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Sud Ouest, 28/09/09
CONSEIL MUNICIPAL. La demande de classement de la ville en commune touristique, votée à l'unanimité vendredi, a relancé le débat sur les modalités du travail le dimanche
« Le repos dominical est un principe catholique »
L'ouverture dominicale des commerces n'est pas une nouveauté à Sarlat. Mais la municipalité veut aller plus loin. Vendredi, parmi les 40 délibérations à l'ordre du jour du Conseil municipal, celle concernant la demande de classement de la ville en « commune touristique » a fait du bruit. Les élus l'ont votée à l'unanimité, mais l'opposition a fait part de ses craintes quant aux droits des salariés.
La Ville, déjà érigée en « station de tourisme » en 1943, n'avait plus que cinq mois pour demander ce nouveau classement au préfet qui jusque-là, accordait des dérogations à titre individuel aux établissements demandeurs. Ce statut, défini par la loi Mallié du 10 août 2009, prévoit une dérogation « de droit », donc permanente, pour tous les commerces de détail, y compris en dehors de la saison touristique.
« La pression du chômage »
« Les perdants sont les salariés qui vont travailler le dimanche », a déploré le conseiller Jean-Paul Valette, du Nouveau parti anti-capitaliste. La loi ne prévoit en effet ni contrepartie financière, ni doublement de salaire, ni même exigence de volontariat. Elle incite simplement les partenaires sociaux à engager des négociations. « Je ne suis pas contre le fait d'ouvrir le dimanche, précisait la communiste Annick Le Goff. Ce qui me gêne, c'est que l'employeur n'ait pas l'obligation de rémunérer les salariés en heures supplémentaires. » Et le maire Jean-Jacques de Peretti de la rassurer : « Il n'a pas l'obligation de le faire, mais il n'est pas non plus obligé de ne pas le faire. Les entreprises qui avaient déjà passé des accords avec leur personnel pourront les conserver. » De son côté, le Vert Frédéric Inizan pointait l'absence du libre choix du salarié. « Il y a la pression du chômage, la peur de perdre son emploi. Et puis le travail le dimanche déstructure les familles. » Une remarque sur laquelle Jean-Jacques de Peretti rebondissait en lui rappelant qu'il s'agissait de la position des Évêques de France. « La loi pose le principe du repos hebdomadaire. Le repos dominical, c'est un principe catholique. »
Une réplique percutante, troublant presque les lignes politiques, sauf que la toute dernière circulaire Darcos, portant application de la loi Mallié, réaffirme bien le principe de « repos dominical ». (pour mieux l'affaiblir, hypocrisie dont les politiques sont coutumiers, NDLR)
La suite du Conseil municipal dans notre édition de demain.
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