de crise mondiale sont passés par là. Prétendre aujourd’hui que légaliser les ouvertures de magasins le dimanche va stimuler la consommation et créer de l’emploi, bref permettre de travailler plus pour gagner plus, apparaît au mieux comme de l’aveuglement, au pire comme une fumisterie.

Trouble. Le travail du dimanche va-t-il soutenir l’activité économique ? Va-t-il créer des emplois ? Même réponse à ces deux questions : non, à 58%. Même les électeurs de droite sont partagés : 51% pensent que le travail du dimanche peut créer des emplois, 47% n’en sont pas convaincus.

Mais l’argument qui risque le plus de semer le trouble chez les parlementaires de la majorité est celui de la qualité de vie. Oui, répondent à 86% les sondés, «le dimanche est un jour fondamental pour la vie de famille, sportive, culturelle ou spirituelle». Plus question de droite, de gauche, d’ouvriers, de cadres, de jeunes ou de vieux: le dimanche, c’est le jour où l’on veut oublier le boulot, la crise, le chômage. Profiter de la vie.

(1) Sondage réalisé par téléphone les 3 et 4 juillet auprès de 1018 personnes.

 
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Résultats 1 - 10 sur 13

Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
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