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Le travail du dimanche en question

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Urgent et important (12/01/2012) :
NewsRing organise un débat sur le travail dominical.
Prenons la parole !
 

Le sondage bidon du JDD

Dimanche 12 octobre 2008, le JDD (d'Arnaud Lagardère), publiait un sondage bidonné, réalisée avec la complicité de l'IFOP (de Laurence Parisot), accompagné d'un interview de Luc Chatel.

Nous étions les premiers à en démasquer la falsification du sondage, et nombreux ont été les commentateurs nous rejoignant dans l'analyse de cette manipulation : syndicats (CFTC, FO, CGT,...), media (Agoravox, Libé, Le Post, BellaciaoMarianne, etc...), fédérations professionnelles (Chambre des Métiers, Fédération de l'Habillement, la CGAD, CGPME), les associations familiales (UNAF) et religieuses (CEF). Jean-Frédéric Poisson, Xavier Breton, députés UMP, ont pris courageusement position dans ce débat.

Ce sondage succédait aux dérogations provocatrices du Préfet du Val d'Oise, accordées à Leroy-Merlin, Conforama, et au Grand Cercle, enseignes déjà condamnées, dérogations qui ont immédiatement fait l'objet d'un référé devant le tribunal de Pontoise.

Le 12 octobre, c'est aussi le jour qu'ont choisi deux ministres de la République, Xavier Bertrand et Luc Chatel, pour aller soutenir, en personne les entreprises condamnées par les Lois de cette même République, à Thiais.

Le lendemain, Xavier Bertrand est aller porter le même message à Marseille, allant jusqu'à une sorte de chantage : c'est travail du dimanche, ou augmentation du chômage. Nous parions avec M Bertrand son poids de champagne que, dimanche ou pas, le chômage va augmenter en 2009.

Que des Ministres en exercice, avec un soutien apparent au plus haut niveau, utilisent de tels moyens pour arracher à l'Assemblée un vote partisan ramène la Démocratie à des heures sombres, où la politique était réduite à la propagande. On a vu où ces pratiques l'avaient menée.



La SDJ du JDD dénonce une "dérive éditoriale" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-11-2008

Quand les journalistes du JDD confirment ce que disait le CAD...

Le CAD salue le courage et l'honnêteté de la SDJ, qui tend à redonner à ce grand journal l'honorabilité qui doit être la sienne.

Le Nouvel Obs - 28.11.2008


Arnaud Lagardère avec Nicolas Sarkozy et son ancienne épouse Cécilia, le 10 décembre 2002 (Sipa)
"Le traitement de l'actualité présidentielle et gouvernementale manque régulièrement de distance", estime la Société des journalistes du Journal du Dimanche, dans une lettre aux dirigeants du groupe Lagardère.

Les journalistes du Journal du Dimanche ont écrit aux dirigeants du groupe Lagardère, jeudi 27 novembre, pour dénoncer une "dérive éditoriale du journal". La Société des journalistes (SDJ) estime notamment que "le traitement de l'actualité présidentielle et gouvernementale manque régulièrement de distance".

Dans cette lettre adressée à Arnaud Lagardère, Didier Quillot, Bruno Lesouëf et Christian de Villeneuve, la SDJ souligne qu'"une des forces du JDD a toujours été sa neutralité politique", une qualité "aujourd'hui mise à mal".

"Sans prendre de recul"

"De très nombreux lecteurs, notamment via le site internet, reprochent au JDD sa partialité et menacent, quand ils ne l’ont pas déjà décidé, de ne plus l’acheter", s'inquiète la SDJ.

Les journalistes considèrent que "le traitement de l'actualité présidentielle et gouvernementale manque régulièrement de distance". "Le JDD se contente ainsi, trop souvent, d'accompagner le président de la République dans ses déplacements sans prendre de recul", écrit la SDJ.

Lors du voyage de Nicolas Sarkozy au sommet du G20, le 16 novembre, Le Journal du Dimanche avait titré "Sarkozy en maitre du monde". L'article était signé par Claude Askolovitch, rédacteur en chef à l'hebdomadaire, et avait donné lieu à un échange virulent entre son auteur et André Gunthert, chercheur en histoire visuelle.

Polémique sur le travail le dimanche

"Sur un sujet tel que le travail le dimanche, le journal a aussi pris parti sans la neutralité journalistique qui s’imposait", poursuit la Société des journalistes du Journal du Dimanche. La SDJ fait ainsi allusion à la polémique déclenchée par la publication dans l'hebdomadaire, le 12 octobre, d'un sondage Ifop-Publicis-Consultants laissant apparaître un soutien de l'opinion publique à une libéralisation du travail le dimanche, le jour même d'un déplacement des ministres Xavier Bertrand et Luc Chatel sur ce thème à Thiais (Val-de-Marne). Plusieurs syndicats* ont par la suite jugé que ce sondage était "biaisé", ce dont Ifop se défend. L'institut de sondage appartient à Laurence Parisot, la présidente du Medef.

Nicolas Sarkozy affiche son amitié avec le propriétaire du Journal du dimanche. Le président de la République a ainsi publiquement appelé Arnaud Lagardère, son "frère".

* Sauf démonstration contraire, c'est le CAD qui a été le premier à démasquer ce sondage bidonné (NDLR)

 
Le CAD écrit aux députés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-10-2008

Le CAD vient de transmettre aux députés l'essentiel de son analyse du sondage falsifié du JDD.

Il est indigne de la démocratie que de tels arguments, soient utilisés dans le débat public.

Pour rappel, la comparaison des deux sondages du JDD, le sondage IFOP/JDD de 2007, et le sondage IFOP/JDD/Publicis de 2008 : à un an d'écart, des résultats exactement inverses !

Et sur le lien "Lire la suite", le courrier adressé par le CAD aux députés.

 

 

Entre 2007 et 2008, manipulation de la question, manipulation des réponses, et ... un résultat strictement inverse, sans que nos sondeurs professionnels de l'IFOP y trouvent à redire. Ça fait un peu tousser, quand même !

 

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Chatel : le lapsus qui tue ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-10-2008

Luc Chatel n'a pas son pareil pour assurer la promotion d'une idée ou d'un projet, repassant en boucle les mêmes arguments marketing, calibrés au centième, devant tous les micros qu'il peut accrocher.

Pourtant, il lui arrive de commetre quelques bévues. En effet, alors qu'il s'éverture à rassurer, et promettre que la proposition de loi qu'il promeut ne veut aucunement remettre en cause le principe du repos dominical, il vient d'affirmer que "le dimanche doit rester un jour comme un autre !"

Extrait de l'article du Petit Journal : Ainsi, Luc Chatel, secrétaire d’état à la consommation, dénonce l’"absurdité" de cette législation : " Je pense que le dimanche doit rester un jour comme les autres et, encore une fois, le but ce n’est pas de supprimer le principe (…) du repos dominical, le but c’est de s’adapter au monde d’aujourd’hui " a-t-il déclaré sur Europe 1.

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Sondage bidon du JDD : réaction de Yahoo news Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-10-2008

Yahoo actualités, 17/10/08

L'INTOX DE LA SEMAINE:

Quand vous êtes au gouvernement et que vous avez un problème à régler, rien de mieux qu'un petit sondage. Xavier Bertrand et Luc Chatel ont immédiatement rebondi dimanche sur un sondage paru fort opportunément dans le "JDD" et montrant que 67% des Français seraient prêts à travailler le dimanche pour gagner davantage si leur employeur leur proposait. Les deux ministres ont aussitôt affiché leur volonté de légiférer d'ici la fin de l'année.

Problème: ce sondage remontant au 22 et 23 septembre n'était pas réalisé pour le journal, mais pour la société Publicis consultants. En outre, il ne montrait pas vraiment un soutien accru des Français au travail le dimanche: 57% des sondés se disent favorables à un assouplissement de la législation, soit plus qu'en mai 2008 (49%), mais moins qu'en décembre 2007 (63%). Et sur les "67%" prêts à travailler le dimanche, 50% le seraient "de temps en temps".

 
Sondage bidon du JDD : réaction du PS Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-10-2008

Communiqué du Bureau national du Parti Socialiste, 14/10/08

Le Parti socialiste réaffirme son attachement au principe d’une journée de repos hebdomadaire commune à un maximum de salariés de ce pays

Le Parti socialiste s’oppose avec force à la généralisation du travail le dimanche, telle qu’annoncée par le gouvernement, une nouvelle fois sans la moindre concertation avec les organisations syndicales.

Il rappelle que l’interdiction de travailler le dimanche est déjà assortie de nombreuses exceptions, qui répondent largement aux besoins des entreprises, notamment dans l’industrie et le commerce.

D’une part, autoriser l’ouverture inconditionnelle des magasins et usines le dimanche serait lourd de menaces pour les salariés. Contrairement à ce que prétend le gouvernement, le libre consentement à une telle organisation du travail serait en pratique impossible à vérifier, en particulier en période de difficultés économiques, les possibles chantages à l’emploi anéantissant en réalité toute liberté de choix. Cette évolution aurait donc inéluctablement pour conséquence de contraindre des milliers de salariés à travailler le dimanche.

En outre, le Parti socialiste s’inquiète vivement des propos tenus par Monsieur Chatel ce week-end, qui laisse entendre que le doublement de la majoration salariale pour travail le dimanche pourrait être remise en cause.

D’autre part, autoriser l’ouverture des magasins le dimanche constituerait une rupture d’égalité injustifiable entre entreprises, notamment dans le commerce : en effet, seules les grandes enseignes auraient en réalité les moyens financiers et humains de faire travailler ainsi leurs salariés, ce qui créerait une situation de concurrence déloyale très défavorable aux petits commerçants et aux artisans. De l’avis de nombre d’experts, ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui seraient ainsi menacés dans le petit commerce.

Enfin, Le Parti socialiste réaffirme son attachement au principe d’une journée de repos hebdomadaire commune à un maximum de salariés de ce pays. Il en va de la conciliation de la vie professionnelle avec la vie personnelle, familiale, culturelle, militante, et de l’harmonie de l’ensemble de la société.

Laisser entendre, comme le fait la majorité, que l’extension du travail le dimanche peut être une réponse aux problèmes des Français en matière d’emploi et de pouvoir d’achat, est une escroquerie comparable à celle que constitue le discours des 18 derniers mois sur les heures supplémentaires. Une nouvelle fois, ce gouvernement, incapable de relancer le pouvoir d’achat, tire prétexte des difficultés des Français pour justifier des régressions sociales majeures.

 
Sondage bidon du JDD : la réaction de Martine Aubry Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-10-2008

Pour Aubry, l'extension du travail le dimanche "désorganisera la vie de famille"

AFP, 16/10/08


La maire socialiste de Lille Martine Aubry, le 16 octobre 2008 à la Fédération PS de Marseille, lors de l'assemblée générale de présentation des motions (Cliché AFP)

MARSEILLE (AFP) — L'ancienne ministre socialiste de l'Emploi Martine Aubry a estimé jeudi à Marseille que l'extension du travail le dimanche envisagée par le gouvernement "désorganisera la vie de famille" et n'aura pas d'effet positif sur l'économie.

"Ce n'est pas parce que vous ouvrez un septième jour que les gens vont consommer plus et que ça va relancer l'économie (...) toutes les études économiques - et j'en ai fait faire quand j'étais au ministère - le montrent. Cela désorganisera la vie de famille. Pour la droite qui porte si haut la vie de famille...", a déclaré Mme Aubry, ministre de l'Emploi entre 1991 et 1993 puis entre 1997 et 2000.

"Est-ce qu'il n'y a pas un jour dans la semaine - en France c'est le dimanche car nous sommes de tradition catholique - où on peut dire +stop+, on se retrouve avec la famille, avec les amis, c'est la culture, c'est le sport. Est-ce que le seul bonheur c'est d'acheter ?", a-t-elle ajouté, juste avant d'aller défendre sa motion pour le Congrès de Reims devant des militants socialistes des Bouches-du-Rhône.

"J'ai toujours été contre l'ouverture des magasins le dimanche sauf lorsque cela avait un véritable sens, c'est-à dire par exemple dans les zones touristiques et d'ailleurs c'est moi qui ai fait cette réforme" permettant des ouvertures dominicales dans ces zones, a ajouté la maire de Lille.

Elle a rappelé qu'elle avait par ailleurs fait intervenir des CRS au magasin Virgin de Paris qui ouvrait illégalement le dimanche.

 
Sondage bidon du JDD : réaction de la CFDT Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-10-2008

Curieusement absente du débat sur le travail dominical, la CFDT vient de réagir par un communiqué en demi-teinte de sa secrétaire nationale, Laurence Laigo...

La Provence, 17/10/08

Laurence Laigo, secrétaire nationale CFDT tient à réagir sur les déclarations des ministres de la Consommation et du Travail qui concernent la loi sur l'assouplissement du travail le dimanche.

"Cette mesure sera sans effet sur la consommation ou l'activité économique"
, souligne la responsable syndicale.

 "D'autre part, une mesure d'assouplissement général du travail le dimanche ne doit être ni généralisée, ni banalisée", en ajoutant que toute mesure doit être encadrée par le dialogue social.

 
Sarkozy à Chatel : «Vas-y à fond» Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-10-2008

"C'est un coup comme on les aime." Selon le Figaro, c'est par cette phrase que le Chef de l'Etat a qualifié les actions menées par Luc Chatel et Xavier Bertrand ce week-end.

Si le Chef de l'Etat prête sa caution personnelle à ce genre d'opération de propagande, on se dit que la politique est tombée bien bas. Vous verrez que dans quelques mois, les syndicats français seront accusés de posséder des armes de destruction massive.

Le Figaro 14/10/08

Sarkozy à Chatel : «Vas-y à fond»

Nicolas Sarkozy a apprécié la façon dont Luc Chatel a relancé, le week-end dernier, le débat sur l'ouverture des magasins le dimanche. «C'est un coup comme on les aime, vas-y à fond, il faut qu'en France on puisse travailler le dimanche», lui a-t-il confié lundi.

Désormais, le problème est tout autre pour le secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation, qui doit, avec Xavier Bertrand, porter le texte devant l'Assemblée nationale : le Parlement est embouteillé. Les députés ont déjà pris quinze jours de retard sur le programme annoncé début octobre.

 
Sondage bidonné : la réaction de la Conférence des Evêques de France Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-10-2008

La conférence des Evêques de France nous transmet son analyse "Le Dimanche au risque de la vie actuelle".

Ce texte, publié en février 2008 par le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France, a été rédigé par Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et président de ce Conseil, Mgr Michel Guyard, évêque du Havre et membre de ce même Conseil, et M. Jacques Arènes, psychanalyste.

Il est organisé en trois chapitres (« Le respect du repos du dimanche », « Signification chrétienne du dimanche » et « Précieux loisirs »), donne en particulier les raisons théologiques, anthropologiques et sociales qui rendent ce repos hebdomadaire indispensable à tous.

Extraits.

« Des personnes ont toujours travaillé le dimanche. C’est dans le but de permettre la vie sociale (services aux personnes, commerces de proximité, entreprises de transports, de loisirs, de spectacles, etc.). [...], élargir l’ouverture des magasins le dimanche reviendrait à banaliser ce jour et à faire passer les lois du commerce avant la dimension conviviale, familiale et spirituelle de l’existence. Il n’y aurait plus de jour de congé hebdomadaire commun. Ceci accentuerait l’atomisation de la société française. »

« Par contre une ouverture exceptionnelle, à l’occasion des fêtes de fin d’année par exemple, peut se justifier. Les achats qui y sont effectués revêtent un autre sens puisqu’il s’agit moins de satisfaire des intérêts égoïstes que d’acheter pour les autres, souvent en famille ou avec des amis. »

« D'autre part, préviennent les auteurs, si le dimanche devient un jour comme les autres, on est en droit de penser que des pressions s'exerceront sur le personnel en particulier dans les conditions d'embauche, que les avantages salariaux consentis actuellement disparaîtront progressivement à moins que l'on ait recours à des emplois à temps partiel continuant à renforcer les situations de précarité de bien des familles. »

« Enfin gommer le caractère particulier du dimanche est une solution de facilité qui, sous prétexte de libéralisme, retire à l’homme un repère objectif, inscrit dans le temps, de sa dimension spirituelle. Laisser à la seule décision individuelle le respect du dimanche revient à considérer la vie spirituelle non plus comme une composante de l’homme, mais comme la résultante aléatoire de motivations privées. »

« Dès lors, élargir l'ouverture des magasins le dimanche reviendrait à banaliser ce jour et à faire passer les lois du commerce avant la dimension conviviale, familiale et spirituelle de l'existence », souligne le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France.


Une analyse remarquable, à lire sur ce lien (126 KB).

 
Sondage bidonné : la réaction de l'UNAF Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-10-2008

Communiqué UNAF - 14 octobre 2008

Préserver le dimanche comme un temps familial

Dix mois après l’autorisation d’ouvrir le dimanche octroyée aux magasins d’ameublement, le Gouvernement souhaite à nouveau, avant la fin de l’année, étendre par la loi les dérogations au congé dominical, sur la base du volontariat et en échange d’un salaire augmenté*.

L’UNAF recommande une fois de plus de ne pas généraliser l’ouverture des commerces et de maintenir le principe du repos du dimanche, notamment pour les raisons suivantes :

- Ce sont les rythmes de consommation qui doivent s’adapter à la vie de famille, et non l’inverse : il faut préserver un jour ou les familles puissent n’être ni productrices ni consommatrices.
- La durée du temps passé en famille est déterminante pour le développement de l’enfant. Il n’est pas cohérent d’attendre des parents qu’ils soient les principaux éducateurs de leurs enfants, tout en les privant du temps nécessaire pour s’investir dans cette tâche.
- L’idée d’ouvrir les crèches le dimanche ne résoudrait pas à elle seule la question de la garde dominicale des enfants : l’offre de crèche reste insuffisante. Par ailleurs, elle ne concerne pas les enfants d’âge scolaire.
- Le principe du volontariat étant dans les faits très difficile à appliquer, toute dérogation supplémentaire risque de convaincre des mères de quitter leur emploi, en raison du manque de moyens de garde d’enfant, surtout dans le cas d’emplois à temps partiel contraint.

L’UNAF souhaite que la règle en vigueur soit strictement appliquée.


* NDLR : La proposition de loi Mallié n'inscrit aucunement dans le code du Travail d'augmentation de salaire, renvoyant cette éventualité aux accords de branche. C'est ainsi que depuis l'amendement ConfoKea, les salariés du meuble travaillent le dimanche sans aucune majoration salariale légale.

 
Coups de boutoir contre le repos dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-10-2008

Analyse d'Henry Moreigne - 14/10/08

bertrand.1223973664.jpgParadoxal Nicolas Sarkozy. Au moment où le président tient des discours interventionnistes et prône une régulation de la sphère financière par la puissance publique, le gouvernement a évoqué ce week-end par la voie de deux ministres l’assouplissement du travail dominical. Autrement dit déréglementer le secteur du travail dans ce qui a constitué l’une des plus grandes avancées sociales, vieille de plus d’un siècle.

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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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