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Le travail du dimanche en question

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Un dimanche à Paris
Novelli intoxique Delanoë Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-09-2010

Hervé Novelli, s'il est besogneux, n'est pas le plus brillant Secrétaire d'Etat qu'il se puisse imaginer. Ses interventions confuses sur BFM, sa pensée absconse, ou ses magistraux cafouillages en témoignent.

Dans ce registre, il nous offre un du Figaro dans lequel il relève que "le tourisme français sort de la crise" : «Conformément à nos prévisions, l'été 2010 marque la véritable sortie de crise du tourisme français». Hervé Novelli s'est «félicité de la reprise du secteur» qui représente 6% du PIB. "Reprise" qui est tirée essentiellement par les hôtels haut de gamme. On appréciera la modestie du propos et la finesse de l'analyse (voir l'article complet sur le site du Figaro)

Puis il intoxique aimablement le Maire de Paris, en exprimant son «regret que les tours-opérateurs ne recommandent pas Paris le dimanche du fait de ses fermetures de magasins», ce que le Figaro interprête comme "un pic (sic) au maire PS de Paris [...], qui a refusé en juin dernier l'ouverture dominical des grands magasins parisiens".

Sauf que le Figaro, tout à sa mission de transmission de propagande, oublie de noter que c'est le Préfet de Paris, le peu médiatique M. Canepa, qui a refusé la proposition du Maire, de classer en PUCE les zones commerciales de Paris classées touristiques. Belle façon pour M Canepa de faire preuve d'ouverture dans ce dossier. Ou de mentionner que l'association Haussmann compte parmi ses fondateurs le député Pierre Lellouche, bel exemple de l'indépendance de la politique et du commerce, comme le confirmerait M. Woerth s'il en avait le loisir. Bref, nous vivons une époque formidable.

Le Figaro,1/9/10

Novelli se battra pour la TVA à 5%

[...] Le Secrétaire d'Etat au tourisme a profité de la présentation pour prendre position sur la polémique concernant la baisse de la TVA dans la restauration, secteur centrale pour le tourisme, appliquée le 1er juillet 2009. «Je me battrai avec d'autres, comme le président de la République, pour que ce taux reste inchangé. On ne change pas la fiscalité au gré de l'humeur de tel ou tel» a-t-il déclaré.

Selon Hervé Novelli, cette mesure a permis d'améliorer l'emploi du secteur et de limiter le nombre de défaillance d'entreprises de moitié. Cependant, au mois d'août, 26% des restaurateurs disent envisager de recruter des travailleurs permanents, contre 32% un an plus tôt.

Autre sujet polémique sur lequel Hervé Novelli est intervenu : le travail dominical . Le secrétaire d'Etat a exprimé son «regret que les tours-opérateurs ne recommandent pas Paris le dimanche du fait de ses fermetures de magasins», citant l'exemple des Galeries Lafayette, il a rappelé que le grand masagasin réalisait 50% de son chiffre d'affaires auprès de la clientèle étrangère. Il a ainsi envoyé un pic au maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, qui a refusé en juin dernier l'ouverture dominical des grands magasins parisiens.

 
Travail dominical : la zone touristique redéfinie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-09-2010
Nous avions relevé un aspect de la loi du 10 août, consistant à instrumentaliser l'appareil législatif au profit d'intérêts privés. Nous y voilà.

La zone de la Défense a été classée "zone touristique" par le Préfet des Hauts de Seine ! A ce compte là, c'est tout Paris, qui devrait être classé zone touristique.

Ce classement n'a pour but que d'éviter le classement en PUCE, qui obligerait les employeurs, sauf convention contraire, à respecter - au moins dans la forme - le "volontariat" des salariés, et à les payer double, promesse non tenue de MM Sarkozy, Novelli, Mallié, et quelques autres...

Le Parisien, 02/09/10

La zone touristique du quartier de La Défense, permettant l’ouverture des magasins le dimanche, sera strictement délimitée par le boulevard circulaire. Ainsi en a décidé un arrêté préfectoral, signé hier par le préfet des Hauts-de-Seine, et applicable à partir de ce jour. Le précédent arrêté classant La Défense en zone touristique, datant du 22 janvier 2009, avait été attaqué par le syndicat CFTC-Commerce.

Il avait eu gain de cause : le tribunal a décidé d’annuler l’arrêté le 17 juin dernier, considérant que le périmètre n’était pas suffisamment précis et a demandé un nouvel arrêté.Mais la décision du tribunal n’a pas remis en cause l’emploi des 210 personnes travaillant à La Défense le dimanche. Le nouveau périmètre fixé par le préfet a été décidé avec les maires (de Courbevoie et Puteaux) et l’Etablissement
public de La Défense Seine-Arche, avec l’avis favorable du comité départemental du tourisme et du Medef, et défavorable des syndicats de salariés. Cette décision autorise 170 enseignes, situées dans le périmètre, à ouvrir le dimanche.

 
Paris se prépare à une nouvelle bataille sur le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-09-2010

Challenges, 2/9/10, avant-première confidentiel

Suivant le vote du Conseil de Paris, le préfet de Paris a refusé le classement du boulevard Haussmann en périmètre d'usage de consommation exceptionnel, qui autorise l'ouverture les dimanches au-delà des cinq autorisées chaque année. La direction des Galeries Lafayette a écrit en août au maire Bertrand Delanoë, dont les services se préparent à un bras de fer judiciaire.

 
Le Framprix rue de bretagne fermé le dimanche après midi Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-08-2010

Paris 75003, Posté par KFB le 21 août, 2010

Malgré l’affiche qui indique que le Franprix de la rue de Bretagne est ouvert toute la journée du dimanche jusqu’a 21h30 la grille s’est fermée dés 13H00.

En effet comme l’impose la loi Maillé sur le travail dominical votée il y a exactement un an et comme six autres supérettes parisiennes, elle vient d’être rappelée à l’ordre par la préfecture de Paris puis par la justice.

Les magasins, jugés en référé, ont été condamnés à fermer le dimanche après-midi sous astreinte de 6000 € par infraction constatée.

 
L’Etat prive de Puce les Champs-Elysées Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-08-2010

Libération, Luc Peillon, 03/08/10

Travail . Le préfet de Paris a refusé l’application d’une loi très rémunératrice pour les salariés le dimanche.

A Paris, travailler plus le dimanche ne rapportera pas plus. Répondant à une demande de Bertrand Delanoë, maire de la capitale, la préfecture de Paris a refusé la transformation des actuelles «zones touristiques» commerciales en Puce (Périmètres urbains de consommation exceptionnelle), privant ainsi les salariés concernés d’une meilleure rémunération. Un refus venant du préfet, donc de l’Etat, qui s’oppose ainsi à l’application d’une loi pourtant votée à la demande insistante… du président de la République lui-même. Explications.

Volontariat. Plusieurs lois permettent aujourd’hui aux commerces d’ouvrir le dimanche. La dernière, celle d’août 2009, a même créé les fameux Puce, organisant le travail des salariés sur la base du volontariat tout en leur garantissant une rémunération double. Cette loi étant plus avantageuse que celle, antérieure, des «zones touristiques», «il nous a semblé normal de demander le régime le plus favorable pour les salariés»,explique le cabinet du maire. Et donc le reclassement des sept zones touristiques parisiennes, dont les Champs-Elysées, en Puce. Impossible, répond en substance le préfet, dans une lettre du 22 juillet queLibération s’est procurée, car la demande de la mairie «ne vise pas à proprement parler à la création d’un Puce […] mais à la transformation, au reclassement des zones touristiques existantes, ce qui n’est pas prévu par les dispositions légales». Un raisonnement juridique discutable, «qui maintient surtout les inégalités entre salariés, suivant qu’ils travaillent le dimanche dans une zone touristique ou au sein d’un Puce», estime la mairie de Paris. La décision préfectorale fait aussi hurler le syndicat CFTC, dont le secrétaire général adjoint, Joseph Thouvenel, dénonce«l’incapacité de l’Etat à tenir ses promesses». Le fruit, également, d’un lobbying des commerçants des Champs-Elysées, selon la CFTC, «qui sont soit pingres, soit en proie à des difficultés financières».

Régime. Exit donc, pour tous ces salariés, le travail sur la base du volontariat et la rémunération double évoqués lors des débats parlementaires. La loi d’août 2009 a même étendu le régime des zones touristiques aux autres commerces que les seuls établissements culturels. Même le dimanche, le travailler plus pour gagner plus a décidément du mal à devenir réalité.


 

 
La bataille continue à Paris sur le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-08-2010
La Croix, 03/08/2010 10:55

La préfecture vient de refuser la demande de la mairie de Paris de transformer les zones touristiques en « périmètre d’usage de consommation exceptionnelle » (Puce), où le travail dominical est payé double

C’est une nouvelle manche dans une longue bataille. Selon une information du Parisien, confirmée par la mairie de Paris, la préfecture de Paris a envoyé la semaine dernière au maire Bertrand Delanoë un courrier pour lui notifier son refus de changer les règles de l’ouverture dominicale dans les zones touristiques, écrivant un nouveau chapitre dans la partie de ping-pong que se livrent la gauche et la droite sur le sujet.

Résumé des épisodes précédents : entre 1994 et 2005, Paris a créé sept zones touristiques, où seuls les magasins culturels et de loisirs avaient le droit d’ouvrir le dimanche. Au grand dam de la droite locale et de grandes marques, comme Vuitton, qui, depuis des années, dénoncent des situations ubuesques, les magasins de disques ayant le droit d’ouvrir dans ces zones, mais pas les boutiques de parfum ou de luxe.

Un statut spécial pour Paris

Le 9 août 2009, la loi Mallié réformant les règles du travail le dimanche, promesse de campagne de Nicolas Sarkozy combattue par la gauche, est promulguée. Entre autres changements, elle permet à tous les magasins des zones touristiques de faire travailler leurs salariés le dimanche, sans contrepartie salariale obligatoire. 

Elle donne aussi aux maires la possibilité d’étendre ces zones… sauf à Paris, où elle octroyait ce pouvoir au préfet, avant d’être retoquée le 6 août 2009 par le Conseil constitutionnel, défavorable à un statut spécial pour Paris. Depuis lors, le gouvernement et la droite locale plaident pour une extension des zones touristiques à Paris.

En France, « une douzaine » de zones de ce type ont été créées depuis 2009, selon Richard Mallié, le député UMP auteur de la loi. Parmi les propositions défendues pour Paris, celle de la chambre de commerce et d’industrie parisienne, qui plaidait pour une zone à cheval sur la Seine, comprenant les très grands magasins du quartier Haussmann.

Argument : « Alors que Paris subit de plein fouet la concurrence des autres destinations touristiques, cela aurait permis de renforcer les atouts de la capitale », explique Martine Namy-Caulier, élue UMP, qui rappelle que « beaucoup d’enseignes de ces zones paient déjà davantage leurs salariés travaillant le dimanche ».

Refus d'étendre les zones toutistiques

À l’inverse, au terme d’une consultation lancée en septembre 2009, la mairie socialiste de Paris a annoncé en juin son refus d’étendre les zones touristiques. Se fondant sur une étude montrant que 20 % des commerces parisiens sont déjà ouverts le dimanche, soit 12 000 à 15 000 établissements, dont 2 000 le sont toute la journée, ce qui représente « un niveau de service élevé quand on le compare aux autres capitales européennes ».

Bertrand Delanoë a au contraire mis en avant « les risques que ferait courir une telle évolution sociétale aux familles et en particulier aux enfants », dans une ville où 26 % des foyers sont monoparentaux. 

Le maire socialiste s’est en revanche montré ouvert à la possibilité d’autoriser « cinq à huit ou dix » ouvertures dominicales par an pour les grands magasins, alors que la loi n’en autorise aujourd’hui que cinq. Il a aussi dénoncé la multiplication, depuis la loi Mallié, des ouvertures illégales de supérettes, au-delà de l’horaire de 13 heures désormais autorisé pour les commerces alimentaires.

Un paiement double des heures dominicales

Mais, pied de nez à Nicolas Sarkozy, qui avait promis que le travail du dimanche serait proposé sur la base du volontariat et payé double, il a aussi demandé la transformation des zones touristiques en « périmètre d’usage de consommation exceptionnelle » (Puce). 

Créé par la loi Mallié, ce nouveau statut, qui permet désormais à 16 centres commerciaux d’ouvrir légalement tous les dimanches, conditionne cette ouverture dominicale au volontariat des salariés et à un paiement double des heures dominicales. « En refusant de permettre le classement en Puce, la préfecture de Paris montre bien que la promesse présidentielle n’était qu’un leurre », réagit Joseph Thouvenel, en charge de ces questions à la CFTC. Une réaction qui ne manquera pas de plaire à Bertrand Delanoë.

Nathalie BIRCHEM
 
Il n'y aura pas de "Puce" à Paris Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-08-2010

Localtis, publié le 02 août 2010

"Une fois de plus la démonstration est faite que la loi Maillé sur le [travail le] dimanche est une loi uniquement faite pour les grandes enseignes et ce, incontestablement, au détriment de la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle." Dans un communiqué du 31 juillet 2010, la CFTC a exprimé son désarroi face à la décision du préfet de Paris de ne pas classer les zones touristiques de la capitale en "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (Puce). La demande avait été faite par Bertrand Delanoë, maire de Paris, et l'enjeu était de taille : mieux protéger les salariés amenés à travailler le dimanche.

D'après la loi du 10 août 2009, relative au travail le dimanche, dans les zones touristiques, les magasins peuvent ouvrir le dimanche et n'ont pas à donner de contreparties à leurs salariés pour leur travail dominical. A l'inverse, dans les Puce, non seulement la dérogation est temporaire (cinq ans), mais en plus elle doit faire l'objet de négociations entre l'employeur et les partenaires sociaux. Des contreparties pour les salariés doivent être prévues, qui sont fixées dans un accord collectif ou proposées par l'employeur après consultation, par référendum, du personnel concerné. Au minimum, ces contreparties doivent comprendre le doublement du salaire, un repos compensateur et la possibilité pour le salarié de refuser de travailler le dimanche.

La CFTC a fortement dénoncé la décision de la préfecture de Paris, rappelant que Nicolas Sarkozy avait lui-même promis que ceux qui travailleraient le dimanche seraient volontaires et payés double. "La CFTC-Paris constate que les commerçants de l'avenue la plus riche de France, les Champs-Elysées, ont malheureusement eu gain de cause auprès du préfet, les commerçants des Champs-Elysées sont soit particulièrement pingres, soit en proie à des difficultés financières telles qu'ils sont obligés de sous-payer leurs collaborateurs pour arriver à survivre", souligne le communiqué du syndicat, tandis que la préfecture de Paris n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet ni expliquer sa décision.

Actuellement, il existe à Paris sept zones touristiques (avenue des Champs-Elysées, place des Vosges et rue des Francs-Bourgeois, rue d'Arcole, rue de Rivoli partiellement, viaduc des Arts partiellement, Montmartre partiellement, boulevard Saint-Germain partiellement). Le gouvernement souhaiterait étendre leur nombre, mais le projet est pour le moment bloqué par le maire de Paris. Ce dernier constate par ailleurs un nombre croissant de supérettes ouvertes illégalement le dimanche après-midi… Emilie Zapalski

 
Le dimanche à Paris, travailler plus pour gagner autant Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-08-2010

Rue89, 02/08/10

Qui se souvient encore de la promesse « Travailler plus pour gagner plus » ? Pas le préfet de Paris, qui vient de rejeter la demande de la mairie de Paris de classer les sept zones touristiques de la capitale en « périmètre d'usage de consommation exceptionnelle » (PUCE), ce qui aurait permis de mieux protéger les salariés du commerce et de la distribution y travaillant le dimanche.

C'est ce que nous apprennent Les Echos de ce lundi. Possibilité offerte par la loi Mallié d'août 2009 dans les régions parisienne, marseillaise et lilloise, le PUCE donne un cadre protecteur aux salariés travaillant le dimanche, à négocier via un accord collectif. A défaut d'accord, il leur garantit au moins un repos compensateur, un salaire doublé et la possibilité de refuser de travailler le dimanche.

Avec le classement « zone touristique » actuellement en vigueur, le travail dominical est de plein droit sans repos compensateur ni doublement de la rémunération. Rien n'interdit de négocier des contreparties, mais rien n'y oblige non plus, et le rapport de forces, favorable aux employeurs, n'incite guère ces derniers à faire des cadeaux.

« La loi Mallié est une loi faite pour les grandes enseignes »

La CFTC, qui dénonce le refus préfectoral, rappelle que Nicolas Sarkozy avait lui-même promis, en plein débat sur la loi Mallié (qui n'est à l'époque pas passée comme une lettre à la poste), que « ceux qui travailleront le dimanche seront volontaires et payés le double ». Nous voilà donc encore une fois face à une promesse non-tenue, où l'excès de démagogie permettant de faire passer la pilule de la loi, est vite oublié dans la mise en pratique.

Défendant sa paroisse, la CFTC déplore : « Une fois de plus la démonstration est faite que la loi Mallié sur le dimanche est une loi uniquement faite pour les grandes enseignes et ce, incontestablement, au détriment de la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle. »

Non content de renier les promesses de campagne du candidat Sarkozy, le gouvernement a proposé d'allonger le nombre de zones touristiques dans la capitale, précisent Les Echos. De sept secteurs aujourd'hui (avenue des Champs-Elysées, place des Vosges et rue des Francs-Bourgeois, rue d'Arcole, la rue de Rivoli partiellement, le viaduc des Arts partiellement, Montmartre partiellement, le boulevard St-Germain partiellement), on passerait à beaucoup plus. Un projet à ce jour bloqué par la mairie de Paris.

Paris constate en outre sur le terrain un autre problème : celui de l'effet d'entraînement et de « décomplexitude » initié par le discours dérégulateur. De nombreuses supérettes ouvrent désormais le dimanche alors qu'elles ne le faisaient pas avant. Sans être situées ni en zone touristique ni en PUCE. Bref, en toute illégalité et sans être inquiétées par quiconque.

 
La mairie de Paris ne parvient pas à protéger les salariés du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-08-2010

Actualitté, Bastien Morel, le lundi 02 août 2010 à 10h39

Le préfet de Paris a rejeté le classement des zones touristiques en zones avantageuses Puce

La bataille entre le préfet de Paris et la maire autour du dimanche continue. Alors que Bertrand Delanoë souhaite que les commerces dans les zones touristiques parisiennes bénéficient de certains avantages, le préfet a rejeté le classement les privilégiant.

Ces zones profitent déjà d’une ouverture en toute légalité le dimanche, mais leur classement en Périmètres d’Usage de Consommation Exceptionnelle (Puce) accorderait des contreparties comme un salaire doublé sur la journée ou la possibilité de refuser de travailler ce jour-là. Alors que cette loi promulguée l’année dernière a permis à des ouvertures illégales de continuer sans compensation financière, cette exception ne s’est pas faite sur Paris.

Le syndicat CFTC a soulevé la contradiction entre l’état actuel des choses et l’engagement du président de la République selon lequel « ceux qui travailleront le dimanche seront volontaires et payés doubles ».

Pour l’heure, les commerces se situant dans des zones classées d’ « intérêt touristique » ouvrent le dimanche sans compensation salariale comparée aux autres jours de la semaine. Ainsi, les employeurs ne sont pas tenus de donner un repos compensateur ou un salaire double aux salariés dominicaux.

« Une fois de plus la démonstration est faite que la loi Maillé sur le dimanche est une loi uniquement faite pour les grandes enseignes, et ce incontestablement, au détriment de la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle », commente la CFTC

Si aucun secteur parisien ne bénéficie du classement Puce, il existe sept zones touristiques : l’avenue des Champs-Élysées, une partie du boulevard Saint-Germain, une portion de la rue de Rivoli, la Place des Vosges et la rue des Francs-Bourgeois, la rie d’Arcole, une partie du quartier des Butte-Montmartre, et une portion du viaduc des Arts.

Autre syndicat a lutté farouchement contre le travail dominical, FO avait demandé l'année dernière une liquidation d'astreinte à hauteur de 130.000€ à une librairie ouverte le dimanche en toute illégalité.

 
Travail dominical : le préfet contre une demande de Delanoë Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-08-2010

Challenges, 02/08/10

La préfecture a refusé le classement des zones touristiques de la capitale en Périmètre d'usage de consommation exceptionnelle, plus avantageux pour les salariés.

Selon une information révélée par la CFTC à l'AFP, samedi 31 juillet, et confirmant un article du Parisien, la préfecture de Paris a refusé le classement des zones touristiques de la capitale, les seules en principe où les commerces ouvrent le dimanche, en Périmètre d'usage de consommation exceptionnelle (Puce) plus avantageux pour les salariés. Une demande qui avait été faite par le maire de Paris Bertrand Delanoë.
Le classement en périmètre Puce est une faculté offerte par la loi d'août 2009 sur le travail dominical, et donne droit pour les salariés à des contreparties fixées par accord collectif, et par défaut à un repos compensateur, un salaire doublé et la possibilité de refuser de travailler le dimanche.

"Loi uniquement faite pour les grandes enseignes"

Pour la CFTC, la décision du représentant de l'Etat est contraire à la promesse faite par Nicolas Sarkozy, qui affirmait que "ceux qui travailleront le dimanche seront volontaires et payés le double". "Une fois de plus la démonstration est faite que la loi Maillé sur le dimanche est une loi uniquement faite pour les grandes enseignes, et ce incontestablement, au détriment de la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle", estime le syndicat.
Dans les zones d'intérêt touristique, l'ouverture dominicale de tous types de commerces est de plein droit, et les salariés ne peuvent pas prétendre obligatoirement à un repos compensateur ou un doublement de la rémunération. Il existe sept zones touristiques à Paris: une partie de la rue de Rivoli, la Place des Vosges et la rue des Francs-Bourgeois, la rue d'Arcole, l'avenue des Champs-Elysées, une partie du viaduc des Arts avenue Daumesnil, une partie du boulevard Saint-Germain et une partie du quartier de la Butte-Montmartre.

(Challenges.fr, avec AFP)

 
Pas de contrepartie pour les salariés du dimanche à Paris Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
01-08-2010

Le Figaro, 01/08/2010 | Mise à jour : 11:58

Le préfet de Paris a refusé le classement des zones touristiques de la capitale en périmètre Puce, un système plus avantageux pour les salariés.

La bataille autour du travail dominical à Paris n'est pas finie. La préfecture de Paris vient en effet de refuser le classement des zones touristiques de la capitale, les seules en principe où les commerces ouvrent le dimanche, en Périmètre d'usage de consommation exceptionnelle (Puce), a indiqué la CFTC samedi, confirmant une information du Parisien. Un classement qui fait toute la différence pour les salariés.

La dénomination Puce leur donne droit à des contreparties fixées par accord collectif, et par défaut, à un repos compensateur, un salaire doublé et la possibilité de refuser de travailler le dimanche. Ce classement est inscrit dans la loi d'août 2009 sur le travail dominical et a permis à des centres commerciaux ouverts illégalement le dimanche de continuer cette pratique sans avoir à payer d'amendes.

Paris ne bénéficiera pas de ce dispositif. «Le préfet de Paris vient de refuser la demande du maire Bertrand Delanoë de classer les zones touristiques de la capitale comme Puce», a indiqué la CFTC dans un communiqué. Pour le syndicat, cette décision est contraire à la promesse faite par Nicolas Sarkozy, selon laquelle «ceux qui travailleront le dimanche seront volontaires et payés le double».

L'exception «touristique»

Les zones dites d'intérêt touristique échappent à la règle. L'ouverture dominicale de tous types de commerces est de plein droit, et les salariés ne peuvent pas prétendre obligatoirement à un repos compensateur ou un doublement de la rémunération.

«Une fois de plus la démonstration est faite que la loi Maillé sur le dimanche est une loi uniquement faite pour les grandes enseignes, et ce incontestablement, au détriment de la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle», déplore la CFTC.

Il existe sept zones touristiques à Paris: une partie de la rue de Rivoli, la Place des Vosges et la rue des Francs-Bourgeois, la rue d'Arcole, l'avenue des Champs-Elysées, une partie du viaduc des Arts avenue Daumesnil, une partie du boulevard Saint-Germain, une partie du quartier de la Butte-Montmartre. Le gouvernement souhaite voir davantage de commerces ouverts dimanche à Paris et a proposé une carte des zones touristiques considérablement étendue.

La mairie socialiste a bloqué le projet mais sur le terrain, elle constate qu'un nombre croissant de supérettes commencent, sans attendre, à ouvrir le dimanche après-midi en toute impunité.

(Avec AFP)

 
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