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Le travail du dimanche en question

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Ceux qui sont pour le maintien du repos dominical


Catho schizo ! Suggérer par mail
30-01-2010

L'Homme Nouveau du 30/01/10 - L'humeur de Pasquin*

schizophrene dimancheIl ne va pas bien l'ami. Cadre sup, bien sûr : bon­ne famille, bonne éducation, bonnes écoles... bonne paroisse, mais aussi belle petite carrière, belle petite femme, belle petite famille... belle peti­te pratique religieuse. Et évidemment grosse mai­son, grosse voiture, grosse ambition et petit denier du culte. Il a accepté un poste bien rémunéré et très valorisant. Directement rattaché à la direction générale de cette très grosse entreprise d'un grou­pe encore plus gros, il a pour mission de faire du « lobbying », de l'influence.

Il faut que les maga­sins de son entreprise puissent ouvrir le dimanche. Il doit convaincre, proposer des arrangements, avec les préfets, les maires, rencontrer des députés dont certains sont aussi « bonne famille, bonne éduca­tion, bonnes écoles... bonne paroisse, belle petite carrière, belle petite femme, belle petite famil­le... ». Il doit faire bouger les lignes comme le lui a demandé sa direction !

Alors évidemment le di­manche, à la sortie de la messe, il n'est pas très bien, surtout quand il rencontre un cadre de sa boî­te qui sait exactement ce qu'il en est. Alors évi­demment il n'est pas très bien, surtout quand, dans un dîner, ça commence par « C'est vrai que t'es... ».

Combien sommes-nous, comme lui, à dé­construire lentement 2 ooo ans de christianisme, par ignorance, par négligence, par ambition, par lâ­cheté petite ou grande, par facilité, par confort ? Combien sommes-nous à gémir qu'on n'a pas trop le choix, que de toute façon ça ne changera rien puisqu'un autre le fera ? À penser que l'important est le devoir d'état, c'est-à-dire préserver : bonne famille, bonne éducation, bonnes écoles... bonne paroisse, belle petite carrière, belle petite femme, belle petite famille... belle petite pratique religieu­se. Grosse maison, grosse voiture, grosse ambition et petit denier du culte.

Il va mieux l'ami ! Il va démissionner : « C'est plus possible, j'peux pasj'peux plus. » Deo gratias.

*Selon une tradition populaire de Rome, Pasquin était un tailleur de la cour pontificale au XV° siècle qui avait son franc-parler. Sous son nom, de courts libelles satiriques et des épigrammes (pasquinades) fustigeant les travers de la société étaient placardés sur le socle d'une statue antique mutilée censée le représenter avec son compère Marforio, à un angle de la Place Navona et contre le Palais Braschi.

 
Bon, allez, il n'y a pas que du mauvais dans le travail du dimanche ! Suggérer par mail
26-01-2010

Vu sur le blog de tartrais

 
Un dessin du redoutable Placide Suggérer par mail
04-01-2010

Le site de Placide

 
La nouvelle chanson du dimanche Suggérer par mail
16-11-2009

Le Président a encore perdu 6 points dans les sondages (depuis le début de son mandat, il en a perdu 2568, ce qui explique qu'il soit à seulement à 39% d'opinions favorables aujourd'hui).

Mais l'opinion publique est décidément trop injuste pour notre Président : pourquoi personne ne dit-il que grâce à lui, la production musicale et artistique a pris un essor nouveau, comme dans cette parodie super-marrante, ou la chanson ci-dessous !

 

 

vu sur Scratch !
 
L'extension du travail dominical, "marqueur" de la politique Sarkozéenne. Suggérer par mail
11-11-2009

Le marqueur fait fureur

Les Echos, 10/11/09

Le marqueur est le marqueur du temps présent. C'est le mot à la mode dans la politique, devenu presque aussi incontournable que le fut en son temps le mot « incontournable ». Il emplit le discours des commentateurs. Impossible d'entendre une fine analyse politique à la radio ou à la télé sans lui. Il est aussi très présent dans la bouche des acteurs. C'est évidemment Nicolas Sarkozy qui a lancé la mode, fin 2008, en expliquant que l'extension du travail dominical était le « marqueur » de sa capacité à libérer la société de ses carcans. Mais, depuis quinze jours, le marqueur fait un tabac chez les gouvernants et les élus de droite. Dans son interview au « Monde », Jean-François Copé, le chef des députés UMP, a réussi à employer le mot deux fois, en bon élève rebelle du président : le bouclier fiscal, « marqueur du quinquennat », et les élections partielles, « marqueur » de l'électorat de droite. Pour le député villepiniste Hervé Mariton, « la défense de la politique familiale est un marqueur de la droite ». Pour d'autres respon­sables de droite, c'est plutôt la sécurité ou le travailler plus pour gagner plus. On pourrait glisser que la blague auvergnate est le « marqueur » de Brice Hortefeux. A gauche, en revanche, on n'aime pas le mot. C'est sans doute trop marqué, et aussi peut-être qu'on ne sait pas très bien quoi marquer.

Mais, à force d'entendre parler de « marqueur », on se demande ce qu'il veut dire, d'autant plus que son emploi n'est pas toujours très précis. On ouvre alors le Robert, hélas souvent oublié en cette époque d'électronique envahissante. Nos chers politiques ne veulent sans doute parler ni du marqueur de bétail, ni de l'homme qui inscrit les points au rugby, ni du footballeur qui envoie systématiquement le ballon dans les filets adverses, ni du gros crayon-feutre, ni de l'élément radioactif appliqué à un matériau afin de suivre son évolution. Non, seule la dernière acception semble convenir. Elle est médicale. Il s'agit de « la caractéristique qui dénote spécifiquement l'existence d'une maladie ». Le travail dominical ou le bouclier fiscal serait-il une maladie, le révélateur d'un cancer de l'action politique ? Non, on avait lu un peu vite. Le marqueur peut aussi révéler l'existence d'un gène. Il nous renvoie en fait au bon vieux débat de l'inné et de l'acquis qui fit, on s'en souvient, les belles heures de la campagne électorale d'un certain Nicolas Sarkozy. Belle continuité.

JEAN-MARC VITTORI, Les Echos
 
Deux poids deux mesures Suggérer par mail
28-10-2009

« L’Etat n’a pas à s’excuser, l’Etat n’a pas à se culpabiliser parce qu’il fait respecter la loi, y compris les arrêtés de reconduite à la frontière. »

Nicolas Sarkozy, 23 octobre 2009.

Sauf que....

  • deux Ministres (Xavier Bertrand et Luc Chatel) sont allés apporter leur soutien, es-qualité, aux délinquants économique du Grand Cercle
  • la loi Mallié est expressément calibrée pour légaliser la situation illégale de Plan de Campagne.

 

Deux poids deux mesures ?

 
#jeansarkozypartout est contre le travail du dimanche Suggérer par mail
12-10-2009

L'actu illumine actuellement le visage poupin de Jean Sarkozy, pressenti pour devenir, à 23 ans, président de l'EPAD.

Le travail du dimanche ? Jean Sarkozy est contre... et pour cause !!

 
Travail du dimanche : facile, pour élever les enfants... Suggérer par mail
12-10-2009

Chimulus, toujours excellent !

 
Devinez qui vient travailler ce soir ? Suggérer par mail
11-10-2009

 
Quand Jérôme Dubus chronique pour la Pravda Suggérer par mail
28-09-2009

Il est des tentations auxquelles on ne résiste pas, comme celle de publier le texte paru sous la plume de Jérôme Dubus, conseiller de Paris et vice-président du groupe UMP, s'il vous plaît. Non pas dans la Pravda des années 50, pour lequel on jurerait qu'il a été écrit, mais le journal Le Monde, dont on peut regretter qu'il laisse publier des opinions aussi manifestement erronnées.

Cet excellent homme commence par nous faire peur : c'est à cause de "la crise", pour l'occasion transformée en Mère Fouettarde, qu'il faut faire travailler les salariés le dimanche. Pas de pot, les économistes, même à l'UMP, sont unanimes à dire que le travail du dimanche n'apportera strictement rien à la croissance.

Ensuite, dans un grand élan misérabiliste, il nous dit que c'est la faute à Internet : puisqu'Internet est ouvert le dimanche, il fallait bien ouvrir Casto, Ikea, et Leroy-Merlin tous les dimanche ??? Comprenne qui pourra. Si M Dubus poursuit sa "logique", il faudrait d'ailleurs qu'il milite pour l'ouverture de ces magasins la nuit, puisqu'Internet fonctionne en permanence. A moins qu'une nouvelle HADOPI ne vienne à en interdire l'usage aux insomniaques ?

Attendez ! C'est pas fini !

Après, il nous raconte qu'il fallait absolument que Paris s'y mette, parce que Paris était vraiment une capitale ringuarde, et que pour aller acheter une petite tour Eiffel qui clignote, ces pauvres japonais étaient obligés d'aller à Londre ou Madrid ! Manque de pot, il nous dit dans le même paragraphe que Paris est la première destination mondiale. Hé oui, M Dubus, même si Ikea est fermé le dimanche, Paris n'a pas eu besoin de la Loi Carabistouille pour devenir la première destination touristique du monde, et ce n'est pas la possibilité offerte aux Chinois d'acheter un canapé Conforama (Made in China) le dimanche qui en renforcera l'attractivité ! (M. Dubus a "oublié" de dire qu'avant la Loi Carabistouille, 7 zones touristiques bénéficiaient à Paris d'autorisation d'ouvertures dominicales).

Au passage, petite digression démagogique, il faut travailler le dimanche parce que "l'UMP ne veut pas augmenter les impôts". Manque de pot (mais pas manque d'impôt), toutes les satistiques, disent le contraire : la pression fiscale ne cesse d'augmenter en France, l'UMP étant passée maître pour supprimer un impôt pour en créer dix nouveaux.

Attendez, le meilleur est pour la fin !!

Le Dubus (tiens, je vais appeler mon caniche comme ça) nous explique ensuite qu'il s'agit de "proposer une offre commerciale diversifiée le dimanche, tout en garantissant le respect des droits des salariés concernés". Là, les salariés concernés apprécieront, puisque le passage en zone touristique, s'il avait lieu, les contraindrait, sans aucune compensation salariale ni de volontariat, à travailler le dimanche sous peine de licenciement !

Et pour ce qui est de l'offre diversifiée, notre Dubus nous explique que le Maire doit absolument ouvrir le Boulevard Haussmann et l'Opéra, entre autre, lieux où se situent les galeries Lafayette, la Samar, Confo, le BHV, tous détenus par des groupes proches du pouvoir. On voit que la "diversité" est bien cadrée ! Mais la ficelle un peu grosse.

Le Monde, 25/09/09

« Travail dominical : un atout pour Paris… et les Parisiens » (le Monde.fr)

par Jérôme DUBUS, Conseiller de Paris, Vice-président du groupe UMP

Inimitable pays que le nôtre ! Alors que le monde connaît une crise financière et économique sans précédent, le grand débat qui a animé la France cet été fut celui de l’ouverture des commerces le dimanche. La question a été quasiment réglée partout en Europe sauf dans notre pays. Le sacro-saint dimanche non travaillé ne pourrait-il survivre qu’en France ?

La loi voulue par Nicolas SARKOZY (tiens, et nous qui croyions benoîtement qu'il s'agissait d'une loi d'initiative parlementaire ? Aurions nous été dupés par le Dr Carbistouille, ou M. Dubus affabulerait-il ? NDLR), et votée par le Parlement, met fin à cette exception et adapte notre pays aux nouveaux modes de consommation. Il était temps : le développement de la consommation sous toutes ses formes, notamment électronique, imposait de transformer  un régime devenu injuste pour les commerçants, incompréhensible pour les consommateurs et historiquement dépassé. Qui pourrait encore admettre que l’on puisse acheter sur Internet tout le week-end sans pouvoir le faire dans les magasins ? Où était l’égalité ?

Paris a beaucoup souffert de cette législation. Avec 27 millions de visiteurs par an, notre capitale demeure la première destination touristique mondiale. 200.000 emplois directs et indirects dépendent de ce secteur d’activité soit près de 15 % des emplois parisiens. La région capitale draine chaque année 80 % des manifestations internationales qui se tiennent en France : 400 salons et 300 congrès y sont organisés. Voilà des chiffres qui devraient faire réfléchir celles et ceux qui, pour des raisons purement idéologiques, veulent s’opposer ou limiter l’extension des zones touristiques à Paris. Il suffisait de se rendre au départ des Eurostar, gare du Nord le samedi soir, pour voir le manque à gagner pour le commerce parisien entraîné par cette réglementation ubuesque. Il y a en effet déjà plusieurs années que le dimanche à Londres n’est plus une journée morte en matière commerciale. Nos vieux souvenirs d’étudiants, errants dans les villes anglaises le dimanche à la recherche de la moindre activité, relèvent désormais d’un passé bien révolu.

Dans la compétition féroce que se livrent les métropoles pour attirer les flux touristiques mondiaux, l’ouverture des commerces le dimanche est un atout indispensable, notamment pour Paris dont la renommée en matière de mode n’est plus à prouver.

Faut-il laisser Londres, Milan, Barcelone ou Berlin profiter du pouvoir d’achat des touristes étrangers ? Ce serait commettre une faute grave contre Paris mais aussi contre les parisiens eux-mêmes. Car, la crise frappe également durement notre capitale qui ne pourra maintenir son haut niveau de protection sociale qu’en restant dynamique sur le plan économique.

Nous refusons la logique facile et obsolète du recours à l’augmentation systématique des impôts locaux. Déjà, depuis 8 ans, et de manière subreptice, les commerces parisiens ont subi de nombreuses augmentations des recettes dites de «poche » : droits de terrasse, droits de voirie, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, taxe sur les enseignes publicitaires, taxe de séjour, rien n’y a échappé.

Les dérogations au travail dominical relèvent d’une toute autre logique : augmenter les chiffres d’affaire pour augmenter les recettes municipales à fiscalité constante. En pariant sur la dynamique de consommation, on peut maintenir un haut niveau de qualité de vie pour les parisiens sans remettre en cause l’attractivité de la capitale en matière d’imposition : une toute autre voie que celle choisie par le Maire actuel.

Il faudra donc que Paris augmente rapidement le nombre de ses zones touristiques actuellement limitées à 7. Cinq nouveaux quartiers centraux devraient faire l’objet d’un examen tout particulier : Beaubourg, le quartier de l’Opéra, le boulevard Haussmann, le boulevard Saint-Michel, et les rues adjacentes des Champs Elysées. Tous sont porteurs d’une nouvelle dynamique économique permettant à Paris de proposer une offre commerciale diversifiée le dimanche, tout en garantissant le respect des droits des salariés concernés.

Le Maire de Paris, qui s’est toujours opposé aux demandes de dérogations formulées par les commerces déjà situés dans les 7 zones touristiques actuelles (environ 130 demandes par an) prendrait une responsabilité particulièrement grave pour l’avenir économique de la capitale s’il persistait dans son refus actuel.

 
Xavier Darcos, piégé par la CFTC ? Suggérer par mail
19-09-2009

CFTC, 10/09/09

C'est la question que l'on peut se poser quand on voit Xavier Darcos, prenant la parole à l'université d'été de la CFTC, entouré de sacs CFTC "moi, je ne fais pas mes courses le dimanche".

On se souvient que le bienheureux Xavier Darcos, posant en haute figure de chrétien social par son commentaire de l'encyclique "Caritas in veritate" publiée dans l'Observatore Romano du 3 août 2009, avait par ailleurs furieusement bataillé pour l'instauration du dimanche travaillé (voir discussions à l'Assemblée et au Sénat). L'exemple vient d'en haut...

 
Vous vous ennuyez, le dimanche ?! Suggérer par mail
01-09-2009

(Un dessin transmis par Bruno)

 
Une fable : quand la CFTC fait de l'humour Suggérer par mail
29-08-2009

Au royaume de France, bourgeois, représentants des parlements et marchands du temple s’accoquinèrent pour faire trimer le bon peuple le 7ème jour. Pour cela, ils firent tant de promesses, usèrent de tant de manœuvres, nièrent tellement la réalité que l’édit issu des parlements ressemblait plus à un rébus qu’à un mandement organisant repos et commerce dans le royaume.

Qu’on en juge : dans les grands fiefs on affirmait que les manants ne trimeraient le 7ème jour que si il leur en convenait et que le bourgeois qui assignerait le dimanche devrait leur verser deux fois plus d’écus qu’à l’habitude. (Deux fois pas grand-chose, n’ayant de toute façon jamais fait une fortune).

Pour le reste du Royaume, des marches de Flandres aux côtes du levant, en passant par les îles et possessions d’au-delà des mers, tout croquant sommé d’abandonner famille, compagnons et livres pieux pour commercer au profit du bourgeois, devrait se soumettre, faute de quoi il pourrait être réduit à famine. Et point de versement double d’écus pour ces manants malchanceux.

Les représentants des guildes et corporations trouvèrent fort fâcheuse cette iniquité de traitement et en référèrent au Grand Conseil du Royaume.

Que croyez-vous qu’il advint ?

Les sages au grand âge, répondirent que pour la capitale du Royaume, le prévôt devait, comme dans les autres cités du pays avoir le pouvoir d’ordonner aux gens d’oeuvrer le 7èmejour, sans quoi il y aurait ségrégation.

Pour les croquants : qu’ils soient obligés de se rendre à la corvée du dimanche, sans gratification particulière si leur bourgeois les fait œuvrer d’un côté du chemin, ou qu’ils aient l’illusion de choisir leur subordination du 7ème jour en touchant double d’écus si leur tâche est de l’autre côté du chemin, le Conseil ne trouva rien à redire.

Il est vrai que dans ce Royaume, « égalité » n’est pas gravée aux frontons des riches demeures bourgeoises.

Joseph THOUVENEL

 
La CFTC épingle le tournoi des dirigeants de caisse d'épargne Suggérer par mail
28-08-2009

 
Volontariat sauce Mallié Suggérer par mail
18-08-2009

 
Le CAD demande l'instauration d'une PUVE Suggérer par mail
23-07-2009

Le CAD exige la mise en place avant l'été d'un Périmètre d'Usage de Vente Exceptionnelle (PUVE) dans toutes les communes conchylicoles de moins d'un million d'habitants.

En effet, comme le rapporte notre confrère Le Monde dans son édition du 22 Juillet (cf infra), il a été constaté, dans ces zones parfaitement ciblées et délimitées, une habitude d'usage de vente d'huitres ne répondant pas aux critères sanitaires actuellement en vigueur.

La règlementation actuelle, datant d'un autre âge, doit être réformée en urgence : si rien n'était fait, elle  conduirait à la perte de milliers d'emplois, à la fermeture de centaines d'entreprises, et à l'obligation pour nos concitoyens d'aller se fournir dans les zones frontalières, notamment en Belgique. Le CAD note avec satifaction que MM DARCOS Xavier, CARABISTOUILLE Tonton, BERTRAND Xavier et Mme DEBRE Isabelle, se sont dits prêts à aller soutenir, en maillot de bain s'il le faut, ces établissements courageux qui ont entrepris, pour le service du consommateur, de distribuer au mépris de la Loi, ces délicieux coquillages.

Il est du dernier scandaleux que Madame Obama ait pu retourner dans son pays sans rapporter une bourriche de souvenirs français. Quelle image donnons-nous au monde ? Quand la France deviendra-t-elle ce grand pays touristique qu'elle mérite d'être ?

De plus, qui peut comprendre une législation aussi aberrante qu'elle autorise d'un côté la vente d'huitres contrôlées, et interdise de l'autre la vente de coquillage douteux ? "C'est ubuesque", selon le mot glissé à l'oreille de M. Bertrand par M. Copé, qui l'a répété à M. Lefebvre, qui l'a redit à M. Paillé, qui se l'est fait ré-expliquer par M. Copé.

La mise en place de ces PUVE ne constituerait en aucun cas une remise en cause des contrôles sanitaires. Bien au contraire, elle en réaffirmerait le principe. Bien plus, elle aura un effet bénéfique sur notre balance du commerce extérieur, en accroissant les recettes liées au tourisme : la Gauche oublie trop souvent que le monde est en crise, et la France aussi. Il faut enfin rappeler que, comme la diminution du chômage, ou la baisse des impôts, il s'agissait d'une promesse de campagne du candidat Sarkopy.

Cette demande répond également à une réelle demande de la population : en effet, selon un sondage OnipionWay / ConfoKea / Le Fagiro / Unise Center, près de 60% des français ne seraient pas hostiles à la mise sur le marché de coquillages non-sécurisés, notamment les jeunes, à partir du moment où ces coquillages seraient distribués hors de leurs magasins habituels, et à demi-tarif. Certains étudiants pauvres pourraient ainsi financer enfin leurs études (Il faut remercier au passage le service documentation de l'Elysée, qui a bien voulu contribuer au financement de cette étude complexe, et, nécessairement, coûteuse).

Le CAD a bien pris note de l'engagement personnel du chef de l'UMP (qui est également, à la ville, l'époux comblé d'une chanteuse connue, et même Président de la République Française) de faire de ces PUVE le pilier de sa politique sociale. La dizcipline de groupe jouant, il ne fait aucun doute que le parti Sarkozéen, uni derrière son Guide, apportera son soutien massif à cette mesure, âprement défendue par les députés Rhôdaniens et d'Alsace-Lorraine, dont les productions conchylicoles seraient mise à mal si les PUVE ne voyaient pas le jour avant l'été.

Le CAD envisage bientôt de demander la mise en place d'un Périmètre d'Usage de Deconnexion Exceptionnel (PUDE), pour accompagner les disposition du texte HADOPI, et d'un Perimètre d'Usage de Taxation Exceptionnel (...), pour accompagner la mise en place de la taxe Carbone.


Les ostréiculteurs d'Arcachon veulent braver l'interdiction de vente des huîtres

LEMONDE.FR avec AFP | 22.07.09 | 20h18  •  Mis à jour le 22.07.09 | 20h2

Arès une quatrième interdiction de vente d'huîtres et de moules du bassin d'Arcachon depuis mai, prononcée mercredi 22 juillet par la préfecture de la Gironde, les ostréiculteurs ont décidé de passer outre et de vendre directement leur production aux particuliers.

"Demain jeudi, nous serons tous sur nos points de vente afin de vendre nos huîtres et nous ferons comme si de rien n'était car on est sûr qu'elles ne représentent aucun risque", a expliqué l'un des responsables de la profession, Jérôme Delarue, à l'issue d'une réunion de la Section régionale conchylicole (SRC) Arcachon-Aquitaine, au cours de laquelle son président ainsi que les membres du bureau ont démissionné.

"Jusqu'à présent, nous avons toujours respecté les règles même si nous les contestions, alors qu'en face, ils ont menti et triché", a poursuivi ce membre démissionnaire de la SRC. De son côté, le président de la section, également démissionnaire, Olivier Laban, a expliqué mercredi dans un courrier adressé à l'AFP, qu'"aujourd'hui, si je restais à ce poste, j'aurais vraiment la sensation d'être le complice d'une escroquerie et d'une mascarade qui va conduire à la disparition de l'ostréiculture et des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon".

"METTRE EN PLACE UN TEST ALTERNATIF"

Il rappelle dans cette lettre que "cela fait la cinquième saison que le test de la souris entraîne l'interdiction de la vente des huîtres du bassin d'Arcachon""L'application de ce test, digne du Moyen Age, a généré la disparition de nos entreprises et de leurs emplois, sans parler de la détresse et du désespoir de l'ensemble des professionnels et, en particulier, des jeunes qui viennent de s'installer", poursuit-il.

La préfecture de la Gironde a interdit la consommation des huîtres et moules du bassin d'Arcachon en raison de tests sanitaires défavorables réalisés le 20 juillet. Le ministre de la pêche, Bruno Le Maire, qui s'était rendu le 11 juillet dans le bassin d'Arcachon, a, dans un communiqué,"pris acte" de cette nouvelle interdiction tout en affichant "sa détermination pour mettre en place un test alternatif, capable d'apporter davantage de précisions sur les causes de toxicité des coquillages et sur leurs conséquences sur la santé". La méthode de référence, dite "test de la souris" est la seule autorisée au niveau européen mais est contestée par les ostréiculteurs.

 
Un morceau d'anthologie : la réponse standard d'Axel Ponitatowski Suggérer par mail
21-07-2009

Bon, allez, pour le fun, on vous la met : c'est la réponse-type d'Axel Poniatowski, le député qui fait financer son journal politique par ses petits amis Leroy-Merlin, Planet Satun, Centre Commercial Art de Vivre, et autres condamnés du dimanche.

Il a pondu un mail à se tordre de rire, dans lequel il parle notamment des courses du dimanche en termes fleuris : "ces courses ont un caractère ludique important et participe désormais de la vie familiale". Hé ben, ça sert à quoi, que les Américains aient construit Disneyland, si M. et Mme Sarkozy, avec leurs gniards, vont chez Ikea pour se détendre le dimanche ?! Et puis, d'un ton tout doucereux, il dit un peu plus loin "Vous le voyez, l'ouverture dominicale de ces zones commerciales ne faisait du tort à personne, et si le syndicat Force ouvrière n'avait pas saisi la justice pour remettre en cause le statu-quo existant, la proposition de loi n'aurait pas vu le jour." Ben tiens ! Ça fait 5 ans que Tonton Carbistouille est dessus, c'est à dire largement avant que FO gagne ses procès contre Leroy Merlin pinpin, et il faudrait que le bel Axel songe à interroger les commerçants traditionnels, écrasés par le concurrence déloyale des centres ouverts illégalement, s'ils n'ont pas eu à souffrir, avant de mourir, de ces gentils centres commerciaux qui donnent tellement d'argent au joli journal de M. Poniatowski. Bon, c'est vrai, maintenant qu'ils sont morts, ils sont plus calmes !

> Message du 10/07/09 15:43
> De : "Axel Poniatowski"
> A : destinataires inconnus:;
> Copie à :
> Objet : Réponse à votre mail
>
>
> ap/jbl n° 1264
>
>
>
> Madame,
>
>
> Vous avez bien voulu me faire part de votre attachement au repos
> dominical et je vous en remercie. Je comprends fort bien votre opinion.
> Le dimanche est l'occasion pour des millions de français de s'adonner à
> des activités très variées, tant culturelles, qu'artistiques, sportives
> ou spirituelles. Ce jour de repos est clairement un élément important et
> structurant de la vie familiale et sociale et il doit le rester.
>
> Permettez-moi, en retour, de vous expliquer les raisons pour lesquelles
> je soutiens la proposition de loi de Richard Mallié qui rénove les
> dérogations au repos dominical et dont vous pouvez retrouver le texte
> sur la page sur le site de l'Assemblée nationale.
>
> Au cours des dernières années, des zones commerciales ouvrant le
> dimanche se sont développées aux environs des grandes agglomérations.
> Elles répondent à des besoins nouveaux liés aux changements de mode de
> vie dans les très grandes villes. En région parisienne, la plupart des
> habitants ont une heure et demie de transport le matin et le soir. Dans
> ces conditions, ils n'ont pas le temps d'effectuer leurs courses pendant
> la semaine. Le samedi, l'affluence est considérable et les
> embouteillages monstres rendent les achats vraiment très difficiles. Les
> gens ont donc pris l'habitude de se déplacer également le dimanche, la
> plupart du temps en famille, pour effectuer les gros achats. Parents et
> enfants se promènent ensemble pour faire des repérages, ou procéder à
> des emplettes.
>
> Ces courses ont un caractère ludique important et participe désormais de
> la vie familiale. Les magasins situés dans ces grandes zones
> commerciales ont d'ailleurs bien perçu la nouvelle dimension de ces
> déplacements. Ainsi, le Grand Cercle, l'une des plus grandes librairies
> indépendantes de France, 160 salariés, située à Eragny-sur-Oise, propose
> aux enfants un coin d'accueil pour leur permettre de profiter
> d'activités culturelles et ludiques, encadrées pas des animateurs. On le
> voit, l'attraction qu'exercent ces zones commerciales n'est pas que
> d'ordre consumériste; elle est la manifestation d'un mode de vie
> différent par lequel l'acte d'achat, la culture, la vie sociale, les
> loisirs, forment un tout pour n'être plus qu'une seule aspiration. Ces
> activités ont donc prospéré, mais jamais au détriment des salariés qui
> sont toujours volontaires pour travailler le dimanche, car ils sont
> mieux payés.
>
> Vous le voyez, l'ouverture dominicale de ces zones commerciales ne
> faisait du tort à personne, et si le syndicat Force ouvrière n'avait pas
> saisi la justice pour remettre en cause le statu-quo existant, la
> proposition de loi n'aurait pas vu le jour.
>
> Pour l'instant, la loi actuelle prévoit, à côté des dérogations
> permanentes de plein droit, des dérogations temporaires et individuelles
> accordées par arrêté préfectoral, et destinées à faire face à des
> situations particulières. Bénéficiant de dérogations préfectorales au
> principe du repos dominical, de nombreuses enseignes se sont installées
> en toute bonne foi, ne pouvant s'imaginer que la base légale de ces
> dérogations étaient fragiles. Les actions de ce syndicat ont tout
> bouleversé, puisque la justice administrative a annulé ces dérogations,
> et du même coup, ébranlé des zones commerciales qui avaient trouver leur
> rythme avec l'ouverture dominicale.
>
> Aujourd'hui, le législateur se trouve face à l'alternative suivante: ou
> bien nous rejetons cette proposition de loi et nous allons au devant
> d'un désastre économique et social dans les semaines qui viennent. Le
> cas du Grand Cercle, est éclairant. Elle a été condamnée la semaine
> dernière à verser une nouvelle astreinte de 130 000 euros pour avoir
> maintenu l'ouverture le dimanche, comme elle le fait depuis sa création,
> en 1993.
>
> Comment voulez-vous qu'une librairie, aussi florissante soit-elle,
> puisse survivre à un tel niveau d'astreinte, répétée?
>
> Castorama, Planet Saturn et Toy'sRus, condamnés eux-aussi à de lourdes
> astreintes, ont déjà jeté l'éponge et ferment le dimanche. La
> conséquence est immédiate: diminution de la fréquentation, baisse du
> chiffre d'affaire et des résultats, licenciements massifs et pertes de
> salaires. Les enseignes s'interrogent sur l'à-propos de leur départ de
> cette zone commerciale. Les entreprises indépendantes suivront,
> progressivement étranglées par la disparition de la clientèle. Dans le
> Val d'Oise, le cas d'Eragny-sur-Oise n'est pas isolé; tout près, à
> Herblay et à Franconville, la situation est identique.
>
> L'autre branche de l'alternative, c'est l'adoption de cette proposition
> de loi.
>
> Elle vise à adapter les dérogations au principe du repos dominical dans
> les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines
> grandes agglomérations pour les salariés volontaires, de Richard Mallié,
> François Baroin et Marc Le Fur a été élaborée dans le respect du
> compromis qui avait été trouvé avec les députés UMP en décembre dernier.
>
> Ce texte ne remet pas en cause la règle du repos dominical posée par la
> loi du 13 juillet 1906 et inscrite à l’article L.3132-3 du code du
> travail. Les députés UMP considèrent, en effet, que le dimanche n’est
> pas un jour comme les autres et ont souhaité réaffirmer leur attachement
> à ce principe dans ce texte. Il n’y a donc pas de généralisation du
> travail le dimanche.
>
> Cette proposition de loi qui comporte 2 articles prévoit des
> aménagements à une législation déjà existante et les dérogations
> présentées sont très encadrées.
>
> Elle prévoit que le travail le dimanche peut être autorisé par le Préfet
> au sein des seules unités urbaines de plus de 1 000 000 d’habitants,
> dans les établissements de vente au détail qui mettent à disposition des
> biens et des services qui sont situés dans un périmètre d’usage de
> consommation exceptionnel caractérisé par trois critères cumulatifs:
>
> 1)des habitudes de consommation de fin de semaine,
> 2)l’importance de la clientèle concernée et
> 2)l’éloignement de celle-ci de ce périmètre.
>
>
> C'est à la demande du conseil municipal que le préfet délimite le
> périmètre d’usage de consommation exceptionnel, au vu de circonstances
> particulières locales mentionnées précédemment, ou de la proximité
> immédiate d’une zone frontalière où il existe un usage de consommation
> de fin de semaine.
>
> Il doit consulter les conseils municipaux des autres communes et, le cas
> échéant, les organes délibérants de la communauté de communes, de la
> communauté d'agglomération ou de la communauté urbaine, sur le
> territoire desquelles est situé ce périmètre.
>
> 3 unités urbaines sont concernées : Paris, Marseille-Aix-en-Provence et
> Lille. Une vingtaine de zones devrait être reconnue comme « PUCE ».
>
> Les autorisations sont accordées au vu d’un accord collectif qui fixe
> les contreparties accordées aux salariés privés du repos dominical ainsi
> que les engagements pris en termes d’emploi ou en faveur de certains
> publics en difficulté ou de personnes handicapées.
>
> En l’absence d’accord collectif applicable, les autorisations sont
> accordées au vu d’une décision unilatérale de l’employeur, prise après
> avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel, lorsqu’ils
> existent, approuvée par référendum organisé auprès des personnels
> concernés par cette dérogation au repos dominical. La décision de
> l’employeur approuvée par référendum fixe les contreparties accordées
> aux salariés privés du repos dominical. Dans ce cas, chaque salarié
> privé du repos du dimanche bénéficie d’un repos compensateur et perçoit
> pour ce jour de travail une rémunération au moins égale au double de la
> rémunération normalement due pour une durée équivalente.
>
> Par ailleurs, une entreprise bénéficiaire d’une telle autorisation ne
> peut prendre en considération le refus d’une personne de travailler le
> dimanche pour refuser de l’embaucher. Le refus de travailler le dimanche
> pour un salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle autorisation
> ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement. Le salarié d’une
> entreprise bénéficiaire d’une telle autorisation qui refuse de
> travailler le dimanche ne peut faire l’objet d’une mesure discriminatoire
>
> Il convient de préciser également que ce dispositif ne concerne pas le
> commerce de détail alimentaire.
>
> Enfin, conformément aux préconisations du conseil économique, social et
> environnemental de février 2007, le régime juridique applicable dans les
> communes et les zones touristiques, au sens du droit du travail, est
> clarifié dans cette proposition de loi.
>
> Vous concéderez que nous sommes loin de la généralisation dénoncée par
> certains. Le texte ne s'appuie que sur l'existant et ne veut procéder à
> aucune révolution. Elle stabilise juridiquement les situations
> fragilisées récemment. C'est un texte de statu-quo et c'est la raison
> pour laquelle, je suis favorable à ce dispositif très encadré.
>
> Vous le voyez, cette proposition de loi équilibrée ne remet pas en cause
> le principe du repos dominical auquel les français sont attachés, et
> c'est la raison pour laquelle, je la voterai.
>
> Tels sont les éléments que je tenais à porter à votre connaissance.
>
> Je vous prie de bien vouloir agréer, Madame, l'expression de mes
> respectueux hommages.
>
>
> Axel PONIATOWSKI
> ________________________________________________________________
>
> Ce message, ainsi que les pièces jointes, sont établis, sous la
> seule responsabilité de l'expéditeur, à l'intention exclusive
> de ses destinataires ; ils peuvent contenir des informations
> confidentielles. Toute publication, utilisation ou diffusion
> doit être autorisée préalablement.
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> Il est rappelé que tout message électronique est susceptible
> d'altération au cours de son acheminement sur Internet.
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>
> Vous pouvez consulter le site de l'Assemblée nationale à
> l'adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.fr
>

 
Hadopi : « Ils travaillent le dimanche. » Suggérer par mail
20-07-2009

Ecrans, 20/7/09

Parmi les 536 amendements déposés par les députés, l’un, de quatre mots seulement, signé Jean-Pierre Brard est particulièrement ironique.

Parmi les 536 amendements déposés par les députés sur le texte de protection pénale de la propriété littéraire et artistique sur Internet, un, de quatre mots seulement, et particulièrement ironique, a retenu l’attention de nos confrères de Clubic.

Déposé par le député communiste Jean-Pierre Brard, l’un des plus fervents opposants au projet de loi Création et Internet, l’amendement 747 prévoit ainsi que l’article L. 331-16 de la loi Création et Internet (soit l’article du code de la propriété intellectuelle relatif à la composition et au fonctionnement de l’autorité administrative indépendante, l’Hadopi), soit complété par un alinéa ainsi rédigé : « Ils travaillent le dimanche. »

Dans l’exposé, le député explique vouloir, par cet amendement, « mettre en cohérence le statut des membres du collège de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet avec celui des autres salariés français à la suite de l’adoption par l’Assemblée Nationale de la proposition de loi réaffirmant le principe du repos dominical. » Pour rappel, le 15 juillet dernier, les députés ont adopté, 282 voix pour et 238 contre, la proposition de loi sur le travail le dimanche.

L’examen du texte (dit Hadopi 2) débutera à l’Assemblée nationale mardi 21 juillet.

 
Le travail du dimanche bientôt obligatoire Suggérer par mail
13-07-2009

Désinformation.com, 07/07/09

Assemblée nationale - Les parlementaires ont engagé l'examen du texte sur le travail dominical. Rappelons que l'examen de ce texte avait été suspendu le 18 décembre dernier à la suite d'incidents de séance, nombre de parlementaires protestant de ne plus avoir le temps d'acheter leurs cadeaux de fin d'année. Le 18 mai, un nouveau texte a été déposé par le député Richard Mallié, faux nez, il va de soi, du gouvernement, faux nez, il va de soi, de Nicolas Sarkozy, vrai nez de Nicolas Sarkozy.

Mieux structuré, plus court, la proposition de loi est ramassée en une phrase :

"I. – L’article L. 3132-3 du code du travail est ainsi rédigé :

Art. L. 3132-3. – Dans l’intérêt moi (NDLR : notre présidentissime Nicolas Sarkozy), le travail dominical est dorénavant obligatoire."

"Il faut veiller à ne pas caricaturer un texte dont l'objet n'est pas de supprimer le repos du dimanche, ni d'ouvrir la voie à une réglementation du travail dominical", a affirmé le député des Bouches-du-Rhône, Richard Maillé, "mais juste de rendre le travail dominical obligatoire. Je pense en particulier à la tonte des pelouses, dès lors que cette noble tâche est trop souvent délaissée par des familles banlieusardes peu portées sur l'effort dominical. Il est important toutefois de veiller à ce que le travail dominical en général soit conforme aux horaires de tonte des pelouses prévus par la directive européenne JK47MD bientôt transcrite dans notre droit".

Jean-François Copé, président du groupe très populaire UMP, s'est précipité devant les caméras pour surtout être présent au journal de 13h et de manière plus secondaire expliquer que ce texte "n'a pas pour objectif d'autoriser tous les commerces à ouvrir le dimanche, mais au moins ceux dont je suis l'habitué. Et c'est quand même simple à comprendre, même si vous n'êtes pas aussi intelligents que moi, il restera toujours quelques heures après le boulot pour se détendre avec une coupe de champagne. C'est bon là ? Vous avez bien compris ? Vous pouvez y aller... avec de superbes images - de moi - à passer à votre JT".

Le nouveau ministre du Travail, Xavier Darcos, a lui aussi apporté son entier soutien à ce texte : "il était temps de mettre au boulot ces petits c... de lycéens qui n'en foutent pas une de la semaine et manifestent le dimanche contre mes réformes. Si Mc Do ne les dresse pas, on votera une loi rendant l'approbation de mes réformes obligatoire". L'Elysée a même renchéri, par la voix de notre présidentissime Nicolas Sarkozy, soulagé de pouvoir "aller à Disneyland quand Carla et moi sentons une petite envie frétiller...."

Environ 1.600.258.350 amendements ont été déposés sur cette proposition de loi qui compte un article unique. Les députés devraient achever l'examen du texte dimanche soir.

Martine Aubry a immédiatement décidé de réunir tout le parti socialiste, y compris les sympathisants, du moment qu'ils ont été mis au courant, en un séminaire de travail fraternel de 22 heures, après un bon buffet de charcuterie, et le tout à Marcoussis, dans l'Essonne, par solidarité, "un principe un peu trop délaissé ces derniers temps", commente-t-elle, avec les banlieusards tondeurs de pelouses sous Directive européenne, "car le Parti socialiste est un grand parti européen".

Sébastien Chabal assurera le service d'ordre de la réunion ce qui ne manquera pas de dissuader les esprits contestataires tout en préservant la convivialité fraternelle de cet événement considérable pour la reconstruction de la gauche.

 
La nouvelle économie Suggérer par mail
09-07-2009

 
Big Brother Awards de Juillet : Frédéric Lefebvre ! Suggérer par mail
06-07-2009

Après la pétition de l'UMPJean François Copé, Xavier Bertrand,  nous avons l'honneur et le plaisir de reproduire les propos de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, qui s'exprime avec son habituel brio dans les colonnes de Metro du 6/7/09 à propos du "projet de loi" Mallié...

"Ce texte va permettre de répondre à l'attente de nombreux Français et Françaises qui subissent une forme de harcèlement parfois des syndicats, parfois de la justice, quand ils ou elles ont décidé de travailler le dimanche".

Là, déjà, on sent pointer l'intelligence ! Grace à cette idée de M. Lefebvre, à chaque fois qu'une loi sera promulguée, une autre loi lui sera immédiatement ajoutée, qui en supprimera toutes les obligations, ainsi plus aucun Français ne sera plus jamais harcelé par la Justice, et la délinquance définitivement extirpée de notre beau pays. Il fallait y penser, mais il fallait une grande intelligence pour cela.

"On est là pour affirmer la possibilité de travailler le dimanche" et "pour mettre la France au niveau de grand pays touristique", a ajouté M. Lefebvre.

Enfin un peu d'envergure ! Loin de l'esprit étroit de Richard Mallié, qui voudrait restreindre le champ d'application des bienfaits du travail dominical à "seulement" les zones de plus d'un million d'habitant, les zones touristiques extensibles, et les zones frontalières (sauf ces cochons de Lyonnais qui ne font jamais rien comme les autres), Frédéric veut y aller franco. Voilà, on veut travailler le dimanche, partout, et vous allez voir comme les puces de l'UMP vont gratter partout !

Et puis, et puis, encore un projet génial de M. Lefebvre : il veut faire de la France un grand pays touristique ! Incroyable ! Quel génie visionnaire ! Bon, bien sûr la France est déjà le premier pays touristique au monde, sans que le travail de M. Lefebvre y soit pour grand chose, mais, de grâce, ne nous arrêtons pas à ces détails de nature à faire naître encore de viles polémiques politiciennes !

[Le travail du dimanche] est aussi la "pierre angulaire de la politique économique et sociale du gouvernement", après des réformes comme "les heures supplémentaires", "le RSA".

Là, il faut bien avouer que Frédéric Lefebvre se hisse au niveau des plus grands économistes mondiaux, voire des génies universels : personne avant lui n'avait pensé à cette solution élégante et aussi simple. Enfin, la crise est bientôt terminée, grace aux petites mains de tous ces salariés en horaires décalés, temps partiels et travail du dimanche, qui vont permettre à M. Lefebvre de s'acheter de nouvelles cravates le dimanche - que nous espérons cette fois élégantes -, et même d'aller chez le coiffeur, ce qui ne serait pas du luxe non plus, et ainsi de relancer la consommation nationale. 

Merci, merci, merci, Monsieur Frédéric ! C'est avec une émotion non dissimulée que le jury du CAD, après avoir envisagé de vous remettre le Pinnochio d'or, vous remet finalement un Big Brother Award de Juillet 2009, pleinement mérité.

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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
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