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La Résistance
Vezin-le-Coquet : Les élus soutiennent le principe du repos dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Ouest France, 15 novembre 2010

À la fin du conseil municipal du 8 novembre, le maire, Gérard le Cam, a souhaité intervenir pour demander au conseil municipal de soutenir l'équité des salariés face au travail du dimanche. « Tous les salariés ont droit au repos dominical, sauf évidemment certaines professions publiques. Si un certain nombre de personnes se présentent volontairement pour travailler le dimanche, rapidement une automatisation peut se mettre en place et je vous laisse deviner ce qui l'adviendrait de ceux qui refuseraient... »

Jean Roudault a poursuivi en indiquant que la municipalité souhaitait soutenir une initiative de Rennes Métropole et du Pays de Rennes sur la charte commerciale. En effet, celle-ci prévoit d'autoriser les magasins à ouvrir deux jours fériés ainsi qu'un dimanche, plus celui précédant Noël, « ce qui permet aux petits commerces de proximité d'ouvrir le dimanche, comme les boulangeries, et de faire le plus gros chiffre d'affaires de la semaine ».

Un quota de jours moindre par rapport à ce que prévoient les accords nationaux passés entre les syndicats et la grande distribution rappelle Jean-Bruno Barguil, « mais il faut respecter un choix démocratique ». Jean Roudault poursuivait en rappelant que tous les syndicats et les gérants sont d'accord, hormis trois grandes surfaces du pays de Rennes. L'ensemble du conseil municipal a souhaité soutenir cette résolution sur l'équité face au travail dominical.

 
TRAVAIL LE DIMANCHE : vous avez dit "négociation" ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

SUPAP-FSU, 12/11/10

Les bibliothèques François Truffaut, Marguerite Duras et Marguerite Duras entame ce dimanche leur 11 ème semaine de grève pour obtenir une prime de 100 euros net par dimanche travaillé.

Mercredi 10 novembre, les sept organisations syndicales qui soutiennent ce mouvement étaient reçues officiellement par M. Thierry Le Goff, Directeur des Ressources Humaines de la Mairie de Paris et MmeLaurence Engel, Directrice des Affaires Culturelles. Dans un long exposé le DRH a reconnu n’avoir pas vu dans la rémunération du travail du dimanche un « sujet majeur » (sic). 

La Ville de Paris a fait une proposition que les personnels « pourraient » (nous disons bien « pourraient ») percevoir comme une provocation.

-          L’augmentation du nombre de dimanches travaillés avec le passage de 8 à 10 dimanches travaillés par an (passage de 1 dimanche sur 5 à 1 sur 4...) !

-          Passage d’une prime dominicale de 87 euros brut à….91 euros brut pour les personnels de catégorie C et jusqu’à 138 euro nets pour les catégories A, alors que tout les personnels percevaient une prime identique jusqu’alors. Soit une augmentation de 5 euros (toujours brut) pour les AASM en échelle 3 à …. 51 euros brut pour les conservateurs (une différence d’augmentation de 1 à 10 !)

-          Les personnels ne percevront leur prime qu’une fois les 10 dimanche effectués, soit plus d’un an, voire 15 mois après avoir effectué leur 1er dimanche

-        En supprimant l'actuelle délibération qui circonscrit le travail dominicale aux seules 3 bibliothèques, ce "nouveau" dispositif ouvre la voie à l'ouverture de n'importe quel établissement culturel, avec à l'horizon évidemment, l'ouverture le dimanche pour d'autres bibliothèques (notamment Picpus - Hélène Berr dans le 12ème)

Cette proposition qui est simplement calquée sur un texte organisant le travail dans les services culturels de l’état a demandé 10 semaines d’intenses réflexions à la Ville de Paris. On pensait que les hauts fonctionnaires parisiens avaient plus d'imagination administrative. La  grosse montagne accouche donc d’un chef d'oeuvre dans le domaine de la négociation sociale.

 
Chambéry : Jour férié, Carrefour fermé ! - 11 novembre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Jura libertaire, 11/11/10

L’inter­pro­fes­sion­nelle de Chambéry qui regroupe citoyens, orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les et poli­ti­ques a appelé à la mani­fes­ta­tion ce jeudi 11 novem­bre. 

Le rendez-vous était donné à 11 heures devant le Carrefour de Bassens, en péri­phé­rie de Chambéry. 80 per­son­nes étaient pré­sen­tes pour s’expri­mer contre le tra­vail imposé les jours fériés et le diman­che. Diffusion de tracts, appe­lant à boy­cot­ter la grande dis­tri­bu­tion et échanges avec les consom­ma­teurs du diman­che étaient les mots d’ordre. 

La mani­fes­ta­tion s’est impo­sée dans le centre com­mer­cial, d’abord devant les cais­ses avec les slo­gans «Les jours fériés il faut fermer, les cais­ses auto­ma­ti­ques il faut fermer, les cais­siè­res à temps plein faut embau­cher». Puis le cor­tège a inves­ti les rayons du super­mar­ché, mani­fes­ta­tion intra­mu­ros pour une visi­bi­lité totale. Les sala­riés du Carrefour sur­pris par l’intru­sion de mani­fes­tants sur leur lieu de tra­vail ont glo­ba­le­ment bien réagi, sou­te­nant les slo­gans mais conti­nuant à tra­vailler sous le regard passif du direc­teur du maga­sin. L’action s’est ter­mi­née par un bar­rage fil­trant à l’entrée du par­king pour conti­nuer la dif­fu­sion de tracts. Soutien au poing levé ou vitres fer­mées, les clients n’ont pas fait demi-tour pour autant.

 
Limoges : blocage d'un hypermarché Carrefour en protestation contre le travail les jours fériés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

FR3, 11/11/10

Des manifestants ont bloqué ce matin l'accès de l'hypermarché Carrefour Boisseuil à Limoges.

Entre 8h et midi, une centaine de manifestants - des travailleurs et quelques étudiants en Lettres - a bloqué les rond-points d'accès au Carrefour Boisseuil, ouvert toute la matinée en ce jour férié.

Une action coup de poing pour protester contre le travail les jours fériés, mais aussi contre la réforme des retraites.

 

 
Blocage d'un hypermarché ouvert jeudi à Montauban Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Boursorama AFP, 11/11/10

Une centaine de syndicalistes ont bloqué jeudi matin deux des trois entrées d'un hypermarché Auchan de Montauban ouvert jeudi pour protester contre l'ouverture des magasins le dimanche et les jours fériés et contre la réforme des retraites, a constaté un correspondant de l'AFP.

Réunis en intersyndicale, les manifestants devaient se disperser en fin de matinée, selon un responsable FO, Michel Coulon.

Malgré l'action syndicale devant les deux accès principaux, les clients de la grande surface pouvaient aller faire leurs achats en passant par une autre entrée, d'autres rebroussaient toutefois chemin croyant le magasin inaccessible.

Les autres hypermarchés de l'agglomération de Montauban étaient fermés jeudi.

 
La CFTC Vivarte prête à renoncer au paiement des astreintes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Communiqués de presse CFTC 9/11/0

Le syndicat CFTC des salariés Groupe VIVARTE, est prêt à renoncer à demander la liquidation de l'astreinte sur les magasins ouverts illégalement le dimanche.

En effet, la Société COMPAGNIE EUROPÉENNE DE LA CHAUSSURE (HALLE AUX CHAUSSURES, CHAUSSLAND) a été condamné le 26 octobre par le Tribunal de Grande Instance de Pontoise pour ouverture illégale de ses magasins le dimanche à 20 000 € d'astreinte par dimanche et par établissement ouvert illégalement.

Décision applicable dès le dimanche 31 octobre 2010, or, le syndicat et après vérification à compter plus de 45 infractions sur ces deux derniers dimanches soit plus de 900 000 € d'astreinte que le syndicat est prêt à ne pas demander en contrepartie de l'ouverture d'une négociation sur l'indemnisation des salariés employés illégalement le dimanche, ainsi que de la remise à plat de l'accord d'entreprise sur le recours au travail le dimanche.

Le syndicat a notifié cette demande par courrier recommandé le 5 novembre 2010, et laisse une dizaine de jours à l'entreprise pour prendre sa décision. Faute d'une décision favorable le syndicat sera légitime a non seulement demandé la liquidation de l'astreinte, mais également de déposer une plainte au pénal devant Monsieur le procureur de la république.

Pour le Syndicat CFTC des Salariés VIVARTE, il est particulièrement important que la loi soit respectée et que les salariés employés illégalement le dimanche bénéficient d'une juste compensation.

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Contact : Eric SCHERRER porte-parole pour le syndicat 06 62 46 25 43 -
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Michel PEYRAGA Secrétaire Général du syndicat 06 26 58 09 97 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 
Fini l'ouverture dominicale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

C'est une SPLENDIDE VICTOIRE, que nous saluons à la Réole !

Dans cette ville, un collectif citoyen a réussi à mettre en place une solution de bon sens, en trouvant un accord de bon sens entre les deux enseignes de la grande distribution qui, pour des raisons évidentes de concurrence, voulaient ouvrir le dimanche. Après entente, elles seront fermées toutes les deux, tout simplement.

Voilà où même la loi Mallié : là où le Gouvernement ne trouve comme solution que de légaliser des pratiques illégales, au détriment des salariés et du commerce traditionnel particulièrement, il faut que des citoyens, bénévolement, se mobilisent, et travaillent à trouver une vraie solution, respectueuse à la fois des salariés, mais aussi des intérêts légitimes des enseignes.

Une fois de plus, le travail et la détermination - paisible - payent.

Si les citoyens font le travail du gouvernement, à quoi sert le gouvernement ? Si le Docteur Mallié avait un quelconque sens de l'élégance, nous sommes certains qu'il n'hésiterait pas à reverser une part de son traitement de député à Monsieur Marty, le respnsable de ce collectif.

Sud-Ouest, 2/11/10

La ville de La Réole est décidément bien particulière. Particulière, elle l'est par son histoire et le patrimoine architectural qui en découle. Mais, elle l'est également pour l'engagement de ses habitants et de ceux du canton. Pour rappel : tout a commencé lorsque le PDG de l'hypermarché Intermarché a décidé d'ouvrir les portes de son magasin le dimanche matin afin d'anticiper la perte prévue de 5 à 15 % de chiffre d'affaires liée à l'arrivée prochaine d'un magasin Leader Price sur la même zone commerciale.

Un collectif citoyen s'est alors créé, emmené par Bruno Marty, qui est également adjoint aux écoles de la ville de La Réole, mais qui a décidé de se mobiliser en dehors de son mandat d'élu, motivé par « une certaine idée de l'avenir du territoire ».

Après deux dimanches lors desquels une centaine de manifestants se sont regroupés dans le calme devant les portes du magasin, une réunion s'est organisée au sein de la mairie de La Réole.

Autour des élus du canton, des commerçants et du collectif citoyen, les représentants de Leader Price et de Netto se sont retrouvés. Tous se sont entendus sur une position commune : si Intermarché n'ouvre pas le dimanche, les autres enseignes respecteront elles aussi la pause dominicale.

Jusqu'au 21 novembre inclus

Restait donc à convaincre Philippe Dezon, PDG d'Intermarché, qui avait jusque-là opposé une fin de non-recevoir à toutes les propositions. Ce fut chose faite vendredi, après une longue discussion avec Bruno Marty.

Le maire de La Réole, Bernard Castagnet, a alors prévenu Philippe Guitton, le directeur général groupe Lafi enseigne Leader Price, qui a accepté les termes de l'entente. Intermarché, ayant embauché pour l'ouverture dominicale des étudiants, pourra rester ouvert jusqu'au dimanche 21 novembre inclus.

Après cette date, et à l'exception des dimanches précédant les fêtes de fin d'année, les portes des enseignes de la grande distribution resteront fermées.

Philippe Guitton a remarqué l'attitude du « collectif citoyen très volontaire dans sa démarche » et a tenu à souligner que malgré l'ouverture prévue pour le mercredi 10 novembre du nouveau magasin Leader Price, il respectera la pause dominicale les 14 et 21 novembre alors même qu'Intermarché restera ouvert.

Les habitants du Réolais ont donc réussi là où beaucoup d'autres ont échoué. Ils se sont réunis, loin de toute revendication politique, pour préserver leur territoire et leur qualité de vie, encore une particularité de ce canton du Sud-Gironde.

 
Syndicaliste blessé : la direction de Saturn contre-attaque Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Rennes Mensuel, 4/11/01

Lundi 1er novembre, une manifestation pour protester contre l'ouverture de Saturn un jour férié a dégénéré. Des syndicalistes ont porté plainte. Ce jeudi, l'enseigne dépose plainte contre X pour violences sur trois membres de son personnel. Saturn brandit la vidéosurveillance pour soutenir sa version.

Coup de théâtre dans l'affaire qui oppose Saturn à des syndicalistes venus manifester contre l'ouverture du magasin, ce lundi 1er novembre. La direction de Saturn conteste la version des syndicalistes selon laquelle les vigiles auraient "provoqué des affrontements jusqu’à blesser légèrement un manifestant". Dans un communiqué de presse envoyé ce jeudi, le directeur du magasin, Olivier Hervieu, explique que "le service de sécurité n’a fait que barrer l’accès du magasin aux manifestants qui tentaient de s’y introduire de force. Les vigiles ont géré la situation avec le plus grand professionnalisme, sans répondre aux insultes et aux coups qui leur ont été portés".

Le patron de Saturn Rennes ajoute : "Trois d’entre eux ont été blessés dans ces événements et ont eu, pour un agent deux jours d’interruption totale de travail (ITT), pour l’autre, un jour." L’enseigne affirme avoir déposé une plainte contre X ce jeudi concernant ces violences présumées. Pour Olivier Hervieu la vidéosurveillance permet de soutenir sa version des faits : "On voit très clairement les manifestants tenter de pénétrer dans le magasin. Il y a un mouvement de foule. C'est à ce moment que mes hommes se font agresser".

POLÉMIQUE AUTOUR DU TRAVAIL LES JOURS FÉRIÉS

Voilà qui tranche radicalement avec la version des syndicalistes. La CFDT avait dénoncé une attitude agressive des vigiles de Saturn, dont l'un d'entre eux aurait asséné un coup de poing à un militant. Les faits se sont déroulés lundi 1ernovembre lors d'une manifestation visant à protester contre l'ouverture du magasin un jour férié.

Honoré Puil, élu rennais en charge du commerce, avait critiqué l'ouverture de Saturn alors que l'ensemble des autres magasins de l'agglomération devaient baisser leur rideau, comme le stipule l'accord signé avec Rennes Métropole. La direction de Saturn Rennes précise à ce sujet que "l’ensemble des salariés présents le 1er novembre ont été volontaires. La majorité a été payée double, d’autres ont préféré récupérer les heures travaillées."

 
Saturn : deux plaintes déposées suite à une bousculade Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le Mensuel de Rennes, 2/11/10

Hier, lundi, alors qu'il manifestait contre l'ouverture du magasin Saturn. Noël Carbon, syndicaliste de la CFDT, a été frappé au visage par un vigile. Deux plaintes vont être déposées dans les jours qui viennent.

Hier matin, jour de Toussaint, Noël Carbon, militant CFDT, était l'un des 80 manifestants présents pour protester contre l'ouverture du magasin Saturn. Arrivés à 10 h 30,  les militants de l'intersyndicale et une poignée d'élus étaient attendus par six vigiles à l'entrée du magasin. Après quelques échanges houleux, une bousculade est survenue. "J'ai alors perdu mes lunettes, précise Noël Carbon. Je me suis baissé pour les reprendre puisqu'elles avaient glissé à l'intérieur du magasin", poursuit le syndicaliste. "C'est alors que j'ai reçu un coup de poing au niveau du front."

Pour Jacques Bouilly, secrétaire général de la CFDT 35, présent lors de la bousculade : "Le directeur de l'enseigne s'est obstiné. Il n'y a eu aucune volonté de dialoguer. Mettre six vigiles à l'entrée était déjà un signe de provocation de la part de la direction." 

DEUX PLAINTES DÉPOSÉES PROCHAINEMENT

Le secrétaire général de la CFDT locale remarque : "C'est la première fois que je vois ça à Rennes. Nous avons l'habitude de faire un tour dans le magasin et de partir". Une note de l'intersyndicale précise "la consigne de ne s'attaquer ni aux personnes, ni aux biens", indique Jacques Bouilly.

Deux plaintes vont être déposées dans les jours qui viennent : "l'une de la part de Noël Carbon contre le vigile qui l'a agressé, explique le secrétaire général. L'autre le sera au nom de l'union départementale de la CFDT à l'encontre de la direction de Saturn. La responsabilité revient aux dirigeants du commerce qui ont certainement donné des consignes aux vigiles".

Contactée, la direction du magasin n'a pas souhaité s'exprimer.

 
Manifestation houleuse, hier, devant Saturn Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Ouest France, 2/11/10 Nathalie FLOCHLAY.

Les vigiles ont repoussé les manifestants qui protestaient contre l'ouverture un jour férié. Un syndicaliste a été blessé.

La polémique

Hier matin, le magasin Saturn était le seul à être ouvert dans le centre commercial de la Visitation. Un choix très contesté en ce jour de Toussaint. 80 personnes dont des syndicalistes et une poignée d'élus de Rennes Métropole ont manifesté devant l'enseigne de hi-fi et électroménager pour protester contre « cette ouverture sauvage ».

Dans le Pays de Rennes, un protocole autorise trois ouvertures exceptionnelles : le 8 mai, le 11 novembre et un dimanche avant Noël. « Si un commerce ne joue pas le jeu, c'est l'engrenage. Les autres risquent aussi de s'y mettre », explique Honoré Puil, conseiller municipal et vice-président de Rennes Métropole en charge de l'urbanisme commercial. Selon l'élu, le Pays de Rennes compte environ 5 000 enseignes, « trois d'entre elles (1)posent problème ».

Des points de suture

Hier matin, il n'y avait pas foule dans la galerie de la Visitation. On croisait quelques promeneurs, mais peu de clients avec des achats sous le bras. Les manifestants ont tenté d'entrer dans le magasin Saturn « pour faire du bruit et rencontrer la direction, précise Daniel Simonneau, de la CFDT des services 35, pas pour casser ».

Réaction musclée des vigiles qui les ont repoussés sans ménagement. S'en est suivie une bousculade. Un militant de la CFDT qui portait une chasuble fluo a pris un coup. Il avait le visage en sang. « Il a une coupure à la tête qui nécessite des points de suture. Rien de grave », rassure Jacques Bouilly, secrétaire général de la CFDT. « C'est dramatique d'en arriver à une telle violence, dénonce Daniel Simonneau. Nous donnerons suite à cette affaire. »

Après cet incident, Honoré Puil, au nom de la Ville de Rennes, a dénoncé « l'attitude agressive de la direction locale de Saturn qui a décidé de faire molester par ses vigiles des militants ». La Ville regrette « une nouvelle fois le cavalier seul de cette enseigne qui refuse de s'inscrire dans un dialogue social constructif sur la fermeture des commerces les dimanches et jours fériés ».

Contactée, la direction locale de Saturn n'a pas souhaité s'exprimer.

(1) Saturn, Alinéa et Intermarché.

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS