Accueil arrow Les news arrow La Résistance
Plan du site | Rechercher | Contact | Qui sommes nous | Liens
La Résistance
Résistance face au travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La Croix, 05/05/2011

  • Malgré la libéralisation de la législation, l’essor du commerce dominical n’a pas été spectaculaire.
  • En tout, 30 périmètres d’usage de consommation exceptionnel (Puce) et huit nouvelles communes touristiques ont été autorisés.
  • De nombreuses résistances se sont organisées pour limiter l’extension du travail du dimanche.

On les appelle les « guerrières du dimanche ». À la fin de cette semaine, ce sera le 81e dimanche consécutif que Corinne Pointet et cinq de ses collègues de La Réole, en Gironde, crient haut et fort leur refus de travailler ce jour-là. 

En se mettant en grève quand leur employeur, Ed, qui ouvre le dimanche matin depuis octobre 2009, les inscrit sur le planning, ou en manifestant devant le parking du magasin. « Je travaille déjà le samedi. Le dimanche est le seul jour où on peut programmer des activités en famille », explique cette déléguée CGT, également présidente du comité des fêtes de sa commune. Le 14 avril dernier, la cour d’appel a débouté Ed en estimant que cette occupation n’empêchait pas la fréquentation du magasin. 

Mais, reprend Corinne Pointet, « ça ne change rien, on continue. Jusqu’en 2012 ou plus, s’il le faut. Nous, ce qu’on veut, c’est changer la loi pour garantir le volontariat de tous les salariés présents ce jour chômé. »

CONVAINCRE LES SUPERMARCHÉS DE RENONCER

 À La Réole, la détermination a pris la forme du « village gaulois », plaisante Bruno Marty. À 38 ans, ce professeur de mathématiques, également élu de la commune, peut être content. Au centre d’une mobilisation citoyenne rejointe par les élus et les syndicats, il a convaincu en moins de six mois deux supérettes de renoncer à leur ouverture dominicale.

« Chez nous, explique-t-il, beaucoup de petits commerces accueillent des clients ce jour-là. Si les grandes surfaces s’y mettent, c’est fini pour eux. » Alors quand, en octobre, l’Intermarché du coin tente l’ouverture, 4 800 tracts sont distribués dans les boîtes à lettres.

LE RETOUR AUX RÉSISTANCES

100, puis 200 personnes se rassemblent le dimanche devant le magasin, convainquant l’enseigne de renoncer. Le scénario se répète en avril avec Leader Price : là, ce sont 200, puis 330 personnes, qui manifestent devant la supérette, laquelle décide à son tour de se replier sur la semaine.

« Alors qu’il y a deux ou trois ans, les mentalités étaient devenues un peu fatalistes, on assiste à un retour des résistances », affirme Jean Dionnot, président du Collectif des amis du dimanche.

« En 2010 on a observé, notamment à Paris, une multiplication des ouvertures de supérettes, en particulier des ouvertures illégales le dimanche après-midi », explique Éric Scherrer, secrétaire général du syndicat Seci-CFTC. Mais on a attaqué en intersyndicale une quarantaine de supérettes devant la justice et on s’apprête à recommencer, ça calme un peu les choses. »

UNE DÉROGATION POUR LES MAGASINS DE MEUBLES

L’inspection du travail, de son côté, a produit 74 procès-verbaux d’infractions en 2010, dont sept ont déjà abouti à des condamnations à verser des astreintes.

Reste que plusieurs libéralisations de la législation ont bien eu lieu, ouvrant la brèche à l’extension légale du travail dominical pour de nombreux salariés du commerce. La première est intervenue avec l’amendement Debré, du nom de la sénatrice UMP qui a introduit dans la loi Chatel du 3 janvier 2008 une mesure permettant à tous les commerces de meubles d’ouvrir tous les dimanches. 

Mesure qui avait provoqué un tollé. Mais, explique-t-on chez Ikea, « seuls nos magasins de la région parisienne le font. En province, nous ouvrons entre trois et dix dimanches par an, si un accord est signé. Et il y a des régions, comme la Bretagne, où nous restons fermés. »

Quant à la fameuse loi Mallié du 10 août 2009, qui autorise désormais ce travail dominical dans tous les établissements des zones touristiques, au lieu des seuls commerces de loisirs auparavant, et dans les « périmètres d’usage de consommation exceptionnel » (Puce), elle ne semble pas avoir abouti à une forte augmentation des travailleurs réquisitionnés ce jour-là. 

