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Mobilisés pour le repos dominical |
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18-08-2010 |
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Sud Ouest, 17/08/10
Dimanche 15 août, une vingtaine de personnes du syndicat LAB se sont réunies devant la grande surface Carrefour de Saint-Jean-Pied-de-Port. Le but de cette manifestation était de faire prendre conscience aux consommateurs et employés que le dimanche doit être consacré au repos.
Selon LAB, la loi sur le repos dominical d'août 2009 n'a pas arrangé les conditions de travail. En ce qui concerne les supermarchés, aucune dérogation n'est nécessaire pour ouvrir les dimanches. Les salariés volontaires peuvent travailler ce jour-là.
Certains clients se sont étonnés d'une telle revendication et d'autres ont rapporté qu'habituellement, ils ne font pas leurs courses le dimanche, en accord avec le principe. L'entrée du magasin n'étant pas interdite, tous ont pu se concentrer sur leurs achats. |
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16-08-2010 |
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Rêver de nouveau, 15/08/10
Les amis du dimanche ne lâchent rien sur le travail du dimanche. Ils ont raison. |
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Au bout de dix mois de conflit, les six salariées convoquées au tribunal |
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16-08-2010 |
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Le Dauphiné, 16/8/10
ALBERTVILLE
C’était en octobre 2009. Les salariées du magasin ED Albertville débutaient leur mobilisation contre le travail le dimanche. Rejointes par de nombreux syndicalistes, élus et citoyens, elles ont tenu bon jusqu’à cet été… Malgré les nombreuses réunions organisées par la Ville et l’Etat, le dialogue n’a jamais pu être rétabli entre les deux partis.
Hier, la salariée qui aurait dû travailler était en grève ; la direction faisant venir, comme les autres dimanches, des employés d’autres villes pour la remplacer. Depuis dix mois, ED a toujours ouvert le dimanche. Et depuis dix mois, des opposants au travail dominical se sont rassemblés pour informer la clientèle de leurs revendications. Le rassemblement s’installe désormais à l’entrée du parking, puisque la direction du magasin a déposé plainte pour occupation du parking et entrave à l’entrée des clients.
Les six salariées, opposées au travail le dimanche, sont convoquées au tribunal d’Albertville mardi à 14 heures. Elles ne seront pas seules : « cette convocation est injuste » soulignait hier un opposant, « nous étions 60, parfois 80 à tenir un piquet de grève avec elles sur le parking… » |
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“J’ai été insultée, car je ne m’étais pas portée volontaire” |
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14-08-2010 |
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Et voilà le travail, 12/08/10
Le 10 août 2009 était adoptée la loi sur le travail du dimanche. Corinne (1), 38 ans, dirige un magasin de prêt-à-porter. Et, dans sa ville, on ne travaille pas le dimanche.Témoignage.
J’ai travaillé comme chef de rayon durant cinq ans, dans la grande distribution. Je travaillais le dimanche, j’étais célibataire, je débutais. J’avais la passion de mon métier, j’avais envie de prouver à mon employeur que ça valait la peine de me garder. Et puis, dans la grande distribution, on n’avait pas tellement le choix, on ne me demandait pas vraiment si j’étais volontaire pour venir le dimanche. C’était le début de ma carrière, ça allait. Mais maintenant, je suis mariée, j’ai des enfants. La situation n’est plus la même. Depuis 1995, je dirige à Cholet un magasin de prêt-à-porter, qui appartient à une chaîne. Le maire de la ville refuse l’ouverture des magasins le dimanche. C’est une chance énorme. Cela dit, le même problème se pose pour les jours fériés. Récemment, j’ai refusé de venir un jour férié. J’ai été menacée et insultée par ma direction, car je ne m’étais pas portée volontaire, et que je n’avais pas fait pression sur les salariées pour qu’elles viennent. Mais je ne peux pas forcer les femmes de mon équipe à travailler ce jour-là. Certaines sont divorcées, ou leur mari fait les 3-8. Il leur faudrait trouver une assistante maternelle qui accepte de travailler elle aussi un jour férié, et tout le salaire gagné ce jour-là y passerait… Si jamais le maire de Cholet part, ou s’il se soumet à la pression, nous devrons travailler le dimanche. Je travaille déjà le samedi. Mon mercredi doit être férié, mais les horaires changent souvent dans le commerce. Le dimanche, c’est mon seul repère stable. C’est le seul jour que je peux passer avec mes enfants et mon mari, qui travaille lui aussi le samedi. J’ai besoin de cet oxygène pour me ressourcer. Si je le perds, je suis perdue dans la semaine.
Propos recueillis par Elsa Fayner |
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UNI Commerce s'engage contre le travail du dimanche |
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11-08-2010 |
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UNI Commerce, 23/07/10
UNI Commerce est le syndicat mondial du commerce de détail et de gros, et représente plus de 160 syndicats et 4 millions de travailleurs dans le monde.
Résolution du Comité directeur d’UNI Europa Commerce, adoptée le 18 juin 2010 à Copenhague.
Résolution sur les horaires de travail de nuit/ tard en soirée et le dimanche dans le secteur du commerce
De nombreux gouvernements de l’Union européenne ont récemment préconisé l'adoption d’une loi autorisant les magasins à ouvrir le dimanche, la nuit ou tard en soirée.
Certains hommes d’affaires et politiciens pensent qu’une augmentation des heures d’ouverture hebdomadaires stimulera le secteur du commerce et l’économie dans son ensemble. Malheureusement, des décisions sont prises sans tenir compte de l’impact négatif non seulement sur les conditions de travail des travailleurs du secteur du commerce mais aussi sur notre société et notre environnement.
La lutte contre le travail dominical et la nuit et/ou tard le soir est une priorité pour UNI Europa Commerce.
La Conférence d’UNI Europa Commerce, qui s’est tenue à Genève en 2007, a décidé ce qui suit (paragraphe 17 des Conclusions) :
« La concurrence de plus en plus acharnée dans le commerce de détail génère des pressions en faveur d’un allongement des heures d’ouverture des magasins, qui ont amené beaucoup de pays à autoriser, en particulier, l’ouverture des magasins le dimanche. L’ouverture tardive et dominicale engendre de graves problèmes sociaux pour les travailleurs du commerce et leurs familles et menace les valeurs culturelles et le tissu social de nos sociétés sans apporter de réelle valeur ajoutée ni pour le secteur lui-même, ni pour ses travailleurs et les consommateurs. De larges alliances avec d’autres intervenants qui souhaitent protéger ces valeurs familiales ainsi que l’héritage culturel et la cohésion sociale de nos sociétés se sont avérées utiles pour aborder ces questions. UNI Europa Commerce confirme son opposition à l’ouverture tardive et dominicale des magasins et continuera à soutenir les efforts de ses affiliés pour lutter contre ces évolutions, notamment en concluant des alliances avec des groupes partageant des opinions similaires au niveau européen. »
Voici ce que nous ne voulons pas :
Les travailleurs du commerce ont souvent des conditions de travail difficiles, caractérisées par le stress au travail, la violence de clients et des modifications fréquentes d'horaires. Ils ont besoin de se reposer comme tout autre travailleur. Ils doivent prendre soin de leur famille. Ils devraient avoir le droit de bénéficier de politiques de conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle.
UNI Europa Commerce ne veut pas d’une société reposant exclusivement sur le consumérisme. L’ouverture dominicale et la nuit/ tard en soirée ouvre la porte à une confusion entre temps de loisirs et temps d'achats, surtout pour les jeunes générations. Le secteur du commerce a une responsabilité vis-à-vis de la société dans son ensemble.
Plus nombreux seront les magasins ouverts le dimanche et la nuit/ tard en soirée, plus d'autres secteurs seront contraints de s'adapter à cette déréglementation, notamment les travailleurs des secteurs du nettoyage et de la sécurité, des transports et les gardes d’enfants.
Le commerce est un business. Le secteur du commerce ne fournit pas de services d’intérêt général devant être accessibles à tout moment comme les soins de santé, les services de police ou la fourniture d’eau par exemple.
UNI Europa Commerce rappelle que la création de nouveaux emplois n’est pas un objectif isolé. Le mouvement syndical défend la création d’emplois de qualité susceptibles d’assurer une relance économique durable et assortis de conditions de travail et de salaires décents. Nous ne voulons pas d’emplois précaires ni de travailleurs pauvres. Nous ne voulons pas que l’équilibre de vie des travailleurs soit fragilisé.
UNI Europa Commerce attire l’attention sur l’incidence considérable de cette problématique sur l’environnement. L’ouverture tardive et dominicale augmente l’utilisation des transports, de l’éclairage, du chauffage, de la réfrigération et de la climatisation.
Ce que nous voulons :
UNI Europa Commerce presse les institutions de l’UE et les autorités publiques nationales de reconnaître le principe selon lequel le dimanche et la nuit/ tard en soirée sont chômés. Toute initiative européenne, nationale ou locale actuelle susceptible de saper ce principe devrait être retirée. Les institutions et gouvernements de l’UE devraient adopter les mesures nécessaires pour mieux protéger leur main-d’oeuvre.
Des dérogations à ce principe devraient toujours être basées au minimum sur les règles suivantes :
a) Des dérogations ne devraient être possibles qu’avec l'accord de partenaires sociaux reconnus du secteur du commerce;
b) Les prestations le dimanche, la nuit et/ou tard le soir ne devraient jamais être obligatoires pour les travailleurs ;
c) Les prestations le dimanche, la nuit et/ou tard le soir devraient être compensées de façon notable pour les travailleurs concernés, en priorité par du repos afin de garantir la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs;
d) Le nombre d'ouvertures de magasins et d'heures ouvrées devrait être limité pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs;
e) Toutes les dérogations devraient être justifiées par des motifs objectifs et une évaluation des conséquences sociales et environnementales devrait être réalisée au préalable.
Prochaines étapes
UNI Europa Commerce lancera les actions suivantes :
1. Information sur le travail dominical et tardif :
Pour soutenir les arguments syndicaux, il est nécessaire de recueillir le plus d'informations factuelles possibles sur : les réglementations et conventions collectives, les pratiques (légales et illégales) et les conséquences économiques, sociales (santé / sécurité, emploi) et sociétales (famille, environnement), etc.
Une page Internet spécifique a été créée sur le site http://www.uniglobalunion.org/Apps/iportal.nsf/pages/20090610_vdlgFr en allemand, anglais, espagnol, français et suédois; des informations y sont données sur les spécificités nationales.
Plusieurs études sur le secteur du commerce sont en cours, dont une menée par Eurofound dans 7 pays, qui comparera les conventions collectives et les conditions de travail, et une autre réalisée par la DG Marché intérieur de la Commission (« suivi du marché du commerce de détail »), qui devrait aboutir à la publication d’une communication de la Commission.
UNI Europa Commerce invite son homologue patronal, EuroCommerce, à échanger des informations factuelles sur cette question et à analyser conjointement les futures initiatives de la Commission en matière de commerce de détail et de temps de travail.
2. Directive sur le temps de travail :
La Commission européenne consulte actuellement les partenaires sociaux européens sur la révision de la directive sur le temps de travail. Dans ce débat, UNI Europa Commerce mettra en avant ses revendications contre les ouvertures dominicales, la nuit et tard en soirée, en coordination avec UNI Europa et la CES.
3. Alliance européenne pour la protection du repos dominical
Le 24 mars dernier, une conférence européenne organisée au Parlement européen a rassemblé tous ceux qui, dans les partis politiques, la société civile, les organisations religieuses et les syndicats, rejettent le travail dominical. Les organisations soutenant cette action ont publié une déclaration qui a été remise au Commissaire européen en charge de l’Emploi, des Affaires sociales et de l’Inclusion, M. László Andor. Voici cette déclaration :
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APPEL EN FAVEUR DU REPOS DOMINICAL
Première conférence européenne sur la protection du repos dominical
Nous, soussignés, estimons que, par principe, tous les citoyens de l’Union européenne ont le droit de bénéficier du repos dominical. Bien sûr, cela n’exclut pas les exceptions nécessaires à l’offre de services essentiels ni ne porte préjudice au rôle important des partenaires sociaux dans la négociation de conventions collectives.
La protection du repos dominical revêt une importance capitale pour la santé des travailleurs (1), pour la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale (2), ainsi que pour la vie dans la société civile dans son ensemble. Ce jour de repos hebdomadaire commun sert à renforcer la cohésion sociale dans nos sociétés (3), cohésion si gravement menacée par la crise économique actuelle.
Nous appelons dès lors les chefs d’État et de gouvernement des 27 États membres de l’UE, qui se réuniront demain pour leur Sommet de printemps, à résister fermement aux pressions économiques croissantes en faveur d’une libéralisation des lois prévoyant un repos dominical et à s’engager à sauvegarder et promouvoir un repos dominical en tant que pilier du modèle social européen dans le cadre des lois de leurs pays respectifs.
Nous appelons la Commission européenne à renforcer efficacement le modèle social européen si souhaité par des millions de citoyens dans toute l’Europe. Nous pressons en particulier la Commission européenne de veiller à ce que la législation européenne et les règles régissant le marché intérieur assurent au repos dominical une place centrale dans la vie des travailleurs et de la société dans son ensemble et de garantir que le principe d’un repos dominical ne sera nullement remis en cause.
Nous appelons les députés européens à garantir que toute législation pertinente de l’UE respecte et encourage la protection du repos dominical pour tous les citoyens de l’UE.
Enfin, nous appelons tous les citoyens européens à signer une future initiative citoyenne en faveur de la protection du repos dominical.
Nous sommes certains que cette première conférence européenne sur la protection du repos dominical s’avérera le point de départ d'un réseau permanent de coopération entre les organisateurs et les partenaires qui soutiennent cette conférence. Nous espérons que cette coopération ouvrira la voie à la création de la première Alliance européenne pour le repos dominical.
Bruxelles, le 24 mars 2010
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1 Des études scientifiques prouvent que le repos dominical est plus important pour la santé et le bien-être des travailleurs que tout autre jour non ouvré pendant la semaine. Le travail dominical impose un lourd fardeau aux travailleurs et à leurs familles. Il favorise l’épuisement professionnel et entraîne maladie et absentéisme.
2 Le dimanche, parents et enfants peuvent passer du temps ensemble. Les écoles sont fermées ce jour-là. D’après une directive européenne sur la protection des jeunes au travail, le dimanche est déjà le jour de repos hebdomadaire reconnu pour les enfants et les adolescents de l’UE.
3 En permettant aux citoyens de participer à la vie sociale et associative, de rechercher des loisirs culturels et spirituels et de participer à des activités bénévoles, le repos dominical renforce la cohésion sociale de nos sociétés. |
En plus des organisations actuellement solidaires de cette action, nous tenterons d’établir des contacts avec toute organisation européenne souhaitant soutenir notre campagne et adhérer à cette alliance européenne (autres fédérations syndicales européennes, organisations sportives, d’employeurs, de consommateurs, religieuses, …).
4. Lancement d’une campagne européenne contre le travail du dimanche, la nuit / tard en soirée
UNI Europa commerce lancera une campagne contre le travail du dimanche, la nuit / tard le soir.
UNI Europa Commerce et ses affiliés contacteront les députés du Parlement européen et les gouvernements nationaux au sujet des conséquences négatives du travail dominical, la nuit / tard le soir.
Dans le cadre de cette campagne, les affiliés d’UNI Europa Commerce qui le souhaitent organiseront un événement dans leur propre pays, sur la base de leur tradition et de leur culture syndicale.
Ce travail sera évalué et éventuellement remanié par la conférence d’UNI Europa Commerce, qui se tiendra à Madrid les 2 et 3 juin 2011. |
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CGT contre NOZ, pour le repos dominical |
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10-08-2010 |
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Clermont ma ville, 08/10/10
Ce mardi, une audience en référé se déroulera au tribunal de grande instance. Sujet ? Le travail du dimanche. Cette fois, la CGT assigne le magasin Noz afin qu'il respecte la loi.
Bis repetita. Quatre mois après avoir assigné et finalement fait condamner le magasin Universal pour ouverture illégale le dimanche, la CGT récidive.
Cette fois, c'est l'enseigne Noz, basée à Cournon-d'Auvergne et spécialisée dans la vente de bibelots, qui se retrouve devant le juge des référés du tribunal de grande instance. L'audience était initialement prévue le mardi 3 août, mais la défense avait alors demandé le renvoi du dossier.
Devant huissier
Comme lors de l'affaire Universal, la CGT commerce a fait constater voilà quelques semaines par huissier l'ouverture du magasin Noz le dimanche alors que, selon le syndicat, l'enseigne ne disposerait d'aucune autorisation. Ce mardi, la CGT espère donc obtenir la fermeture du commerce le jour dominical devant le juge. Ensuite, c'est le tribunal de police qui sera saisi pour obtenir des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi. « Il y a un trouble illicite car l'enseigne respecte pas la législation en vigueur », argue Christophe Boucheix, secrétaire de la CGT commerce, organisation qui mène dans le département sa deuxième bataille du genre.
« Si on laisse cet usage courir, demain, le dimanche sera une journée comme les autres »
« N'importe quelle entreprise peut ouvrir le dimanche, mais elle n'a pas le droit de faire travailler ses salariés », rappelle M Duplessis, avocat du syndicat, qui ajoute que « les magasins industriels et d'alimentation sont les seuls qui peuvent ouvrir en continu le dimanche ».
Sans autorisation
Noz n'aurait, de plus, aucune autorisation préfectorale ou municipale permettant de déroger à cette règle. L'avocat souhaiterait également que les tribunaux sanctionnent « plus durement » ces atteintes au droit du travail. « Si on laisse cet usage courir, le dimanche sera une journée comme les autres. Or, les salariés doivent pouvoir se retrouver au moins une journée par semaine en famille. » Christophe Boucheix ajoute : « Il y a une remise en question du repos dominical en ce moment : c'est pour cela que l'on a accru la vigilance » Contactée, l'enseigne Noz a fait savoir via son service de communication qu'elle « respecterait la décision du tribunal », sans vouloir donner plus de détails. n (*) Pour Universal, le tribunal de police avait accordé 1.500 € à l'UD CGT et la même somme au syndicat du commerce CGT. Le syndicat avait demandé 10.000 € de dommages et intérêts.
La Montagne |
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Match contre CFDT : la décision finale reportée |
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07-08-2010 |
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Nord Eclair, 07/08/10
La cour d'appel de Douai a finalement décidé... de ne rien décider. En prononçant une réouverture des débats pour le 17 septembre, le juge reporte encore la décision dans le conflit qui oppose Match à la CFDT autour du travail dominical.
L'imbroglio juridique autour de l'ouverture 7 jours sur 7 des supermarchés Match n'en finit plus. Hier, la cour d'appel de Douai a finalement décidé de rouvrir les débats sur cette question à partir du 17 septembre prochain. Initialement, elle devait dire si l'arrêté préfectoral de 2004 interdisant cette ouverture toute la semaine pouvait s'appliquer ou non. Le problème, c'est que cette affaire a pris au fil des années des allures de poupée gigogne juridique...
Il y a un an, en effet, le tribunal de grande instance de Lille condamne les supermarchés Match à respecter la fermeture un jour par semaine sous peine d'amende (10 000 E par mois), en vertu de l'arrêté préfectoral de 2004 qui indique que les commerces alimentaires de détail doivent choisir un jour fixe de fermeture, pas forcément le dimanche d'ailleurs. Jugement confirmé quelques mois plus tard en appel. La CFDT à le sourire, jusque-là.
Et puis, patatras. La fédération des entreprises de commerce et de distribution introduit un recours administratif contre l'arrêté préfectoral de 2004, en allant chercher le cas d'un gérant de magasin « 8 à 8 » près de Douai qui avait besoin de pouvoir ouvrir tous les jours pour assurer la viabilité économique de son magasin. Argument retenu par la cour administrative d'appel en avril dernier. Cette fois, c'est Match qui retrouve le sourire et qui demande un réexamen de sa condamnation en vertu de ce fait nouveau qui change la donne. Ce qui complique la donne, c'est que Match avait introduit fin 2009 un pourvoi en cassation sur sa condamnation initiale. La difficulté se dédouble : la cour d'appel de Douai qui devait rendre son arrêt hier pouvait difficilement se déjuger. Et tant que la cour de cassation n'a pas statué, elle pouvait difficilement juger. D'où, sans doute, la décision de rouvrir les débats mi-septembre, histoire de gagner un peu de temps.
En attendant, faute d'arrêté spécifique, c'est le droit commun, le Code du travail, qui s'applique. Notamment le principe du repos dominical. Le feuilleton continuera à l'automne donc. S.L. |
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Banalisation du travail du dimanche ? Savoir utiliser les bons leviers. |
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31-07-2010 |
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CFDT Auchan, 27/07/10
Belle bataille, remportée par l'équipe de Perpignan contre la direction d'Auchan qui avait decidé d'ouvrir tous les dimanches matins contre vents et marrées
C'était sans compter sur la pugnacité et l'efficacité de Nathalie DS du site et d'une intervention publique concertée :
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Nathalie : avec une alerte sur l'inspection du travail et les associations de commerçants qui ont leur mot à dire et leur moyens de pressions sur les élus eux aussi et .... on ne fache pas les relais d'opinions locaux quand on est un maire responsable !
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Guy (DSC) :avec une intervention publique directe sur les élus locaux ( majorité et opposition) leur rappelant au passage leurs prérogatives sur une enseigne qui dans le mépris le plus total avait decidé de contourner leur prescription de fermeture hebdomadaire
Résultat: pour ne pas se facher avec les politiques qui ont pouvoir entre autre de donner ou pas les autorisations nécèssaires aux travaux et ouvertures en cours , la direction a decidé de reculer après avoir comuniqué sur ses ouvertures
Attention chantage à la PP On nous la fait pas !
Pour rappel la PP se fait essentielement ( 70%) sur le T1 taux de resultat et beaucoup moins sur le T3 progression de CA
Ouvrir sur du CA qui ne degage pas de resultat pour cause de super-promo et frais de personnel suplementaires c'est planter le T1 !
De plus le chiffre fait ce jour n'est plus a faire en semaine
alors.... ne vous laisser pas manipuler
Position CFDT CCE du 30/06
Les élus CFDT s'insurgent contre la banalisation du travail et des ouvertures dominicales sous couvert de prédominance alimentaire
C. trav., art. L. 3132-13 et R. 3132-8
Nous avons tous conscience que le volontariat ne pourra pas fonctionner sur un tel nombre d'ouvertures et les majorations éventuelles du début vont fondre comme neige au soleil pour des raisons évidentes de faible rentabilité de ces ouvertures
Les salariés de la grande distribution subissent suffisamment de contraintes de plus, nous avons conscience que d autre secteurs seront impactés très négativement si cela devait se banaliser
- Atteinte aux tissus sociaux des villes sans création réelle de postes à Auchan
- Contrainte sur les salariés des transporteurs (PME sans contre partie)
- Contrainte sur les salariés des sociétés de services (PME sans contre partie)
La CFDT déclare qu’elle s opposera par tous les moyens à ces dérégulations en interpellant tous les acteurs de la société civile et politique si nécessaires |
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Béziers : Le Comité de défense du coeur de ville réclame une table ronde |
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30-07-2010 |
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Midi Libre, 30/07/10
Le Comité de défense du coeur de ville s'est réuni cette semaine pour élaborer les suites qu'il comptait donner à sa bataille, à savoir la fermeture effective des grandes surfaces de la ville, le dimanche matin.
Gérard Saldana regrettait cependant l'absence des élus qu'il avait conviés à cette réunion et ne pouvait que remercier la conseillère municipale de l'opposition, Danielle Demoulin, pour sa présence et l'intérêt qu'elle portait à ce problème. Depuis mai dernier, une poignée d'hommes et de femmes venue de tous horizons, qu'il soit politique, économique ou culturel, défend l'idée que le dimanche doit rester "repos dominical"... Ils s'inscrivent donc en faux contre Intermarché et Stéphane Mouton, son directeur, qui ouvre son établissement tous les dimanches matin, depuis le mois d'avril de cette année. Et voilà que depuis le début du mois de juillet, Carrefour ouvre également ses portes le dimanche matin. Pour eux, il est moins inquiétant car, M. Juan, directeur de cette grande surface, n'aurait pas envisagé d'ouvrir hors période estivale, d'autant que, selon ses confidences, si les ventes de ce jour dominical n'atteignaient pas 40 000 €, cela ne serait pas rentable pour le magasin.
Après s'être renseigné auprès des instances concernées et de la mairie (rencontres successives avec le maire puis le premier adjoint), il s'avérait que la loi Mallié, votée le 10 août 2009, permettait ce genre de dérogation, à partir du moment où une commune était classée en zone touristique. Diverses actions ont été menées depuis, et leur objectif d'obtenir 1 000 signatures sur leur pétition est presque atteint puisqu'ils ont, d'ores et déjà, quelque 940 signataires (dont 150 commerçants). En continuant sur cette lignée, il compte bien sensibiliser la population avec le soutien du maire qui, lors d'un entretien, avait insisté sur la priorité de la ville, à savoir le dynamisme du centre-ville et de ses commerces. Dès lors, il était décidé d'envoyer un courrier à Alain Vogel-Singer, pour lui demander d'organiser une table ronde avec les acteurs de la ville et la population, la première quinzaine de septembre. |
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