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Présidentielles 2012
Les positions des candidats 

Pétition pour le Dimanche

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 105.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !) Elle reste toujours disponible via ce lien.
- Pétition électronique : 98.311 signatures au 15/01/12
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Le travail du dimanche en question

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« Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé. »

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

Organiser un événement sportif : bientôt impossible ? Suggérer par mail
08-09-2011

SportVox, 8/9/11

Depuis quelques années, il devient de plus en plus complexe d’organiser un événement sportif: durcissement de la législation, nouvelles réglementations sur le travail le dimanche, augmentation des coûts, difficulté à trouver des partenaires, mobilisation des bénévoles laborieuse. L’événementiel sportif est-il en danger?

L’exemple du roller

Un cumul de facteurs sociaux qui pourraient bien signer la fin du sport associatif

Si le titre que nous avons choisi pour cet article est délibérément provocateur, il a tout de même pour mérite de soulever une problématique qu’il faudra prendre à bras le corps rapidement: la difficulté croissante à organiser un événement sportif. Dans cet article, nous nous appuierons sur l’exemple du roller, mais le principe reste le même pour le plupart de nombreuses autres pratiques sportives.

Le durcissement de la législation sur l’organisation des manifestations sportivesL’organisation des manifestations sportives ne peut pas se passer d’un cadre légal bien défini qu’il faut intégrer dans le cahier des charges de l’événement. Ce cadre est vital pour préserver la santé et l’intégrité des pratiquants sportifs.
On peut cependant se poser légitimement la question suivante: à vouloir tout légiférer et à tenter de réduire au maximum tous les facteurs de risques, ne tombe-t-on pas dans l’excès de loi? N’en arrive-t-on pas à asphyxier les bonnes volontés? A faire peser trop de responsabilité sur les épaules de présidents d’associations bénévoles n’est-on pas en train de condamner l’événementiel sportif?
Ces questions s’intègrent dans la problématique bien plus large et sociétale du "tout sécuritaire". A vouloir tout encadrer, à donner un cadre législatif à chaque chose, on finit par rendre les organisations de plus en plus complexes.

  • on perd en lisibilité à cause du nombre de textes de loi qui encadrent les activités sportives,
  • on fait peser d’énormes contraintes organisationnelles sur les clubs,
  • on alourdit les démarches administratives,
  • on augmente le risque de poursuites judiciaires en cas de manquement aux textes.
Les élus bénévoles sont en effet à la merci des dépôts de plaintes en cas d’incident. Il devront montrer qu’ils avaient tout mis en oeuvre pour assurer la sécurité des pratiquants. Aujourd’hui, le fait de s’investir en tant que président de club devient, pour ainsi dire, "risqué".
Loin de nous la volonté de condamner l’existence même d’un cadre légal. Nous nous interrogeons cependant sur sa rigidité et ses effets secondaires, à terme sur le sport associatif.
Dans la même logique, ne verra-t-on pas sous peu l’interdiction des sorties dominicales des clubs cyclistes sur routes ouvertes? En effet, au regard de la loi, ces rendez-vous devraient être systématiquement déclarés en préfecture, aux mairies traversées, à la police, à la gendarmerie. Il faudrait aussi prévoir un véhicule sanitaire... mais quels clubs ont les moyens et le temps de respecter toutes ces contraintes?
Cf. l’article 67 de l’Arrêté du 1er décembre 1959 modifié par l’Arrêté du 15 juin 1973. Au delà de 20 "véhicules", la déclaration en préfecture est obligatoire. Le travail le dimanche: un frein à la vie associative?

On compte 13,7 millions de licenciés sportifs en France. La plupart des rendez-vous sportifs et des compétitions se déroulent les samedi et dimanche.
Le calendrier sportif repose entièrement sur le principe que les dimanches sont chômés. Qu’arrivera-t-il si le travail dominical se systématise pour certaines professions? Comment s’organiseront les sportifs pour aller sur les lieux de compétition, souvent à l’autre bout de la France?
Il ne restera que peu de solutions: participer à des épreuves locales pour réduire les temps de déplacements et les coûts, ne se déplacer que sur quelques très gros rendez-vous. Signe-t-on la fin des French Inline Cup ou du championnat de France de hockey? Nous trouvons d’ailleurs assez étrange que cette problématique de la vie associative ne soit que très peu abordée par les médias. Une chose est sûre, la soumission des propositions de loi sur le travail le dimanche à l’Assemblée est régulièrement reportée, preuve que la question reste sensible au sein du gouvernement...

Décrocher les autorisationsLe roller fait partie de ces pratiques sportives qui peuvent emprunter la voie publique. Les mairies et les préfectures sont donc constamment sollicitées pour mettre les voiries à disposition des sportifs. Sachant que les transports représentent un enjeu stratégique et économique majeur, les autorités ne peuvent pas bloquer à tout bout de champ les centre-villes. Du coup, de nombreux événements de "moindre" importance sont relégués aux zones résidentielles ou industrielles.
Le mieux reste encore d’avoir un contact en mairie qui appuiera le dossier, comme l’indique par exemple l’organisation du Lugdunum Roller Contest. Si ce n’est pas le cas, les efforts à déployer n’en seront que plus importants.
Par la suite, il faudra idéalement que l’événement soit irréprochable pour avoir une chance d’être reconduit l’année suivante. Ensuite, il ne faudra pas hésiter à valoriser les élus qui ont autorisé son déroulement (auprès des médias locaux par exemple).
Dans le cas d’une épreuve en ville à ville, la situation peut s’avérer encore plus complexe car il faudra contacter toutes les municipalités traversées. Pour peu que l’on change de département, les deux préfectures concernées devront donner leur aval... sans compter les autorisations et réunions avec la police nationale ou la gendarmerie pour les points relatifs à l’encadrement du cortège! L’augmentation générale des coûts Plusieurs budgets ont augmenté ces dernières années que ce soit du côté des participants ou des organisateurs.

Les premiers secoursLa sécurisation des circuits et la médicalisation des courses a fait monter les frais des prestations d’organismes et d’associations tels que la Croix-Rouge.
Les événements qui s’en sortent le mieux sont ceux qui sont récurrents et qui sont parvenus à mettre en place des partenariats dans la durée pour réduire les coûts.
L’exemple tragique et récent du Dakar nous montre qu’aucun événement ne peut se passer d’une couverture médicale.

La communication La médiatisation et la promotion de l’événement sont devenus des enjeux stratégiques. Nul ne peut se passer de communication s’il souhaite pérenniser sa manifestation.
On estime en général que ce poste représente environ 5% du budget total. Les principaux frais concernent en général la conception de visuels et l’impression d’affiches.
De plus en plus d’événements mettent en place des partenariats avec les médias locaux pour réduire ces coûts et procèdent par échange de visibilité.
La production d’images peut être un poste très onéreux pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros. Les organisateurs des French Inline Cup sont bien placés pour le savoir.
A l’organisateur de mettre en balance les frais engagés et les retombées médiatiques. La gestion de l’image et des retombées médiatiques devient de plus en plus rationnelle. La difficulté à trouver des partenairesLe ralentissement de l’activité économique et la rationalisation des investissements en communication ont rendu difficile la mobilisation des partenaires...
Une minorité de sports très médiatisés phagocytent la plus grand part du budget sponsoring alloué par les marques. La concentration des budgets sur des pratiques telles que le football, le tennis ou le patinage artistique asphyxie des disciplines qui auraient un fort potentiel télégénique.
La plupart des organisateurs se rabattent donc sur des mécènes ou des sponsors locaux, soucieux de développer et d’améliorer leur image auprès de leur clientèle directe. L’augmentation des frais de déplacementL’année dernière, le prix du baril de pétrole atteignait allègrement les 150$. Les frais de déplacements des patineurs et des clubs ont explosé. Heureusement, en 2009, il est retombé sous les 50$. En groupe, les bus et les voitures restent les moyens de transport les moins onéreux.
En individuel ou à deux, le train peut représenter une bonne alternative pour se déplacer à condition que la zone où l’on se rend soit desservie et que l’on s’y soit pris suffisamment à l’avance pour réserver les billets.

La crise du monde associatif On assiste à une phénomène inquiétant depuis quelques années, un changement de mentalité dans le monde associatif.
De nombreuses études sociologiques ont montré que le sport fédéral est en crise, que toutes les fédérations perdent des adhérents, que le zapping sportif est intense, bref, que le modèle sportif traditionnel est remis en question.
Le niveau de prestation de certaines organisations bénévoles est parfois tellement professionnel qu’on en oublie qu’il s’agit d’une organisation "amateur" au sens initial du terme. Le basculement dans une logique consuméristeLes pratiquants/adhérents se positionnent de plus en plus dans une logique de consommateurs. Nombreux sont ceux qui viennent désormais dans les clubs pour acheter un service proposé par un prestataire, le club.
Là où le bât blesse, c’est que les clubs ne sont pas des entreprises, mais bel et bien des "associations" de personnes au sens premier du terme. On peut rappeler ici l’article 1 de la loi de 1901:

"L’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices."
Nulle part, il n’est fait mention d’un rapport client fournisseur. Nous parlons bel et bien de personnes qui s’unissent pour atteindre ou poursuivre un but commun! "Je paie donc j’attends de vous un certain niveau de qualité"Les exigences de participants sont donc devenues plus importantes quant à la qualité des prestations proposées par les organisateurs. On veut encore plus et à moindre coût, comme dans les supermarchés.
Ainsi, il s’est mis en place un décalage entre les aspirations de personnes qui investissent bénévolement leur temps pour faire vivre leur sport et les attentes de leurs "clients". L’un raisonne dans une logique altruiste, l’autre dans une logique consumériste, oubliant par là-même qu’il n’est pas dans un rapport d’affaire.

Mobiliser des bénévoles: une tâche ardue Imaginez que certaines organisations en sont venues à payer des bénévoles en 2008 pour pallier le manque de bonnes volontés!
Un club qui organise un événement doit s’attendre à ce que ses patineurs souhaitent participer à l’événement, non pas en tant que bénévole à l’organisation, mais en tant que "concurrent". Or, le bon déroulement de la manifestation repose sur l’implication des ouailles du club en question! Dilemme...
Nous avons eu écho l’année dernière de difficultés rencontrées par certaines organisations pour trouver des personnes afin assurer le chronométrage d’épreuves de course. Les arbitres et les juges: des bénévoles en première ligneLes juges et les arbitres sont aussi très exposés dans le paysage sportif, à tel point qu’on a assisté depuis quelques années à une chute des vocations dans de nombreux sports. La violence dans les stades n’a rien arrangé.

Des solutions?

Le tableau que nous dressons est noir, certes, mais il a le mérite de poser des questions.
Aujourd’hui, nous ne pouvons plus considérer le sport comme un simple loisir. Il est devenu un produit de consommation avec son marché, ses enjeux économiques, ses pressions, ses tensions.
Les organisateurs doivent donc raisonner comme de véritables chefs d’entreprise: proposer des produits innovants, s’adapter à la demande, communiquer, être réactifs, faire des économies, avoir une gestion rationelle de leur événement...
Le fait de se greffer sur des manifestation déjà existantes (vélo/course à pied/autre) permettrait de réduire les coûts, de mutualiser la communication, la sécurité, et de mobiliser des bénévoles sur une seule manifestation sportive pluridisciplinaire. Ce serait un gage de sécurité supplémentaire sur le plan économique, en attirant plus de monde, en mobilisant plus de médias. Les économies d’échelles sont la clé.
Dans la même logique, impliquer une municipalité co-organisatrice de l’événement permet de limiter les risques administratifs (refus d’autorisation au dernier moment...) et profiter d’infrastructures existantes comme les services techniques, service communication...
Enfin, l’unité de lieu est la clé pour réduire les besoins et limiter les risques liés à un environnement incertain.
Quoi qu’il en soit, il ne faut jamais oublier de remercier tous les acteurs bénévoles qui s’investissent pour que 13,7 millions de français pratiquent leur sport favori chaque week-end...

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