DES ÉVOLUTIONS BIENTÔT LISTÉES DANS UN RAPPORT

Si le comité parlementaire chargé de tirer le bilan de la loi, présidé par Pierre Méhaignerie – député UMP à la tête de la commission des affaires sociales à l’Assemblée – ne rendra pas son rapport avant l’été, la Direction générale du travail (DGT), elle, a déjà une comptabilité précise des évolutions.

Selon les derniers chiffres officiels du ministère du travail, en 2009, avant la loi, près de 28 % des salariés travaillaient le dimanche, dont 12 % de façon habituelle. 

Depuis, « trente Puce ont été créés, essentiellement en région parisienne, ce qui représente entre 10 000 et 15 000 salariés supplémentaires, 15 demandes ont été rejetées et une vingtaine de dossiers sont en instance », explique-t-on à la DGT. « Les préfets ont été assez sages pour refuser toute création là où il n’existait pas d’habitude de consommation avant la loi », se félicite le député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié, auteur du texte. 

« Ils ont légalisé tous ceux qui, avant, étaient dans l’illégalité. Le centre commercial Thiais Village (Val-de-Marne) par exemple, qui ouvrait alors qu’il n’en avait pas le droit, a eu un Puce, tandis que Belle Épine, qui respectait la loi, n’en a pas eu, confirme le syndicaliste Éric Scherrer. En revanche, des Puce se sont créés juste sur le périmètre d’un magasin Leroy Merlin. »

 « UNE VRAIE GUÉRILLA JURIDIQUE »

De fait, nombre de ces nouveaux Puce font face à une vraie guérilla juridique, orchestrée en particulier par la CFTC et Force ouvrière. Me Vincent Lecourt, avocat de FO, s’occupe d’une cinquantaine de contentieux liés à l’ouverture dominicale. 

« J’ai attaqué tous les Puces du Val-d’Oise et d’autres, comme celui de Family Village à Aubergenville (Yvelines), commune qui n’appartient pas aux communes définies par la loi. »

Quant aux zones touristiques, où l’extension à tous les établissements de la possibilité du travail dominical « peut potentiellement concerner 200 000 nouvelles personnes » selon la DGT, huit nouvelles communes ont bénéficié d’un classement. Et cinq autres municipalités se sont vu accorder de nouvelles zones.

DES INTERROGATIONS SUR « L’ÉLARGISSEMENT PROGRESSIF DES DÉROGATIONS »

Au total, on compte désormais 575 communes touristiques et 39 communes ayant une ou plusieurs zones touristiques. Mais à Paris, où la Chambre de commerce avait plaidé pour une très large extension des sept zones touristiques existantes, la mairie a opté en juin 2010 pour le statu quo, calmant les ardeurs des militants du septième jour travaillé.

Pour autant, le match n’est pas clos. En avril 2010, la Commission des experts de l’Organisation internationale du travail, saisie par Force ouvrière, a épinglé la France, s’interrogeant sur « l’élargissement progressif des dérogations autorisées » et demandant au gouvernement de « spécifier de quelle manière est assurée l’existence d’un minimum de garanties pour les travailleurs employés le dimanche en termes de volontariat et de contreparties ». 

Une question qui, selon certaines sources, pourrait bien être examinée de près lors de la 100e session de la Conférence internationale du travail, organisée en juin prochain.

NATHALIE BIRCHEM

Avec cet article

 
MONTRÉAL-la-cluse.Une pétition contre le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le Progrès, 7/5/11

À compter du 15 mai, le magasin Carrefour Market sera ouvert le dimanche matin. Une décision pas vraiment du goût des syndicats.

 

 
Des grévistes à Auchan Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le Phare Dunkerquois, 06/05/2011

Quelques dizaines de grévistes s'étaient rassemblées ce vendredi devant les caisses de l'hypermarché Auchan de Grande-Synthe.

La fréquentation par la clientèle n'a guère été troublée par ce conflit social limité (l'hyper compte près de 600 salariés). La déléguée syndicale CGT, Claudine Coutin, pointait avant tout, en cette avant-veille du 8 mai, férié, un dimanche cette année, où la grande surface ouvre, le mode de rémunération et de récupération de ce jour travaillé : "si on ne nous comptabilise plus en heures supplémentaires notre travail du dimanche, on évalue notre perte à près de 100 euros !". Le directeur de l'hypermarché grand-synthois, Hammuel Wissocq, pointe le respect de la loi : la majoration de 150 % des heures travaillées le dimanche (Ndlr. une loi récente impulsée par Nicolas Sarkozy), le volontariat, et un décompte d'heures supplémentaires si effectivement le niveau d'activités l'impose, comme c'est souvent le cas lors de la période de fin d'année. Le responsable tempère en rappelant les "16 mois de salaire versés en 2010, primes incluses".

 
Le pavillon violet flottera-t-il sur la ville ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Sud Ouest, 3/3/11

Le collectif saintais pour le repos dominical souhaite que la Ville affiche ce signe de ralliement à sa cause et signe sa charte. Ce qui est loin d'être gagné.

Verra t-on un jour un drapeau violet flotter sur le toit de l'Hôtel de ville, siglé « respect du repos dominical » ? C'est ce que souhaiterait un collectif saintais, du moins pour l'idée du pavillon. « Si après, le maire veut un tout petit fanion pour mettre sur son bureau ou dans le hall d'accueil de la mairie, nous ne sommes pas contre. C'est surtout pour le symbole », précise Philippe Debert, bénévole de l'association Défis, qui vient en aide aux chômeurs.

Les membres du collectif pour le repos dominical, qui réunit des associations, des syndicats et des partis politiques, ont également demandé au maire PS de Saintes, Jean Rouger, que leur charte, qui condamne l'extension du travail le dimanche, soit adoptée en conseil municipal.

« Nous avons été reçus plusieurs fois à la mairie, indique Alain Coudin, le secrétaire de l'union locale CGT. On nous a laissé entendre que nos demandes allaient être prises en compte, mais cela fait plusieurs mois et nous ne voyons rien venir. Nous avons juste reçu une réponse écrite du maire qui ne nous convient pas (lire par ailleurs). »

Or, le collectif veut faire de Saintes « une ville pilote » pour lancer cette sorte de label identifiable par un pavillon violet et la signature d'une charte. « Un maire socialiste est à la tête de la ville et ici, les autorisations d'ouvertures dominicales sont exceptionnelles. Les élus sont en phase avec nos idées. Tout est donc réuni pour que Jean Rouger accepte. On ne comprend pas », avoue Agnès Peré, secrétaire de l'union locale CFDT.

Le maire d'accord sur le fond

Le collectif a également contacté les mairies de Cognac, Rochefort, Saint-Georges-des-Coteaux et Châteaubernard. Aujourd'hui, seule cette dernière commune charentaise, dirigée par le maire Modem Daniel Boyer, a signé la charte.

« On sait que si Saintes franchit le pas, les autres suivront. On veut lancer un mouvement national, insiste Alain Coudin. Jean Rouger était sur le point de dire oui. On était prêt à organiser la remise du drapeau violet en grande pompe. On est déçu… »

Philippe Debert, lui, se sent un peu trahi. « On a aidé l'équipe actuelle de la majorité de gauche à coller les affiches pendant la campagne municipale de 2008 », rappelle t-il. Sans doute attendait-il un petit retour d'ascenseur ? Toujours est-il que sur le fond, les élus saintais rejoignent les idées du collectif.

Reste la forme. « Il y a déjà beaucoup de labels sur la ville. Ne noyons pas le message que le collectif veut faire passer. Il n'y a aucune ambiguïté sur notre opposition à l'extension du travail le dimanche, mais de là à le signifier par un drapeau violet. À ce jour, ce n'est pas d'actualité », confie Paul Durand, le directeur de cabinet du maire.

Le violet est « neutre »

Mais, à propos, pourquoi un drapeau violet ? « Cette couleur n'a pas encore été prise. Elle est politiquement neutre. Ce n'est ni le rouge du PS, qui a participé à la rédaction de notre charte, ni le bleu de l'UMP », constate Alain Coudin. En absence d'accord de la ville de Saintes, lui et les autres membres du collectif envisagent de faire tourner une pétition qui sera adressée au maire.

« Le dimanche ne doit pas devenir un jour de la semaine comme les autres. Si tout le monde se met à bosser, que vont devenir les événements familiaux, sportifs, religieux et culturels ? C'est un jour consacré à la famille et aux activités. Dans un futur très proche, si on laisse faire, les ouvertures risquent de se généraliser. Certes, certaines professions ont l'obligation d'ouvrir, comme les boulangers, mais il ne faut pas que cela se généralise à d'autres professions qui n'en éprouvent pas le besoin », fait remarquer le secrétaire de l'Union locale CGT.

Le débat est donc loin d'être clos.

 
Mordelles : Le conseil contre l'ouverture des grands magasins le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Ouest France, 8/12/10

Lundi soir, lors du dernier conseil municipal, les élus se sont exprimés sur l'ouverture des commerces le dimanche.

Après la polémique soulevée sur les communes proches de Mordelles quant à l'ouverture de grandes enseignes, le conseil a marqué son opposition à la généralisation du travail du dimanche dans le commerce.

Depuis 1996, la charte d'urbanisme commercial du Pays de Rennes comporte un volet dialogue social comprenant trois aspects : le suivi qualitatif et quantitatif de l'emploi dans le commerce, le développement du dialogue social dans les entreprises du commerce et de l'artisanat, la régulation de l'ouverture du commerce les dimanches et jours fériés.

« Les discussions relatives à la régulation de l'ouverture des commerces les dimanches et jours fériés donnent lieu, chaque année, à des échanges fructueux entre les partenaires sociaux qui démontrent leur attachement au principe de repos dominical » indique Armelle Billard, adjointe au commerce et à l'artisanat.

Contre l'ouverture le dimanche

Les partenaires sociaux s'inscrivent également dans une démarche d'égalité des entreprises, de préservation des intérêts des diverses formes de commerce et de satisfaction des consommateurs. « Le problème que nous soulevons ici se pose pour les commerces de plus de 700 m 2 » ajoute le maire.

Annuellement, des protocoles d'accords sont signés pour réguler l'ouverture des concessionnaires automobiles d'une part, mais aussi l'ouverture des commerces alimentaires ou non-alimentaires les dimanches et jours fériés.

« Sur Mordelles, notre supermarché n'est pas pour l'ouverture le dimanche et c'est très bien » indique Armelle Billard.

Depuis quelques mois, certains acteurs du commerce n'entendent plus s'inscrire dans une démarche de concertation : deux supermarchés du Pays de Rennes (Casino au Rheu et Intermarché à La Mézière) viennent de prendre l'initiative d'ouvrir le dimanche matin.

Souhaitant préserver l'activité des commerces de proximité le dimanche les élus ont largement marqué leur désapprobation à l'ouverture des grandes enseignes ce jour-là : « Il faut laisser les petits commerces faire leur chiffre le dimanche, ajoute les élus. L'ouverture des jours fériés est étroitement réglementée et est établie sur concertation. Il ne faut pas que l'équilibre soit rompu. Ouvrir ou pas le dimanche c'est vraiment faire un choix de vie sociale ».

 
La lutte contre le travail du dimanche s'étend à Casino - Le Rheu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Ouest-France / lundi 29-11-2010

Hier dimanche matin, il fallait prendre son mal en patience pour accéder au parking du supermarché Casino, aux Landes d'Apigné. Un face à face était engagé avec d'un côté les élus du pays de Rennes, du pays du Val d'Ille et les délégations syndicales, d'un autre Jonathan Joachim, directeur du supermarché, bien seul pour argumenter la politique nationale du groupe Casino.

« Chacun défend son point de vue. Nous respectons la loi et nos salariés. Si nous ouvrons le dimanche matin, c'est toujours sur la base du volontariat. Le temps de travail et payé en heures supplémentaires et majoré de 25 % », explique le directeur.

Négociations rompues pour l'extension aux Acquêts

Un raisonnement que confirme une salariée venue manifester, mais qui exprime l'inquiétude de certains de ces collègues. « Nous avons un accord avec M. Joachim. Si demain il quitte Le Rheu pour rejoindre un autre magasin de l'enseigne, cet accord serait caduc. »

Pour Jean-Luc Chenut, maire du Rheu, et l'ensemble de ses collègues, cette ouverture « sauvage » remet en cause l'équilibre pérennisé depuis 1996 dans le cadre de la charte d'urbanisme commercial du Pays de Rennes.

« Chaque année, sous l'égide de Rennes Métropole, les discussions relatives à la régulation de l'ouverture des commerces les dimanches et jours fériés donnent lieu à des échanges fructueux entre les partenaires sociaux qui démontrent leur attachement au principe du repos dominical, indique le maire du Rheu. Depuis le mois de février, la direction du magasin des Landes d'Apigné a choisi, sans concertation ni information préalable de la municipalité, de ne plus s'inscrire dans cette démarche. »

De fait, la municipalité a pris la décision de rompre les échanges qui auraient dû permettre au supermarché de rejoindre la future Zac des Acquêts en augmentant sa surface et du même coup sa viabilité.

« A la rentrée, le groupe Casino a formulé des conditions inacceptables. Le groupe établissait comme préalable à la fermeture du dimanche que soient obtenus les autorisations administratives permettant l'implantation aux Acquêts. Compte tenu des délais incompressibles, cela revenait à entériner, de facto, et pour au moins deux ans le dispositif actuel. »

Côté syndical, les slogans font état de régression sociale : « Tout cela pour une recherche illusoire d'un profit maximum. Nous ne pouvons pas laisser ces magasins casser les efforts engagés sur le dialogue social par l'ensemble des acteurs du commerce », indique Gilles Graal, au nom de la CGT.

 
FO demande l'abrogation de la loi Mallié Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

FECFO, 26/11/2010

Extrait de la Résolution du CCN de la FEC FO du 24 et 25 novembre 2010

Le Conseil National exige l’abrogation de la Loi du 10 août 2009 qui banalise et étend le travail dominical en légalisant des comportements délictueux que Force Ouvrière a fait condamner par les tribunaux.

Il se félicite que la Fédération poursuive avec succès les actions entreprises et confirme le mandat donné à la FEC pour préserver le repos dominical des salariés, notamment dans le cadre de l’action qu'il convient de mener conjointement avec la FGTA sur le périmètre du commerce alimentaire, où de nombreuses enseignes commencent à ouvrir en toute illégalité les dimanches après-midi, espérant mettre le législateur et les salariés devant le fait accompli.

Il appelle l’ensemble de ses structures syndicales à user de tous les moyens à leur disposition pour empêcher la généralisation du travail dominical.

Le Conseil National condamne les ouvertures anticipées et les fermetures retardées dans tous les secteurs de la FEC entraînant des amplitudes horaires inacceptables pour des salariés souvent précaires.

Affirmant que l’extension de la précarité n’est pas due à la fatalité mais est la résultante de la politique suivie, le Conseil National condamne le recours abusif aux CDD, à l’intérim et au temps de travail partiel imposé, au travail des jours fériés. Plus particulièrement, il dénonce les politiques patronales et gouvernementales en direction des femmes et des jeunes qui visent à faire du CDI l'exception et du CDD la règle.

Enfin, il rappelle que chaque travailleur a droit à un vrai emploi et un vrai salaire.

De ce fait, il revendique les jours fériés payés et chômés, l’instauration de pénalités financières pour les entreprises qui ont massivement recours aux formes d’emplois précaires et aux stagiaires, alors que les mesures gouvernementales, prises jusqu’à présent vont, au contraire, dans le sens des exonérations de charges qui concourent à l’abaissement du coût du travail. Ainsi l’augmentation des marges des entreprises se fait sur le dos des salariés les plus précaires.

 
Travail dominical (Paris) : huit supérettes sur la sellette Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le Parisien, Cécile Beaulieu, 26/11/10

Huit magasins d’alimentation vont affronter les syndicats du commerce devant le tribunal sur l’ouverture illégale le dimanche à Paris.C’est une première.

D’un côté de la barre, les syndicats du commerce, de l’autre, les enseignes alimentaires… et, sur la table des débats, l’épineux problème du travail dominical. Pour la première fois à Paris, une action collective est intentée en justice contre huit supérettes soupçonnées de ne pas respecter la législation.

Les avocats de Monop’, Franprix, G20, Carrefour City et Spar ont affronté hier matin, pour un premier round, le Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris (Clic-P), composé des syndicats CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO et SUD, tous bien décidés à mettre un coup fatal à l’extension du travail dominical dans la capitale. Avant l’audience, fixée au 20 janvier, chacun est invité par la présidente de la première chambre civile à réunir ses arguments… qui ne manquent pas : « Nous avons constaté la violation régulière et récurrente du droit au repos dominical des salariés du commerce alimentaire. En ouvrant le dimanche au-delà de 13 heures et le lundi, elles bafouent la réglementation en vigueur, soutient l’avocat de Clic-P, et portent préjudice à l’intérêt collectif des salariés. » Les syndicats et leur conseil s’insurgent par ailleurs de voir régulièrement violé l’arrêté préfectoral de 1990 qui prévoit un jour de fermeture, destiné notamment à réguler la concurrence dans le secteur alimentaire.
De l’autre côté, l’argument est balayé d’un revers de main : « L’arrêté de 1990 est complètement obsolète, s’agace l’avocate de Franprix. Et puis, nous sommes en pleine discrimination : des centaines de commerces sont ouverts à Paris le dimanche. Chacun le sait. » Sur cet épineux débat, le Clic-P est formel : « Il est évidemment impossible de traquer toutes les ouvertures illégales sur un territoire comme Paris. Nous agissons au coup par coup et la police aussi : elle multiplie les rappels à l’ordre, contraint les commerçants à fermer leurs portes, mais ils rouvrent en général discrètement dès que possible. Pour les employés, c’est catastrophique : ils ne touchent pas de prime spécifique et doivent renoncer à leur vie de famille. » Bien décidés à mettre le débat sur la place publique et à rendre aux salariés du dimanche leur liberté, les plaignants entendent toucher « au portefeuille » les commerçants récalcitrants en demandant une astreinte de 10000 € par infraction et par établissement.
En septembre dernier, la justice avait commencé à s’intéresser au problème, en condamnant à des amendes deux supérettes G20 et Shopi du Marais pointées par l’inspection du travail pour avoir ouvert illégalement le dimanche après-midi.

 
Les élus opposés à l'ouverture dominicale du Casino - Le Rheu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Ouest France, 17/11/10

L'ouverture, chaque dimanche, du supermarché Casino situé dans la Zac du Chêne-vert, aux Landes d'Apigné, n'en finit pas de faire polémique. Lundi soir, le conseil municipal a décidé à l'unanimité de « manifester collectivement » sa volonté de voir respecter le repos dominical.

L'ouverture le dimanche des grandes surfaces est rendue possible par le code du travail. « Mais jusqu'ici, cette ouverture n'avait pas cours sur le territoire métropolitain grâce aux protocoles qui s'y sont succédé et ont su garantir le repos des salariés », souligne le maire, Jean-Luc Chenut. Du coup, l'édile a mis fin aux discussions avec l'enseigne, qui souhaitait s'implanter en entrée de ville, dans le quartier des Acquêts. « Depuis, la commune a entamé des discussions avec d'autres sociétés » annonçait lundi Jean-Luc Chenut. Carrefour et Système U sont notamment sur les rangs.

Plus surprenant, Intermarché, au coeur d'une polémique similaire à La Mézière, où l'un des magasins de l'enseigne est ouvert le dimanche matin, s'est également positionné. Dans la commune du Val d'Ille, plusieurs élus se sont mobilisés, le week-end dernier, pour protester contre l'ouverture de la grande surface.

Lundi soir, Jean-Luc Chenut a affirmé que les élus du Rheu n'hésiteraient pas à manifester « avec force », eux aussi, leur désapprobation.

Absent, hier, le directeur du Casino des Landes d'Apigné n'a pas pu répondre à nos questions.

Sylvain MORVAN.

 
Manifestation contre le travail du dimanche, ce 21 novembre 2010 à Paris Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Ouvertures dominicales illégales de supérettes parisiennes : Le CLIC-P dit stop !

Communiqué de Presse

Le 18 novembre 2010

Le Comité de Liaison Intersyndical du Commerce de Paris (CLIC-P), composé des organisations syndicales parisiennes du commerce CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO et SUD, crée en mars 2010, poursuit son action résolue contre, entre autre, l'extension du travail dominical dans la capitale.

Ainsi, jeudi 25 novembre prochain, plusieurs supérettes parisiennes de différentes enseignes (CARREFOUR CITY, FRANPRIX, G20, MONOP' et SPAR), ouvertes illégalement chaque dimanche après-midi, sont assignées à comparaître devant la 1ère chambre du TGI à 10 h au Palais de Justice (M° Cité) pour que cessent, sous peine d'astreinte, ces ouvertures.

Par cette action, notre comité est déterminé à ce que les salariés de ces magasins puissent bénéficier de leur repos dominical et hebdomadaire et à ce que ces dérives n'aient pas, demain, force de loi.

Nous présenterons notre action en détail à l'occasion d'un rassemblement prévu dimanche 21 novembre à 13 h devant le magasin FRANPRIX du 3 rue de Meaux Paris 19ème (M° Colonel Fabien), ouvert tout aussi illégalement.

Contacts :
CFDT : Alexandre Torgomian 06.60.27.81.24
CFTC : Eric Scherrer 06.62.46.25.43
CGC : Jacques Biancotto 06.08.05.55.03
CGT : Karl Ghazi 06.81.36.04.59
FO : Brice Bellon 06.12.42.81.49
SUD : Laurent Degousée 06.78.53.35.77

 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivante > Fin >>

Résultats 61 - 70 sur 266

Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS