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La Résistance
Carrefour. L'opposition se renforce Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le Télégramme, 3/10/11

La légalité del'ouverture de Carrefour Market, le dimanche, estune nouvelle option pour lesopposants. Hiermatin, salariés, commerçants, élus et sympathisants, ont filtré l'entrée du magasin.

Le chaud soleil qui régnait hier, àl'entrée du magasin Carrefour Market, n'a pas affaibli la mobilisation contre l'ouverture dominicale de la grande surface. Les deux entrées principales du parking étant barrées. Pour les rares clients, il ne restait plus que l'accès par l'arrière du magasin. Sur le bord du boulevard de la Gare, les salariées de l'entreprise distribuaient des tracts rappelant leur opposition à l'ouverture du dimanche. «Pas une seule personne ne s'est opposée à notre action», commentait une salariée. «Allez-y, continuez, je suis de tout coeur avec vous», était le commentaire le plus souvent répété. 

Légalité ou non de l'ouverture 

En début de matinée, les salariées ont reçu le soutien du député Marc Le Fur. Il a discuté pendant près d'une heure avec elles. Le commentaire apporté par le député en milieu de semaine sur l'illégalité de l'ouverture dominicale (Le Télégramme de vendredi) a beaucoup fait parler. Olivier Quéro, porte-parole du sénateur Ronan Kerdraon, l'a évoqué. «Nous nous félicitons que le député ait fini par rejoindre notre combat. L'interrogation qu'il soulève quant à la légalité d'une telle ouverture est intéressante. Lesénateur compte d'ailleurs l'évoquer dans la question au gouvernement qu'il posera au secrétaire d'État au commerce, en séance publique du Sénat, le11octobre». L'objectif du sénateur, comme des salariés, c'est que «cette situation ne fasse pas école». Sébastien Vivier, délégué régional CFDT fait le même commentaire: «Nous savons que la direction essaie de passer en force l'ouverture dominicale et que ça va en entraîner d'autres». 

Les femmes les plus concernées 

Dominique Grall, maire de Plémet, était aussi au nombre des soutiens aux salariés. Elle apporte une vision féminine sur cette affaire: «Je défends une certaine qualité de vie. Cette ouverture du dimanche fait surtout travailler des femmes. Je pense que les femmes sont essentielles à l'équilibre familial. Le dimanche, leur place est dans la famille».

 
Europe Ecologie appelle au boycott de Leclerc Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Angers Mag info, 30/09/11

Depuis le début septembre, l’enseigne Leclerc et plus précisément l’hypermarché situé sur la commune de Saint Jean de Linières, aux portes d’Angers-Beaucouzé, a décidé malgré de nombreuses protestations, d’ouvrir ses portes le dimanche. Cette idée n’est du goût d’Europe Ecologie les Verts qui dénonce un recul social et appelle les clients à bouder l’enseigne.

Depuis la décision de l’Enseigne Leclerc d’ouvrir le dimanche l’affaire a fait grand bruit, notamment auprès des élus de l’agglomération d’Angers dont la commune est membre. Jean-Claude Antonini, président d’Angers Loire Métropole, et Jean-Claude Gascoin, maire de la commune, dans un précédent communiqué avaient tenu à rappeler leur attachement au repos dominical. 

« Le dimanche reste pour nous un jour chômé, symbole de repos, de loisirs, de temps consacré à la vie personnelle et familiale. Nous appelons tous les acteurs de la grande distribution à respecter ce trait culturel positif de la société française », avaient déclaré les deux élus. 

Après les syndicats de travailleurs, c’est au tour d’Europe Ecologie les Verts de monter au créneau. « Les luttes sociales ont été longues pour peu à peu grappiller un temps de vie en dehors du travail. Ces luttes sont aujourd’hui piétinées par des groupes financiers sur l’hôtel du chiffre d’affaire et de la rentabilité », précisent les écologistes angevin en appelant tous les consommateurs à boycotter le supermarché concerné ce 30 septembre 2011 en signe de protestation. 

Pour les écologistes, comme pour les syndicats et les élus, le travail le dimanche représente un recul inadmissible pour les salariés de la grande distribution, un recul pour leur qualité de vie, mais aussi une pression supplémentaire pour ceux qui, dans le contexte économique actuel, oseraient refuser de travailler le dimanche.

Très attaché au développement du commerce de proximité, Europe Ecologie les Verts, rappelle que cette décision pourrait avoir un effet dévastateur sur les petits commerces, lesquels ouvrent parfois le dimanche pour des raisons économiques. D’autant plus que cette ouverture pourrait constituer une brèche dans la réglementation dans laquelle d’autres enseignes pourraient s’engouffrer. 

Europe Ecologie Les Verts de l’agglomération d’Angers condamne cette ouverture et espère que la direction de Leclerc reviendra sur sa décision. « En attendant ce retour à la raison, nous appelons les citoyens qui sont aussi des acteurs de leur consommation à boycotter les supermarchés Leclerc de l’agglomération angevine », déclarent les représentants locaux du parti écologiste. 

A noter que sur le site web du supermarché les horaires du dimanche ne sont pas précisés. Quant au directeur du magasin il refuse de s’exprimer sur le sujet. 

 
L’Alliance européenne pour le repos dominical lancée Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Europe Infos juillet août 2011

Le débat relatif au travail le dimanche revient au cœur de l’actualité. La grande journée de lancement de l’Alliance européenne pour le repos dominical s’est tenue le 20 juin 2011 auComité Economique et Social Européen (CESE) à Bruxelles.

Pour l’occasion, des éminents experts de différents Etats-membres de l’Union européenne ont fait le déplacement, afin de sensibiliser à la « valeur unique » de ce temps libre pour tous les citoyens de l’Union européenne. De plus, des parlementaires européens ont fait l’honneur de leur présence. Murie durant de longs mois, l’enjeu de la journée était considérable : donner un signe à toute l’Europe sur l’importance du repos dominical et le droit aux horaires de travail décent. La déclaration fondatricede l’Alliance européenne pour le repos dominical a recueilli en début de matinée 65 signatures, d’organisations diverses : alliances nationales pour le repos dominical, mouvements syndicaux, organisations de la société civile et communautés religieuses.

Une Alliance à l’image de la devise européenne : « Unie dans la diversité »

« Nous avons besoin de temps pour les rituels collectifs de société, pas uniquement pour les occupations de masse comme le shopping » a lancé Luca Jahier, président du Groupe III du CESE, pour ouvrir l'événement. Tout au long de la journée, des experts se sont relayés pour démontrer les bienfaits du repos dominical. « La force de l’Alliance se situe dans sa diversité », a déclaré Fabrice Warneck (Uni Europa) en présentant l’Alliance européenne pour le repos dominical.

La journée a commencé par la présentation par le professeur Dr. Friedhelm Nachreiner de l’étude « Deloitte » commandée par la Commission européenne ayant pour thème : l’évolution de l’organisation du temps de travail. Le professeur a brillamment démontré que le travail dominical entraîne des effets individuels néfastes sur la sécurité, la santé et sur l’équilibre vie professionnelle/vie privée des travailleurs. De remarquables analyses scientifiques et des études européennes vérifiées venaient à l’appui de ces thèses. Il conclut en ajoutant : « le travail dominical est impossible à compenser ou à prévenir avec davantage de temps ou de journées de repos en semaine ».

Les Eglises ont aussi fait entendre leurs voix. Outre, le Secrétariat de la COMECE co-organisatrice de l’événement, Patrick R. Schnabel, pasteur de l’Eglise protestante évangélique en Allemagne (EKD) animant les débats, a lui aussi plaidé en faveur du repos dominical, « grande plus value pour tous les secteurs et pour toutes les situations de vie ».

Après le déjeuner, Dr. Jill Ebrey, de l’Université de Chester a exprimé l’importance du week-end, dans le contexte historique du Royaume-Uni. A la fin de son exposé, elle souligne : « le week-end reste le temps où chacun a liberté de faire ce que qu’il a envie de faire ».

Des alliances nationales pour le repos dominical ont pris la parole, les organisations syndicales et de la société civile (associations familiales et sportives) aussi. Une table ronde réunissait l’ensemble de ces représentants. Maciej Ptaszynki, représentant de la chambre de commerce polonaise, signataire de la déclaration fondatrice a aussi expliqué que du point de vue économique « engager du personnel motivé le dimanche entraine des coûts supplémentaires à cause des augmentations de salaires ou de l’attribution de primes ».

