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La Résistance
L’association pour la Fondation de Service politique participe au lancement de l’Alliance européenne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Liberté politique, 24/6/11

L’association pour la Fondation de Service politique s’est jointe officiellement à l’Alliance européenne pour le repos dominical [European Sunday Alliance], lors de son lancement à Bruxelles, lundi 20 juin, dans l’enceinte du Comité économique et social européen (CESE). Plus de soixante-cinq ONG, syndicats et Églises se sont associés à l’opération. À l’occasion de la révision de la directive européenne sur le temps de travail, les représentants des organisations membres de l’Alliance ont consacré leurs travaux à l’impact du travail du dimanche sur la santé, la sécurité et l’intégration sociale des travailleurs.

Dans sa déclaration fondatrice « Ensemble pour des heures de travail décentes », les signataires se sont engagés à sauvegarder et à promouvoir les dimanches chômés à travers toute l’Europe, et à favoriser les heures de travail décentes. Malgré la teneur conflictuelle des débats autour du dimanche chômé, Luca Jahier, président du Groupe III (Société civile) du CESE, a admis que l’Europe ne devait pas abandonner un modèle social qui privilégie le temps libre collectif, essentiel à l’engagement social. « Les participants ont fait valoir que la préservation du dimanche est non seulement une question d’équilibre de vie familiale et professionnelle mais aussi de cohésion sociale […], de dignité et même de santé » rapporte le quotidien La Croix.

Les membres de l’Alliance demandent que les législations nationales et européennes soient plus soucieuses de la qualité de vie des travailleurs, à commencer par le droit de dédier leur temps libre à la famille, à l’engagement civique et social, au sport ainsi qu’à la culture. Ils réaffirment que les sociétés ont besoin d’un rythme collectif du fait de l’imbrication des peuples dans des structures sociales nécessaires au bien-être et à la cohésion sociale. Pour Hélène Bodenez, auteur d’À Dieu, le dimanche ! (Éd. Grégoriennes) et responsable du groupe de travail « Oui au repos dominical » de l’association pour la Fondation de Service politique, « la dimension spirituelle — qui ne veut pas dire nécessairement “religieuse” — de l’être humain n’est pas à diluer dans un tout-économique matérialiste ».

L’Alliance plaide pour un autre style de vie au centre duquel le don et la gratuité doivent trouver toute leur place, comme l’ambitionne Joseph Thouvenel, secrétaire général-adjoint de la CFTC, qui appelle à réconcilier vie professionnelle et vie familiale. L’Alliance engage ainsi l’UE et les États membres à prendre toutes les mesures politiques et législatives qui promeuvent des régulations du temps de travail respectueuses du droit aux heures de travail limitées en week-end, en vacances. Les acteurs de la société civile sont invités à rejoindre l’ESA, l’European Sunday Alliance, à mener toute action en faveur de la protection du dimanche sans travail et des horaires de travail décents.

 
La guerre du dimanche a toujours lieu. Vidéos Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La Voix des Allobroges Lundi, 20 Juin 2011 08:51

A Albertville, les guerrières du dimanche en sont à leur 88ème jour de grève. Elles manifestent toujours contre le travail dominical que leur impose leur direction. Visite au front sur le parking d'ED.

Le 15 mars dernier, les six caissières grévistes du magasin ED d'Albertville étaient devant le tribunal de Chambéry poursuivies par leur employeur pour avoir bloqué l'accès au magasin dans le cadre de leur mobilisation hebdomadaire contre le travail dominical obligatoire (voir notre reportage). Le 14 avril, la justice leur a une nouvelle fois donné raison, comme le 7 septembre 2010 (voir notre reportage). Depuis Corinne, Peggy, Marie-Anne, Valérie, Agnès et Valérie tiennent bon et sont toujours, chaque dimanche, sur le parking avec celles et ceux qui les soutiennent. Du coup, le 19 juin, La Voix est retournée à Albertville pour voir où elles en sont de leur lutte pour le droit au repos dominical. Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas encore gagné pour les caissières. Plus que jamais, le bras de fer continue.

Convaincre les consommateurs pour gagner la lutte ?

Sur le parking albertvillois, une soixantaine de personnes sont à nouveau présentes ce dimanche matin vers 10h30, bravant les caprices de la météo. Ce sont tous des habitués. Quelques un essayent encore, tracts « oui au repos dominical » à la main, d'inciter les consommateurs à ne pas aller faire leurs courses le jour du seigneur. « Pourquoi allez-vous au supermarché aujourd'hui ? », lance un des soutiens des caissières à un automobiliste qui quitte le parking. « Je suis juste allé acheter du pain », lui rétorque ce dernier. « Mais pourquoi ne pas aller plutôt dans une boulangerie du centre-ville ? » Et l'automobiliste d'esquiver en montrant le responsable de l'union locale CGT : « Je connais Bernard, j'ai travaillé avec lui sur les chantiers. » Il quitte le parking. Le résultat ne sera guère plus concluant avec les autres clients. « Je suis dépité ! », lâche Valérie, une des six caissières grévistes. En fait, inciter les consommateurs à ne pas aller faire leurs courses semble de plus en plus peine perdue. « Si nous n'arrivons pas à avoir les consommateurs avec nous, on a tout perdu », analyse Bernard Anxionnaz. Mais le prêtre ouvrier, fer de lance de la mobilisation depuis le 11 octobre 2009, veut encore y croire (voir la vidéo)

L'analyse de la situation par Bernard Anxionnaz from La Voix des Allobroges on Vimeo.

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Eglises et syndicats s’associent contre le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La Croix, 20/6/11
Lancée lundi 20 juin à Bruxelles, l’Alliance européenne pour le repos dominical a été rejointe par plusieurs organisations syndicales, chrétiennes et familiales.

« Ensemble pour des horaires décents ! » C’est le mot d’ordre de la nouvelle Alliance européenne pour le repos dominical, lancée lundi, à l’occasion d’une conférence organisée à Bruxelles, réunissant les Églises chrétiennes d’Europe, les syndicats européens ou encore les divers collectifs des amis du dimanche actifs en France, en Autriche ou en Allemagne. 

Leur objectif : « sauvegarder le dimanche, en principe, comme le jour de repos hebdomadaire commun dans l’UE », affirment-ils dans une déclaration fondatrice.

« IL FAUT ÉVITER UN RETOUR EN ARRIÈRE »

À l’heure où des secteurs de grande distribution, comme le textile ou l’alimentaire, souhaitent déroger à la traditionnelle fermeture dominicale des magasins en Europe, « nous lançons une alliance réaliste avec des exceptions, mais nous voulons être fermes sur nos priorités : les êtres humains et pas le business », a résumé Fabrice Warneck, au nom d’ UNI Europa, la fédération syndicale européenne des services et de la communication.

« Le repos le dimanche est d’origine religieuse, mais c’est aussi la première lutte et la première victoire des mouvements ouvriers consacrée dans les législations des pays européens », a-t-il rappelé. Aujourd’hui, il faut, selon lui, « reprendre le combat pour éviter un retour en arrière », d’autant plus que c’est le travailleur précaire qui paie le plus lourd tribut.

Ce combat, mené de longue date par les évêques catholiques européens, via leur représentation à Bruxelles ( Comece), s’inscrit dans la pénible tentative de révision de la directive européenne de 2003 sur le temps de travail.

NOUVELLES RÉALITÉS

Depuis plus de cinq ans, la Commission européenne tente d’adapter le texte aux nouvelles réalités du marché, comme l’intérim, le temps partiel ou le télétravail. Après des tentatives rejetées par les États, Bruxelles planche sur un nouveau projet misant sur un accord préalable entre patronat et syndicats européens.

Le sujet est complexe. Notamment dans le secteur de la santé, plusieurs arrêts de la Cour européenne de justice ayant assimilé, depuis dix ans, le temps de garde des personnels hospitaliers à du temps travaillé, posant des problèmes juridiques et financiers.

Selon le professeur allemand Friedhelm Nachreiner, seule une minorité de travailleurs en Europe respecte les horaires typiques – les huit heures quotidiennes. Pour leur santé et leur vie sociale, « il faut un jour spécifique de repos » aux salariés, et, selon lui, « plusieurs études montrent que le risque d’accident est moins élevé si les gens ne travaillent pas le dimanche ».

Nathalie Vandystadt, à Bruxelles
 
La fermeture dominicale bien fêtée Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Sud Ouest 4 mai 2011

Ils étaient 80 à s'être réunis au sein de la cour intérieure de la mairie pour fêter comme il se devait, à l'invitation du maire Bernard Castagnet, la fermeture dominicale du Leader Price de La Réole.

Après la décision de Joël Guitton, directeur général des Leader Price du Sud-Ouest, de rester fermé tous les dimanches à compter du 24 avril inclus, tous ceux qui avaient su se mobiliser contre cette ouverture avaient été conviés à une soirée grillades à la mairie.

Et même si les courriels n'étaient partis que la veille au soir, 80 personnes avaient tout de même fait le déplacement.

Qui dit victoire dit discours, et le maire Bernard Castagnet a été le premier à prendre la parole.

Il a tout d'abord tiré des enseignements du conflit, que de la volonté partagée pour un intérêt commun découle une réussite évidente. « Lorsque l'on arrive à se rassembler autour de principes et de valeurs communes, ça marche » a-t-il résumé. Avant de poursuivre, en louant les qualités des Réolais qui « savent se mobiliser contre des événements néfastes pour leur territoire ».

L'union fait la force

Puis de prévoir de nouvelles mobilisations « nécessaires » pour assurer un avenir pérenne à la régie multiservice en raison d'inquiétudes liées à la réforme territoriale.

Bruno Marty, fondateur du collectif citoyen qui avait su réunir élus et citoyens autour d'un même but, a voulu féliciter les employés de Netto et d'Intermarché : « C'est leur victoire, ils se sont battus », a-t-il annoncé en mettant l'accent sur « le respect des valeurs familiales, sociales et associatives si essentielles pour le bien-être commun ».

Didier Callède, maire de Gironde-sur-Dropt, a quant à lui voulu insister sur « le confort de vie qui est à préserver » et sur l'importance des commerces de proximité si « essentiels pour la vie des villages ».

La soirée s'est terminée tardivement et chaleureusement par des grillades bien appréciées et aux dires de beaucoup, bien méritées...

 
L'Alliance Européenne pour le Dimanche organise une conférence le 20 juin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

European Sunday Alliance invites to an Expert Conference :


THE ADDED VALUE
OF SYNCHRONISED FREE TIME
PERSPECTIVES FROM DIFFERENT STAKEHOLDERS
MONDAY 20 TH  JUNE 2011, 11 AM

at the European Economic and Social Committee, Rue Belliard, 99 B-1040 Brussels

Interpretation: English - French -German / passive interpretation in Spanish, Italian and Danish

 

The conference will bring together experts from different academic and professional
backgrounds. It aims to inform the discourse of European policy makers on the importance of synchronised quality time not only as a cultural aspect of the European heritage,
but as an important factor in shaping “Social Europe” – an EU aware of the needs of its
citizens.

Please register before June 16 th at Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

http://www.europeansundayalliance.eu/splash/invitation_20june.pdf

 
Trois réfractaires au travail dominical devant le tribunal Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le Monde Vendredi 10 juin 2011 Page Économie (p. 17) 

À leur corps défendant, ces trois salariés sont des symboles. Ils incarnent la résistance « des objecteurs du septième jour », comme l'a joliment titré le quotidien La Croix. Etelvina Fernandes, Elise Kongo et Amphonh Luangrath travaillaient aux caisses d'un magasin Ed à Oyonnax (Ain). Début 2009, la filiale de Carrefour spécialisée dans le maxidiscompte leur a demandé de venir certains dimanches. Ils ont dit non. Résultat : un licenciement pour « insubordination », qu'ils ont décidé d'attaquer en justice.

En ce mercredi 8 juin, les deux camps fourbissent leurs arguments devant le conseil des prud'hommes de Créteil. L'avocate des trois ex-salariés d'Ed, Me Inès Plantureux, explique que ses clients tenaient au repos dominical car lui seul leur permet de passer du temps avec leurs proches. L'une a un mari qui sillonne les routes tout au long de la semaine, l'autre a des enfants scolarisés à 100 kilomètres d'Oyonnax...

Certes, reconnaît Me Plantu­reux, Ed a le droit d'organiser les horaires de travail : c'est une faculté qui relève de son « pouvoir de direction ». Certes, admet-elle aussi, la réglementation autorise les « commerces de détail à prédominance alimentaire » d'ouvrir le dimanche matin. Mais il existe « certaines limites ». En l'espèce, le contrat de travail de Mmes Fernandes et Kongo et de M. Luangrath ne prévoyait pas de les employer le dimanche.

L'avocate invoque également plusieurs arrêts de la Cour de cassation, dont l'un, rendu le 2 mars, concerne un serveur de café qui, durant huit ans, a assuré son service du lundi au vendredi et qui a refusé son nouveau planning, du mercredi au dimanche. La haute juridiction a rappelé qu'il s'agissait d'une modification de son contrat qu'il était en droit de refu­ser, plaide M" Plantureux.

Quand on est recruté dans une enseigne comme Ed, on sait qu'on peut se retrouver, un jour, à son poste le dimanche, riposte Me Jean-Jacques Fournier. L'avocat du distributeur souligne les dérogations au repos dominical instaurées depuis de nombreuses d'années dans ce secteur d'activité. Dès lors, l'employeur ne peut pas se voir reprocher d'être resté « silencieux » sur les jours ouvrés dans le contrat de travail : « Ce n'est pas un élément déterminant au moment de l'embauche », affirme Me Fournier.

À ses yeux, l'ouverture dominicale constituait « un simple changement des conditions de travail » : si les trois salariés concernés n'en voulaient pas, Ed pouvait les remercier. « II n'y a eu aucun abus. »

L'établissement d'Oyonnax a décidé d'ouvrir ses portes le dimanche car c'était dans son intérêt et celui du personnel : la concurrence était plus vive, le chiffre d'affaires orienté à la baisse, explique Me Fournier. D'après lui, le remaniement des horaires « a permis de sauver le magasin et de créer des emplois ».

Jugement le 21 septembre.

Bertrand Bissuel
 
Faire ses courses, même le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

L'Yonne, 7/6/11

Pour augmenter leur chiffre d'affaire, trois grandes surfaces du groupe Schiever ouvrent désormais le dimanche. Des salariés et des commerçants s'y opposent.

Que l'on soit croyant ou non, le dimanche c'est sacré. Sacré pour être l'une des seules grasses matinées faisables à la fin d'une semaine de travail et un moment privilégié de sa vie privée.

Dimanche matin, pourtant, plus d'une dizaine d'employés de l'hypermarché de Tonnerre ont dû se lever comme un jour ordinaire. Leur magasin, Auchan accueille désormais chaque semaine les clients de 9 heures à 12 h 45. Dans la Nièvre, l'hypermarché de Clamecy ouvrira aussi ses portes le dimanche à partir de la semaine prochaine.

« Sans leur demander leur avis »

Si les habitants peuvent en profiter pour faire leurs dernières emplettes avant le déjeuner familial, les salariés, eux, n'ont pour le moment pas grand-chose à y gagner.

« On fait revenir les gens sans rénumération supplémentaire, sans leur demander leur avis et par le biais de pression interne, on les incite même à faire semblant d'être heureux d'être là », alerte Sébastien Dubois, délégué CFDT central BDMS (Schiever).

Le syndicat craint « la propagation du virus » aux cinq autres hypermarchés que Schiever détient en Bourgogne.

Sollicitée, la direction du groupe n'a pas souhaité s'exprimer.

Des salariés protestaient dimanche à Tonnerre en distribuant des tracts devant Auchan. « On veut revenir sur la base du volontariat avec des salaires revalorisés », prévient Sébastien Dubois. Et le syndicaliste n'est pas le seul à monter au créneau L'Union des commerçants et des artisans de Tonnerre (Ucat) tire, elle aussi, la sonnette d'alarme.

Action blanchiment des vitrines

« L'ouverture dominicale d'Auchan entraînera forcément une baisse de la fréquentation du centre-ville et du chiffre d'affaires de ses commerçants », se désole la présidente Delphine Goumaz. Les vitrines des commerces seront blanchies aujourd'hui jusqu'à demain « pour que les gens se rendent compte à quoi ressemblerait le centre-ville si les magasins fermaient ». L'Ucat compte interpeller le préfet.

« J'ai envoyé une centaine de lettres »

À Pont-sur-Yonne, après l'ouverture dominicale du supermarché Atac aussi détenu par le groupe Schiever , Jean-Marie Turbelin, président de l'association des commerçants locaux, a éclusé tous les recours. « J'ai dû envoyer une centaine de lettres », explique-t-il. Aux élus locaux, à la préfecture, à différents ministères, jusqu'à contacter le garde des Sceaux lui-même. Qui aurait saisi la cour d'appel de Paris.

« Pour protéger le petit commerce, la loi Mallié de 2009 stipule que les magasins de plus de 400 mâ à prédominance alimentaire n'ont pas le droit d'ouvrir le dimanche qu'il soit en zone touristique ou non », rappelle Jean-Marie Turbelin. Et si la loi n'est pas appliquer, c'est que Personne n'ose s'attaquer aux grandes surfaces ».

Emeline Devauchelle

 
« Pas de commerces ouverts les jours fériés » pour la CFTC Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

L'Alsace, 03/06/11

Comme chaque année depuis 2004, et l’instauration de la journée relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées, hier, la CFTC du Haut-Rhin a manifesté aux abords de la zone commerciale de Houssen, au nord de Colmar.

« Cora Houssen a décidé d’ouvrir aujourd’hui, jeudi de l’Ascension, sous le prétexte de la journée de solidarité. Si Cora a choisi un jour férié, c’est uniquement parce qu’elle est assurée d’exploser son chiffre d’affaires ce jour-là. Aujourd’hui en allant remplir votre chariot de courses, vous cautionnez le système et contribuez à banaliser le travail du dimanche et des jours fériés », dit le tract distribué hier près de l’hypermarché.

« Nous ne ciblons pas l’entreprise Cora en particulier, mais nous la choisissons chaque année pour ce qu’elle représente en raison de sa taille, indique Alain Kauffmann, secrétaire départemental de la Confédération française des travailleurs chrétiens. La solidarité est essentielle, y compris avec les personnes âgées et les handicapés, mais nous sommes contre le principe de la journée de solidarité, du travail gratuit. Surtout lorsque l’employeur fait travailler un jour férié, alors qu’il pourrait ajouter une heure à plusieurs jours de travail. »

Pour la deuxième année consécutive selon Emmanuel Kauffmann, délégué CFTC à Cora Houssen, les salariés de l’hypermarché pouvaient choisir de poser un jour de congé sans solde : « Si bien qu’aujourd’hui, certains cadres sont dans les rayons lorsque les remplacements ne suffisent pas. » Le secrétaire départemental, Alain Kauffmann, s’élève contre l’idée d’une deuxième journée de la solidarité, déjà évoquée, « alors que la procédure est toujours en cours, concernant la première, devant la Cour européenne de justice ».

 
Auchan ouvert le dimanche matin à Tonnerre ? Ça grogne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

L'Yonne, 25/5/11

L'Union des commerçants et artisans de Tonnerre se dit prête à monter au créneau après avoir appris que l'hypermarché Auchan pourrait ouvrir le dimanche matin.

«Je ne sais pas si c'est la guerre entre les grandes surfaces de Tonnerre mais ce sont les commerçants du centre-ville qui vont en payer les frais ! », s'alarme Delphine Goumaz.

La présidente de l'Union des commerçants et artisans de Tonnerre (UCAT) a très mal accueilli la nouvelle : l'hypermarché Auchan envisagerait d'ouvrir ses portes le dimanche matin.

 

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Plus de grève mais pas d'accord chez Cora, à Monéteau Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

L'Yonne, 18/05/2011

« On n'a pas reconduit la grève, mais les salariés se réservent le droit de mener de nouvelles actions car le directeur s'est moqué de nous. Tous les grévistes ont rejeté sa proposition de hausse salariale de 1 %. Ça couvre à peine l'augmentation de notre mutuelle... », confie Cyril Laurant, délégué CFDT chez Cora.

Hier, après trois jours de grève qui ont mobilisé « jusqu'à 60 salariés », dixit l'intéressé, les représentants du personnel ont rejeté les propositions formulées par leur direction, lundi (l'YR du 17 mai).

Cyriaque Jourdhier, directeur de l'hypermarché se défend :

« Demander 100 euros bruts mensuels pour tous, quel que soit le nombre d'heures travaillées, c'est impensable... Malgré la très forte baisse de notre chiffre d'affaires depuis le début de l'année, j'ai proposé de doubler la hausse salariale de 2010 (+ 0,5 %), et d'accorder 2 % à ceux qui seraient rattrapés par la hausse du SMIC. On ne peut aller au-delà. »

Assurant « respecter la loi » en matière de travail dominical, Cyriaque Jourdhier affirme par ailleurs n'avoir « aucune demande » de la part de salariés qui souhaiteraient passer à des contrats de 30 heures.

« Sur 240 salariés environ, 11 seulement ont des contrats de moins de 30 heures », précise au passage le directeur.

S'il devine que ce mouvement de grève (le premier depuis l'ouverture de la grande surface en 1987) laissera des traces, Cyriaque Jourdhier entend prendre le pouls du personnel. 

« On organisera une enquête anonyme à la fin du mois, et j'ai proposé d'organiser des moments d'échange cet été. »

Pas sûr que cela suffise à désamorcer les tensions...

Christophe Pacalet

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS