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Pétition pour le Dimanche

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 105.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !) Elle reste toujours disponible via ce lien.
- Pétition électronique : 98.311 signatures au 15/01/12
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Le travail du dimanche en question

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« Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé. »

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

Bertrand perd son sang-froid et menace les salariés. Suggérer par mail
13-10-2008

La Provence du 13/10 (article archivé sur le lien "Lire la suite") titre "Xavier Bertrand : "Les salariés vont y perdre si on ne travaille pas le dimanche".

Cet avertissement du Ministre, qui après sa visite éclair - et chahutée - à Thiais, est allé passer la deuxième couche à Plan de Campagne, le fief de son ami Mallié, sonne comme une menace.

Or peu plus loin, il affirme : "On s'attend à ce que les chiffres du chômage ne soient pas bons pendant des mois."

Un peu facile, Monsieur le Ministre, de rendre le travail du dimanche responsable d'un chômage dû pour partie aux circonstances économiques, pour partie aux décisions européennes, et pour partie aux décisions de votre Gouvernement.

Quand on veut tuer son chien...

 

Xavier Bertrand : "Les salariés vont y perdre si on ne travaille pas le dimanche"

Publié le lundi 13 octobre 2008 à 09H50

INTERVIEW/ Xavier Bertrand est à Plan-de-Campagne ce soir pour évoquer le travail dominical

Pour le ministre du Travail: "On s'attend à ce que les chiffres du chômage ne soient pas bons pendant des mois."

Photo F.P.

Son agenda a été bouleversé, crise et conseil des ministres extraordinaire obligent. Annulées sa participation à un colloque européen et la visite d'une crèche initialement au programme, Xavier Bertrand, ministre du Travail, poids lourd du gouvernement et valeur montante de la Sarkozie, ne sera à Marseille que quelques heures pour rencontrer, en fin d'après-midi, les militants UMP et surtout les patrons, à Plan-de-Campagne. Afin d'évoquer avec eux un sujet remis à l'ordre du jour: l'autorisation de travailler le dimanche.

- Est-ce que le travail le dimanche, pour lequel vous êtes favorable, est une solution à la crise ?
X.B. : Si la réglementation actuelle sur le travail le dimanche ne change pas, des entreprises vont devoir fermer et des milliers de salariés vont y perdre. La vie serait donc plus difficile pour eux en ces temps de crise. Aujourd'hui, 7millions de Français travaillent le dimanche dont 3,5millions régulièrement. Il faut donc donner la possibilité de travailler le dimanche sur la base du volontariat tout en apportant des garanties aux salariés; ils doivent être mieux payés et je suis favorable à ce que la rémunération de ces salariés qui bénéficient de dérogation soit doublée ces jours- là. J'apporte mon plus fort soutien à la proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône, Richard Mallié, qui vise à étendre les dérogations au repos dominical en apportant des garanties aux salariés. Un équilibre doit être trouvé, cette proposition va dans ce sens. Il faut être au rendez-vous de nos engagements. Je souhaite que le texte soit discuté à l'Assemblée nationale avant la fin de l'année.

- Ne craignez-vous pas la réaction réticente des syndicats ?
Je fais confiance aux organisations syndicales pour faire preuve de pragmatisme et de réalisme. C'est une attente des Français qui souhaitent que les entreprises s'adaptent à l'évolution de la société. Par exemple, le protocole d'accord, signé en juin2007 entre l'UPE 13, les syndicats FO, CFTC et CFE-CGC, le démontre. Il est basé sur le volontariat et la compensation en terme de salaire.

- Que doit-on attendre du conseil des ministres extraordinaire ?
Le président Sarkozy a déclaré qu'il annoncerait à l'issue de ce conseil un certain nombre de mesures pour la France concernant la crise financière. La réponse de l'Europe vous convient-elle? Il faut agir et agir vite. Il faut trouver des actions les plus concertées possibles, afin de remettre sur pieds un capitalisme financier qui a trop longtemps marché sur la tête. Mais il y a une priorité: il faut qu'à la fin de cette année, l'Europe sociale ait redémarré. On ne doit pas se contenter que de discours, des textes doivent être votés.

- Quelles sont les conséquences réelles de la crise ?

L'heure est au réalisme et pas au catastrophisme. Oui, cette crise financière aura des conséquences sur l'emploi, sur la croissance et sur le pouvoir d'achat. Mais le rôle d'un politique, c'est l'action plus que la prévision. Cela veut dire qu'il faut anticiper. Quand on décide la fusion Unedic-Anpe, les offres raisonnables d'emploi, le RSA, on joue un rôle d'anticipation et d'amortisseur.

- On prévoit une forte montée du chômage, le rôle d'amortisseur va-t-il être suffisant ?

On s'attend à ce que les prochains chiffres ne soient pas bons pendant des mois… Pour respecter les objectifs que nous nous sommes fixés en début de quinquennat de faire reculer le chômage, il faut tenir le cap des réformes et de la cohésion sociale. Notre rôle c'est d'être offensif et dire la vérité sur ce qui se passe.

- L'État va-t-il faire un geste en faveur de l'emploi ?
 Nous devons être attentifs à la situation conjoncturelle. 280000 contrats aidés sont déjà prévus dans le budget. La réponse à la question du chômage peut être en partie les contrats aidés mais aussi la flexisécurité.
On ne va pas rester les bras croisés. Laurent Wauquiez va veiller à ce que la fusion Unedic-Anpe soit la plus concrète possible sur le terrain. Il ne suffit pas de voter des lois, il faut qu'elles soient opérationnelles le plus vite possible.

- Malgré l'agitation politique, la population ne semble pas rassurée ! Les Français font preuve de sang-froid. Ils savent que la situation bancaire en France est différente de celle des États-Unis ou du Royaume-Uni. Ils se posent des questions, c'est vrai, mais ils se disent que l'heure de la reprise sonnera forcément et veulent garder la tête froide.

- L'UMP a mis au point des ateliers pour "refonder le capitalisme", comment allez-vous convaincre les plus libéraux de vos rangs ?
À l'UMP, il y a la volonté d'être libéral et social en même temps.
La question, actuellement, n'est pas idéologique. Et nous sommes pragmatiques.

Par Marjory Chouraqui ( Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir )
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