Une intention particulière accordée au bénévolat

« Le bénévolat est le meilleur exemple de citoyenneté active » rappelle Pavel Trantina, président du groupe d’étude permanent au CESE pour l’Année Européenne du bénévolat 2011. En effet, le bénévolat correspond à un grand spectre de la population : tous les secteurs (du sport à la santé) y sont concernés. Après avoir expliqué l’importance du bénévolat et ses bienfaits économiques et sociaux, M. Trantina a mis en évidence le lien entre le bénévolat et le temps libre. Stephan Dietzen (Bureau européen du Comité olympique européen) confirme :« le bénévolat est la pierre angulaire du sport ! »

Pour clôturer l’évènement, chacun s’est prononcé sur le devenir de l’Alliance européenne. Un appel à l’action a aussi été lancé. En effet, l'Alliance européenne pour le repos dominical est politiquement décisive, dans le cadre de la révision de la directive 2003/88/EC par la Commission européenne. George Dassis, président du Groupe II du CESE confie : «  La Commission a le devoir de réaliser une proposition en faveur du repos dominical! »

Par ailleurs, avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et l’instauration du droit à l’initiative citoyenne, l’Alliance a intérêt à mobiliser d’autres organisations afin de manifester aux institutions européennes son intention de sauvegarder le dimanche comme la journée de repos dans l'Union européenne. Ainsi, Fabrice Warneck conclut : « l’Alliance, forte de sa diversité a un moment politique à jouer! »

 
La grève sans fin des caissières du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

REPORTAGE  A Albertville, six employées d’un supermarché ED-Dia débrayent chaque dimanche depuis deux ans contre une décision de la direction.

Libération, 3/7/11 Par LUC PEILLON Envoyé spécial à Albertville (Savoie)

Un air d’accordéon suinte d’une sono fatiguée. Sous un soleil de plomb, le curé entraîne une des filles pour quelques pas de danse sur le parking du supermarché. On rigole, on applaudit avec la cinquantaine de personnes réunies sous les quatre bâches tendues face à la station essence.

Zone commerciale d’Albertville (Savoie), dimanche matin : le petit groupe - plutôt âgé - s’est donné rendez-vous ce 26 juin pour célébrer la date anniversaire d’un mouvement inédit : le 90e dimanche de grève des caissières d’ED-Dia contre le travail dominical. Bientôt deux ans de lutte pour ces six femmes «têtues comme des Savoyardes», dixit un supporteur, devenues au fil des mois un symbole de résistance dans la région.

Bientôt deux ans que Corinne, Peggy, Valérie et les autres - qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige - se lèvent chaque septième jour de la semaine pour venir perdre une journée de repos, pour la plupart d’entre elles , et le salaire d’une matinée de travail, pour la caissière planifiée ce jour-là.

Deux ans à se faire traiter de «feignasse», «pétasse» ou «petite pute»par de nombreux clients pour un combat qui a fini par dépasser le périmètre du parking commercial.

La décision d’ouvrir le dimanche ? «Elle est tombée d’un coup, en septembre 2009, du siège régional de la société, se souvient Corinne Pointet, 46 ans, l’une des six caissières grévistes. Même le directeur du magasin était contre, sauf qu’il n’avait pas le choix.» Les plannings du mois sont déjà arrêtés. Toutes, «à l’exception d’une collègue», refusent l’injonction de la direction. La majorité des filles, seules avec leurs enfants, rechignent à sacrifier l’un des rares moments d’intimité familiale dans un emploi du temps en perpétuelle mutation. «Je n’ai que le mercredi comme jour fixe en semaine pour m’occuper de ma fille de 9 ans,raconte Valérie Franciosi, 38 ans. Pas question, dans ces conditions, de remettre en question le dimanche, alors que je bosse déjà le samedi.» Le bilan financier est également vite fait, pour ces salariées payées 1 100 euros net par mois : «La prime de 30%, généreusement accordée par la direction, reviendrait à gagner 8 euros de plus par dimanche travaillé,explique Corinne Pointet. Venir ce jour-là me coûterait plus cher en nounou.»

«Se protéger». Problème : les commerces alimentaires peuvent depuis longtemps ouvrir le jour du Seigneur, jusqu’en mi-journée, sans majoration obligatoire ni système de volontariat. Dire non, c’est risquer d’être licenciée, comme l’ont été deux mois plus tôt leurs collègues du ED-Dia d’Oyonnax (Ain). Et, à défaut de candidates, le directeur procède à un tirage au sort pour désigner la première des salariées qui accompagnera, chaque fin de semaine, les deux étudiantes recrutées pour tenir les caisses. «On a réfléchi, et la meilleure solution qui s’est imposée, pour se protéger, c’était de se mettre en grève», raconte Peggy Schiltz, agent de maîtrise du magasin. Toutes vont également imiter Corinne en se syndiquant à la CGT. Le groupe se forme, qui ne va plus se défaire.

La première ouverture, en novembre 2009, est chaotique, assurée par un responsable dépêché par la direction régionale. Le manager du magasin, opposé à la mesure, s’installe en rechignant à la caisse, les grévistes manifestent devant le supermarché. C’est le lancement de 89 autres journées de ce type, avec des moments de joie, d’espoir, mais aussi de doutes et de dérapages. «C’est vrai qu’on s’est parfois énervées quand on voyait que rien n’avançait, reconnaît Peggy. Il nous est arrivé plusieurs fois de prendre les chariots pour bloquer le parking.» Quitte à s’engueuler copieusement avec le responsable de l’Intermarché voisin qui partage la même parcelle, et donc la même entrée. Il y a aussi les hivers rigoureux, l’intimidation des huissiers, les recours en justice, les visites de la police…

Ange gardien. En deux ans, les occasions de craquer ne manquent pas. C’est dans ces moments-là qu’intervient un autre personnage de cette saga savoyarde, aventure humaine autant que sociale : le prêtre-ouvrier Bernard Anxionnaz, 74 ans, véritable ange gardien des caissières. «C’est lui qui sent quand les filles ont un coup de blues, qui sait les remotiver, raconte une sympathisante habituée des lieux. Elles sont très fortes, mais sans lui, le mouvement se serait peut-être essoufflé.»L’ecclésiastique, syndiqué à la CGT, relativise son rôle, préférant embrayer sur un sermon antilibéral : «Le dimanche est le seul moment qui permet de se retrouver en dehors du travail, en dehors de la surconsommation. Mais même cet instant, les marchands et les financiers sont en train de le détruire.» Et de prévenir que «chaque magasin aux alentours attend de voir le résultat de cette lutte avant de décider ou non d’ouvrir le dimanche».

A la sortie du ED, dont les allées sont presque vides, les clients ne sont pas loin de partager les revendications des grévistes. Non sans une pointe d’hypocrisie. «Elles ont bien raison, tout le monde a le droit à un week-end de repos, explique Xavier, 22 ans. Quant à moi, franchement, je viens rarement, mais mon frigo était vide…» Bekir, 30 ans, accompagné de sa femme voilée, est tout aussi d’accord : «Le jour du Seigneur n’existe plus pour personne. Et je sais que le travail le dimanche, ça commence par elles, et ça finira par nous, qui bossons dans la construction.» Le naturel, cependant, n’est jamais très loin : «Il y a beaucoup de gens au chômage, si elles ne veulent pas bosser, qu’elles laissent les autres travailler»,explique Eliseu, un cuistot de 37 ans qui sort du magasin en vélo.

La plupart pensent d’ailleurs que les caissières ont le choix, sur la base de la loi votée il y a deux ans (lire ci-dessus). «Ce n’est pas uniquement si elles sont volontaires, comme ils ont dit à la télé ?» Non, il ne s’agit pas de la même législation. «Alors dans ce cas, je ne suis pas d’accord», entend-on à la sortie du supermarché. Mais tous ont de bonnes raisons de faire leurs courses le dimanche, même si leur venue ce jour-là ne sert pas la cause des grévistes.

«Grain de sable». A l’autre bout du parking, la petite troupe est toujours là, à ripailler sur l’air du Chiffon rouge. Au micro, le curé reprend son prêche anticapitaliste, entre deux jingles de caisse de supermarché préenregistrés sur sa sono bricolée. Sous les bâches, on continue à défendre les caissières, érigées en héroïnes de la lutte sociale. «Si ces filles font grève, ce n’est pas uniquement pour se mettre les doigts de pieds en éventail le dimanche matin, insiste Yves Meunier, Faucheur volontaire d’OGM venu les soutenir. Elles ont une vision plus large de la société, une approche globale qui fait sens.» Et mènent un combat qui enthousiasme Lucette, 62 ans, ancienne ouvrière syndiquée à la CFDT : «Je les trouve admirables. Ces femmes représentent les résistantes de demain, des petites qui feront bouger les choses en grand.» Le «grain de sable qui grippe la machine», ajoute Michel.

Le curé, le Faucheur volontaire, Lucette… la lutte des six caissières d’Albertville semble redonner un nouveau souffle à l’engagement de tous ces sympathisants, impressionnés par leur détermination. Même Flora, 9 ans, la fille de Peggy, l’agent de maîtrise, accompagne sa mère chaque dimanche sur le parking du supermarché, visiblement avec bonheur. Et, pour elle, la cause est entendue : «Si maman travaille le dimanche, elle ne pourra pas venir l’année prochaine à ma petite communion.»

 
Front pour le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Chrétiens dans la cité, 1/7/11

Une alliance originale vient d'être conclue entre l'Église et des syndicats européens pour s'opposer au travail dominical. L’Alliance européenne pour le repos dominical a vu le jour le 20 juin à Bruxelles, lors d’une conférence co-organisée par la Comece (Conférence des épiscopats de la Communauté européenne). La raison de cette mobilisation ? La révision de la directive européenne sur le temps de travail, en chantier depuis 2003, avec les risques liés aux manoeuvres des groupes de pression (en particulier ceux de la grande distribution). L'Alliance accueille toutes les organisations concernées (associations religieuses, familiales, sportives, etc.), les réseaux de défense du repos dominical, les syndicats, voire des entreprises. Au centre de cette convergence : « sauvegarder le dimanche, en principe, comme le jour de repos hebdomadaire commun dans l'Union européenne. » Parmi les membres et soutiens, outre la Comece, signalons la Cftc, Fo, la Confédération européenne des syndicats, le Collectif des Amis du dimanche, la Fondation de Service politique, la Fafce (Associations familiales catholiques), les jésuites de l'Ocipe, Solidarnosc, l'Eglise évangélique allemande...

http://www.europeansundayalliance.eu/

 
Travail du dimanche - Réponse Préfet communiquée par l'union départementale 35 CGT Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Chers amis,

Tout à l'heure, je ne pensais pas si bien dire en espérant une réponse du préfet.... Elle est arrivée à l'instant par un courriel de monsieur Fouré de la CGT. 
 
La réponse du préfet va dans le sens contraire à l'accord auquel étaient parvenus les signataires du 17 décembre 2010.
 
Le préfet ose encore invoquer l'impact économique. Il se réfugie derrière cet argument. Ayant personnellement rencontré des commerçants du centre de La Mézière, il apparaît qu'en ce qui les concerne (leur survie économique à eux), il n'est jamais venu les consulter (ni lui, ni un(e) de ses collaborateurs). 
 
Nous sommes face à une réponse "politique", qui se donne les apparences d'une réponse réfléchie. Au passage il montre son mépris pour le travail de concertation qui a été mené par les syndicats et les organisations représentatives, en décembre 2010. 
 
Souvent certains se plaignent du fait qu'en France, les conflits sociaux aboutissent à des grèves, des mouvements durs, mais l'attitude même du préfet, participe à cet état de fait. Son refus de considérer le travail de concertation, les élus de tous ces syndicats et organisations représentatives entraîne ce type de conséquence. Je pense que vous vous souvenez encore de l'intervention des mouvements anarchistes, en décembre, à La Mézière. Nous leur avons opposé cette concertation en cours, leur expliquant comment nous souhaitions aboutir autrement. Que pourrons nous leur répondre la prochaine fois ?
 
Par ailleurs, vous avez eu connaissance des réponses formulées par les interlocuteurs que le préfet est allé solliciter, espérant à chaque fois trouver chez eux un appui à ses thèses. A chaque fois visiblement, il a rencontré des interlocuteurs favorables à l'accord signé.
 
Je pense que nous devons porter à la connaissance de toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien jusqu'ici, cette réponse du préfet, elle est effarante.
 
Cordialement.
 
F.R

La réponse du Préfet Michel Cadot

http://www.cgt35.fr/IMG/pdf/Reponse_Prefet_Travail_Dimanche_Recto.pdf

http://www.cgt35.fr/IMG/pdf/Reponse_Prefet_Travail_Dimanche_Verso.pdf

 
Un message des chevaliers du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Chers amis,

Dans la foulée de notre piquet dominical, tenu encore dimanche dernier, devant l'Intermarché de La Mézière (Ille et Vilaine - 35), je tenais à partager avec vous cette vidéo glanée ce soir sur le site de l'alliance européenne contre le travail du dimanche.

Il s'agit de la prise de parole de caissières d'un magasin Ed (Groupe Carrefour), d'Albertville, lors d'un rassemblement qui s'est tenu le 15 mai 2011, sur le plateau des Glières : http://www.europeansundayalliance.eu/site/stories

Quand parfois nous pouvons être tentés par l'abattement, après neuf mois de mobilisation, nous pouvons considérer l'exemple de ces caissières qui en sont, elles, à leur 80 ème. dimanche de mobilisation....Je vous conseille vivement de consulter le blog qu'elle ont créé http://travaildudimanche.over-blog.com/ il relate leur action et d'autres. D'ailleurs, dans leur prise de parole du 15 mai dernier, à la fin, elles invitent les autres caissières, en France, à les contacter.

A noter aussi aujourd'hui, la conférence de presse qu'a tenu aujourd'hui, l'alliance européenne pour le repos dominical :  http://www.europe-infos.eu/europeinfos/fr/archives/numero139/article/3949.html

Certains détracteurs de notre action, tentent maladroitement de la dénigrer en maugréant qu'"il n'y a qu'en France que l'on est contre le travail du dimanche... et que partout ailleurs c'est ouvert". C'est une contre vérité, s'il y a effectivement dans d'autres pays d'Europe des magasins ouverts le dimanche, cela ne se passe pas de façon aussi "angélique" que l'on voudrait nous le faire croire, et ailleurs aussi en Europe, d'autres citoyens, des syndicats, des partis, des églises, d'autres salariés, se mobilisent afin de protéger le repos dominical.

Il est vrai que notre action aurait plus de chance d'aboutir dans le Pays de Rennes, après le courrier de relance adressé le 25 mai dernier, par les onze syndicats et organisations représentatives (accord du 17 décembre 2010) au préfet d'Ille et Vilaine, si les élus, ceints de leurs écharpes, revenaient sur le piquet, comme cela a été le cas jusqu'en décembre, avant la concertation. Le préfet avait alors indiqué qu'il ne souhaitait pas que l'on mette la pression. Il est peut-être temps de la remettre, six mois après la concertation !

Cordialement à vous tous.

F.R

 
Les commerçants de Paris manifestent contre le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Citizen Side, 1/7/11 -> video sur ce lien

Suite à l'appel de l'Intersyndicale du Commerce de Paris, les commerçants manifestent contre le travail dominical, mercredi 30 juin 2010, rue du Louvre, à Paris.

Jean-Claude Mailly (FO) soutient les salariés du commerce.

Les protestataires réclament : une augmentation des salaires, la possibilité de travailler plus pour les salariés à temps partiel, la limitation des horaires de travail entre 9h et 19h30, l'assurance d'une fermeture dominicale ainsi que la garantie des congès lors des jours fériés..

 
Un nouvel élan pour la protection du dimanche ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Europe Info, juin 2011

La révision de la Directive sur le temps de travail semble être un thème de longue haleine à l’ordre du jour de l’UE. Destinée à promouvoir la protection du dimanche férié et des horaires de travail décents, la toute jeune Alliance européenne pour le repos dominical sera lancée officiellement à l’occasion d’une conférence d’experts sur la Directive sur le temps de travail qui se tiendra au siège du Comité Economique et Social Européen (CESE) à Bruxelles, le 20 juin 2011.

 

unknownPersonne n’a oublié l’échec de la révision de la Directive sur le temps de travail (2003/88/CE) en avril 2009. Le Parlement européen et le Conseil n’étaient alors pas parvenus à un accord sur un nouveau texte législatif dans le cadre de la procédure de conciliation. Les principaux points de désaccord étaient les questions de la gestion des temps de garde, des contrats d’emploi multiples et le maintien des dits accords d’opt-out. Ces derniers permettent une exception permanente à la durée maximale hebdomadaire de travail de 48 heures.

Après avoir initié, en mars 2010, une première phase de consultation des partenaires sociaux européens, donnant ainsi un nouveau souffle à la révision de la Directive sur le temps de travail, le Commission a lancé une deuxième phase de consultation à la fin de l’année 2010. Outre l’analyse des contributions reçues à la consultation précédente, la présentation des résultats des études récentes sur les tendances et modèles d’aménagement du temps de travail et de l’impact économique et social de la directive, la Commission définit deux principales options pour la révision de la Directive sur le temps de travail. La première d’entre-elles prévoit de cibler la révision de la directive sur le temps de travail sur certains points. La première option consiste à proposer de nouvelles solutions axées sur les questions du temps de garde et du repos compensateur, et à aborder les difficultés d'application de la jurisprudence ‘SIMAP-Jaeger’. La Commission souligne que ces points sont surtout importants pour les secteurs dans lesquels un service continu de 24 heures doit être presté. La Commission illustre cela en citant les secteurs suivants : la santé publique et la prise en charge en structure d'accueil et dans les services de lutte contre l'incendie et d'urgence.

 

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Travail le dimanche : Arrière toute ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Liberté Polique, 24/6/11

Qui l’aurait imaginé ? Qui aurait pensé que, dans une instance officielle de l’Union Européenne en l’occurrence l’enceinte du Conseil économique et social européen à Bruxelles, une Alliance forte de soixante-cinq ONG syndicats et Églises en faveur du dimanche chômé serait lancée ? Qui aurait parié sur l’ESA, l’European Sunday Alliance ?

« Moment favorable, début d’une aventure, résultat d’un travail de longue haleine » se félicite le Français Fabrice Warneck, secrétaire du syndicat UNI-Europa. À preuve les Autrichiens qui ont mené un combat exemplaire et qui n’en reviennent pas. Leurs radios n’ont-elles pas bruissé toute la semaine de l’annonce de ce moment exceptionnel (contrairement à la France qui n’a pas eu un mot de l’événement) ? Dix ans que le combat a commencé. Dix ans que d’abord seuls, ils sont rejoints lentement par des pays voisins peu à peu ralliés à leur cause, dix ans qu’entourés de pays aux magasins ouverts le dimanche, ils résistent héroïquement ne cédant pas un pouce aux pressions consuméristes d’une société postmoderne de plus en plus contraignante.

Deux députés européens apportaient une solide caution par leur présence. Thomas Mann (P.P.E.-C.D.U.) organisateur au Parlement européen de la première conférence internationale en faveur du dimanche chômé en mars 2010. L’événement avait été déjà couronné d’un franc succès avec ses trois cent cinquante participants. « Ça ressemble à quoi un dimanche où l’on travaille ? » lance-t-il enchanté de l’engagement suscité par l’Alliance. Insistant sur l’inouï d’une réunion où Églises siègent avec des syndicats, où syndicats ne regardent pas les Églises en chien de faïence, Thomas Mann annonce que les députés sont à la tâche. Tout cela ne se fait pas dans la confidentialité mais « au grand jour ». L’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) ? « c’est pour très bientôt ». Même contentement du député européen Martin Kastler (P.P.E.-C.D.U.) qui prévient que si la question du rythme de vie ne peut pas être protégée par le Parlement - allusion à la directive du temps de travail en discussion-, il restera en effet « la force des citoyens par la voie de l’Initiative citoyenne européenne » que l’euro député a préparée par sa pétition. Assurément, cette journée de lancement officiel aura honoré la devise de l’Europe, « l’unité dans la diversité ».

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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS