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Pétition pour le dimanche

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, via la pétition proposée par le CAD. Plus de 780 pages de témoignages. Député-e-s, écoutez la France qui bosse.

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Les petits commerces en perte de vitesse dans les centres villes : Merci, Macron, Attali et autres. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

Cela donne envie de serrer les poings de rage, et de maudire ces élites autoproclamées, Attali, gourou de service, Macron, micro ministre à qui il faut deux 49.3 pour faire passer des textes sans queue ni tête, mais aussi les Malliés, valets de Sarközy, et tout ce petit monde, à tu et à toi avec les patrons des grandes chaines de distribution. Qui serait assez naïf pour ne pas voir que l'acharnement du dernier en date, Macron, à faire exploser le repos dominical, doit tout aux relations très proches de ce petit ministre naïf et bien gentil, avec certains patrons de grandes chaines ?

Le résultat ? Nous le prédisons depuis des années : d'effet domino en effet domino, la grande distribution accentue chaque jour sa main-mise sur le commerce. Au détriment de la créativité, au détriment de l'esprit d'entreprise, au détriment de la diversité, et au final au détriment du consommateur, condamné à errer le dimanche dans des supermarchés, pauvre consommateur dont on bourre le crâne chaque jour - merci Patrick Le Lay - pour lui faire croire qu'il s'agit là de l'ultime étape du bonheur universel.

 
Les petits commerces ne résistent pas, les centres villes sont de plus en plus dépourvus de ces établissements et à cause de cela, certains villages périssent jusqu’à mourir parfois, faute de dynamisme et de travail.
  Un constat qui malheureusement prend de l’ampleur depuis déjà quelque temps. Selon une étude « Procos », une fédération spécialisée dans le commerce a déclaré que 8,5% des locaux commerciaux seraient inoccupés pour l’année 2014, une hausse significative qui inquiète les maires des villes concernées, l’étude estimerait que cela viendrait d’une réorganisation urbaine plutôt qu’un déclin économique. Celles qui ont tendance à sortir du lot et continuer une certaine activité sont les villes qui offrent un attrait. Les très grandes agglomérations de plus de 250.000 habitants résistent tant bien que mal avec seulement 7% de commerces vacants.

Les centres villes perdent les petits commerces, un triste paysage
 
L’image reste bien triste, rideaux baissés, affiches multiples indiquant une cessation d’activité, des peintures d’un autre temps, une vision qui n’est pas très joyeuse et qui n’incite pas à la promenade. Cette désertion est une résultante du départ des urbains pour les villes qui se trouvent en couronne des grandes agglomérations, les habitants désertent les centres urbains pour aller s’installer à la périphérie des villes. Le cadre est plus agréable, la vie est plus douce, ces petites villes de 1999 à 2012 ont vu la population s’agrandir de 16,7%.

Toutefois, les villages ne sont pas épargnés par les fermetures. Dans le Puy-de-Dôme, des villes près de Clermont-Ferrand ou de Montluçon comme Saint-Eloy-les-Mimes, les Ancizes ou encore Saint-Priest-des-Champs voient leurs commerces se fermer les uns après les autres.

Les petits commerces ne rivalisent pas face aux importantes structures
 
Les commerces qui arrivent en haut de liste sont les supermarchés et les hypermarchés, en général en dehors des grandes villes, ils proposent des galeries marchandes et les clients trouvent dans ces concepts un tout-en-un qu’ils apprécient. La fédération « Procos » souhaite que les commerces résistent et qu’ils n’abandonnent pas les centres-villes, celle de Mulhouse s’est détachée de cette désertification et les résultats qui sont constatés sont assez encourageants. Les commerces au sein des villes dépendent en grande partie des municipalités, certaines donnent à leurs agglomérations une mouvance et elles créaient des pôles attractifs.

La désertification n’atteint pas que les villes, elle est aussi très présente dans certaines campagnes, certaines communes de France peinent à garder ne serait-ce que la poste. Si cette dernière réussit à jouer les prolongations, les jours de fermeture sont plus nombreux et cela est valable dans le Puy-de-Dôme et d’autres départements de France.
 
Loi Macron, les sénateurs poussent la logique libérale jusqu’au bout Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
 
Après avoir reporté deux fois le vote, le Sénat a adopté mardi 12 mai le projet de loi Macron, en le libéralisant encore plus, à l'issue de plus de 130 heures de débat.
 
La droite sénatoriale réécrit la loi Macron Celui-ci va toutefois faire l’objet d’une commission mixte sénateurs-députés, et en cas de désaccord, les députés auront le dernier mot.

Le Sénat, à majorité de droite, achevait lundi 11 mai l’examen du projet de loi Macron sur la croissance à l’issue de 135 heures de débat, et avec elles l’occasion d’aller plus loin que le ministre de l’Économie.

L’OUVERTURE DU DIMANCHE ÉTENDUE AUX ENSEIGNES CULTURELLES
Le texte sorti de l’Assemblée est « une coquille vide. À nous de la remplir », soulignait le président de la commission spéciale Vincent Capo-Canellas (UDI-UC) au début des débats du sénat sur le texte, le 7 avril. En effet, si plusieurs dispositions prévues par le ministre Emmanuel Macron ont reçu le soutien des sénateurs, comme la libéralisation des transports par car, le soutien au logement intermédiaire ou le développement de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié, d’autres ont été l’occasion de pousser plus loin la logique libérale du texte initial.

Ainsi sur le travail dominical, le Sénat a donné son feu vert au principe de 12 dimanches ouverts par an pour les commerces situés dans les zones touristiques internationales, les zones touristiques et les zones commerciales. De plus, un amendement déposé par le sénateur UMP Philippe Dominati, auquel, il faut le noter, le gouvernement ne s’est pas opposé, stipule, comme le souhaitait la Fnac, que « les commerces de détail de biens culturels peuvent déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement ».

Le sénat a aussi exonéré, contre l’avis du ministre, les entreprises de moins de 11 salariés de la plupart des contreparties au travail dominical.

[...]
 
PROCHAINE ÉTAPE À L’ASSEMBLÉE
Le vote solennel sur le texte issu des travaux des sénateurs aura lieu mardi 12 mai. Il fera ensuite l’objet d’une commission mixte paritaire (CMP, 7 députés, 7 sénateurs) chargée de trouver une version commune aux deux chambres. Or la nouvelle mouture sénatoriale s’est délibérément éloignée des dispositions qui avaient été votées par les députés. Il y a donc peu de chance que la CMP aboutisse à un accord. En cas d’échec, l’Assemblée aura le dernier mot.
 
Travail du dimanche à la Fnac : 'Bosser 52 dimanches pour pas un rond' Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
Sur des prétextes fallacieux
 
Le Sénat a récemment adopté un amendement obscur de la pourtant médiatique loi Macron : il permet « aux commerces de détails de biens culturels » de « déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement ». Les deux principaux arguments mis en avant pour justifier cette dérogation sont la concurrence Internet et la création d'emploi, deux prétextes à une dérégulation du travail, selon les syndicats de salariés.
 
Alexandre Bompard, en 2014 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0) 
 
« Toutes les organisations syndicales de la Fnac diffusent un communiqué commun », signale Thierry Lizé (Force ouvrière), en reconnaissant que « c'est plutôt rare ». « Les assassins du dimanche, crime gratuit », proclame l'un des tracts. Le PDG de la Fnac, Alexandre Bompard, est l'une des personnalités associées à l'amendement adopté au Sénat, et pour cause : il milite depuis longtemps pour l'ouverture des magasins culturels le dimanche.
 
Avec cet argument consensuel, mais jamais vérifié : Amazon réaliserait 25 % de son chiffre d'affaires le dimanche. La firme elle-même l'avait démenti, par la voix de l'ex-PDG Romain Voog : « Je ne sais pas d'où vient ce chiffre, nous n'avons jamais communiqué une telle statistique. [...] Il y a des pics en soirée, il y a des pics le midi, bien plus importants qu'un quelconque pic le dimanche. Ce n'est pas du tout le plus gros jour de la semaine. »
 
Quand bien même, il n'est pas difficile de saisir l'aspect bancal de l'argument : la Fnac dispose elle aussi d'un site Internet... Et, comme la Fnac, Amazon ne livre pas le dimanche, mais peut enregistrer des commandes. L'ouverture d'un magasin ne changerait pas grand-chose, d'ailleurs, aux habitudes d'un internaute qui commanderait sur Amazon le dimanche ou en semaine.
 
« On demande le plus, pour dérégulariser »
 
Dans la loi Macron, celle qui a bénéficié de la fameuse utilisation du 49:3, un article concerne les « dimanches du maire ». Ces derniers, originellement fixés à 5 dimanches dans l'année, permettent de déroger au repos dominical, mais restent à « caractère exceptionnel, et généralement réservés à la période de Noël ». La loi Macron fait passer le nombre de dimanche à 12. Dans le cas des dimanches du maire, les négociations avaient permis aux salariés d'obtenir une rémunération double, et une récupération du dimanche travaillé.
 
L'amendement à la loi Macron voté récemment au Sénat, sur proposition de l'UMP, permet donc aux commerces de biens culturels de déroger au repos dominical. « Nous ne sommes pas dupes, on sait très bien que toutes les Fnac de France ne seront pas ouvertes le dimanche. Mais Alexandre Bompard a demandé le plus pour dérégulariser », explique Thierry Lizé.
 
Outre l'argument peu valide de la concurrence Internet, les partisans de l'ouverture du dimanche mettent en avant l'embauche et la création d'emploi. Les syndicalistes se souviennent, eux, des négociations relatives à la loi Maillé, sous Sarkozy : « Nous avions demandé, si l'on ouvrait le dimanche, d'augmenter la masse salariale en conséquence, soit 1/7 supplémentaires. » Évidemment, le refus de la direction était de mise.
 
La compensation ne serait donc pas au programme, et les salariés craignent que les effectifs soient répartis sur cette nouvelle semaine de travail de 7 jours. Autrement dit, certaines tranches horaires seront totalement désertes en matière d'effectifs, dans les magasins. Il va falloir prévoir un peu d'attente au SAV...
 
« On pourrait en discuter sur la base de la compensation, ou du volontariat, mais aucun ne semble prévu par la direction... Au mieux, nous allons donc nous retrouver avec des étudiants et autant d'emplois précaires », déplore Thierry Lizé. « Aucun des syndicats présents à la Fnac n'est volontaire », souligne André Chapuis (CGT).
 
Des embauches, ou de vaines promesses ?
 
Les salariés mettent également en avant les Fnac qui peuvent déjà ouvrir le dimanche, celles qui sont situées dans des zones touristiques internationales, comme à Bordeaux, Nice ou La Défense. « À Bordeaux, le magasin a d'abord été ouvert tous les dimanches, puis 30 dimanches dans l'année, et encore moins aujourd'hui : des ajustements sont ensuite effectués », explique Thierry Lizé. Embauches et chiffre d'affaires n'ont pas explosé, assurément, signalent les organisations syndicales.
 
Mais, pour réaliser les ajustements, il fallait déjà ouvrir les possibles... Les salariés sont persuadés que les embauches ne sont que vaines promesses, surtout après 3 plans sociaux successifs.
 
D'après nos informations, la nouvelle Direction des Ressources Humaines de la Fnac, installée récemment, aurait rencontré individuellement les organisations syndicales, pour tâter le terrain de l'ouverture dominicale. « Au même moment, Alexandre Bompard passait beaucoup de temps aux ministères », assure-t-on.
 
Les organisations syndicales des différents commerces de biens culturels concernés (librairie Arthaud, Decitre, Cultura) se concertent actuellement pour des actions. À la Fnac, on signale en tout cas que les libraires indépendants des différentes villes ont apporté leur soutien aux salariés. D'autant plus que c'est leur activité qui est directement menacée par l'ouverture du dimanche, puisque nombre d'entre eux ne pourront pas assurer d'ouverture ce jour-là.
 
Pour le moment, une pétition a été mise en ligne, mais d'autres actions seront organisées. 
 
AMIENS Feront-ils du beurre le jour du seigneur? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
 
La loi Macron va bousculer le rythme des ouvertures dominicales. Les zones commerciales passent de 5 à 12 dimanches. Et ce pourrait même être plus, si les maires le souhaitent…

La loi de croissance et d’activités du ministre de l’Économie Emmanuel Macron en passe d’être promulguée, réserve une belle place aux ouvertures le dimanche. Et les élus locaux auront un rôle non négligeable à jouer. «  Nous attendons sa promulgation pour en dire plus. Quand elle le sera, dans une version définitive, elle engagera effectivement des réflexions au niveau municipal et métropolitain  » a fait savoir la Ville.
1 DIMANCHES DU MAIRE
Ils passeraient de cinq à douze dès cette année. Le maire d’Amiens Brigitte Fouré (UDI) a dans le passé estimé que cinq suffisaient. Mais son pouvoir ne porte que sur sa ville. L’hypermarché Auchan se situe à Dury et Géant à Glisy… «  Il faut des tables rondes pour fixer notre ligne et ne pas se retrouver face à des concurrences déloyales dommageables pour l’emploi  », répond le conseiller municipal Philippe Théveniaud (DLR), président de la CFTC Somme, syndicat résolument contre le travail dominical.
2 ZONES COMMERCIALES
La loi prévoit recréer des zones commerciales (ZC). Elles seront délimitées après proposition du préfet sur demande des élus. Elles se substitueront aux PUCE (périmètres d’usage de consommation exceptionnel) jusqu’ici présentes en Ile-de-France.
La vraie nouveauté est qu’Amiens pourra en faire la demande car elles ne seront plus conditionnées au million d’habitants. Les magasins pourront y ouvrir tous les dimanches (y compris les supermarchés alimentaires) sans compensation pour les salariés.
Quant on sait que de nouvelles enseignes vont s’implanter face à Carrefour (projet Frey) et que Villers-Bretonneux n’a pas abandonné son idée de zone d’activités commerciales… la progression de la concurrence pourrait amener les élus à se positionner sur les dimanches.
3 ZONES TOURISTIQUES
La France compte 550 communes classées « touristiques ». La loi veut les modifier en « zones touristiques ». Au préfet de les délimiter là encore sur demande des élus. Les magasins pourront y ouvrir tous les dimanches.
Malgré un million de visiteurs (sur une année) pour Amiens et sa région, la capitale régionale n’a jamais sollicité ce classement comme le Crotoy et Saint-Valery. Ces « zones » vont peut-être changer la donne. La Métropole et les collectivités de l’est de la Somme accueillent des milliers de visiteurs sur les champs de bataille de la Grande Guerre.
4 CENTRE-VILLE
Un amendement des sénateurs «  classe les commerces de biens culturels dans la liste des dérogations au repos dominical  », explique Florian Lévêque, délégué CGT de la Fnac Amiens. «  Le magasin pourrait ouvrir sept jours sur sept. Les salariés devront bosser 52 dimanches pour pas un rond de plus. Adieu volontariat, les conditions des cinq dimanches du maire ou compensation obligatoire  », s’agace le délégué qui rappelle que la Fnac sort d’un plan social et que l’on n’y recrute pas vraiment.
 
Loi Macron: ce qui va coincer entre sénateurs et députés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
Travail du dimanche, allongement des stages, simplification du compte pénibilité, transmission des entreprises: les modifications apportées par les sénateurs au projet de loi Macron sur la croissance annoncent de sérieux points de friction avec les députés, pour la suite de son parcours parlementaire.

Une commission mixte paritaire (CMP) composée de 7 sénateurs et 7 députés va tenter le 3 juin d'aboutir à un texte commun. En cas d'échec, l'Assemblée nationale aura le dernier mot.

- TRAVAIL DU DIMANCHE -

Le Sénat a validé le dispositif voté par l'Assemblée nationale élargissant le travail du dimanche. Mais il est allé plus loin en votant un amendement autorisant les magasins de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical "en attribuant le repos hebdomadaire par roulement", ce qui revient à les autoriser à ouvrir 52 dimanches par an. Le gouvernement ne s'y est pas opposé.

Il a aussi exonéré les entreprises de moins de 11 salariés de la plupart des contreparties au travail dominical.

Ce sont les dispositions sur le travail du dimanche qui cristallisent le plus l'opposition des syndicats, qui ont manifesté à plusieurs reprises contre "une généralisation du travail du dimanche".
 
FNAC : les syndicats remontés contre le travail le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
Boursier.com  14/05/2015 à 06h51
 
(Boursier.com) — Plusieurs syndicats (FO, CGT, Sud, CFTC, CFDT et CGC) de la Fnac ont lancé une pétition  afin de protester contre un amendement de la loi Macron adopté au Sénat et qui prévoit d'autoriser les commerces de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical. Les organisations estiment que le dispositif ne trouve pas de justification économique...

Mauvais argument économique

"L'ouverture des commerces culturels tous les dimanches pour concurrencer 'Amazon' qui ferait 25% de son chiffre d'affaires sur cette journée n'est pas justifiée. Aux dernières nouvelles, la Fnac a un site, elle aussi !", déplorent-t-ils. Un argument partagé par le syndicat de la librairie française (SLF) qui regroupe les indépendants... Ce "n'est pas une réponse à la concurrence du commerce électronique, sauf à considérer qu'il faudrait également ouvrir la nuit", ajoutant que "l'ouverture dominicale, en dehors des exceptions liées à la présence d'un marché ou d'une zone touristique, n'est pas rentable pour des commerces à forte intensité de main d'oeuvre".

Un texte profondément modifié

Les syndicats de la Fnac déplorent par ailleurs que cette dérogation nécessite ni "volontariat, ni rémunération supplémentaire", contrairement au texte initial voté par les députés... Le projet adopté par l'Assemblée prévoyait aussi que le nombre de dimanches d'ouvertures des commerces, actuellement de 5 par an, pourrait varier "entre 0 à 12" uniquement. Les sénateurs ont adopté cette semaine le texte dans sa version plus libérale.

Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat doit désormais se réunir le 26 mai afin de tenter de mettre au point un texte commun aux deux assemblées. Les députés - qui ont le dernier mot - examineront de nouveau le texte à partir de la mi-juin...
 
Les salariés de la FNAC Angers contre la loi Macron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
Une trentaine de salariés de la FNAC ont cessé le travail pendant deux heures pour protester contre une disposition de la Loi Macron sur le travail dominical.
Le 7 mai dernier, un nouvel amendement a été intégré par les sénateurs au projet de loi Macron dite de « croissance, d’activité et d’égalité des chances économiques ». Ce nouveau texte, adopté par la majorité de droite avec les élus socialistes, introduit une libéralisation complète du travail dominical pour les « commerces culturels » qui, en l’état actuel du débat, seraient autorisés à ouvrir tous les dimanches sans exception, contrairement aux autres secteurs soumis à un plafond de 12 dérogations par an. Les grosses enseignes spécialisées dans la vente de CD et de livres sont concernées par cette mesure, au même titre que les librairies et disquaires indépendants.
Des compensations salariales ?

A la FNAC, le syndicat Sud dénonce la teneur même du texte qui ne prévoit  «pas de compensations salariales » et passe outre le principe du volontariat. Il accuse aussi Alexandre Bompard, patron de la FNAC, d’avoir fait pression sur les élus pour que cet amendement passe.
A Angers, une trentaine de salariés a répondu à l’appel à la grève lancé par Sud. Le mouvement s’est traduit par un débrayage de deux heures en début d’après-midi qui n’a toutefois pas entraîné la fermeture du magasin.
La semaine dernière, le sénateur UMP de Paris Philippe Dominati estimait « anormal que la culture ne puisse pas être accessible le dimanche ». Selon lui, « le consommateur veut voir le produit avant d’acheter, que ce soit des BD, des livres… Donc il faut que chaque commerce ait la possibilité d’ouvrir ou non ».
Le ministre du Travail lui-même, François Rebsamen, s’est récemment dit « plutôt favorable » au travail dominical dans les magasins de biens culturels, à condition qu’il s’accompagne d’accords prévoyant des compensations salariales.
 
Rassemblement contre la loi Macron, «loi des patrons», devant le Sénat Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
 
Des manifestants réclamant le "retrait de la loi Macron" devant le Sénat à Paris le 12 mai 2015 (Photo JOEL SAGET. AFP)
Environ 200 à 300 opposants à la loi Macron se sont rassemblés mardi devant le Sénat à l’initiative de plusieurs syndicats d’Ile-de-France (CGT, FO, FSU et Solidaires) pour protester contre ce projet qu’ils qualifient de «régression sociale».
Avec le projet de loi Macron, «on est marron» ou «la loi Macron, c’est la loi des patrons», ont scandé à la mi-journée les manifestants, maintenus par les forces de l’ordre à distance du Palais du Luxembourg, où les sénateurs doivent solennellement voter dans l’après-midi sur le texte, après 135 heures de débat.

Le projet de loi sur la croissance, sensiblement modifié au Sénat, fera l’objet d’une commission mixte paritaire (7 députés, 7 sénateurs) chargée de trouver une version commune avec l’Assemblée nationale. En cas d’échec, celle-ci aura le dernier mot.

«Le combat n’est pas terminé», ont prévenu plusieurs syndicalistes et sénateurs Front de gauche et communistes, dont Pierre Laurent (PCF), lors de prises de parole.

Parmi les points les plus «dangereux» du projet, les manifestants ont notamment fustigé l’extension du travail dominical et la réforme des prudhommes.

Le projet de loi prévoit notamment d’étendre à 12 jours le nombre d’ouvertures dominicales autorisées. Pour Gisèle Boivin, employée depuis 35 ans au BHV, c’est «non». Sur les 5 dimanches actuellement autorisés, «j’en fais deux déjà alors que je préférerais ne pas en faire». «On a une vie de famille», dit à l’AFP cette salariée vêtue d’une élégante veste rouge sur laquelle un autocollant revendique «augmentez nos salaires, pas nos horaires». «Le volontariat, je n’y crois pas», dit-elle, pas plus que les mesures de compensations prévues dans le projet, «ils ne compenseront jamais comme ils le font actuellement».

Karl Ghazi (CGT commerce) s’en est notamment pris à l’amendement introduit la semaine dernière au Sénat pour permettre aux commerces de biens culturels de déroger à la règle du repos dominical, pas vers «une généralisation du travail le dimanche».

Le syndicaliste a également vertement critiqué un autre amendement prévoyant «une commission de simplification du code du travail» qui consacrera selon lui la primauté des accords collectifs sur le contrat de travail et «remet en cause l’ensemble du droit du travail».

AFP
 
Fougères. Carrefour : la galerie fait bloc contre la direction Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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La ligne défendue par la direction du magasin de Fougères n'est pas du goût des commerçants de la galerie... ni des élus

Les 17 commerçants de la galerie commerciale du Carrefour de Fougères ont choisi de baisser le rideau pour l'Ascension, malgré l'obligation contractuelle d'ouvrir en même temps que l'enseigne. Ils protestent contre le refus de la direction de signer un futur protocole réglementant les ouvertures les jours fériés.

Ce qu'il craignent, c'est surtout de perdre la possibilité de travailler les deux dimanches précédant Noël. En effet, dans l'accord proposé par les mairies de Fougères et Lécousse et la Chambre de commerce et d'industrie, l'ouverture des dimanches 13 et 20 décembre est la contrepartie d'une limitation à trois jours fériés travaillés par an.
 
Next, accusé Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles

Nous disons depuis des années que quand le dimanche sera devenu un jour normal, ce que M. Macron essaye de faire, les primes seront aussi "normales", c'est à dire supprimées.

Et c'est NEXT, qui nous donne raison. Le deal est clair pour les salariés : soit ils abandonnent leur prime pour travail du dimanche, soit ils sont virés. Merci, M. Macron, et vive la gauche.

 The Guardian, 11 mai 2015

 Next has been accused of bullying workers into giving up overtime pay for working on a Sunday.

The fashion and homewares retailer, which employs more than 52,000 people, wants about 800 shop workers to give up the premium they are currently entitled to, worth up to £20 a week or £1,000 a year.

The workers all joined the company before 2008, when Next stopped offering a Sunday premium to new staff. In March, they were involved in a consultation on changes to their contracts. The GMB union said the staff rejected these, but Next said 99% of them accepted. 

The company said that as a result, all employees are now being moved on to contracts under which they do not receive extra pay for Sundays. Staff members that do not accept are to be made redundant. 

Next said it had offered compensation equal to one-third of the Sunday premium that staff earned over the past year to those who make the change.

A spokesman for Next said: “Working on a Sunday, since it was introduced back in the 90s, has become a new normal – so Next feels it is no longer justifiable to pay some of its staff up to 50% more than colleagues doing the same work on the same day.”

Mick Rix, the national officer for retail workers at the GMB union, said: “Next claims that it considers Sunday to be a normal working day and uses this opinion to justify cutting pay on Sunday. There can hardly be a better example of a company that has a total disregard for family life.”

Next’s chief executive, Lord Wolfson, last month pledged to raise shopfloor wages by at least 5%. After months of pressure from workers’ rights groups over pay in its stores, Wolfson offered to share his bonus among staff if there was a shortfall in funding.

The Tory peer, who was paid £4.66m in cash and shares last year, including a £1.1m bonus, said the wage rate would rise from £6.70 an hour to £7.04 in October, or £7.58 including bonuses.

Wolfson recently provoked anger when he declared the living wage campaign irrelevant. He wrote to staff to say that he was mortified by the way in which some of his comments were misinterpreted. He said: “I certainly did not intend to belittle the difficulties some people have in making ends meet.”

He said a combination of increased wage rates and longer contracts meant that the average staff member earned 33% more than two years ago.


 
Travail du dimanche. Les commerces culturels concernés ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

Qu'est-ce qu'un commerce culturel ? Sans doute que la FNAC en fait partie. Mais la musique, c'est aussi la culture, alors pourquoi pas un magasin de musique. Et la cuisine, c'est la culture, alors pourquoi pas un magasin de casseroles ? Et le foot, c'est la culture, alors pourquoi pas un magasin de sports ?

Nous le disons et le répétons depuis des années : les législateurs irresponsables qui ont validé la loi Mallié ont mis les doigts dans un engrenage dont nous voyons les effets aujourd'hui. 

 
Le télégramme - 7 mai 2015
 
Les librairies, Centres culturels ou autres Fnac vont-ils pouvoir ouvrir le dimanche ? Les sénateurs, qui planchent en ce moment sur le projet de loi Macron, ont voté dans la nuit de lundi à mardi un amendement autorisant les commerces de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical. La culture deviendrait ainsi le quatrième secteur d'activité à bénéficier d'une dérogation globale, après le bricolage, la jardinerie et l'ameublement. Cette dérogation n'est pas définitive, le texte doit arriver d'ici à la fin du mois en seconde lecture à l'Assemblée. Certains députés pourraient déposer un amendement pour supprimer cette disposition.

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS