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Humour
Le travail du dimanche, c'est juste bon pour les prolos ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Vu sur le blog de Jean François Kahn, 1/3/10

 
Travail du dimanche : l'oeil de Denis Pessin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

vu sur slate.fr

 
Dimanche ? Je travaille ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Une chanson de "Les Joyeux calvaires" (Combs la ville)

Ils ont voté, j'vais travailler, tous les dimanches, j'suis pas amer,
La loi est souple, rien d'obligatoire, j'suis volontaire, j'suis volontaire,
Fais gaffe tu risques, une peau d'banane, si tu n'est pas vraiment volontaire

Ils ont voté, j'vais travailler, beaucoup plus d'heures, supplémentaires,
La loi est souple, rien d'obligatoire, j'suis volontaire, j'suis volontaire,
Fais gaffe tu risques, une peau d'banane, si tu n'est pas vraiment volontaire

Tout avait bien commencé, notr’ petit’ société à la campagne,
Empochait des subventions, elle créait de l’emploi local,
Mais malgré les efforts de, notre marketing international,
Notre patron déclara, « ce sont nos concurrents qui gagnent »
« Va falloir bosser plus, vive le travail dominical »

Ils ont voté, j'vais travailler, pendant mes con-gés maladie,
La loi est souple, rien d'obligatoire, j'suis volontaire, je vous le dis,
Fais gaffe tu risques, une peau d'banane, si tu n'est pas guéri dès lundi

Ils ont voté, tu n'prendras pas, tous tes congés, maternité,
La loi est souple, rien d'obligatoire, mais Rachida l'a inventé
Fais gaffe tu risques, une peau d'banane, si tu fais trop durer la tétée

Tout était bien négocié, car on était tous volontaires pour tout,
Faire des heures supplémentaires, et même venir bosser l’dimanche,
On accouchait dans l’usine, mêm' malad'il fallait tenir le manche,
Mais le patron insista, « nos parts de marché baissent par tout »
« Je suspens mon salaire, mon exemple sera votre atout »

Ils ont signé, j’vais tra vailler, trois mois sans solde, j’cours ventre à terre,
L’accord est souple, rien d'obligatoire, j'suis volon taire, j'suis volontaire,
Le patron garde, quand même ses bonus, je crois que je f’rai, mieux de me taire

Ils ont signé, j’suis licencié, économique, j’suis pas véner',
L’accord est souple, rien d'obligatoire, j'suis volontaire, j'suis volontaire,
L’indemnité, me f’ra vivre trois mois, et après ce sera la galère

Ils ont signé, j’vais travailler, en Angleterre, dans le « Yorksheur »,
L’accord est souple, rien d'obligatoire, j'suis volontaire, je pars sur l’heure,
Notre patron, est très astucieux, c'est un grand fan de Madame Tatcheur

Ils ont voté, j'vais travailler, tra la la la, j'suis pas amer,
La loi est souple, c'est incantatoire, j'suis volontaire, mais c'est pervers,
J'ai glissé sur, une peau d'banane, je n'étais pas vraiment volontaire

 
Catho schizo ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

L'Homme Nouveau du 30/01/10 - L'humeur de Pasquin*

schizophrene dimancheIl ne va pas bien l'ami. Cadre sup, bien sûr : bon­ne famille, bonne éducation, bonnes écoles... bonne paroisse, mais aussi belle petite carrière, belle petite femme, belle petite famille... belle peti­te pratique religieuse. Et évidemment grosse mai­son, grosse voiture, grosse ambition et petit denier du culte. Il a accepté un poste bien rémunéré et très valorisant. Directement rattaché à la direction générale de cette très grosse entreprise d'un grou­pe encore plus gros, il a pour mission de faire du « lobbying », de l'influence.

Il faut que les maga­sins de son entreprise puissent ouvrir le dimanche. Il doit convaincre, proposer des arrangements, avec les préfets, les maires, rencontrer des députés dont certains sont aussi « bonne famille, bonne éduca­tion, bonnes écoles... bonne paroisse, belle petite carrière, belle petite femme, belle petite famil­le... ». Il doit faire bouger les lignes comme le lui a demandé sa direction !

Alors évidemment le di­manche, à la sortie de la messe, il n'est pas très bien, surtout quand il rencontre un cadre de sa boî­te qui sait exactement ce qu'il en est. Alors évi­demment il n'est pas très bien, surtout quand, dans un dîner, ça commence par « C'est vrai que t'es... ».

Combien sommes-nous, comme lui, à dé­construire lentement 2 ooo ans de christianisme, par ignorance, par négligence, par ambition, par lâ­cheté petite ou grande, par facilité, par confort ? Combien sommes-nous à gémir qu'on n'a pas trop le choix, que de toute façon ça ne changera rien puisqu'un autre le fera ? À penser que l'important est le devoir d'état, c'est-à-dire préserver : bonne famille, bonne éducation, bonnes écoles... bonne paroisse, belle petite carrière, belle petite femme, belle petite famille... belle petite pratique religieu­se. Grosse maison, grosse voiture, grosse ambition et petit denier du culte.

Il va mieux l'ami ! Il va démissionner : « C'est plus possible, j'peux pasj'peux plus. » Deo gratias.

*Selon une tradition populaire de Rome, Pasquin était un tailleur de la cour pontificale au XV° siècle qui avait son franc-parler. Sous son nom, de courts libelles satiriques et des épigrammes (pasquinades) fustigeant les travers de la société étaient placardés sur le socle d'une statue antique mutilée censée le représenter avec son compère Marforio, à un angle de la Place Navona et contre le Palais Braschi.

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS