| Le Monolecte contre le travail du dimanche |
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| 19-02-2007 | |
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Certes l'article est provocateur. Au sujet de l’ouverture des commerces le dimancheCertes, je bosse le dimanche. Mais c’est moi qui le décide, parce que j’organise mon travail comme je l’entends. Donc, je bosse le dimanche, ce qui fait que j’ai peu de temps pour écrire au sujet du travail le dimanche. Heureusement, je prend toujours le temps de papoter avec mes potes actuchômistes sur les forums et voici ma modeste contribution à ce qui devrait être un grand débart de société: la place relative du travail dans notre organisation sociale (je ferai mieux un peu plus tard, promis!). Les gens sont pour l’ouverture des commerces le dimanche parce qu’ils sont égoïstes et très très cons.Ils se disent :
Mais surtout, ils sont très, très cons les amateurs de courses le dimanche.Parce que si le dimanche devient un jour travaillé pour le commerce, il y a plein de besoins annexes à satisfaire : des livraisons de denrées le dimanche (roule petit camion, bosse petit livreur), des vigiles, des administratifs, en cas de pépin, les transports en commun pour acheminer tous ces abrutis de consommateurs, des banques, pour que le pognon tourne sans fin, le courrier, pour que les ordres de paiement circulent, donc des transports de fond aussi, et les flics qui vont avec. Si le flux de marchandises ne se fige pas le dimanche, il n’y a aucune raison d’arrêter de produire ce jour-là : ouvrons les usines, et leurs fournisseurs et les prestataires de service qui gravitent autour. Si mon réseau informatique plante le dimanche en pleine pointe de production, il faudra des informaticiens sur le pied de guerre, et ainsi de suite.
Et une fois que tout le monde bossera le dimanche, les amateurs de courses le dimanche devront probablement demander l’ouverture des magasins la nuit ! Les cons !Car en moyenne, les gens qui aimeraient bien faire leur courses le dimanche partent du principe que cela reste leur jour de repos. D’ailleurs, si on leur demandait plutôt s’ils aimeraient travailler le dimanche, que le dimanche soit un jour de travail comme les autres, je pense qu’il y aurait nettement moins de volontaires.
Cons... et égoïstes ! Le repos dominical n’avait que 100 ans. Au final, tout le monde bossera n’importe quand, n’importe comment et je me demande qui trouvera encore le temps d’aller faire ses foutues courses le dimanche. Alors passer du temps avec sa famille, ses amis, je vous laisse imaginer...
Et il y a même... le commentaire du commentaire, par Monolecte.
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