| Lancement de la campagne nationale |
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| 20-02-2007 | ||||||||||||||||
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1. Choix de Société : le souhait de la majorité des français est sans équivoque :
2. Vie de Société : La société n’a pas seulement un espace marchand, mais a aussi une vocation familiale et communautaire. En Espagne les commerçants sacrifient leur vie de famille, pas pour faire du bénéfice mais pour une question d’image. L’ouverture de dimanche a été imposée malgré l’opposition des commerçants et des consommateurs qui regrettent la multiplication excessive d’ouvertures. Aux États Unis l’ouverture dominicale a entraîné la mort de villes, les magasins partent dans les zones commerciales, les villes deviennent des dortoirs sans âme, ce qui est encore plus grave pour des villes déjà défavorisées. Mais une fois dans le mur comment faire pour revenir ?
3. Richesse & Rentabilité : Le chiffre d’affaire reste inchangé, les dépenses de 6 jours seront repartis sur 7 jours. En revanche, concurrence pour un CA limité oblige, les magasins seront obligés de rester ouverts le dimanche, donc un jour de plus de frais généraux. Pour garder la rentabilité, l’inévitable réduction d’effectifs et la dégradation des conditions de travail. Beaucoup de petits commerces et de commerces de proximité fermeront. En Angleterre, dans le pays entier, il ne reste plus que 400 magasins de chaussure indépendants.
4. Emploi : l'ouverture du dimanche ne créera globalement aucun emploi, mais ne fera que déplacer l'emploiPire encore, les emplois CDI & qualifiés de la semaine transformeront en emplois précaires & non qualifiés du dimanche.
5. Volontariat : Et ceux qui veulent travailler le dimanche ? Aussi bien dans les faits que dans les contrats d’embauche, ce qui peut passer de prime abord pour une liberté termine fatalement en une obligation. Le salarié travaille toujours à la demande de l’employeur, pas le contraire. Des travailleurs qui veulent travailler le dimanche contre le syndicats qui ne le veulent pas ? Rien de nouveau, il a toujours eu de la concurrence entre salariés, entre ceux qui peuvent trouver un intérêt à court terme contre l’intérêt général à longue terme.
6. Salaires : la banalisation inévitable du salaire dominical.Les salaires dans le commerce sont déjà très bas, la plupart de salariés ne touchent pas plus que le SMIC. La Cour de Cassation en France a déjà tranché, la majoration pour travail du dimanche ne s’applique que si l’ouverture est exceptionnelle. Par exemple, dans l’hôtellerie et la restauration il n’y a pas de majoration. A terme, les majorations pour travail le dimanche disparaitraient du fait de la banalisation des ouvertures.
7. Population concernée : l'effet domino Dans un premier temps 2 million de travailleurs français sont directement concernés. Après nous pouvons nous attendre à l’effet domino : les commerces ouverts le dimanche entraîneront de fil et aiguille les autres professions ex : transport, nettoyage, crèche, cantines, banques...
8. Précarité généralisée. Les conditions de travail dans le commerce ont toujours été le laboratoire des conditions sociales françaises. La précarité liée au travail du dimanche ne manquera pas de s'étendre ensuite aux autres secteurs.
9. Disposition anti-européenne La plupart des pays d’Europe restent attachés au repos dominical, ex : l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Grèce, la Belgique.
10. Les élections présidentielles 2007 Plus de 2 millions personnes directement concernés, plus leur familles, cela fait beaucoup d’électeurs. Nous demandons donc au Gouvernement et aux candidats à la Présidence :
11. Réglementation actuelle La loi actuelle est souple et équilibrée, elle permet de poser le principe du repos dominical, tout en prévoyant les dérogations nécessaires aux situations particulières (ex. la possibilité d'ouverture des boulangeries le dimanche, ou le fonctionnement de certaines usines dont les processus ne peuvent être interrompus) Mais il faut noter des abus, des manques de précisions qui entraînent des dérives :
Vu sur le site http://www.reposdominical.com/ :C'est un choix de société !
Le dimanche non travaillé doit être protégé ! La loi nous permet déjà d'ouvrir 5 dimanches dans l'année pour des événements comme les soldes. Aller plus loin est inutile ! Il existe des enjeux à la fois sociaux, économiques et culturels.
L'étalement du chiffre d'affaires du lundi au dimanche ne permettra pas de créer des emplois. Seule la masse salariale augmentera. Les prévisions du ministère du Travail montrent que l'ouverture de tous les commerces 7 jours sur 7 se traduira par une perte de 30 000 emplois dans les deux premières années. L'inévitable désorganisation de la gestion du personnel dans nos boutiques La plupart de nos magasins compte en moyenne 2 salariés ce qui rend impossible un roulement dans l'entreprise sur 7 jours. L'emploi occasionnel du dimanche, c'est un personnel qui n'est pas formé aux métiers de la vente, pas motivé et en perpétuel renouvellement. Le volontariat « forcé » des salariés... et des employeurs Le volontariat n'est pas une notion objective dans le cadre d'une relation de subordination entre employeur et salarié. Si l'emploi de salariés le dimanche devient une règle générale, il n'y aura plus lieu de distinguer le dimanche des autres jours de la semaine. Pour l'employeur et ses salariés, obligés de travailler ce jour-là, c'est du « perdant/perdant » ! La certitude d’une augmentation des prix La généralisation de la commercialisation des produits 7 jours sur 7 entraînera pour les consommateurs un surcoût quasi immédiat chiffré à 3 % minimum, qui s'explique par une hausse des charges de l'entreprise d'environ 19 %. Le transfert de l'acte d'achat de la semaine vers le dimanche n'augmente pas les ventes Parce que le pouvoir d'achat du consommateur n'est pas extensible, les parts de marché prises le dimanche se traduiront par une diminution de la rentabilité des jours de semaine. La fragilisation de l'équilibre économique Ouvrir tous les dimanches est humainement impossible pour plus de la moitié des commerces indépendants. Cette impossibilité engendrera un déplacement des parts de marché et un déséquilibre économique. La remise en cause de la vie familiale, personnelle, culturelle et associative… Le dimanche est le seul jour de repos où chacun peut être libre de penser à soi, d'être en famille, avec ses amis…. Il est notre dénominateur commun indispensable à l'équilibre social et un temps de pause. Au niveau européen et international, de nombreux textes consacrent le droit au respect de la vie privée et familiale, et le repos dominical avec pour principe la fermeture des commerces le dimanche, assortie d'aménagements comme en France. Les répercussions sur l’ensemble des secteurs d’activité Vouloir que plus de deux millions de personnes travaillent le dimanche impose de tenir compte des nouveaux besoins qui seront induits par ce changement. Les risques d’une désertification des centres-villes Les commerces de centres-villes et de villages, dans une large proportion, n'ouvriront pas les dimanches. L'ouverture le dimanche des grands distributeurs situés en périphérie entraînera un déplacement de la population hors de la ville et renforcera le risque de voir des villes dortoirs insécurisées.
UN CHOIX DE SOCIETE PARTAGE PAR LES SALARIES(Sondage BVA - extrait, "Les français et le travail le dimanche", juillet 2006) C’est un OUI en faveur du dimanche comme jour commun pour la vie familiale, personnelle, culturelle et associative, pour :• près de 90%, entre 25 et 50 ans (85% après 60 ans) C’est un NON des salariés en activité contre toute activité professionnelle le dimanche pour :• plus de 75%, entre 25 et 50 ans
UN CHOIX DE SOCIETE PARTAGE PAR LES ENTREPRISES(Enquête Cgpme - extrait, "Ouverture dominicale des commerces", décembre 2006) • 90% des commerçants souhaitent que le repos hebdomadaire reste dominical. • 80% souhaitent le maintien des 5 autorisations d’ouverture collective données par le maire. • 58% considèrent que le nombre de 5 autorisations suffit et 27% souhaitent le voir réduit. • 79% estiment que, s’ils devaient ouvrir leur commerce le dimanche, leur activité ne leur permettrait pas de remplacer les membres de leur personnel. • Quant à l’approvisionnement des magasins, 71% considèrent que les transporteurs routiers devraient, dans se cas, circuler le dimanche.
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