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Travail du dimanche à la Fnac : 'Bosser 52 dimanches pour pas un rond' Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Sur des prétextes fallacieux
 
Le Sénat a récemment adopté un amendement obscur de la pourtant médiatique loi Macron : il permet « aux commerces de détails de biens culturels » de « déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement ». Les deux principaux arguments mis en avant pour justifier cette dérogation sont la concurrence Internet et la création d'emploi, deux prétextes à une dérégulation du travail, selon les syndicats de salariés.
 
Alexandre Bompard, en 2014 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0) 
 
« Toutes les organisations syndicales de la Fnac diffusent un communiqué commun », signale Thierry Lizé (Force ouvrière), en reconnaissant que « c'est plutôt rare ». « Les assassins du dimanche, crime gratuit », proclame l'un des tracts. Le PDG de la Fnac, Alexandre Bompard, est l'une des personnalités associées à l'amendement adopté au Sénat, et pour cause : il milite depuis longtemps pour l'ouverture des magasins culturels le dimanche.
 
Avec cet argument consensuel, mais jamais vérifié : Amazon réaliserait 25 % de son chiffre d'affaires le dimanche. La firme elle-même l'avait démenti, par la voix de l'ex-PDG Romain Voog : « Je ne sais pas d'où vient ce chiffre, nous n'avons jamais communiqué une telle statistique. [...] Il y a des pics en soirée, il y a des pics le midi, bien plus importants qu'un quelconque pic le dimanche. Ce n'est pas du tout le plus gros jour de la semaine. »
 
Quand bien même, il n'est pas difficile de saisir l'aspect bancal de l'argument : la Fnac dispose elle aussi d'un site Internet... Et, comme la Fnac, Amazon ne livre pas le dimanche, mais peut enregistrer des commandes. L'ouverture d'un magasin ne changerait pas grand-chose, d'ailleurs, aux habitudes d'un internaute qui commanderait sur Amazon le dimanche ou en semaine.
 
« On demande le plus, pour dérégulariser »
 
Dans la loi Macron, celle qui a bénéficié de la fameuse utilisation du 49:3, un article concerne les « dimanches du maire ». Ces derniers, originellement fixés à 5 dimanches dans l'année, permettent de déroger au repos dominical, mais restent à « caractère exceptionnel, et généralement réservés à la période de Noël ». La loi Macron fait passer le nombre de dimanche à 12. Dans le cas des dimanches du maire, les négociations avaient permis aux salariés d'obtenir une rémunération double, et une récupération du dimanche travaillé.
 
L'amendement à la loi Macron voté récemment au Sénat, sur proposition de l'UMP, permet donc aux commerces de biens culturels de déroger au repos dominical. « Nous ne sommes pas dupes, on sait très bien que toutes les Fnac de France ne seront pas ouvertes le dimanche. Mais Alexandre Bompard a demandé le plus pour dérégulariser », explique Thierry Lizé.
 
Outre l'argument peu valide de la concurrence Internet, les partisans de l'ouverture du dimanche mettent en avant l'embauche et la création d'emploi. Les syndicalistes se souviennent, eux, des négociations relatives à la loi Maillé, sous Sarkozy : « Nous avions demandé, si l'on ouvrait le dimanche, d'augmenter la masse salariale en conséquence, soit 1/7 supplémentaires. » Évidemment, le refus de la direction était de mise.
 
La compensation ne serait donc pas au programme, et les salariés craignent que les effectifs soient répartis sur cette nouvelle semaine de travail de 7 jours. Autrement dit, certaines tranches horaires seront totalement désertes en matière d'effectifs, dans les magasins. Il va falloir prévoir un peu d'attente au SAV...
 
« On pourrait en discuter sur la base de la compensation, ou du volontariat, mais aucun ne semble prévu par la direction... Au mieux, nous allons donc nous retrouver avec des étudiants et autant d'emplois précaires », déplore Thierry Lizé. « Aucun des syndicats présents à la Fnac n'est volontaire », souligne André Chapuis (CGT).
 
Des embauches, ou de vaines promesses ?
 
Les salariés mettent également en avant les Fnac qui peuvent déjà ouvrir le dimanche, celles qui sont situées dans des zones touristiques internationales, comme à Bordeaux, Nice ou La Défense. « À Bordeaux, le magasin a d'abord été ouvert tous les dimanches, puis 30 dimanches dans l'année, et encore moins aujourd'hui : des ajustements sont ensuite effectués », explique Thierry Lizé. Embauches et chiffre d'affaires n'ont pas explosé, assurément, signalent les organisations syndicales.
 
Mais, pour réaliser les ajustements, il fallait déjà ouvrir les possibles... Les salariés sont persuadés que les embauches ne sont que vaines promesses, surtout après 3 plans sociaux successifs.
 
D'après nos informations, la nouvelle Direction des Ressources Humaines de la Fnac, installée récemment, aurait rencontré individuellement les organisations syndicales, pour tâter le terrain de l'ouverture dominicale. « Au même moment, Alexandre Bompard passait beaucoup de temps aux ministères », assure-t-on.
 
Les organisations syndicales des différents commerces de biens culturels concernés (librairie Arthaud, Decitre, Cultura) se concertent actuellement pour des actions. À la Fnac, on signale en tout cas que les libraires indépendants des différentes villes ont apporté leur soutien aux salariés. D'autant plus que c'est leur activité qui est directement menacée par l'ouverture du dimanche, puisque nombre d'entre eux ne pourront pas assurer d'ouverture ce jour-là.
 
Pour le moment, une pétition a été mise en ligne, mais d'autres actions seront organisées. 
 
AMIENS Feront-ils du beurre le jour du seigneur? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
La loi Macron va bousculer le rythme des ouvertures dominicales. Les zones commerciales passent de 5 à 12 dimanches. Et ce pourrait même être plus, si les maires le souhaitent…

La loi de croissance et d’activités du ministre de l’Économie Emmanuel Macron en passe d’être promulguée, réserve une belle place aux ouvertures le dimanche. Et les élus locaux auront un rôle non négligeable à jouer. «  Nous attendons sa promulgation pour en dire plus. Quand elle le sera, dans une version définitive, elle engagera effectivement des réflexions au niveau municipal et métropolitain  » a fait savoir la Ville.
1 DIMANCHES DU MAIRE
Ils passeraient de cinq à douze dès cette année. Le maire d’Amiens Brigitte Fouré (UDI) a dans le passé estimé que cinq suffisaient. Mais son pouvoir ne porte que sur sa ville. L’hypermarché Auchan se situe à Dury et Géant à Glisy… «  Il faut des tables rondes pour fixer notre ligne et ne pas se retrouver face à des concurrences déloyales dommageables pour l’emploi  », répond le conseiller municipal Philippe Théveniaud (DLR), président de la CFTC Somme, syndicat résolument contre le travail dominical.
2 ZONES COMMERCIALES
La loi prévoit recréer des zones commerciales (ZC). Elles seront délimitées après proposition du préfet sur demande des élus. Elles se substitueront aux PUCE (périmètres d’usage de consommation exceptionnel) jusqu’ici présentes en Ile-de-France.
La vraie nouveauté est qu’Amiens pourra en faire la demande car elles ne seront plus conditionnées au million d’habitants. Les magasins pourront y ouvrir tous les dimanches (y compris les supermarchés alimentaires) sans compensation pour les salariés.
Quant on sait que de nouvelles enseignes vont s’implanter face à Carrefour (projet Frey) et que Villers-Bretonneux n’a pas abandonné son idée de zone d’activités commerciales… la progression de la concurrence pourrait amener les élus à se positionner sur les dimanches.
3 ZONES TOURISTIQUES
La France compte 550 communes classées « touristiques ». La loi veut les modifier en « zones touristiques ». Au préfet de les délimiter là encore sur demande des élus. Les magasins pourront y ouvrir tous les dimanches.
Malgré un million de visiteurs (sur une année) pour Amiens et sa région, la capitale régionale n’a jamais sollicité ce classement comme le Crotoy et Saint-Valery. Ces « zones » vont peut-être changer la donne. La Métropole et les collectivités de l’est de la Somme accueillent des milliers de visiteurs sur les champs de bataille de la Grande Guerre.
4 CENTRE-VILLE
Un amendement des sénateurs «  classe les commerces de biens culturels dans la liste des dérogations au repos dominical  », explique Florian Lévêque, délégué CGT de la Fnac Amiens. «  Le magasin pourrait ouvrir sept jours sur sept. Les salariés devront bosser 52 dimanches pour pas un rond de plus. Adieu volontariat, les conditions des cinq dimanches du maire ou compensation obligatoire  », s’agace le délégué qui rappelle que la Fnac sort d’un plan social et que l’on n’y recrute pas vraiment.
 
FNAC : les syndicats remontés contre le travail le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Boursier.com  14/05/2015 à 06h51
 
(Boursier.com) — Plusieurs syndicats (FO, CGT, Sud, CFTC, CFDT et CGC) de la Fnac ont lancé une pétition  afin de protester contre un amendement de la loi Macron adopté au Sénat et qui prévoit d'autoriser les commerces de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical. Les organisations estiment que le dispositif ne trouve pas de justification économique...

Mauvais argument économique

"L'ouverture des commerces culturels tous les dimanches pour concurrencer 'Amazon' qui ferait 25% de son chiffre d'affaires sur cette journée n'est pas justifiée. Aux dernières nouvelles, la Fnac a un site, elle aussi !", déplorent-t-ils. Un argument partagé par le syndicat de la librairie française (SLF) qui regroupe les indépendants... Ce "n'est pas une réponse à la concurrence du commerce électronique, sauf à considérer qu'il faudrait également ouvrir la nuit", ajoutant que "l'ouverture dominicale, en dehors des exceptions liées à la présence d'un marché ou d'une zone touristique, n'est pas rentable pour des commerces à forte intensité de main d'oeuvre".

Un texte profondément modifié

Les syndicats de la Fnac déplorent par ailleurs que cette dérogation nécessite ni "volontariat, ni rémunération supplémentaire", contrairement au texte initial voté par les députés... Le projet adopté par l'Assemblée prévoyait aussi que le nombre de dimanches d'ouvertures des commerces, actuellement de 5 par an, pourrait varier "entre 0 à 12" uniquement. Les sénateurs ont adopté cette semaine le texte dans sa version plus libérale.

Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat doit désormais se réunir le 26 mai afin de tenter de mettre au point un texte commun aux deux assemblées. Les députés - qui ont le dernier mot - examineront de nouveau le texte à partir de la mi-juin...
 
Les salariés de la FNAC Angers contre la loi Macron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Une trentaine de salariés de la FNAC ont cessé le travail pendant deux heures pour protester contre une disposition de la Loi Macron sur le travail dominical.
Le 7 mai dernier, un nouvel amendement a été intégré par les sénateurs au projet de loi Macron dite de « croissance, d’activité et d’égalité des chances économiques ». Ce nouveau texte, adopté par la majorité de droite avec les élus socialistes, introduit une libéralisation complète du travail dominical pour les « commerces culturels » qui, en l’état actuel du débat, seraient autorisés à ouvrir tous les dimanches sans exception, contrairement aux autres secteurs soumis à un plafond de 12 dérogations par an. Les grosses enseignes spécialisées dans la vente de CD et de livres sont concernées par cette mesure, au même titre que les librairies et disquaires indépendants.
Des compensations salariales ?

A la FNAC, le syndicat Sud dénonce la teneur même du texte qui ne prévoit  «pas de compensations salariales » et passe outre le principe du volontariat. Il accuse aussi Alexandre Bompard, patron de la FNAC, d’avoir fait pression sur les élus pour que cet amendement passe.
A Angers, une trentaine de salariés a répondu à l’appel à la grève lancé par Sud. Le mouvement s’est traduit par un débrayage de deux heures en début d’après-midi qui n’a toutefois pas entraîné la fermeture du magasin.
La semaine dernière, le sénateur UMP de Paris Philippe Dominati estimait « anormal que la culture ne puisse pas être accessible le dimanche ». Selon lui, « le consommateur veut voir le produit avant d’acheter, que ce soit des BD, des livres… Donc il faut que chaque commerce ait la possibilité d’ouvrir ou non ».
Le ministre du Travail lui-même, François Rebsamen, s’est récemment dit « plutôt favorable » au travail dominical dans les magasins de biens culturels, à condition qu’il s’accompagne d’accords prévoyant des compensations salariales.
 
Fougères. Carrefour : la galerie fait bloc contre la direction Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
La ligne défendue par la direction du magasin de Fougères n'est pas du goût des commerçants de la galerie... ni des élus

Les 17 commerçants de la galerie commerciale du Carrefour de Fougères ont choisi de baisser le rideau pour l'Ascension, malgré l'obligation contractuelle d'ouvrir en même temps que l'enseigne. Ils protestent contre le refus de la direction de signer un futur protocole réglementant les ouvertures les jours fériés.

Ce qu'il craignent, c'est surtout de perdre la possibilité de travailler les deux dimanches précédant Noël. En effet, dans l'accord proposé par les mairies de Fougères et Lécousse et la Chambre de commerce et d'industrie, l'ouverture des dimanches 13 et 20 décembre est la contrepartie d'une limitation à trois jours fériés travaillés par an.
 
Next, accusé Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Nous disons depuis des années que quand le dimanche sera devenu un jour normal, ce que M. Macron essaye de faire, les primes seront aussi "normales", c'est à dire supprimées.

Et c'est NEXT, qui nous donne raison. Le deal est clair pour les salariés : soit ils abandonnent leur prime pour travail du dimanche, soit ils sont virés. Merci, M. Macron, et vive la gauche.

 The Guardian, 11 mai 2015

 Next has been accused of bullying workers into giving up overtime pay for working on a Sunday.

The fashion and homewares retailer, which employs more than 52,000 people, wants about 800 shop workers to give up the premium they are currently entitled to, worth up to £20 a week or £1,000 a year.

The workers all joined the company before 2008, when Next stopped offering a Sunday premium to new staff. In March, they were involved in a consultation on changes to their contracts. The GMB union said the staff rejected these, but Next said 99% of them accepted. 

The company said that as a result, all employees are now being moved on to contracts under which they do not receive extra pay for Sundays. Staff members that do not accept are to be made redundant. 

Next said it had offered compensation equal to one-third of the Sunday premium that staff earned over the past year to those who make the change.

A spokesman for Next said: “Working on a Sunday, since it was introduced back in the 90s, has become a new normal – so Next feels it is no longer justifiable to pay some of its staff up to 50% more than colleagues doing the same work on the same day.”

Mick Rix, the national officer for retail workers at the GMB union, said: “Next claims that it considers Sunday to be a normal working day and uses this opinion to justify cutting pay on Sunday. There can hardly be a better example of a company that has a total disregard for family life.”

Next’s chief executive, Lord Wolfson, last month pledged to raise shopfloor wages by at least 5%. After months of pressure from workers’ rights groups over pay in its stores, Wolfson offered to share his bonus among staff if there was a shortfall in funding.

The Tory peer, who was paid £4.66m in cash and shares last year, including a £1.1m bonus, said the wage rate would rise from £6.70 an hour to £7.04 in October, or £7.58 including bonuses.

Wolfson recently provoked anger when he declared the living wage campaign irrelevant. He wrote to staff to say that he was mortified by the way in which some of his comments were misinterpreted. He said: “I certainly did not intend to belittle the difficulties some people have in making ends meet.”

He said a combination of increased wage rates and longer contracts meant that the average staff member earned 33% more than two years ago.


 
La CFTC fait le buzz avec son quizz pour sénateurs ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La CFTC a adressé lundi un quiz humoristique aux sénateurs sur le sujet controversé du travail du dimanche, alors que la chambre haute reprend l'examen du projet de loi Macron sur ce volet.

Dans un questionnaire en huit points, le syndicat chrétien, ardent défenseur du repos dominical, demande par exemple aux sénateurs: "quand j'ai 100 euros de pouvoir d'achat, affirmer que je dépenserai plus si les magasins ouvrent le dimanche ou la nuit, est-ce?" - "de l'économie", "de la magie" ou "de la bêtise"?.

Autre exemple: quelles hypothèses "quand Jean-Claude Bourrelier, patron de Bricorama, constate qu'il n'a pas eu plus de clients en ouvrant le dimanche qu'à l'époque où ses magasins étaient fermés le 7e jour"?. Est-ce "pour faire de la peine aux idéologues de l'ouverture des grands enseignes le dimanche?", parce qu'"il ne sait pas compter?" ou encore parce qu'"il a constaté que celui qui achète une brouette le dimanche ne repasse pas en acheter une en semaine?".

Le syndicat interpelle également les sénateurs qui examinent le texte. "Quand un document de quelques feuillets accompagne un projet de loi sur l'ouverture des commerces le dimanche et fait notamment l'impasse sur les conséquences sur la vie familiale" et les études récentes sur le sujet, est-ce "parce que les rédacteurs du document sont des ânes qui ne connaissent pas le sujet traité ?", "pour manipuler la représentation nationale ?" ou encore "pour cacher ces faits que nous ne saurions voir?".

Le projet de loi Macron prévoit notamment que le nombre possible d'ouvertures dominicales des commerces passe de cinq à douze par an. L'examen du texte au Sénat, entamé le 7 avril, doit se poursuivre jusqu'au 7 mai. Le vote solennel est prévu le 12.

04/05/2015 12:42:36 - -
 
Commerce. Accord signé pour les dimanches et jours fériés à Rennes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Après plusieurs mois de négociations, un accord a été signé à l'échelle du pays de Rennes. Il permet des ouvertures exceptionnelles dans les commerces deux dimanches dans l'année, ainsi que trois jours fériés.

« Je suis ravi d'avoir trouvé un terrain d'entente », déclare André Crocq, président du pays de Rennes. « On peut se féliciter de ce consensus très large », ajoute Emmanuel Couet, président de Rennes métropole.
Hier matin, un protocole d'accord a été signé concernant l'ouverture exceptionnelle des commerces.

En 2015, les commerces du pays de Rennes (1) pourront ouvrir deux dimanches (les 13 et 20 décembre, à l'approche des fêtes de fin d'année) ainsi que trois jours fériés (les 8 mai, 15 août et 11 novembre).

Les maires à l'unanimité
À titre de comparaison, lors du précédent mandat, les commerces avaient la possibilité d'ouvrir deux jours fériés et un dimanche avant Noël. Le principe de cinq jours d'ouverture exceptionnelle a été validé à l'unanimité des maires du pays de Rennes.

Ces derniers conservent leur pouvoir d'autoriser, ou non, les ouvertures sur le territoire de leur commune. « Ils seront les garants de l'accord, car ces autorisations continueront à dépendre des arrêtés municipaux. »
 
Le nouvel accord a été signé par les partenaires sociaux et acteurs du commerce, à l'exception des syndicats CGT et FO, qui ont refusé de parapher le texte, estimant qu'il remet en cause les droits des salariés.

L'accord fera l'objet d'une évaluation à l'automne. Il sera reconduit les années suivantes, peut-être avec des dates différentes.

Les élus se veulent rassurants. « Cet accord est très équilibré. Il prend en compte les droits des salariés, tout en répondant aux évolutions des modes de vie. Pour ma part, je suis très attaché au principe général du droit au repos dominical, qui reste la règle », souligne Emmanuel Couet.

André Crocq rappelle qu'un autre accord n'autorise pas les surfaces alimentaires de plus de 700 m2 à ouvrir le dimanche, « afin de protéger le commerce de proximité ».

Les syndicats réagissent
Pas de quoi rassurer la CGT. Dans un communiqué, le syndicat dénonce « la marche forcée vers un commerce sauvage et une généralisation du travail du dimanche et des jours fériés. C'est une nouvelle attaque du droit au repos dominical dont les salariés du commerce vont pâtir une fois de plus. »

Plus tôt dans la semaine (Ouest-France de mercredi), FO avait également affiché sa défiance, considérant qu'il s'agit là d'un « recul social, qui va de pair avec la loi Macron. L'ouverture des grandes surfaces le dimanche et jours fériés ne créera ni des emplois, ni du pouvoir d'achat. »

La CFDT a signé l'accord, tout comme la CGC et la CFTC. Pour autant, elle reste vigilante. « Nous sommes attachés à la notion de volontariat, il y a réellement des pressions auprès des salariés. Le préfet doit s'engager pour l'accord soit contraignant. »
 

(1) Le pays de Rennes s'étend sur cinq territoires et 76 communes : Rennes métropole, pays d'Aubigné, pays de Châteaugiron, pays de Liffré, Val d'Ille.
 
Vous avez dit 49.3 ?! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
GB - En dépit de l'ouverture du dimanche, Tesco annonce 43 fermetures et 1000 suppressions d'emplois Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Tesco, le leader de la grande distribution annonce la fermeture de 43 de ses supermarchés et le renoncement à 49 projets d'ouverture.

Depuis de très nombreuses années, cette grande chaîne de distribution a pratiqué l'ouverture complète le dimanche, mais aussi, pour certains de ses magasins, l'ouverture 24h/24h.

Ses pratiques de développement agressives (Tesco a fait le vide des petits commerces de proximité dans sa zone de chalandise), jumelées à l'habilité de ses conseillers fiscaux qui ont habilement utilisé toutes les ressources de l'optimalisation fiscale  "légale", n'ont pas empêché cette catastrophe économique.

La loi Macron qui sera soumise au vote mardi, va permettre à nos grands groupe de la distribution, de marcher sur les traces de la distribution britannique, dans le sens d'une libéralisation de l'ouverture le dimanche. Il aurait été intéressant de considérer l'exemple britannique, ses répercussion sur les commerces de proximité (fermetures et suppressions d'emplois), son impact réel sur la création de postes (la Grande Bretagne a même introduit le fameux contrat 0 heures, utilisé par Tesco).

Ce débat sur le travail du dimanche aura été cocasse (Sic). Au moins, il m'aura permis d'entendre ce lundi 16 février au matin dans le 7/9 de France Inter la députée PS Mme. Colette Capdevielle, dans son plaidoyer (c'est une avocate) en faveur de l'ouverture le dimanche. Au nom de la liberté, elle se refusait à se voir imposer de profiter spécifiquement du dimanche pour les activités de loisir, de distraction, associatives....La question ne se pose pas uniquement en ces termes, si le jeudi, le vendredi ou le samedi avaient été protégés jusqu'ici, il y aurait toujours eu quelques intérêts particuliers pour remettre en cause cette digue.
 
Nous avons aussi eu droit à monsieur Bruno Le Maire (UMP), qui lui au contraire s'opposait à la loi Macron, au prétexte que celle-ci ne garantissait pas de compensation suffisante pour les salariés.... Visiblement, pris d'un coup de fatigue, pas encore bien réveillé à cette heure, il oubliait complètement que la loi votée, en son temps par le gouvernement de monsieur Sarkosy, qu'il avait soutenu, était à l'origine du vote de la loi Mallié (10 août 2009), qui permettait justement dans certaines zones, de faire travailler les salariés le dimanche, sans imposer de compensation salariale.

Alors encore merci à monsieur Macron, pour ces opportunités.
Respectueusement.
François Rault

Sources :

suppressions d'emplois
http://www.ouest-france.fr/royaume-uni-tesco-pourrait-supprimer-10000-postes-3193858

fermeture de 43 de ses supermarchés et le renoncement à 49 projets d'ouverture
http://www.theguardian.com/business/2015/feb/15/tesco-supermarket-plans-management-cull-
http://www.theguardian.com/business/2015/feb/03/betrayed-by-tesco-kirkby-bridgwater-wolverhampton-let-down-by-supermarket-regeneration

Evasion fiscale
http://taxjustice.blogspot.fr/2008/02/tescos-tax-tricks.html
http://taxjustice.blogspot.fr/2010/04/tesco-at-it-again.html

Ouvertures de nuit 7j/7 (dont le dimanche)
http://www.travail-dimanche.com/expertises-tudes-r-flexions/tesco-ouvert-la-nuit-et-24-heures-24-un-exemple-suivre.html 

Le contrat 0 heures "zero hour contract"
http://en.wikipedia.org/wiki/Zero-hour_contract

France Inter 2015/02/16
http://www.franceinter.fr/emission-le-79-bruno-le-maire-je-voterai-contre-la-loi-macron
 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS