Lors de la réunion de mardi soir, le maire a proposé à l'approbation du conseil municipal un voeu « contre le travail du dimanche », en s'appuyant sur l'application de la Charte d'urbanisme commercial et le protocole d'accord sur l'ouverture exceptionnelle des commerces le dimanche et jours fériés sur le pays de Rennes, qui datent du 5 mai 2010.
Ce voeu fait suite aux démarches entreprises pour obtenir l'application des textes auprès du responsable du magasin de La Mézière. Et en particulier, suite aux négociations menées lors de la réunion organisée le 29 septembre dernier en mairie de Gévezé, sous l'égide du vice-président de Rennes Métropole, chargé de l'urbanisme commercial, de l'artisanat et du tourisme. Malgré cette réunion, le responsable du commerce de La Mézière s'obstine à poursuivre l'ouverture de son établissement le dimanche matin.
C'est donc à l'unanimité que les élus ont manifesté leur volonté de voir appliquer strictement la Charte d'urbanisme commercial. Ils ont, par ailleurs, exprimé leur ferme opposition à l'ouverture de ces surfaces commerciales en dehors des dimanches et jours fériés négociés annuellement.
Les gardiens des déchèteries de l'agglomération continuent à faire la grève le dimanche. Ils proposent un aménagement le lundi. Michel-Martial Durieux reste inflexible.
Depuis le 2 mai, les déchèteries de l'agglomération rochelaise ne sont plus ouvertes le dimanche en raison d'un mouvement de grève. Depuis le 2 mai, la Communauté d'agglomération débourse 1 500 euros chaque semaine pour faire déblayer l'entrée des déchèteries, encombrée des dépôts sauvages du dimanche, par une entreprise privée.
Le conflit s'enlise. « Pourquoi travaillerions-nous le dimanche ? Nous ne sommes pas un service d'urgence, avance Patrick Olivier, délégué CGT des gardiens de déchèteries. Nous sommes pour un étalement des apports de déchets sur la semaine. Et pour prouver notre bonne volonté, nous proposons l'ouverture le lundi de sites habituellement fermés ce jour-là : Saint-Xandre, Nieul, Sainte-Soulle et Périgny. Cela représenterait 28 heures d'amplitude d'ouverture supplémentaires pour le public. »
Et Patrick Olivier de préciser que cette proposition n'a pas été entendue par les élus chargés du dossier.
Jusqu'à 20 heures l'été ?
« Quelle proposition ?, s'interroge Michel-Martial Durieux, vice-président de la CdA ayant la délégation du traitement des déchets. Ce n'est pas en ces termes que le débat se pose. Eux considèrent qu'ils n'ont pas à travailler le dimanche. Nous considérons que si. Le fait que les déchèteries ne fonctionnent pas le dimanche n'est pas un acquis. Ce n'est dû qu'à un mouvement de grève. Pas à une décision de la CdA. De nombreuses compensations leur ont été données pour ce travail dominical. Qui ne représente d'ailleurs une permanence qu'un dimanche sur sept. Nous sommes dans une autre logique. Nous discutons d'annualiser le temps de travail. De le lisser sur l'année. Notamment pour que les déchèteries puissent ouvrir jusqu'à 20 heures l'été quand il y a une grosse affluence. »
Deux logiques s'affrontent. Et dans la perspective de la réorganisation complète et prochaine de la collecte des déchets (lire ci-dessous), le conflit prend des allures d'intimidation de part et d'autre : ne pas céder aujourd'hui c'est être en position de force pour demain.
Les personnels seront en grève, samedi 16 octobre pour obtenir une prime dominicale de 100 euros.
Les personnels de la surveillance du musée Carnavalet réunis en Assemblée Générale ont décidé de se mettre en grève demain, samedi 16 octobre, à l’occasion de l’exposition des malles de Louis Vuitton.
Les syndicats des musées parisiens (CFDT, CFTC, CGT, FO, UNSA et Supap-FSU) soutiennent cette action.
Les personnels qui dénoncent une organisation du travail agressive, infantilisante et vexatoire, réclament une prime de 100 euros nets par dimanche travaillé.
Actuellement cette prime est dégressive au fil des semaines, passant de 91 à 43 euros. Un dimanche travaillé au mois de juin devrait pourtant avoir la même valeur qu’un dimanche de janvier ou d’octobre. Actuellement ce n’est pas le cas à la Ville de Paris. 100 euros net par dimanche travaillé est une demande juste et légitime pour des personnels qui bénéficient rarement d’un week-end de libre.
Le traitement actuel du travail du dimanche n’est pas acceptable pour des personnels qui font la comparaison entre leur salaire et ce que perçoivent les plus hauts cadres de l’administration parisienne : 200 000 euros annuel en moyenne (!) d’après la Cour des Comptes.
Un mouvement du même type est fort probable dans les autres musées parisiens pour faire entendre des revendications identiques à celles de leurs collègues.
Les personnels et les organisations syndicales se rassembleront devant les portes du musée Carnavalet, Rue des Francs Bourgeois et Rue de Sévigné (3èmé) ce samedi 16 octobre à partir de 10 heures.
Etelvina Fernandes, Élise Kongo et Rath Luang sont les trois premiers employés d’une chaîne de discount alimentaire à avoir mis leur employeur aux prud’hommes suite à un licenciement pour refus du travail le dimanche. Mardi 11 octobre prochain, le dossier de ces trois employés de caisse devrait passer en conseil de prud’hommes… Mais rien n’est encore sûr puisqu’ED l’enseigne et l’employeur en question, tarde à livrer à l’avocate des trois salariés ses écrits. Un retard calculé pour empêcher les plaignants et leur avocat de construire au mieux leur défense. Mais Me Plantureux, leur avocate, connaît la tactique de l’enseigne, qu’elle a déjà eue comme adversaire. Sa réputation ainsi faite d’agir en dernière minute, n’est guère de nature pour rassurer la partie adverse qui voudrait bien voir se conclure enfin ce long et médiatique feuilleton.
Licenciés pour « non-respect des horaires planifiés et pour insubordination », ces trois salariés sont aujourd’hui dans l’expectative et sans emploi. Etelvina Fernandes est interrogative : « Je me pose la question : est-ce que Goliath n’aurait pas peur de David ou est-ce le Pot de fer qui a peur du pot de terre ? » Le mutisme entretenu par leur ex-employeur laisse les deux jeunes femmes dubitatives. Pour autant, avec l’assurance affichée par leur avocate, elles savent que leur affaire est « gagnable ». Le code du travail stipule en effet que l’accord écrit du salarié doit être nécessaire pour qu’il puisse travailler le dimanche. Or, ni leur contrat ni aucun avenant ultérieur ne stipulent que ces trois salariés pouvaient travailler le dimanche. Néanmoins, ED pourrait s’engouffrer dans la brèche d’un code du travail datant de la fin du XIXe siècle qui stipule aussi que le travail du dimanche est aussi possible dans le commerce alimentaire. La bataille pourrait être rude et l’affaire reportée encore.
On me mettait la tête sous l’eau
En se lançant dans ce combat, qu’Etelvina a voulu médiatiser en contactant, télévision, radios, journaux… les trois salariés savaient à quoi ils s’exposaient. Etelvina et Élise que nous avons rencontrées ne le regrettent pas. « Nous savions que ce serait la galère pour nous. Mais nous voulions le faire aussi pour les autres. » « Lorsqu’une autre enseigne oyonnaxienne a ouvert le dimanche matin… les filles de ce magasin sont venues me voir, explique Etelvina, pour me demander comment il fallait faire. » Finalement elles ont eu un écrit et sont payées double. « ED nous proposait de travailler le dimanche matin de 9 h à 13 h pour 5,04 € à l’époque ! » « Ils m’auraient donné 200 € que je n’y serais pas allée. Je ne pouvais pas me partager en deux en faisant 14 h de route pour accompagner mon fils à son sport-étude et être au magasin. » explique Etelvina qui avait fait ce choix pour raison familiale. Même logique pour Élise Kongo, qui ne pouvait voir ses trois enfants installés à Lyon que ce jour-là.
Cette expérience a fortifié ces deux femmes de caractère. Élise qui avoue jamais ne vouloir se laisser faire, Etelvina qui s’est surprise d’être aussi combative dans l’action. Élise a pourtant eu du mal à encaisser le coup. « Ce licenciement m’a beaucoup atteinte ». D’elle-même, elle a consulté un psychologue. Etelvina tire aussi les leçons d’un combat : « A 46 ans, je ne pensais pas avoir un tel esprit combatif. J’ai beaucoup appris sur moi-même. Lorsque j’ai été reçu par le DRH de chez ED j’ai eu la sensation qu’il me mettait la tête sous l’eau… et que pour m’en sortir il fallait que je sorte mes griffes. » Etelvina et Élise ont rejoint le groupe des travailleurs en situation précaire et sans emploi sur l’agglomération d’Oyonnax piloté avec Développement et humanisme et la région Rhône-Alpes.
Carnavalet se met en grève pour la prime du dimanche
18-10-2010
LE PARISIEN Samedi 16 Octobre 2010
Dimanche, pour le huitième week-end de suite, les bibliothèques Truffaut, Yourcenar et Duras seront fermées. Les musées de la Ville de Paris se lancent à leur tour dans la grève pour réclamer une meilleure prime du dimanche. Ce sera le cas demain du musée Carnavalet, musée de l'Histoire de la ville de Paris (Ille) où la grève a été votée à l'unanimité.
« Notre prime est de 91 € pour les dix premiers dimanches travaillés et elle tombe à 43 € pour les suivants.
Or, tous les dimanches devraient avoir la même valeur », estime hier Bernard Aland, représentant du syndicat Supap FSU. Chez les bibliothécaires, qui travaillent en moyenne huit dimanches par an, Ia prime est de 87 €. Désormais, les bibliothécaires et les agents des musées réclament une même prime de 100 €. « Le système est complexe, reconnaît Maïté Errecart, adjointe au maire de Paris chargée des ressources humaines. Et l'on ne peut pas faire table rase de tout ce qui existe actuellement », souligne-t-elle. Des discussions sont en cours. Les employés des musées prévoient d'étendre leur mouvement au Petit Palais ou au musée d'Art moderne.
La grève dans les bibliothèques dure depuis plus de cinq semaines
Pour la sixième semaine consécutive, il sera impossible d'aller emprunter un livre ce dimanche. Les personnels des trois bibliothèques municipales normalement ouvertes ce jour-là – François Truffaut (1er), Marguerite-Yourcenar (15e) et Marguerite-Duras (20e) – ont voté la reconduction de leur mouvement de grève. Ils réclament une prime de 100 € net par dimanche travaillé, quand la Mairie ne propose que 75 €.
Respect de la vie de famille Le conflit dure et on ne peut s'empêcher de se rappeler la méfiance de Bertrand Delanoë concernant le travail du dimanche. En juin, il avait invoqué le respect de la vie de famille des salariés pour refuser le classement des grands magasins en zone touristique, ce qui les aurait autorisés à ouvrir tous les jours. Cette règle ne s'appliquerait pas aux employés municipaux ? « Il ne faut pas tout confondre, rétorque la Mairie. Nous avons proposé de classer certains quartiers comme Périmètres d'usage de consommation exceptionnelle [où le travail doit être effectué sur la base du volontariat et payé double], et non comme zones touristiques. Il faut une compensation financière au travail du dimanche. » Selon la Mairie, dans les bibliothèques, les employés ne devraient travailler qu'un dimanche de temps en temps, en se relayant, et avec des horaires réduits. « C'est un service aux Parisiens, tout comme les musées, également ouverts le dimanche. » Le Conseil de Paris a voté au début du mois un vœu pour « que les négociations soient poursuivies et qu'un accord soit trouvé ». Les syndicats accusent déjà le Maire de Paris d'avoir enterré cette demande. Faux, répond la Mairie, qui assure que la réflexion est en cours.
Ce n’est pas la téloche qui va vous en parler !!!!! Pour l’heure elle est surtout préoccupée de tenter de dénigrer d’une façon ou d’un autre la grève reconductible qui se profile à l’horizon de la semaine prochaine… Mais, le journal Le Monde vient de publier un excellent reportage sur un sujet “oublié”par le reste des médias…
Depuis un an, tous les dimanches, des employées d’un ED font le piquet de grève devant leur magasin
Albertville (Savoie) Envoyé spécial
C‘est devenu un rituel qui dure depuis quasiment un an. Tous les dimanches matin, elles se rendent, ensemble ou à tour de rôle, au magasin ED d’Albertville qui les emploie. Mais au lieu de pénétrer dans les locaux, elles restent à proximité de l’entrée et se fondent parmi les élus, syndicalistes ou citoyens venus les soutenir. Ce dimanche 3 octobre, ils étaient encore quelques-uns à s’être déplacés pour exprimer leur solidarité à ces six salariées en conflit avec la direction d’ED.
A la fin de l’été 2009, l’enseigne, filiale du groupe Carrefour, leur avait appris que l’établissement ouvrirait le dimanche matin. Une décision permise par la réglementation applicable aux commerces à dominante alimentaire. Mais elle ne convenait pas “à la majorité” du personnel, affirme Corine Pointet, déléguée syndicale CGT : “Nous n’étions pas volontaires.”
Un jour “sacré”
Finalement, elles furent six à entrer en résistance, sur la douzaine de salariés actuellement affectés dans le magasin (dont deux qui ne sont là que le week-end). Pour protester, elles se déclarent en grève chaque fois qu’elles sont censées travailler le dimanche.
“Dans le contrat que j’ai signé, il n’a jamais été question de me faire venir le dimanche matin, argumente Peggy Schiltz, assistante de direction. J’avais quitté mon précédent job, chez Intermarché, précisément pour ne plus être soumise à ces horaires.” Seule avec sa fille de 8 ans, Mme Schiltz serait obligée de recourir à une nourrice si elle travaillait le dimanche : elle dépenserait, du même coup, davantage d’argent qu’elle n’en gagnerait.
Valérie Franciosi se trouve dans une situation similaire. Cette “employée commerciale” élève seule sa fille de 8 ans - avec l’aide de ses parents. “Je la vois très peu en semaine, explique-t-elle. Le dimanche est le meilleur moment pour faire des choses avec elle.” Mme Franciosi confie qu’elle aurait pu accepter de venir certains dimanches “si on était payés en conséquence”. Mais le salaire n’est pas à la hauteur de ses espérances, bien qu’il soit assorti d’une majoration de 30 % pour les heures effectuées ce jour-là - un taux supérieur à celui prévu dans les textes, insiste-t-on chez Carrefour.
“Le dimanche, c’est sacré”, souligne Mme Pointet, qui ne veut pas “casser (sa) vie familiale”. Elle tient aussi à avoir du temps pour ses activités d’élue municipale et de présidente du comité des fêtes dans sa commune.
Mais les six rebelles d’Albertville n’ont pas l’air d’ébranler Carrefour. Une porte-parole du groupe indique que ED compte “poursuivre l’exploitation de l’établissement le dimanche”, synonyme, selon elle, de création d’emplois et d’”évolution positive du chiffre d’affaires”. Le face-à-face risque fort de se prolonger.
L'affaire n'avance pas mais la détermination des personnels ne faiblit pas.
Pour le 5e dimanche consécutif, les bibliothèques François-Truffaut, Margerite-Yourcenar et Margerite-Duras, de Paris seront en grève.
Depuis la rentrée scolaire, en fait depuis le 05 septembre pour être précis, les 3 bibliothèques parisiennes ouvertes le dimanche sont en grève ce jour-là. Les personnels exigent de percevoir une rémunération de 100 € net pour chaque dimanche travaillé mais la ville de Paris refuse de monter au-delà de 75 € net.
Les personnels des bibliothèques sont soutenus par une intersyndicale composée de 7 syndicats des Affaires culturelles de la ville de Paris (à savoir CGT, CFDT, CFTC, FO, UCP, Unsa et Supap-FSU). Fin août, alors que la grève ne faisait que se profiler, Bertrand Pieri du Supap FSU, nous disait toute la volonté des personnels et envisageait un conflit de longue durée. L'intersyndicale s'était même organisée pour déposer des préavis de grève sur une dizaine de dimanches.
Pour l'heure la mairie de Paris n'a pas donné signe de vie. Aucune négociation n'a été entamée.
Depuis près d’un an, six caissières d’un supermarché ED sont en grève chaque dimanche contre le travail dominical que leur impose leur direction. Cela fait 49 semaines consécutive que cela dure et cela se passe à Albertville, en Savoie. Là-bas, elles sont devenues un symbole de résistance au pouvoir et à la société de consommation. Nos correspondants dans la région nous proposent ce très beau reportage.
Corinne, Peggy, Marie-Anne, Valérie, Agnès et Valérie sont toutes caissières au supermarché ED d’Albertville en Savoie. Depuis le 11 octobre 2009 – date à laquelle leur direction a décidé d’ouvrir le magasin le dimanche, elles sont en grève le jour du seigneur, refusant ce travail dominical que leur impose leur direction. Elles revendiquent au contraire le droit de vivre leurs dimanches en famille, comme tout le monde… Et pour faire entendre leur voix, celles qu’on surnomme les « guerrières du dimanche » n’attendent pas sagement le retour du lundi : elles se rassemblent toute les dimanches sur le parking du supermarché où elles travaillent la semaine pour inciter les consommateurs à ne pas faire leurs courses le dimanche, avec autour d’elles des centaines d’Albertvillois les soutenant dans leur lutte. Elles peuvent aussi compter sur l’ensemble des associations, syndicats et partis politiques de gauche du bassin (CGT, CFTC, CFDT, FSU, CNT, PCF, PS, NPA, Front de Gauche, Parti de gauche…), sur les élus du coin : Philippe Masure – maire d’Albertville – et Antoine Fadiga – conseiller régional – par exemple, et même sur l’église avec Monseigneur Ballot – archevêque de Chambéry.
ED choisi la Justice plutôt que la négociation…
Voulant mettre un terme à ces manifestations et refusant toute négociation avec ses six salariées, la direction d’ED (groupe Carrefour) décide de se tourner début mars vers la justice. Elle obtient le 24 du mois une ordonnance du tribunal de grande instance demandant « le libre accès au magasin, au parking et aux dépendances ». Les guerrières du dimanche et leurs soutiens en prennent acte, choisissant de ne plus bloquer l’accès au magasin tout en continuant de manifester chaque dimanche. Alors que les rassemblements se succèdent, la Préfecture et la municipalité d’Albertville tentent plusieurs médiations au cours du printemps… en vain. Estimant que ces manifestations portent encore préjudice à l’activité du magasin toujours ouvert les jours de grèves et qu’il y a « violation des termes de l’ordonnance », la direction d’ED décide au début de l’été d’assigner au tribunal ses six salariées pour « occupation illégale » du parking et blocage du magasin.
… et se plante! Victoire judiciaire pour les six caissières grévistes
Résultat, le 17 août dernier, Corinne, Peggy, Marie-Anne, Valérie, Agnès et Valérie se retrouvent donc devant le juge d’exécution du tribunal d’Albertville. Dans la salle, les soutiens aux « filles d’ED » sont nombreux. Près de 200 personnes, ceux là-même qui étaient présent chaque dimanche qu’il pleuve ou qu’il neige. Elles sont venus saluer le courage exemplaire dont font preuve les employées de ED depuis dix mois. Certains n’ont même pas pu rentrer faute de place. Le tribunal rend finalement son verdict le 7 septembre. La justice donne raison aux six salariés d’ED en rejetant la demande du supermarché considérant « qu’exercée périodiquement, et non tous les jours, cette grève ne porte pas atteinte au libre accès au magasin ». Elles décident alors de fêter leur victoire ce dimanche 12 septembre à l’occasion de leur 49ème jour de grève sur le parking de leur supermarché… d’autant plus qu’après cette victoire judiciaire les guerrières sont en situation de provoquer la fermeture complète de toutes les grandes surfaces dans le bassin albertvillois…
Stop au travail le dimanche : c'était hier le mot d'ordre des 25 salariés d'Intermarché qui ont fait grève devant le magasin. Revendiquant le droit « à la vie de famille », les employés ont fait signer une pétition.
Le travail du dimanche en question : entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57 Le wiki (accès réservé)