Accueil arrow Catégorie "Général" arrow Expertises, études, réflexions arrow La lente banalisation du travail dominical (Des Pas Perdus)
Plan du site | Rechercher | Contact | Qui sommes nous | Liens

Cliquez sur ce lien pour recevoir par mail les derniers articles parus !

Le travail du dimanche en question

↑ copier cette bannière

 

Urgent et important (12/01/2012) :
NewsRing organise un débat sur le travail dominical.
Prenons la parole !
 

La lente banalisation du travail dominical (Des Pas Perdus) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
06-09-2010

Des pas perdus, 05/09/10

Derrière le tintamarre médiatique du woerthgate et du prochain remaniement gouvernemental, le libéralisme étend sa toile d'injustices.

Ainsi, sur le front du repos dominical, les nouvelles sont mauvaises. Le quartier d'affaires de La Défense est officiellement devenue une zone touristique !

On a appris cette semaine que : «Le nouveau périmètre fixé par le préfet a été décidé avec les maires (de Courbevoie et Puteaux) et l’Etablissement public de La Défense Seine-Arche, avec l’avis favorable du comité départemental du tourisme et du Medef, et défavorable des syndicats de salariés. Cette décision autorise 170 enseignes, situées dans le périmètre, à ouvrir le dimanche.» [1]

Aussi, il nous semblait bien que derrière les tailleurs et les costards cravates qui déambulent à la Défense se cachent des touristes en goguette ! Les syndicats ne comprennent rien au tourisme !

Plaisanterie mise à part, le travail dominical se banalise peu à peu, ici et là, grâce à la création ou à l'extension de zones touristiques.

Chez le motodidacte, à Nice, une feuille patronale ne cache pas son enthousiasme : «Le préfet tranche en faveur du développement économique et touristique de la capitale de la Côte d’Azur.» [2]

Comprenons donc, a contrario, que les défenseurs du repos dominical s'opposent au développement économique... et à la liberté !

Le plumitif de service poursuit sa démonstration en citant des propos sans pour autant révéler l'identité de leur auteur : «Qui ne s’est pas trouvé, lors d’un déplacement touristique, à errer dans les rues d’une ville quasiment morte, parce que c’était dimanche ? Qui ne s’est pas trouvé à bader devant les vitrines de magasins aux portes closes, regrettant de ne pouvoir y entrer, sachant en plus qu’il ne sera plus là, lundi matin, pour acheter ce souvenir, ce pantalon en solde, cette robe de saison... ? Qui ne s’est pas trouvé dans ces cas à, en désespoir de cause, à fouiner dans les boutiques hors de prix de l’aéroport, pour dégoter l’objet à ramener sans faute pour parfaire à la tradition... »

En effet, qui ne s'est pas... ?

Imaginez, tous ces gens, heu ces touristes devant ces vitrines ! (Ne pas confondre avec les clodos qui ne rentrent jamais même quand c'est ouvert...)

Heureusement, super Estrosi et le préfet ont mis fin à ces situations intenables, barbares, et inhumaines ! (pas pour les clodos)

Et, le plumitif, un certain A.D., rappelle avec légèreté que l'application de la loi Maillié a permis de redonner la liberté aux commerçants : «De nombreux pays ont depuis longtemps, donné un maximum de liberté aux commerçants, pour gérer au mieux les heures et les jours d’ouverture de leurs commerces. Dans ce domaine, il faut savoir être réaliste pour, tout en respectant les droits de uns et des autres (...).»

La liberté oui... mais la liberté maximale aux commerçants ! Pour les autres... il faut être réaliste !

Notes

[1Le Parisien - Travail dominical : la zone touristique redéfinie

[2Paris-Côte d'Azur - Nice : Ouverture dominicale des commerces, le triomphe de la logique...

Commentaires (0)add comment

Ecrivez un commentaire
quote
bold
italicize
underline
strike
url
image
quote
quote
smile
wink
laugh
grin
angry
sad
shocked
cool
tongue
kiss
cry
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security image
Entrez les caractères affichés


busy
 
< Précédent   Suivant >

Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
Le wiki (accès réservé)