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Le travail du dimanche en question

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Urgent et important (12/01/2012) :
NewsRing organise un débat sur le travail dominical.
Prenons la parole !
 

La Résistance
Faire ses courses, même le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-06-2011

L'Yonne, 7/6/11

Pour augmenter leur chiffre d'affaire, trois grandes surfaces du groupe Schiever ouvrent désormais le dimanche. Des salariés et des commerçants s'y opposent.

Que l'on soit croyant ou non, le dimanche c'est sacré. Sacré pour être l'une des seules grasses matinées faisables à la fin d'une semaine de travail et un moment privilégié de sa vie privée.

Dimanche matin, pourtant, plus d'une dizaine d'employés de l'hypermarché de Tonnerre ont dû se lever comme un jour ordinaire. Leur magasin, Auchan accueille désormais chaque semaine les clients de 9 heures à 12 h 45. Dans la Nièvre, l'hypermarché de Clamecy ouvrira aussi ses portes le dimanche à partir de la semaine prochaine.

« Sans leur demander leur avis »

Si les habitants peuvent en profiter pour faire leurs dernières emplettes avant le déjeuner familial, les salariés, eux, n'ont pour le moment pas grand-chose à y gagner.

« On fait revenir les gens sans rénumération supplémentaire, sans leur demander leur avis et par le biais de pression interne, on les incite même à faire semblant d'être heureux d'être là », alerte Sébastien Dubois, délégué CFDT central BDMS (Schiever).

Le syndicat craint « la propagation du virus » aux cinq autres hypermarchés que Schiever détient en Bourgogne.

Sollicitée, la direction du groupe n'a pas souhaité s'exprimer.

Des salariés protestaient dimanche à Tonnerre en distribuant des tracts devant Auchan. « On veut revenir sur la base du volontariat avec des salaires revalorisés », prévient Sébastien Dubois. Et le syndicaliste n'est pas le seul à monter au créneau L'Union des commerçants et des artisans de Tonnerre (Ucat) tire, elle aussi, la sonnette d'alarme.

Action blanchiment des vitrines

« L'ouverture dominicale d'Auchan entraînera forcément une baisse de la fréquentation du centre-ville et du chiffre d'affaires de ses commerçants », se désole la présidente Delphine Goumaz. Les vitrines des commerces seront blanchies aujourd'hui jusqu'à demain « pour que les gens se rendent compte à quoi ressemblerait le centre-ville si les magasins fermaient ». L'Ucat compte interpeller le préfet.

« J'ai envoyé une centaine de lettres »

À Pont-sur-Yonne, après l'ouverture dominicale du supermarché Atac aussi détenu par le groupe Schiever , Jean-Marie Turbelin, président de l'association des commerçants locaux, a éclusé tous les recours. « J'ai dû envoyer une centaine de lettres », explique-t-il. Aux élus locaux, à la préfecture, à différents ministères, jusqu'à contacter le garde des Sceaux lui-même. Qui aurait saisi la cour d'appel de Paris.

« Pour protéger le petit commerce, la loi Mallié de 2009 stipule que les magasins de plus de 400 mâ à prédominance alimentaire n'ont pas le droit d'ouvrir le dimanche qu'il soit en zone touristique ou non », rappelle Jean-Marie Turbelin. Et si la loi n'est pas appliquer, c'est que Personne n'ose s'attaquer aux grandes surfaces ».

Emeline Devauchelle

 
« Pas de commerces ouverts les jours fériés » pour la CFTC Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-06-2011

L'Alsace, 03/06/11

Comme chaque année depuis 2004, et l’instauration de la journée relative à la solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées, hier, la CFTC du Haut-Rhin a manifesté aux abords de la zone commerciale de Houssen, au nord de Colmar.

« Cora Houssen a décidé d’ouvrir aujourd’hui, jeudi de l’Ascension, sous le prétexte de la journée de solidarité. Si Cora a choisi un jour férié, c’est uniquement parce qu’elle est assurée d’exploser son chiffre d’affaires ce jour-là. Aujourd’hui en allant remplir votre chariot de courses, vous cautionnez le système et contribuez à banaliser le travail du dimanche et des jours fériés », dit le tract distribué hier près de l’hypermarché.

« Nous ne ciblons pas l’entreprise Cora en particulier, mais nous la choisissons chaque année pour ce qu’elle représente en raison de sa taille, indique Alain Kauffmann, secrétaire départemental de la Confédération française des travailleurs chrétiens. La solidarité est essentielle, y compris avec les personnes âgées et les handicapés, mais nous sommes contre le principe de la journée de solidarité, du travail gratuit. Surtout lorsque l’employeur fait travailler un jour férié, alors qu’il pourrait ajouter une heure à plusieurs jours de travail. »

Pour la deuxième année consécutive selon Emmanuel Kauffmann, délégué CFTC à Cora Houssen, les salariés de l’hypermarché pouvaient choisir de poser un jour de congé sans solde : « Si bien qu’aujourd’hui, certains cadres sont dans les rayons lorsque les remplacements ne suffisent pas. » Le secrétaire départemental, Alain Kauffmann, s’élève contre l’idée d’une deuxième journée de la solidarité, déjà évoquée, « alors que la procédure est toujours en cours, concernant la première, devant la Cour européenne de justice ».

 
Auchan ouvert le dimanche matin à Tonnerre ? Ça grogne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-05-2011

L'Yonne, 25/5/11

L'Union des commerçants et artisans de Tonnerre se dit prête à monter au créneau après avoir appris que l'hypermarché Auchan pourrait ouvrir le dimanche matin.

«Je ne sais pas si c'est la guerre entre les grandes surfaces de Tonnerre mais ce sont les commerçants du centre-ville qui vont en payer les frais ! », s'alarme Delphine Goumaz.

La présidente de l'Union des commerçants et artisans de Tonnerre (UCAT) a très mal accueilli la nouvelle : l'hypermarché Auchan envisagerait d'ouvrir ses portes le dimanche matin.

 

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Intermarché : après neuf mois, on manifeste encore - La Mézière Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-05-2011

Ouest-France, 16/05/2011

Chaque dimanche matin, vers 11 h, en présence de la gendarmerie, une dizaine de manifestants se réunit à l'entrée du parking d'Intermarché. Toujours pour s'opposer à l'ouverture du magasin le dimanche matin. Depuis le mois de septembre 2010, c'est un rituel qui perdure. Le groupe formé d'élus, de salariés de supermarchés de Melesse et de Gévezé ainsi que d'habitants, a formé, dimanche 15 mai, une chicane pour pouvoir informer les automobilistes de leurs revendications contre le travail le dimanche.

La manifestation s'est déroulée sans incidents et les clients ont pu faire leurs emplettes.

 
Plus de grève mais pas d'accord chez Cora, à Monéteau Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-05-2011

L'Yonne, 18/05/2011

« On n'a pas reconduit la grève, mais les salariés se réservent le droit de mener de nouvelles actions car le directeur s'est moqué de nous. Tous les grévistes ont rejeté sa proposition de hausse salariale de 1 %. Ça couvre à peine l'augmentation de notre mutuelle... », confie Cyril Laurant, délégué CFDT chez Cora.

Hier, après trois jours de grève qui ont mobilisé « jusqu'à 60 salariés », dixit l'intéressé, les représentants du personnel ont rejeté les propositions formulées par leur direction, lundi (l'YR du 17 mai).

Cyriaque Jourdhier, directeur de l'hypermarché se défend :

« Demander 100 euros bruts mensuels pour tous, quel que soit le nombre d'heures travaillées, c'est impensable... Malgré la très forte baisse de notre chiffre d'affaires depuis le début de l'année, j'ai proposé de doubler la hausse salariale de 2010 (+ 0,5 %), et d'accorder 2 % à ceux qui seraient rattrapés par la hausse du SMIC. On ne peut aller au-delà. »

Assurant « respecter la loi » en matière de travail dominical, Cyriaque Jourdhier affirme par ailleurs n'avoir « aucune demande » de la part de salariés qui souhaiteraient passer à des contrats de 30 heures.

« Sur 240 salariés environ, 11 seulement ont des contrats de moins de 30 heures », précise au passage le directeur.

S'il devine que ce mouvement de grève (le premier depuis l'ouverture de la grande surface en 1987) laissera des traces, Cyriaque Jourdhier entend prendre le pouls du personnel. 

« On organisera une enquête anonyme à la fin du mois, et j'ai proposé d'organiser des moments d'échange cet été. »

Pas sûr que cela suffise à désamorcer les tensions...

Christophe Pacalet

 
Résistance face au travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
16-05-2011

La Croix, 05/05/2011

  • Malgré la libéralisation de la législation, l’essor du commerce dominical n’a pas été spectaculaire.
  • En tout, 30 périmètres d’usage de consommation exceptionnel (Puce) et huit nouvelles communes touristiques ont été autorisés.
  • De nombreuses résistances se sont organisées pour limiter l’extension du travail du dimanche.

On les appelle les « guerrières du dimanche ». À la fin de cette semaine, ce sera le 81e dimanche consécutif que Corinne Pointet et cinq de ses collègues de La Réole, en Gironde, crient haut et fort leur refus de travailler ce jour-là. 

En se mettant en grève quand leur employeur, Ed, qui ouvre le dimanche matin depuis octobre 2009, les inscrit sur le planning, ou en manifestant devant le parking du magasin. « Je travaille déjà le samedi. Le dimanche est le seul jour où on peut programmer des activités en famille », explique cette déléguée CGT, également présidente du comité des fêtes de sa commune. Le 14 avril dernier, la cour d’appel a débouté Ed en estimant que cette occupation n’empêchait pas la fréquentation du magasin. 

Mais, reprend Corinne Pointet, « ça ne change rien, on continue. Jusqu’en 2012 ou plus, s’il le faut. Nous, ce qu’on veut, c’est changer la loi pour garantir le volontariat de tous les salariés présents ce jour chômé. »

CONVAINCRE LES SUPERMARCHÉS DE RENONCER

 À La Réole, la détermination a pris la forme du « village gaulois », plaisante Bruno Marty. À 38 ans, ce professeur de mathématiques, également élu de la commune, peut être content. Au centre d’une mobilisation citoyenne rejointe par les élus et les syndicats, il a convaincu en moins de six mois deux supérettes de renoncer à leur ouverture dominicale.

« Chez nous, explique-t-il, beaucoup de petits commerces accueillent des clients ce jour-là. Si les grandes surfaces s’y mettent, c’est fini pour eux. » Alors quand, en octobre, l’Intermarché du coin tente l’ouverture, 4 800 tracts sont distribués dans les boîtes à lettres.

LE RETOUR AUX RÉSISTANCES

100, puis 200 personnes se rassemblent le dimanche devant le magasin, convainquant l’enseigne de renoncer. Le scénario se répète en avril avec Leader Price : là, ce sont 200, puis 330 personnes, qui manifestent devant la supérette, laquelle décide à son tour de se replier sur la semaine.

« Alors qu’il y a deux ou trois ans, les mentalités étaient devenues un peu fatalistes, on assiste à un retour des résistances », affirme Jean Dionnot, président du Collectif des amis du dimanche.

« En 2010 on a observé, notamment à Paris, une multiplication des ouvertures de supérettes, en particulier des ouvertures illégales le dimanche après-midi », explique Éric Scherrer, secrétaire général du syndicat Seci-CFTC. Mais on a attaqué en intersyndicale une quarantaine de supérettes devant la justice et on s’apprête à recommencer, ça calme un peu les choses. »

UNE DÉROGATION POUR LES MAGASINS DE MEUBLES

L’inspection du travail, de son côté, a produit 74 procès-verbaux d’infractions en 2010, dont sept ont déjà abouti à des condamnations à verser des astreintes.

Reste que plusieurs libéralisations de la législation ont bien eu lieu, ouvrant la brèche à l’extension légale du travail dominical pour de nombreux salariés du commerce. La première est intervenue avec l’amendement Debré, du nom de la sénatrice UMP qui a introduit dans la loi Chatel du 3 janvier 2008 une mesure permettant à tous les commerces de meubles d’ouvrir tous les dimanches. 

Mesure qui avait provoqué un tollé. Mais, explique-t-on chez Ikea, « seuls nos magasins de la région parisienne le font. En province, nous ouvrons entre trois et dix dimanches par an, si un accord est signé. Et il y a des régions, comme la Bretagne, où nous restons fermés. »

Quant à la fameuse loi Mallié du 10 août 2009, qui autorise désormais ce travail dominical dans tous les établissements des zones touristiques, au lieu des seuls commerces de loisirs auparavant, et dans les « périmètres d’usage de consommation exceptionnel » (Puce), elle ne semble pas avoir abouti à une forte augmentation des travailleurs réquisitionnés ce jour-là. 

DES ÉVOLUTIONS BIENTÔT LISTÉES DANS UN RAPPORT

Si le comité parlementaire chargé de tirer le bilan de la loi, présidé par Pierre Méhaignerie – député UMP à la tête de la commission des affaires sociales à l’Assemblée – ne rendra pas son rapport avant l’été, la Direction générale du travail (DGT), elle, a déjà une comptabilité précise des évolutions.

Selon les derniers chiffres officiels du ministère du travail, en 2009, avant la loi, près de 28 % des salariés travaillaient le dimanche, dont 12 % de façon habituelle. 

Depuis, « trente Puce ont été créés, essentiellement en région parisienne, ce qui représente entre 10 000 et 15 000 salariés supplémentaires, 15 demandes ont été rejetées et une vingtaine de dossiers sont en instance », explique-t-on à la DGT. « Les préfets ont été assez sages pour refuser toute création là où il n’existait pas d’habitude de consommation avant la loi », se félicite le député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié, auteur du texte. 

« Ils ont légalisé tous ceux qui, avant, étaient dans l’illégalité. Le centre commercial Thiais Village (Val-de-Marne) par exemple, qui ouvrait alors qu’il n’en avait pas le droit, a eu un Puce, tandis que Belle Épine, qui respectait la loi, n’en a pas eu, confirme le syndicaliste Éric Scherrer. En revanche, des Puce se sont créés juste sur le périmètre d’un magasin Leroy Merlin. »

 « UNE VRAIE GUÉRILLA JURIDIQUE »

De fait, nombre de ces nouveaux Puce font face à une vraie guérilla juridique, orchestrée en particulier par la CFTC et Force ouvrière. Me Vincent Lecourt, avocat de FO, s’occupe d’une cinquantaine de contentieux liés à l’ouverture dominicale. 

« J’ai attaqué tous les Puces du Val-d’Oise et d’autres, comme celui de Family Village à Aubergenville (Yvelines), commune qui n’appartient pas aux communes définies par la loi. »

Quant aux zones touristiques, où l’extension à tous les établissements de la possibilité du travail dominical « peut potentiellement concerner 200 000 nouvelles personnes » selon la DGT, huit nouvelles communes ont bénéficié d’un classement. Et cinq autres municipalités se sont vu accorder de nouvelles zones.

DES INTERROGATIONS SUR « L’ÉLARGISSEMENT PROGRESSIF DES DÉROGATIONS »

Au total, on compte désormais 575 communes touristiques et 39 communes ayant une ou plusieurs zones touristiques. Mais à Paris, où la Chambre de commerce avait plaidé pour une très large extension des sept zones touristiques existantes, la mairie a opté en juin 2010 pour le statu quo, calmant les ardeurs des militants du septième jour travaillé.

Pour autant, le match n’est pas clos. En avril 2010, la Commission des experts de l’Organisation internationale du travail, saisie par Force ouvrière, a épinglé la France, s’interrogeant sur « l’élargissement progressif des dérogations autorisées » et demandant au gouvernement de « spécifier de quelle manière est assurée l’existence d’un minimum de garanties pour les travailleurs employés le dimanche en termes de volontariat et de contreparties ». 

Une question qui, selon certaines sources, pourrait bien être examinée de près lors de la 100e session de la Conférence internationale du travail, organisée en juin prochain.

NATHALIE BIRCHEM

Avec cet article

 
MONTRÉAL-la-cluse.Une pétition contre le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
07-05-2011

Le Progrès, 7/5/11

À compter du 15 mai, le magasin Carrefour Market sera ouvert le dimanche matin. Une décision pas vraiment du goût des syndicats.

 

 
Des grévistes à Auchan Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-05-2011

Le Phare Dunkerquois, 06/05/2011

Quelques dizaines de grévistes s'étaient rassemblées ce vendredi devant les caisses de l'hypermarché Auchan de Grande-Synthe.

La fréquentation par la clientèle n'a guère été troublée par ce conflit social limité (l'hyper compte près de 600 salariés). La déléguée syndicale CGT, Claudine Coutin, pointait avant tout, en cette avant-veille du 8 mai, férié, un dimanche cette année, où la grande surface ouvre, le mode de rémunération et de récupération de ce jour travaillé : "si on ne nous comptabilise plus en heures supplémentaires notre travail du dimanche, on évalue notre perte à près de 100 euros !". Le directeur de l'hypermarché grand-synthois, Hammuel Wissocq, pointe le respect de la loi : la majoration de 150 % des heures travaillées le dimanche (Ndlr. une loi récente impulsée par Nicolas Sarkozy), le volontariat, et un décompte d'heures supplémentaires si effectivement le niveau d'activités l'impose, comme c'est souvent le cas lors de la période de fin d'année. Le responsable tempère en rappelant les "16 mois de salaire versés en 2010, primes incluses".

 
Le pavillon violet flottera-t-il sur la ville ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-03-2011

Sud Ouest, 3/3/11

Le collectif saintais pour le repos dominical souhaite que la Ville affiche ce signe de ralliement à sa cause et signe sa charte. Ce qui est loin d'être gagné.

Verra t-on un jour un drapeau violet flotter sur le toit de l'Hôtel de ville, siglé « respect du repos dominical » ? C'est ce que souhaiterait un collectif saintais, du moins pour l'idée du pavillon. « Si après, le maire veut un tout petit fanion pour mettre sur son bureau ou dans le hall d'accueil de la mairie, nous ne sommes pas contre. C'est surtout pour le symbole », précise Philippe Debert, bénévole de l'association Défis, qui vient en aide aux chômeurs.

Les membres du collectif pour le repos dominical, qui réunit des associations, des syndicats et des partis politiques, ont également demandé au maire PS de Saintes, Jean Rouger, que leur charte, qui condamne l'extension du travail le dimanche, soit adoptée en conseil municipal.

« Nous avons été reçus plusieurs fois à la mairie, indique Alain Coudin, le secrétaire de l'union locale CGT. On nous a laissé entendre que nos demandes allaient être prises en compte, mais cela fait plusieurs mois et nous ne voyons rien venir. Nous avons juste reçu une réponse écrite du maire qui ne nous convient pas (lire par ailleurs). »

Or, le collectif veut faire de Saintes « une ville pilote » pour lancer cette sorte de label identifiable par un pavillon violet et la signature d'une charte. « Un maire socialiste est à la tête de la ville et ici, les autorisations d'ouvertures dominicales sont exceptionnelles. Les élus sont en phase avec nos idées. Tout est donc réuni pour que Jean Rouger accepte. On ne comprend pas », avoue Agnès Peré, secrétaire de l'union locale CFDT.

Le maire d'accord sur le fond

Le collectif a également contacté les mairies de Cognac, Rochefort, Saint-Georges-des-Coteaux et Châteaubernard. Aujourd'hui, seule cette dernière commune charentaise, dirigée par le maire Modem Daniel Boyer, a signé la charte.

« On sait que si Saintes franchit le pas, les autres suivront. On veut lancer un mouvement national, insiste Alain Coudin. Jean Rouger était sur le point de dire oui. On était prêt à organiser la remise du drapeau violet en grande pompe. On est déçu… »

Philippe Debert, lui, se sent un peu trahi. « On a aidé l'équipe actuelle de la majorité de gauche à coller les affiches pendant la campagne municipale de 2008 », rappelle t-il. Sans doute attendait-il un petit retour d'ascenseur ? Toujours est-il que sur le fond, les élus saintais rejoignent les idées du collectif.

Reste la forme. « Il y a déjà beaucoup de labels sur la ville. Ne noyons pas le message que le collectif veut faire passer. Il n'y a aucune ambiguïté sur notre opposition à l'extension du travail le dimanche, mais de là à le signifier par un drapeau violet. À ce jour, ce n'est pas d'actualité », confie Paul Durand, le directeur de cabinet du maire.

Le violet est « neutre »

Mais, à propos, pourquoi un drapeau violet ? « Cette couleur n'a pas encore été prise. Elle est politiquement neutre. Ce n'est ni le rouge du PS, qui a participé à la rédaction de notre charte, ni le bleu de l'UMP », constate Alain Coudin. En absence d'accord de la ville de Saintes, lui et les autres membres du collectif envisagent de faire tourner une pétition qui sera adressée au maire.

« Le dimanche ne doit pas devenir un jour de la semaine comme les autres. Si tout le monde se met à bosser, que vont devenir les événements familiaux, sportifs, religieux et culturels ? C'est un jour consacré à la famille et aux activités. Dans un futur très proche, si on laisse faire, les ouvertures risquent de se généraliser. Certes, certaines professions ont l'obligation d'ouvrir, comme les boulangers, mais il ne faut pas que cela se généralise à d'autres professions qui n'en éprouvent pas le besoin », fait remarquer le secrétaire de l'Union locale CGT.

Le débat est donc loin d'être clos.

 
L'accès au magasin Intermarché était libre dimanche matin - La Mézière Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-12-2010

Ouest France, 8/12/10

Dès 9 h 50, dimanche 5 décembre, une poignée de personnes, venue en camionnette, a manifesté son intention de s'opposer à l'ouverture d'Intermarché.

La présence de nombreux gendarmes a dissuadé le groupe de toute velléité de manifestation. Ils ont quitté les lieux vers 11 h. Dans le même temps, une vingtaine de manifestants, essentiellement des employés de grandes surfaces, de syndicalistes et des habitants, se sont regroupés à l'entrée d'un des deux parkings de l'enseigne pour marquer leur désapprobation à l'ouverture du dimanche matin.

Il y a 2 780 ans déjà !

Pas de barrage filtrant, ni de banderoles syndicales hissées, seulement un tract explicatif diffusé par F. Rault, et ainsi libellé. « Le plaidoyer en faveur de la préservation du dimanche : une idée vieille de 2 780 ans. Dans l'Ancien Testament, Amos, dénonçait les puissants de son temps, s'emportant contre leur avidité au gain qui déjà leur rendait insupportable le fait de ne pas pouvoir commercer, le jour du Sabbat ou durant les fêtes de la lune. Aujourd'hui, la même question se pose pour le respect du repos de chacun, dans les secteurs qui ne sont pas vitaux ou essentiels. »

Les consignes données tant par les élus, que par des syndicalistes, de faire une pause dans les manifestations afin de ne pas contrarier les négociations Rennes Métropole- partenaires sociaux pour « un appel à la sérénité en période de négociations », ont été entendues.

Les manifestants ont été moins nombreux et moins vindicatifs. Et les clients sont venus nettement en plus grand nombre.

A noter cependant, une dégradation de la banderole apposée vers le 20 août dernier par Cédric Ducable, gérant de l'enseigne, informant de l'ouverture du supermarché le dimanche matin : elle a été lacérée dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 décembre. Cette dégradation intervient après celle de la banderole du Val d'Ille, il y a un mois, toujours en place de l'autre côté du rond-point de Glérois.

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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