Le Dimanche sur France Inter Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-08-2007

Jeudi 02 Août 2007, de 12h à 13h, intervention sur France Inter de la secrétaire fédérale du commerce Force Ouvrière, dans l'émission, CA VOUS DERANGE, d'Eric LANGE (réalisation : Valérie BOUR), sur le thème :

Faut-il conserver le dimanche comme jour férié ?

avec :

  • Jérôme CHARTIER, député de la 7° circonscription du Val d'Oise, dans le camp des "contre" 
  • Françoise NICOLETTA, secrétaire générale FO au commerce, dans le camp des "pour"
  • Olivier BOUVERI (au téléphone), responsable de "Génération Plan"*, regroupant quelques dizaines de salariés de Plan-de-Campagne, dans le camp des "mercernaires contre"

Deux contre, un pour, le débat serait-il inégal ?

Il reste.....

  • LES AUDITEURS !!
    A 85%, ils plébiscitent le maintien du dimanche comme jour férié !
    Le sondage France Inter est sur CE LIEN !

* Génération Plan est une association appelant au non-respect de la loi. Jusqu'à ce jour elle s'est surtout signalée par l'organisation de bouchons sur l'Autoroute (voir le communiqué AFP sur le lien Lire la suite)

Le site de l'émission "Ça vous dérange" : ce lien

Vous pouvez voter, pour ou contre le maintien du dimanche comme jour de repos, sur le site de France-Inter cliquez ICI pour aller voter !

Vous pouvez écouter l'émission :

Au sujet d'Olivier Bouveri, responsable de "Génération Plan"

Manifestation en faveur du travail le dimanche à Plan-de-Campagne

Le 19/07/2007 à 16:17

Environ 80 personnes ont participé jeudi à une opération escargot sur l'autoroute A 51, près de la zone commerciale Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône), en faveur du travail le dimanche sur cette zone, a-t-on appris de source policière.

Cette manifestation était organisée à l'appel de Génération Plan, une association qui affirme représenter des salariés "contents de travailler le dimanche". Le cortège, qui comportait une soixantaine de véhicules, a retardé le trafic entre 12H00 et 14H00, provoquant un bouchon de 6 km sur l'autoroute entre Aix-en-Provence et Marseille, selon le Centre d'information routière (CRCIR) et les organisateurs.

"Nous voulons que les magasins de la zone puissent continuer d'ouvrir le dimanche", a indiqué à l'AFP un des représentants de Génération Plan, Olivier Bouveri.

Le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a enjoint mardi quatre grandes enseignes de la zone commerciale Plan-de-Campagne (Castorama, Fly, Conforama et Tati) de "respecter le repos dominical" sous peine d'une astreinte de 5.000 euros par salarié et infraction constatée.


© 2007 AFP
feed2 Commentaires
vincent
août 06, 2007
Avis : +0

Monsieur CHARTIER,

J'ai écouté votre intervention sur France Inter avec attention.
Je suis assez interloqué par les propos que vous tenez avec lesquels je ne suis pas d'accord :

- selon vous, il faudrait une loi. Elle existe. Cela s'appelle le Code du Travail. Elle a été retouchée en dernier lieu en l'an 2000 et elle est parfaitement à jour et en lien avec ce qu'est la société. Elle comporte déjà de multiples et trop nombreuses dérogations obligeant déjà de nombreux salariés à travailler le dimanche.
Par contre, elle n'est jamais sanctionnée. Cela s'appelle l'efficacité législative.
Vous êtes élu sur Domont dans le val d'Oise. Combien d'enseignes sont elles en infraction sur ce département. plus d'une centaine.
Que fait la police ? Rien
Que fait le Maire ? Rien
Que fait le Préfet ? Rien
Que fait le Procureur de la République ? Rien
Que fait l'inspection du travail ? Rien
Où est la "tolérance zéro" et le respect de l'Etat de droit pour lesquels vous militez ?
- vous prétendez que le Conseil Economique et Social serait pour l'ouverture du dimanche. J'ai pourtant lu son rapport et n'ai rien trouvé de tel. Il demande simplement une clarification de la Loi, le système s'étant complexifié avec le temps et les retouches alimentant une inégalité selon les lieux et les interprétations. Il souhaite que soit posé aux français un choix de société, le travail du dimanche remettant en cause plusieurs options fondamentales qui ont été prises dans le passé et conditionnera comme tel notre avenir.
- savez vous combien d'ouvertures dominicales il faut à une grande enseigne pour payer les majorations salariales pour le travail du dimanche versées à ses salariés sur l'année : 1 seul. Le reste, c'est pour elle. C'est le slogan : Travailler plus pour gagner plus. Il faut juste préciser qui va gagner plus. En tout cas, ce ne sont pas les salariés qui travaillent.
- A vous entendre et à entendre les représentants des grandes enseignes de meuble et de décoration, vous vous faites l'avocat des consommateurs et des salariés concernés. Si c'est pour permettre aux salariés de bénéficier d'un meilleur salaire et aux consommateurs de consommer, je vous suggère de proposer le vote d'une loi obligeant les enseignes souhaitant ouvrir à reverser la totalité de leur marge aux salariés qui travaillent. Nous verrons bien si elles souhaitent continuer à ouvrir.
- Que faites vous par ailleurs des petits commerçants et des milliers d'emplois (plus de 100.000 selon Renaud Dutreil) qu'ils induisent, souvent mieux rémunérés et de meilleur qualité que ceux proposés par les enseignes. Nous savons, qu'ils ne pourront pas ouvrir le dimanche lorsqu'ils n'ont pas suffisamment de salariés. Nous avons l'exemple espagnol pour préfigurer ce qui risque de se passer si le dimanche se banalise.
- Avez vous une idée de ce qu'est réellement la liberté du travail ? Juste pour vous aider, allez jeter un oeil sur le site de la société IKEA et ses offres d'emploi. Vous constaterez que les postes à profil sont ouverts aux salariés qui vont travailler le Week End. Allez dire lors de l'entretien d'embauche, parmi plusieurs dizaines d'autres candidats que vous ne souhaitez pas travailler le dimanche... Forcément, lorsque vous irez interroger les salariés, vous n'aurez que des volontaires. Surtout, si c'est l'employeur qui demande aux salariés de signer sur une pétition s'ils sont pour ou contre. Allez demander aux salariés dont le quart ou la moitié du salaire correspond aux majorations versées s'il a le choix de travailler le dimanche, vous verrez. Dites lui ensuite que travailler les autres jours lui garantira la même rémunération. Sa réponse sera différente. L'économie de masse salariale tenant aux majorations dominicales ne pourraient elles pas servir à remonter les salaires, sans atteindre les prix pour les consommateurs.
En plus, ces grandes enseignes qui souhaitent ouvrir ne vendent elle pas déjà toutes par internet et à distance ?
- L'acte d'achat que vous évoquez a été dicté par les grandes enseignes qui ont petit à petit habitué le consommateur à venir faire ses courses le dimanche. C'est le travail de sape de la société Conforama par exemple. Combien de condamnations prononcées à son encontre ? Allez en province. Prenons encore un exemple, la ville de Nantes, suffisamment vaste et peuplée, avec une banlieue. La population est également confrontée au même "acte d'achat". Pourtant rien n'est ouvert le dimanche et les commerces y prospèrent quand même. La conviction dont vous faites preuve n'est pas une démonstration. Si vous prenez le département du Val d'Oise comme démonstration, il est faussé par le simple fait que jamais depuis quinze ans le dimanche n'a été férié. Forcément, les consommateurs se sont habitués. Les commerces des centre-ville ont disparu.
- Que faites vous des activités culturelles, familiales, politiques, religieuses et autres, de la nécessité des familles de se retrouver ? Pensez vous aux milliers d'emplois du spectacle ? Ne pensez vous pas que face au Commerce, la Culture quelle qu'en soit la forme doit bénéficier du dimanche.
- Avez vous voté la récente loi sur le surendettement en déplorant (pleurant sur) les chiffres en constante augmentation des personnes qui en bénéficient ? Si oui, savez vous pourquoi le délai de réflexion du Code de la Consommation a été fixé à 7 jours ? Pour permettre au consommateur de renoncer à son acte d'achat en profitant du temps de réflexion le dimanche par l'arrêt des activités et la concertation familiale. Que se passera t'il lorsque les français auront mangé toute leur épargne ?
- Vous dites encore, il existe une réalité, la France a changé, nos modes de vie aussi, nous n'y pouvons rien, il faut s'y adapter. Je ne suis pas d'accord, il faut se battre pour changer cette réalité, surtout lorsqu'elle s'est créée sur la misère. La tolérance implicite de l'Etat n'est pas créatrice de droit.
Sinon, vous allez donner des idées à d'autres qui finiront par plaider que la loi est mal faite, et qu'ils n'ont pas à la respecter. Il vous restera à légaliser le cannabis ; certains individus fument depuis 15 ans. Si vous leur demandez, ils sont volontaires pour fumer et souhaitent même trouver des producteurs soucieux de qualité, sont prêts à payer des droits à l'Etat pour leur garantir celle-ci. Il en est de même des dealers. Allez vous dire également : c'est une réalité, il faut s'y adapter. La consommation touche de nombreux français à en croire les études récentes, de plus en plus jeunes. La tolérance face à ce phénomène serait également créatrice d'emplois, permettrait à certains salariés de gagner plus en revendant le dimanche devant les Conforama et autres commerces.
Vraiment, Monsieur le Député, je vous invite à revenir à la réalité.
Sinon, j'imagine mal la société que vous nous concevez et si votre but c'est de faire revenir certains français que les freins sociaux à un libéralisme forcené ont fait fuir, vous allez créer une autre forme d'émigration, ceux des français qui ne veulent pas d'une société où c'est la Loi du plus fort qui prédomine. Pour ceux qui ne pourront émigrer, il leur restera à devenir émeutier...


Commentaire intéressant ?     Abus

recopie
août 03, 2007
Avis : +0

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