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La Résistance
Travail dominical: la condamnation des supermarchés Match confirmée en appel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La condamnation de Match a été confirmée par la justice. La réaction de l'enseigne est purement marketing. Elle signale que certains collaborateurs perdront du pouvoir d'achat et que les emplois créés seront supprimés. Mais elle "oublie" de parler des emplois supprimés dans les magasins concurrents par l'effet de cette concurrence illégale, ni de la faiblesse générale des salaires et de la précarité des emplois qu'elle propose.

La cour d'appel de Douai a confirmé mercredi la condamnation des supermarchés Match, les obligeant à respecter l'obligation de repos hebdomadaire en contrepartie de l'ouverture dominicale, a-t-on appris auprès de l'avocat de la CFDT qui avait assigné l'enseigne.

Cette décision rendue le 1er septembre par le TGI de Lille, obligeait Match à respecter le repos hebdomadaire sous peine d'une astreinte de 10.000 euros par infraction. Elle avait été prise en application d'un arrêté préfectoral, antérieur à la nouvelle loi.

Le tribunal avait également condamné l'enseigne à verser 9.000 euros à la CFDT au titre des frais de justice engagés par le syndicat. Mercredi, Match s'est vu infliger une condamnation financière supplémentaire de 1.000 euros.

"Cette décision reconnaît que le combat mené par la CFDT est juste. Le droit au repos doit être respecté", s'est félicité Me Dominique Bianchi.

De son côté, le directeur général des supermarchés Match, Michel Gallo, a expliqué que "ces fermetures hebdomadaires auront des conséquences économiques mais aussi sociales" et "sans ce travail du dimanche, certains collaborateurs perdront jusqu'à 300 euros bruts par mois".

"Au sein des 13 magasins concernés, les ouvertures du dimanche ont permis la création de 85 emplois", rappelle M. Gallo dans un communiqué, en soulignant que seuls "70% des effectifs de ces magasins travaillaient le dimanche" et que les "collaborateurs volontaires (...) bénéficiaient d'une majoration de 100%, avec une autre journée de repos hebdomadaire".

Suite à cette décision judiciaire, les magasins Match de Lille Moulins, Lambersart-Dunkerque, Ronchin, Seclin, Marcq-en-Baroeul, Villeneuve-d'Ascq (Flers), Lille Halles, Wambrechies, Cysoing, Loos et Lambersart-Bourg seront ouverts du lundi au samedi. Le magasin de La Madeleine sera ouvert du mardi au dimanche, indique le communiqué de Match.

La CFDT avait fait constater au mois de juin, dans 12 magasins de Lille et de son agglomération, le non-respect d'un arrêté préfectoral du 28 juin 2004 en vertu duquel les supermarchés sont autorisés à ouvrir le dimanche moyennant leur fermeture un jour dans la semaine.

 
Supermarchés Match : « Le record : vingt jours de travail consécutif » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

20 minutes, 07/09/09

Vous venez de faire condamner douze supermarchés Match à respecter une fermeture hebdomadaire obligatoire*. Ça paraît contradictoire avec la prochaine loi sur le travail dominical...

Vous venez de faire condamner douze supermarchés Match à respecter une fermeture hebdomadaire obligatoire*. Ça paraît contradictoire avec la prochaine loi sur le travail dominical...

La décision du tribunal de Lille n'empêche pas Match d'ouvrir ses magasins le dimanche. Elle demande simplement l'application d'un arrêté préfectoral stipulant qu'ils doivent respecter un jour de fermeture obligatoire durant la semaine. Néanmoins, nous relançons avec ce procès le débat sur le repos du dimanche. D'ailleurs, nous avons demandé un entretien avec Martine Aubry en juillet. Nous attendons sa réponse.

Certains salariés souhaitent pourtant continuer à travailler le dimanche, car ils gagnent plus...

Il n'empêche que là aussi, il y a des règles sur le repos hebdomadaire à respecter. Le relevé des badges dans tous les Match montrait un non-respect systématique. Le magasin de Lambersart détenait le record avec vingt jours de travail consécutifs pour un salarié.

Doit-on s'attendre à d'autres actions en justice dans les mois à venir ?

C'est un travail de longue haleine. Il faut faire des constats d'huissiers qui nous coûtent très cher. Mais ce jugement doit servir d'exemple. Ça fait trop longtemps que les enseignes de supermarchés méprisent les lois. W

recueilli par G. D.

* Le jugement ne prend effet que le dimanche 13 septembre. Interrogé sur la décision qu'il compte prendre, le siège de Match n'a pas souhaité s'exprimer.

 
La bataille du dimanche a commencé Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Il n'y a pas que les Belges, qui parlent de ce qui se passent en France : les Grecs aussi !

La presse Grecque - ci dessous la traduction du début de l'article - pointe du doigt la situation inconfortable des élus locaux, dont Bertrand Delanoë, qui deviennent l'ultime protection des salariés face à des appétits mercantiles aiguisés.

Et cette autre difficulté du texte Mallié : pourquoi un salarié du dimanche travaillant dans les zones arbitrairement définies par le texte serait-il payé double, et pas les autres ?

La bataille du dimanche a commencé

Date de parution: 31.08.2009

Bertrand Delanoë, le Maire de Paris, est celui qui décide quels endroits peuvent être appelés "zones touristiques".

Avec la nouvelle loi qui permet l'ouverture des magasins le dimanche à Paris, Lille, Marseille et autres régions, touristiques, la CFDT a organisé des piquets de grève en face du BHV juste en face de l'Hôtel de Ville. Les syndicats ont voulu ainsi prévenir Bertrand Delanoê étant donné qu'il n'y a pas d'accord sur le salaires des employés.

 

 
Saint-Paul-lès-Dax, première commune à s'opposer au travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Aqui, 08/08/09

C'est, pour l'heure, une première en France. Le conseil municipal de Saint-Paul-lès-Dax, dans les Landes, vient de voter, à l'initiative de la maire socialiste, une motion contre le travail dominical. Et ce, alors même que la ville a sollicité la dénomination de « commune touristique »... Une manière de pied de nez à cette mesure tant souhaitée par le président de la République, Nicolas Sarkozy.

"Il faut travailler plus pour gagner plus". C'était le slogan de campagne de Nicolas Sarkozy. Arrivé au pouvoir, il a donc logiquement fait voter une loi autorisant de nouvelles dérogations au travail du dimanche. Une loi, qui on le sait, fut âprement discutée au Parlement. Pour montrer "l'absurdité", à ses yeux, de cette mesure, le maire de Saint-Paul-lès-Dax, la socialiste Danielle Michel a récemment soumis au vote de son conseil municipal une motion dans laquelle la « nécessité du repos dominical » est affirmée et « s'oppose à l'extension du travail du dimanche sur son territoire ». Dans le même temps, elle a demandé l'attribution de la dénomination de commune touristique, afin de bien distinguer sa demande du débat engagé sur le travail dominical. Par ce vote, l'instance municipale a « souhaité que sa volonté de favoriser le développement local ne soit pas associée à une loi pénalisant les salariés dans leur vie personnelle et professionnelle ».

Un tourisme qui respecte la vie de famille

« Notre politique touristique est basée sur une vision familiale du tourisme où les vacances et les week-ends sont des éléments importants» précise ainsi le texte de la motion. En clair, "nous avons des touristes, mais ils respectent le fait, que nous aussi, nous avons une vie de famille"... Et, pour faire taire certaines idées reçues, Danielle Michel rappelle que certains chefs d'entreprises lui écrivent pour lui confirmer que "ce n'est pas parce que l'on ouvre le dimanche, que l'on fait un chiffre d'affaires plus important". D'ailleurs, les chiffres nous diront, si à la fin de la saison estivale, cette mesure a amené certains touristes à se détourner de cette petite station thermale landaise pour aller vers d'autres, qui, elles, acceptent que leurs administrés travaillent le dimanche.

Nicolas César

 
Travail du dimanche : Les commerçants de Luxeuil-les-Bains inquiets de la nouvelle loi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Le Pays, 25/08/09

Luxeuil-les-Bains devrait normalement bénéficier de la nouvelle loi sur le travail du dimanche adoptée par l’Assemblée nationale cet été. Mais la demande de classement n’a pas été formulée… Résultat : rien ne change pour l’instant.

À vrai dire à Luxeuil, personne n’est vraiment au courant de ce qui va se passer dans une station thermale le dimanche. En tout état de cause, les commerçants qui ouvrent déjà le dimanche sont inquiets. Pourtant, ils ne sont qu’une quinzaine : fleuristes, boulangers, bouchers traiteurs sans compter les débits de tabac et les restaurants. Et naturellement la station thermale !

La petite cité haut-saônoise vit pourtant en toute quiétude le dimanche. Ville de vacances par excellence, les touristes y sont nombreux et les commerçants, comme Régine Drouet, pâtissière boulangère, ouvre même le dimanche après-midi.

On ressent une certaine angoisse chez ces commerçants, qui voit déjà l’ombre des grandes surfaces ouvrir le dimanche.

Pour le moment, rien n’est décidé. Mais pour le député-maire Michel Raison, le classement ne changera rien dans la cité thermale.

Marion Crier, qui tient le magasin de fleurs « Au lys blanc », est vraiment inquiète : « J’ai peur de voir venir s’installer à Luxeuil un magasin de chaîne de marque de fleurs, qui casse les prix et qui vendra sept jours sur sept. Il y a déjà ce type de magasin à Belfort et il ne faudrait pas qu’ils viennent ici . En revanche, je n’ai pas peur des grandes surfaces, surtout en ce qui concerne les fleurs car il y a la qualité du métier de fleuriste ».

Il en est de même pour Mme Drouet, aujourd’hui en retraite, mais qui vient toujours servir dans la boulangerie transmise à son fils. « Si une grande surface ouvre le dimanche, c’est 50 % du chiffre d’affaires en moins, et cela se remarque surtout le dimanche après-midi J’ai vraiment très peur, car cela fait 51 ans que l’on est ouvert le dimanche, alors je ne vois pas pourquoi la loi changerait ». Des clients qui sortaient avec leur pain abondaient dans le sens de la boulangère : « Bientôt il n’y aura plus de vie de famille le dimanche si tout est ouvert ».

 
L'Udict dit «non aux ouvertures dominicales». Entretien avec son secrétaire. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail


Jean-Pierre Demni: «Touche pas à mon dimanche. Photo C. Binet
Albi. «De l'esclavagisme moderne»

L'Union départementale interprofessionnelle des commerçants du Tarn, basée à Albi depuis 1975, se positionne clairement contre « la généralisation de l'ouverture dominicale », c'est ce qu'elle voit à travers la nouvelle loi du 10 août 2009 sur les nouvelles dérogations au repos dominical. En 2008, c'était une proposition du rapport Attali, et déjà, le syndicat patronal mettait son holà.

La loi « innove » avec ces nouvelles dérogations au repos dominical. Comment se positionne l'Udict ?

Contre ! Cette nouvelle loi ouvre le champ de dérogation aux communes à vocation touristique ou thermale, c'est innovant certes, mais c'est une régression sociale. Ce sera de l'esclavagisme moderne du personnel utilisé le dimanche et une brèche dans le sacro-saint principe du repos dominical. Nous attendons les décrets d'application. Nous sommes conscients que de nombreuses communes, et c'est tout à fait normal, souhaitent entrer dans ces champs d'application, que ce soit Albi, Castres, Gaillac, Lacaune, ou autre. Mais nous voyons cela d'un très mauvais œil car de notre avis c'est la généralisation de l'ouverture dominicale qui se pointe à l'horizon.

Que craignez-vous, au fond ?

Au niveau des commerçants, cela risque de créer un déséquilibre. Certains territoires seront privilégiés et les communes qui seront en dehors de ces périmètres vont souffrir de cette concurrence. Il faut s'attendre à des évasions commerciales. Cette loi nous met dans un flou artistique.

N'y a t'il pas des « clients du dimanche » à aller chercher ?

On peut argumenter. Mais les consommateurs vont-ils consommer sept jours sur sept alors qu'on veut multiplier le nombre d'enseignes et faire baisser les prix ? On demande à voir. Banaliser le dimanche ne sera pas une opportunité pour avoir un dynamisme commercial. Rien ne dit que cela fournira un plus gros chiffre d'affaire.

Vous participerez aux éventuelles consultations. Quels moyens d'action aurez-vous pour faire peser votre poids dans la balance ?

Difficile à dire, il faut voir dans quel cadre ces consultations vont se faire. Il faut être prudent. Nous verrons le moment venu comment mener notre stratégie et dans notre prochain conseil d'administration, nous allons définir une orientation sur ces questions de participation à ces comités, pour faire entendre la voix du commerce de proximité au plan départemental.

Vous dites avoir le soutien d'hommes politiques et même de la grande distribution sur des positions communes. Y aura-t-il un front anti loi du 10 août 2009 ?

C'est trop tôt. Pour l'instant, on a l'impression que tout le monde est résigné. J'ai rencontré des hommes politiques qui se sont battus, mais il y a cette résignation, ce fatalisme. Ce n'est pas l'état d'esprit de l'Udict. Nous sommes un syndicat militant et donc nous continuerons à nous battre, à combattre. Nous comptons sur toutes les personnes, d'autres horizons, politiques, sociaux, car il faudra être nombreux pour mener à bien des actions.

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS