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Pétition pour le dimanche

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, via la pétition proposée par le CAD. Plus de 780 pages de témoignages. Député-e-s, écoutez la France qui bosse.

La pétition

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La tribune du CAD

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le CAD a combattu, autant que ses moyens le lui permettent, un projet reniant orthogonalement la parole du Président de la République ainsi que du Parti Socialiste, et poursuivant scrupuleusement le travail de déconstruction sociale engagé sous la législature précédente. Collectif citoyen, le CAD est atterré de cette démonétarisation de la parole politique, qui a fait dans l'histoire le lit de tous les extrêmes.

Au lieu de songer aux mesures propres à endiguer la production d'environ 30.000 nouveaux chômeurs par mois, propres à inverser la courbe du chômage, le ministre de l'Economie a choisi de rester crispé sur un catalogue de mesures disparates, sans autres conséquences qu'un recul social en matière de droit du travail, et tellement peu crédible globalement qu'il a dû être imposé par la violence d'un article 49.3.

Même si nous saluons son engagement personnel, M. Macron est resté inflexible face à sa propre majorité. Inflexible face aux courants réalistes du PS. Inflexible face à la Mairie de Paris. Mais surtout inflexible face aux salariés dont 82% de ceux qui travaillent le dimanche disent qu'ils le vivent comme une contrainte, et qui pour 40%, de ce fait, sont confrontés à des difficultés de couple ou de famille (rapport Reynié 2009).

Le Ministre de l'Economie n'a pas craint, empruntant à M.Attali, pourtant non-élu, de mélanger de idées inabouties, sans rapport entre elles et ne dépendant même pas toutes de son ministère, pour les faire discuter dans des séances marathon, et les imposer à un Parlement sous saturation. En matière commerciale, cela s'appelle de la vente forcée. C'est illégal.

En matière d'emploi, le CAD avait publiquement défié M. Macron, ainsi que M. Gattaz, de démontrer que la dérégulation dominical créait UN SEUL emploi net : ce défi n'a jamais été relevé.

La grande distribution a déjà prévenu que la dérégulation du dimanche ne créant aucune croissance, elle n'entendait créer aucun emploi. Les grands magasins du boulevard Haussmann, dont la hausse de chiffre d'affaire est estimée à 10%, pourraient au mieux créer 2000 emplois. Mais combien de boutiques devront fermer, du fait de cette concurrence déloyale ? Combien d'autres vont devoir fermer aux Halles, sur lequel Unibail-Rodamco, par la voix de son PDG, réclame déjà la création d'une ZTI ?

Le CAD ne peut que prendre acte de cette nouvelle marche, forcée, vers l'établissement d'un monde toujours plus marchandisé, expression ultime des courants de pensée ultra-libéraux, et de politiques coupés du Peuple.

Mais pour sa part, le CAD continuera à défendre avec détermination, et avec tous les français de bonne volonté, cette liberté dominicale et sociale qu'est le repos hebdomadaire.

 Paris, le 17 février 2015 à 17:15. 

Jean DIONNOT, Président
Hélène BODENEZ, Vice président
Etienne NEUVILLE, Secrétaire Général 

 

 

Les menaces de mort contre Emmanuel Macron étaient une blague Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

 

On s'en souvient, M. Macron avait fait frémir l'Assemblée en révélant que des menaces de mort lui avaient été adressées. Martyr de la République, il s'apprêtait à faire face à son sort, avec courage, mais le soutien de la police, convoquée tout exprès. Les citoyens, tremblants devant leur postes de TV, se dirent qu'il allaient se passer quelque chose : depuis que le suicide pour malversation, corruption ou faillite ne fait plus partie des moeurs des élus - seulement des "zexcuses" dument calibrées par les agences de com, la politique ne passionne plus.

Las...

Il ne s'agissait que d'une carabistouille de plus. Le jeune ministre n'a pas encore le calme des vieilles troupes, et son baptème du feu législatif ressemble bien à une déroute. Il a encore un demi-siècle pour apprendre le sang-froid, tout le monde ne peut pas en dire autant. 

Ci-dessous la photo qui a été prise pour une menace de mort par M. Macron. A pleurer de rire. 

 

Libé, 20/02/15

VU SUR LE WEBLe ministre de de l'Economie avait révélé devant l'Assemblée les avoir reçues. Tout est parti d'une photo postée sur les réseaux sociaux dans le cadre de la campagne d'un collectif de notaires opposés à la loi Macron.

L'affaire remonte au 2 février, en plein débats sur la loi Macron.  Le ministre de l’Economie secoue l'Assemblée en révélant avoir reçu des menaces de mort.

Derrière ces «menaces», un notaire corse qui officie à Ajaccio. France Inter, a retrouvé cet homme, Dominique Bartoli. Il explique que tout est parti d'une photo postée sur les réseaux sociaux dans le cadre de la campagne des «Furibards», un collectif de notaires, très opposé à la loi Macron.

Dominique Bartoli en fait partie et a posé comme nombre de ses confères avec un message pour dénoncer une loi qu’ils estiment être une remise en cause profonde de leur profession. Sur la pancarte du notaire corse, on peut lire : «A vendre. Notaire furibard, 40 ans, itinérant, connaît tous les chemins de son pays. Permis de chasse pour plumes, battues, Macrons, R.Ferrand [député PS, rapporteur de la loi Macron, ndlr]. Plasticages possibles.» C’est ce texte que le ministre de l’Economie a interprété comme une menace de mort. 

La photo qui incrimine Me Dominique Bartoli. 

Me Bartoli s'est justifié sur France Inter : «Je n’ai jamais eu l’intention de menacer qui que ce soit et surtout pas un ministre de la République. [...] Je n'ai jamais adressé [directement] ce tweet à monsieur, le ministre. En réalité, c’est toute une série de 140 photos qui sont quasiment identiques avec des messages différents. Le mien était un petit peu décalé étant moi-même Corse. Et j’ai voulu moi-même me moquer de mes origines et des clichés sur les Corses. Ce sont des phrases reprises du film L’Enquête corse.»  Le notaire corse a expliqué que le message se voulait décalé et humouristique. Il s'excuse et déplore une blague «potache» qui voulait faire rire et non pas «faire peur».

Emmanuel Macron a porté plainte et Dominique Bartoli a été convoqué au commissariat d'Ajaccio. Entendu par les policiers le jeudi 5 février, il en est ressorti libre et ne fait l’objet à ce jour d’aucune poursuite. «Les personnes que j'avais en face de moi ont très bien compris qu'il s'agissait d'une campagne. [...] Je ne comprend pas qu'on ait pu prendre ma photo pour une menace.»  

A cause de cet incident, Dominique Bartoli pourrait être sanctionné par le Conseil régional des notaires et perdre son droit d'excercer. 

 
Les bonnes manières d’Emmanuel Macron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

Aurélie Trouvé, ancienne co-présidente d’ATTAC, a eu une excellente formule pour désigner la loi Macron : «  c’est un gros tas composé de petites merdes » et elle aurait pu rajouter, en paraphrasant Napoléon, « enrobé dans de la  soie » (1). Car même si ce texte « phare» du quinquennat Hollande a finalement été adopté brutalement, sans vote, grâce à la procédure du 49.3, c'est-à-dire par le fait du prince,  il avait pourtant été présenté avec beaucoup de douceur par le ministre de l’Economie. Emmanuel Macron avait pris des gants pour violenter notre législation sociale et environnementale, pour casser les rigidités de la société française. Il faut dire que « chat échaudé craint l’eau froide » et l’on se souvient de cet épisode malheureux dans la trajectoire de « l’étoile montante » du gouvernement : lors d’une émission de radio, le ministre avait traité les anciens salariés des abattoirs GAD d’illettrés ;  il s’était ensuite excusé platement  devant la représentation nationale.  Cette fois, cet homme pressé a exprimé son mépris pour le salariat protégé et indolent, si nuisible à la compétitivité de nos industries, de façon élégante et non agressive, avec beaucoup de civilité. Emmanuel Macron a donné de sa personne et fait preuve de diplomatie. Les médias ont loué son sens de l’écoute, son attitude conciliante, sa disponibilité, son humeur égale. Le jeune ministre a su reconnaître habilement  quelques erreurs et consentir quelques reculs     (sur le secret des affaires par exemple). Pour casser un si grand nombre de droits sociaux et environnementaux dans le cadre d’un seul texte, et en ayant l’air de ne pas y toucher, il fallait y mettre  les formes.  Il fallait évidemment « une approche pleinement, socialement démocrate », clamer sur tous les tons que cette loi était « de gauche » et mettre l’accent sur les petites avancées pour avaliser les grands reculs. On a ainsi étendu  le travail du dimanche en assurant que la réforme  "systématisait et harmonisait les règles de compensation de manière très protectrice pour les salariés". On a donné la possibilité au  gouvernement de réformer le droit de l’environnement par ordonnances afin d’accélérer les grands projets de construction mais en s’engageant  généreusement à associer le Conseil national de la transition écologique  ( le CNTE) et en garantissant que les principes fondamentaux du code de l'environnement ne seraient pas remis en cause. Bref, on a rogné des droits acquis  en prétendant sécuriser, on a fragilisé en prétendant protéger.

Mais, finalement, ces précautions oratoires n’auront  pas suffi : les députés de droite ont refusé de voter une loi « de gauche » et les députés socialistes frondeurs ont trouvé qu’une loi « de gauche » de cet acabit aurait pu être votée par la droite. « Ce coup de jeune pour notre société » a finalement débuté avec un coup de sang du ministre et un passage en force au moyen du « 49.3 », symbole de l’archaïsme de nos institutions. Les bonnes manières se sont effacées pour laisser place à la brutalité.  La compétitivité de nos entreprises ne pouvait attendre, il fallait aller vite.

L’équipe en place est bien décidée à faire ingurgiter, de gré ou de force, au corps social français l’ensemble de la posologie libérale prescrite par l’idéologie dominante et la technocratie bruxelloise.

Manuel Valls va pouvoir donner libre cours à son tempérament. Il montre sa main de fer ; et il prévient : le gouvernement « va continuer à travailler, à réformer plus vite et plus fort », « s'il faut de nouveau utiliser cette arme que me donne la Constitution, nous le ferons, bien évidemment, parce que nous ne pouvons pas perdre de temps, et qu'il faut réformer notre pays et lever les blocages »

Les bonnes manières sont définitivement oubliées. De toutes façons, les artifices de communication et les sourires ne réussissent plus à masquer l’injustice d’une politique qui détruit peu à peu nos droits et nos biens communs  pour permettre une exploitation de l’homme et de son environnement sans contrainte ainsi que  l’obscénité d’une pratique gouvernementale qui, au mépris de l’éthique la plus élémentaire, s’appuie sur la manifestation populaire du 11 janvier pour tenter de susciter un faux consensus permanent.
  
(1)   Napoléon avait insulté Talleyrand, lui reprochant de l’avoir trahi, en lui lançant : « Vous êtes de la merde dans un bas de soie »
 
La CFDT au secours de la loi Macron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales

Lu sur le blog de Gabas - Mediapart

cfdt_des_choix_des_actes.jpgArticle publié dans Le Canard Enchaîné du 25 février 2015

La décision est tombée brutalement : le 11 février, la direction de la CFDT a mis sous tutelle son syndicat du commerce d’Ile-de-France, l’un des plus importants de la confédération, avec 4500 adhérents.


Laurent Berger n’y est pas allé de main morte. Le siège de ce syndicat, jusqu’à présent implanté au coeur du quartier des grands magasins, est transféré dans les locaux de la confédération, et la situation des délégués sera « réexaminée » dans le cadre de cette « administration provisoire ». En clair, leur mandat peut sauter, et leurs patrons auront le champ libre pour les virer. Bigre ! Auraient-ils tapé dans la caisse ou, pis, fait rénover leurs appartements aux frais du syndicat ?


En fait, le couperet s’est abattu au lendemain d’une lettre adressée par Emmanuel Macron par l’Alliance du commerce, le syndicat patronal qui représente les Galeries Lafayette, le Printemps, le Bon Marché et le BHV. Dans ce courrier, les patrons des principaux magasins de la future « zone touristique internationale » sonnaient le tocsin au sujet de l’un des amendements de la loi Macron. Celui-ci prévoit que, même dans les zones touristiques, le travail du dimanche devra passer par un accord social, notamment sur les compensations salariales. Mais cet accord ne peut pas s’appliquer si des syndicats représentant au total plus de 50 % des salariés s’y opposent.


Or, dans ce secteur des grands magasins, la CGT et la CFDT réunies dépassent largement ces 50 % aux élections et sont résolument hostiles au travail le jour du Seigneur. Ces deux syndicats ont même fondé conjointement le Clic P, une structure syndicale qui milite, justement, contre le boulot dominical, et n’ont pas hésité à trainer devant les tribunaux les patrons qui en usaient illégalement.Les deux confédérations risquaient donc de négocier durement, voire de bloquer tout accord.

En plaçant pour un an son syndicat sous tutelle, Laurent Berger retire une terrible épine du pied d’Emmanuel Macron, puisque, dans aucune des boites concernées, la CGT ne dispose à elle seule de la majorité absolue. Sûr que les patrons des grands magasins vont lui élever une statue !

 

 

 
L'épisode du "49.3" fragilise le réformisme de Valls et électrise le groupe PS Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron

Il ne suffit pas d'éructer pour convaincre, ni de grimacer pour mettre au pas les intelligences. Nombre de concitoyens, à subir chaque jour les rodomontades de M. Valls, oscillant entre Tartarin et Fouquier-Tinville, ne sont pas sans regretter le précédent Premier ministre, qui ne jugeait pas nécessaire d'avoir recours à la violence, aux menaces, et la propagande pour avoir des convictions, et y travailler. Comme le rappelait Benoît Hamon, la politique ne se réduit pas à des postures.

Et pour le jeune ministre, M. Macron, dont l'engagement a été salué par tous, il devra cependant apprendre que beaucoup de travail et beaucoup de bruits autour d'une mauvaise loi ("un gros paquet de petites merdes", selon le mot d'Aurélie Trouvé, paraphrasant presque Napoléon à propos de Talleyrand) ne suffisent pas à la transformer en bonne loi. Il y aurait fallu soit énormément plus d'habileté, soit juste un peu plus de bon sens et un peu moins de cynisme.

 
 
Le Point, 21/02
 
Le projet de loi Macron a été adopté jeudi à l'Assemblée mais le recours au "49.3" réduit les marges de manoeuvre du gouvernement pour faire passer ses futures réformes et risque de déchirer un peu plus le groupe PS, bien loin de "l'esprit du 11 janvier".

- Une majorité toujours plus 'incertaine' -

Fragilisée par les frondeurs et la perte de sièges aux législatives partielles, la majorité socialiste s'était étriquée au fil du quinquennat. Mais "tous les textes sont passés, tous les textes passeront", assurait-on au gouvernement. Jusqu'à présent, l'écart le plus faible pour l'adoption d'un texte était de 18 voix, le 21 octobre (programmation des finances publiques 2014-2019). Le gouvernement pensait cette fois disposer d'une majorité de seulement "3 à 6" voix, jugée trop "incertaine" pour risquer un vote. Cette majorité se serait de surcroît appuyée sur une dizaine de votes de l'UDI et de l'UMP. Surtout, pour la première fois, un groupe significatif de députés PS était parti pour voter contre, quand la "fronde" s'était jusque-là cantonnée entre 30 et 40 abstentions. Selon des sources concordantes, 25 députés du groupe PS s'apprêtaient à voter contre et "12 ou 13" à s'abstenir.

- Des précautions à prendre pour les futures réformes -

Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, l'article 49.3 permettant de faire adopter un texte sans vote ne peut être utilisé, hors textes budgétaires, qu'une seule fois par session à l'Assemblée. Il peut toutefois être utilisé à plusieurs reprises pour le même texte, ce qui permettra notamment au gouvernement de s'en resservir pour une deuxième lecture de la loi Macron. "S'il faut de nouveau utiliser cette arme que me donne le Constitution, nous le ferons bien évidemment", a dit Manuel Valls. Mais il n'aura plus de joker pour les autres textes prévus d'ici fin juin. "La réforme territoriale et la loi santé, ce ne sont pas les mêmes clivages. Et le texte sur le renseignement, c'est l'unité nationale", se rassure un conseiller. Reste le projet de loi sur le dialogue social, dont Manuel Valls doit dévoiler les grandes lignes mercredi et qui pourrait passer par une session extraordinaire en juillet.

- Un groupe à couteaux tirés avant le congrès -

"C'est clair: ils ne comptent pas s'arrêter. Ils considèrent avoir marqué des points", déplore un des adversaires des frondeurs, visant notamment Benoît Hamon. Avec d'autres, l'ex-ministre de l'Education, déjà détonateur de l'implosion du gouvernement "Valls I" fin août, dénonçait le peu de concessions faites par Emmanuel Macron sur les compensations au travail du dimanche. Postures "tacticiennes" avant le congrès du PS, déplorent les légitimistes. "C'est une victoire à la Pyrrhus" pour le gouvernement et cet épisode "va laisser des traces" au-delà des frondeurs, juge un parlementaire non aligné. Selon lui, "soit l'exécutif a l'intelligence d'apaiser" les choses, soit "ça va continuer cette guerre larvée et on va tous y perdre".

Plusieurs députés ont évoqué des sanctions contre les frondeurs voire leur exclusion du PS, une issue qui ne paraît pas convaincre à Solférino, où certains redoutent les effets d'une "décision arbitraire". Le bureau national de mardi doit "traiter" de ce débat. Aucun frondeur n'a voté la motion de censure.

- Manuel Valls et l'esprit du 11 janvier qui se disperse -

Le 13 janvier, Manuel Valls faisait lever tout l'hémicycle lors de son discours post-attentats. Moins d'un mois et une semaine plus tard, avec un 49.3 et une motion de censure (même sans danger) le contraste est saisissant. Le Premier ministre, comme de nombreux ministres, pensait avoir mis derrière lui les débats internes au PS et les rumeurs sur son départ de Matignon avant 2017. Martelant toute la semaine qu'il continuerait à réformer "sans relâche", il a appelé à la "responsabilité". Ceux qui pensent que "nous ne pouvons pas continuer l'oeuvre des réformes" ou que la majorité a "éclaté" se trompent "totalement", a-t-il dit vendredi. Quant à Emmanuel Macron, dont c'était le baptême parlementaire, le recours au 49.3 constitue un rappel aux réalités du rapport de forces politique, dans une carrière marquée par une ascension continue. Même si le ministre, jamais élu, a gagné le respect des députés en participant au débat pendant 180 heures à l'Assemblée et en acceptant de nombreux amendements. 
 

 
Positionnement politique du Conseil d’Etat sur le dossier du travail du dimanche dans le Bricolage Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales

 

Dans un premier temps, le Conseil d’Etat avait fait tomber le décret du ministère du travail de décembre 2013 qui autorisait les magasins du bricolage à déroger au Repos Dominical.

Dans un deuxième temps, le Conseil d’Etat s’était contredit en maintenant le deuxième décret, alors qu’il était la copie conforme du premier (hormis la durée qui devenait indéterminée).

Le deuxième décret du ministère du travail n’a jamais pris en compte l’intégralité des remarques du Conseil d’Etat.

FO Commerce avait pourtant dénoncé l’attitude du ministère du travail en lui écrivant : « … l’utilisation de textes réglementaires pour légiférer permet au gouvernement de ne pas mettre cette question en débat devant l’Assemblée Nationale. Il contourne donc les institutions alors qu’il s’agit d’un véritable débat de société ».

Aujourd’hui, le gouvernement utilise l’article 49-3 pour passer en force.

Le Conseil d’Etat, par sa décision, soutient le gouvernement qui bafoue la démocratie et il se déjuge pour la deuxième fois dans ce dossier.

La Section fédérale FO Commerce attend la réaction de l’OIT et appelle à la grève générale dans le commerce pour participer aux mobilisations du 9 avril contre « Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses). »

 

 
Autorité et Autoritarisme : petit rappel de vocabulaire à l'usage de Monsieur Valls Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Le Grand Soir, 21/2/15 

[...]

L’AUTORITE : L’autorité contribue à l’efficacité du travail. Mais l’autorité, c’est la qualification que possède un ouvrier, un employé, un ingénieur, un cadre ou un technicien, reconnue notamment par les diplômes. L’autorité se construit sur la reconnaissance issue des formations (publiques), des diplômes (publics), et du « savoir-faire », qui permettent de construire la production effective du travail. Un cadre ou un ouvrier a une « autorité naturelle » du fait de ces constructions sociales reconnues. Le diplôme reconnaît les qualifications dans un domaine donné. Dans la loi Macron, rien de comparable. Il s’agit d’imposer les « oukases de l’Europe » (équilibre budgétaire apparent). Et devant le danger du risque de vote contre, alors le gouvernement, « bureau politique des marchés » impose l’autoritarisme…

L’AUTORITARISME : L’article 49, 3 c’est de l’autoritarisme, c’est même la dictature du pouvoir contre le peuple, via ses représentants dépositaires de la souveraineté. L’autoritarisme se pratique quand « l’autorité naturelle », celle issue de « l’intelligence démonstrative », ne fonctionne plus, en d’autres termes quand on est dépassé, et qu’on ne décide plus en fonction de l’intérêt général, selon des critères objectifs, mais sur des critères spécifiques et des intérêts individuels (ceux des marchés) [3] qui s’opposent à la république. Ce n’est pas pour rien, que sur cette loi, alors que le P.S a la majorité partout, ces « marionnettes des marchés financiers » l’imposent, acceptant de fait, l’inféodation de la France aux desiderata des marchés via la B.C.E, dont le seul credo, est l’accumulation financière contre les peuples.

LA FAIBLESSE DE L’AUTORITARISME : l’autoritarisme, c’est la dictature des faibles contre les forts. L’autoritarisme ne se pratique que par les faibles, car faibles sur le plan théorique, philosophique, et démonstratif, ils se réfugient derrière la « force de la loi », qui leur donne le pouvoir de museler, les critiques et propositions alternatives comme la supériorité militaire et les armes ont permis de détruire les indiens ou réduire les peuples au statut de « colonie », c’est-à-dire d’imposer une « loi centrale et marchande » au détriment du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». En ce sens, l’autoritarisme, c’est la « colonisation des esprits ». Montesquieu écrivait : « Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice ». Telle se présente la loi Macron.

Fabrice Aubert

 
Les chrétiens et le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
FIGAROVOX/ OPINION 22/2/15  - Alors que la loi Macron prévoit d'aménager le travail du dimanche, Paul Piccarreta rappelle l'importance du repos dominical dans le christianisme.

Pourquoi le travail du dimanche ne scandalise pas tous les chrétiens? C'est la question que se posait le journaliste Sébastien Lapaque, dans La Vie, il y a un an. Elle était légitime. Dans l'histoire moderne, le christianisme est la religion qui s'est emparée le plus spontanément de la question du travail. Si l'on prend le temps de lire son histoire sur ce point-là, on découvre une vision de l'homme aux antipodes de certains réflexes actuels.
 
Dans l'histoire moderne, le christianisme est la religion qui s'est emparée le plus spontanément de la question du travail.
 
Sur la loi Macron, on pourra donc regretter le relatif manque de mobilisation des chrétiens. Après tout, le combat de certains contre le Mariage pour tous annonçait une prise de conscience sociale. Les notions d' «inégalités» et de «marchandisation» avaient été les maîtres mots des derniers rassemblements. De la part d'une droite catholique souvent assimilée à la bourgeoisie, on voyait naître là une attention particulière au lien social. Mais Lapaque avait peut-être raison de s'inquiéter:
 
«Si c'est la famille millénariste que voulaient protéger ceux qui sont bruyamment descendus dans la rue pour dire qu'ils ne lâcheraient rien, ils déploieraient autant d'énergie à défendre le repos du septième jour prescrit par le Seigneur dans le livre de l'Exode. En quête de valeurs susceptibles de les distinguer de la gauche sociale-libérale au pouvoir, la droite révolutionnaire a exagéré la réalité de ses convictions morales.» La Vie, 17 janvier 2014.
 
Doit-on préciser qu'il n'est pas essentiel d'être marxiste pour défendre une certaine conception du travail et du repos? Pour rappel, la logique du travail dominical est un «temps suspendu», selon la belle expression de la philosophe Chantal Delsol, que l'on a brisé pour augmenter le dividende des actionnaires. Constat globalement neutre, mais qui a le mérite de la lucidité. Au reste, cette augmentation est bien relative: il a suffisamment été démontré que le «report de consommation» n'accroissait pas ou très peu le chiffre d'affaire d'un magasin. Comme le disait très justement Etienne Neuville, vice président du collectif des Amis du dimanche, «Bricorama n'a pas vu s'envoler le nombre de perceuses vendues» après sa permission d'ouverture le dimanche. Il est certain en revanche qu'il conduit le petit commerçant à se serrer plus méchamment la ceinture.
 
Selon l'évangile de Matthieu, les chrétiens ne peuvent servir Dieu et Mammon à la fois, qu'on traduit plus trivialement par «Dieu et l'argent». Sa version moderne pourrait être celle-ci: les chrétiens ne peuvent servir Dieu et Macron à la fois. Et ce n'est pas monsieur Mélenchon qui le dit.
 
60 millions de cons sur le mur à Macron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
coup-de-gueule.jpg

La propagande infographique publiée ce jeudi sur le compte twitter officiel du gouvernement français passe les bornes.

Passe les bornes de l'irrespect, osant présenter aux citoyens un matraquage aussi infantilisant, produit avec nos deniers, c'est à dire le travail des citoyens. Si nous payons des impôts, des taxes, de la CGS, de la CRDS, des contraventions, des amendes, ce n'est pas pour que nous soit servie une soupe aussi méprisante de notre travail, et accessoirement de notre capacité d'intelligence.

Passe les bornes de l'indécence par l'univers auquel elle se rattache. Selon le gouvernement, il faudrait se mettre de la crème de Macron tous les jours pour "prendre un coup de jeune" : le travail de l'Assemblée Nationale est réduit aux fausses promesses des vendeurs de jeunesse éternelle, et ramène à l'univers de la publicité, du paraître, et du mensonge. Il faudrait que les électeurs prennent soin de s'en tartiner chaque jour, pour arriver enfin à être persuadés du bien-fondé d'une loi tellement mauvaise qu'elle a du être imposée par la grosse artillerie du 49.3, se situant exactement dans le cadre du "déni de démocratie" dénoncée en son temps par M. Hollande ? Un reniement de plus. Et au prix où est la vaseline, les sous-entendus graveleux ne sont pas loin.

Passe les bornes du mensonge, en laissant entendre qu'il ne s'agirait "que" de travailler certains dimanches avec des compensations garanties, alors que le travail du dimanche en ZC ou en ZTI (avec en bonus, le travail de nuit) sera possible tous les dimanches, et éventuellement sans aucune contrepartie. Par rapport à la vérité, c'est strictement orthogonal, M. Macron. 

Est-ce qu'il y a 60 millions de photos sur le mur des cons de M. Macron ? 


 

 
Si le travail du dimanche faisait augmenter les prix ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
 
Plusieurs experts craignent une hausse des tarifs avec la généralisation des ouvertures dominicales. Le ministère de l'Economie se montre prudent.

Bérangère Lepetit | 22 Févr. 2015, 07h00 | MAJ : 22 Févr. 2015, 05h15
  
Paris (IXe), décembre 2014. L’ouverture des commerces le dimanche entraînera des compensations salariales et les enseignes pourraient abaisser leurs marges… ou augmenter les prix.  (MAXPPP/Thomas Padilla.)
Une hausse des prix en France d'au moins 4 % si les commerces ouvraient le dimanche ? Ce scénario fait bondir Bercy alors que le gouvernement vient de faire passer en force la loi Macron sur la...
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JOURS FÉRIÉS ADAPTÉS DANS LES OUTRE-MER : A Paris, la polémique enfle Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Projet Macron
Adopté par l'Assemblée nationale le samedi 14 février 2015, l'amendement sur les jours fériés adaptés dans les outre-mer fait polémique à Paris. Le texte porté par Ericka Bareigts, contesté par l'Eglise de France, est vivement critiqué par les personnalités politiques UMP et FN ainsi que par quelques polémistes. De quoi remettre sérieusement en cause la question de la laïcité à La Réunion et en métropole.
 
Lors de la présentation à la presse réunionnaise de l'amendement sur les jours fériés adaptés en outre-mer, Mgr Gilbert Aubry n'avait pas l'air aussi ravi que Ericka Bareigts. "Je ne suis pas rassuré sur les répercussions sur l'hexagone. La république avait supprimé certaines fêtes religieuses et cela avait entraîné quelques bouleversements", avait expliqué l'évêque de La Réunion. De son côté, la députée avait indiqué espérer "qu'il y aura des répercussions positives au niveau national." "C'est une grande réforme, dans 15 ans on en reparlera peut-être", avait-elle ajouté.

Force est de constater que pour l'heure, le texte porté par la parlementaire dionysienne n'a pas vraiment créé un emballement de la classe politique française. Au contraire, la proposition de l'élue a souvent été utilisée par la droite et l'extrême-droite pour attaquer le gouvernement socialiste dans le cadre des discussions sur la loi Macron et l'usage de l'article 49-3 par Manuel Valls.

"Pensez-vous vraiment que les petites tractations avec les élus des départements d'outre-mer, visant à instaurer des jours fériés différents de ceux du reste du pays sont un bon signal ?" La question, destinée au premier ministre, avait été posée par Christian Jacob lors du vote de la motion de censure. Pour le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, "cette initiative est une initiative malheureuse, elle porte en elle les risques d'une surenchère."

Pour Marion Maréchal-Le Pen, "c’est le délire laïcard qui veut qu’on fasse totalement table rase du passé, de notre héritage culturel qui, il est vrai, est en grande partie judéo-chrétien." "La tradition fait partie de notre identité", a déclaré la députée FN sur les ondes de Sud Radio. Le Front national est d'ailleurs le premier parti politique a avoir réagi officiellement sur ce sujet. Dès le dimanche 15 février 2015, Florian Philippot, le vice-président du FN, a dénoncé "une atteinte manifeste au principe d’unité et d’indivisibilité de notre République".

Une remise en question de la laïcité

Le texte, vivement débattu sur les réseaux sociaux, a également été la cible d'Eric Ciotti. "Avec la loi Macron, l'Aïd pourra remplacer Noël en outre-mer, irresponsable quand les Français s'inquiètent de voir leur mode de vie remis en cause. C'est totalement scandaleux au moment où on lutte contre les communautarismes", a écrit le député UMP sur Twitter. D'ailleurs, le président du conseil général des Alpes-Maritimes a annoncé qu'il demandera la saisine du Conseil constitutionnel pour "empêcher le remplacement en outre-mer des jours fériés catholiques."

En effet, l'amendement d'Ericka Bareigts qui a un lien peu évident avec le projet de loi sur "la croissance et l'activité" peut être retoqué par les sages du Palais-Royal. Un risque qui avait déjà été mesuré par Emmanuel Macron. "Il est du devoir du gouvernement de signaler que le lien avec la croissance et l'emploi reste très indirect, et il n'est pas à exclure qu'il y ait là un risque d'inconstitutionnalité, qui devra être mesuré", avait déclaré le ministre de l'Economie lors des débats.

Mais au-delà d'un éventuel rejet législatif, l'amendement porté par cinq députés ultramarins ouvre surtout une discussion polémique autour de la laïcité en France et en outre-mer. Même si l'adaptation du calendrier est à l'origine une demande formulée depuis une quarantaine d'années par la communauté tamoule de La Réunion, le débat glisse petit à petit vers l'Islam et des éventuelles réclamations par la communauté musulmane de métropole.

Une répercussion inquiétante alors que la France reste encore marquée par les attentats terroristes survenus en région parisienne début décembre. Ne fallait-il pas jouer totalement la carte laïque et ultramarine en redistribuant les jours fériés catholiques pour des événements uniquement non religieux comme la fin de l'engagisme ou encore un hommage aux déportés de la Creuse ? La question a le mérite d'être posée.

"Une forte attaque contre la religion catholique"

Du côté de l'Eglise de France, la réaction officielle est venue de part de Mgr Olivier Ribadeau-Dumas. "Il s'agit d'une attaque forte contre la religion catholique, nous ne pouvons l'accepter. Nous n'avons pas intérêt à ouvrir cette ligne de front qui pourrait être une boîte de Pandore. Il est illusoire en effet de penser que cela resterait cantonné à l'Outre-mer. C'est une mauvaise interprétation de la laïcité", a commenté le secrétaire général de la conférence des évêques de France."Je n'ai entendu ni le Consistoire ni le conseil français du culte musulman demander quoi que ce soit", a-t-il ajouté auprès de l'AFP.

Il n'y a pas que les politiques ou l'Eglise qui s'est emparée du sujet. Les médias nationaux se sont également intéressés de près à cet amendement. "Ces jours fériés à la carte, c’est la porte ouverte à tous les abus, à la négation de ce qu’est la France", a déclaré sur RTL le chroniqueur Yves Thréard, remplaçant le polémiste Eric Zemmour à l'antenne. "Cet amendement, qui poursuit la mise à l’encan du dimanche férié, est une autre expression du mépris dans lequel le catholicisme est tenu", a écrit pour sa part le journaliste Ivan Rioufol dans son blog.

Dans une tribune publiée par Le Figaro, André Bercoff s'inquiète d'une éventuelle importation d'un tel calendrier en hexagone. "Le problème est de savoir jusqu'où ira le déshabillage des rituels chrétiens au service de l'apparition de nouveaux costumes religieux ou païens, ethniques ou communautaires, et surtout sa limite géographique. Car il n'y a vraiment aucune raison pour que la diversité ne s'étende point à notre Hexagone national", a souligné l'écrivain.

La réponse est venue de la part de Gabriel Serville. Dans un texte publié sur le site "Le +" du Nouvel Obs, le député de Guyane a indiqué que "l’hexagone pourrait s’inspirer des Outre-mer, territoires aux équilibres certes fragiles, mais où chacun respecte l’autre en faisant preuve de l’empathie nécessaire." "Quoi de mieux pour se comprendre que de célébrer nos différences, célébrer cet Autre, lors de jours fériés suffisamment marqués dans nos calendriers", a justifié le parlementaire. Au grand dam de Mgr Gilbert Aubry, les répercussions sur l'hexagone ont bel et bien été au rendez-vous.

 
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L'article 49.3 est quelquefois nécessaire à un gouvernement mis en difficulté par les circonstances, et cet instrument constitutionnel, bien que son utilisation soit délicate, ne peut pas être rejetée dans tous les cas.

D'autre part, précisons que la personnalité d'Emmanuel Macron n'est pas en cause. Tout au long de ces débats épuisants, il a montré un engagement et une capacité de travail peu commune et qu'il faut saluer. Il est seulement à regretter que bien souvent, ses interventions ne soient pas des réponses aux questions posées, mais une répétition des argumentaires de ses communicants, réduisant le débat d'idées à l'application d'un plan marketing.

Les points qui ont posé problème sont de plusieurs ordres.

D'une part, la nature "fourre-tout" du projet de loi. Au lieu de faire travailler les ministères  sur leurs domaines, Bercy a imposé un catalogue de mesures tous azimuths, nécessitant des heures d'épuisants débats, et un travail nécessairement bâclé, traité sans le recul nécessaire. Sur le point du travail du dimanche, il n'est que de prendre connaissance du honteux "rapport" de France-Stratégie pour s'en convaincre.

Le second point est la rupture de l'esprit de la loi avec les positions du Parti Socialiste, et les promesses du candidat Hollande. Qu'il soit appelé virage social-démocrate ou tournant ultra-libéral, le virement de bord est orthogonal, selon le mot de M. Macron. Comment ce point du travail du dimanche, vivement combattu par les socialistes au moment de la loi Mallié, en vient à être imposé à coup de 49.3 par les mêmes socialistes ? Comment un électeur, en voyant le projet de M. Attali, initié par M. Sarkozy, prendre forme sous M. Hollande, peut-il éviter la tentation d'un vote désespéré ?

Le troisième point est l'absence de rapport entre les enjeux présentés et les moyens envisagés. Lorsqu'un ministre parle de "libérer la croissance", et qu'il vient expliquer que cette libération viendra par le travail du dimanche, le transport par autocars, ou la vente de nos aéoports aux Chinois, la tentation du citoyen oscille entre le fou-rire et la pitié. Les grands problèmes sont connus : poids de dette, poids du secteur public, alignement public/privé, fonctionnement de la justice, problème des retraites, confiance dans les institutions, interrogations identitaires, complexité du droit du travail et des systèmes en général. Or cette loi ne s'attaque à aucun de ces grandes questions, à tel point que personne n'en attend grand-chose, pas même le Président Hollande.

Pour le travail du dimanche, trois autres défauts viennent s'ajouter à ce constat : le flou du projet initial (pas de définition des Zones Commerciales ni des ZTI, pas de définition des compensations), l'absence de démonstration de son l'utilité économique, et le travail des lobbies de la distribution laissant à penser que cette loi est faite selon leur unique intérêt (car sinon, pourquoi autant d'acharnement, alors que cette loi n'était demandée par personne d'autre ?).

Il y avait peu de chances que le projet Macron suscite l'entousiasme de la majorité présidentielle, qu'elle prenait à contre-convictions. M. Valls ne comptait que sur le soutien du centre et de la droite pour la faire passer, espérant recycler l'attentat de la rue Nicolas Appert pour évoquer l'union nationale. Las, au fil des débats, la réalité des idées de M. Attali est apparue au grand jour, et l'opposition s'est refusée à tomber dans cette instrumentalisation, tandis que les Ecolos et le Front de Gauche montraient leur différence. Les plus courageux ont certainement été les Frondeurs, qui ont du braver les pénibles éructations de M. Valls visant à les intimider, alors qu'ils ne faisaient que ramener le PS à ses engagements, et que les ouvertures qu'ils avaient proposées avaient été écartées par M. Macron.

Et c'est seulement ici que l'emploi du 49.3 apparaît illégitime : car le potentiel rejet de la loi Macron par l'Assemblée ne relevait absolument pas d'une obstruction politique, d'un chantage quelconque, ou d'une tentative de déstabilisation du régime, mais simplement, à l'issue de débats extrèmement longs, de l'absence de pertinence de ce projet de loi pour une majorité des élus du Peuple. Il s'agit bien là d'une utilisation qui constitue un déni de démocratie, tel que M. Hollande le dénonçait lorsqu'il était Premier secrétaire du PS.

La suite dira si le travail des Sages pourra ramener ce projet à moins d'aberrations. A voir les menaces grimaçantes de M. Valls à se servir à nouveau d'un 49.3, la tâche ne sera pas facile. Nous l'y aiderons, dans la mesure de nos moyens.

Etienne NEUVILLE
Secrétaire Général du CAD 

 

 
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Le travail du dimanche en question :
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