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Douai : bras de fer autour de l’ouverture du supermarché Match le dimanche matin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Ouverture 7/7 des 3 musées français les plus visités Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
PARIS, 1 oet 2014 (AfP) - Le gouvernement prévoit l'ouverture 7 jours sur 7 des trois musées français les plus visités - Le Louvre, Versailles et Orsay -, selon le projet de budget 2015 de la Culture présenté mercredi.
 
Ces ouvertures s'étaleront entre 2015 et 2017 à l'issue d'une concertation, notamment avec les représentants des salariés, a précisé à l'AFP le ministère.
 
"L'ouverture de ces trois musées nationaux les plus fréquentés 7 jours sur 7 permettra d'améliorer l'accueil des publics et de renforcer l'accessibilité des oeuvres", selon le texte du projet de loi de finances 2015.
 
"Les emplois nécessaires seront mis en place" pour accompagner cette mesure, précise le document.
 
Elle devrait être autofinancée par les recettes supplémentaires attendues, souligne-t-on au ministère de la Culture. "Le solde économique sera positif", assure-t-on.
 
Actuellement, ces établissements sont fermés le lundi ou le mardi. Le Louvre reçoit plus de 9,2 millions de visiteurs par an, un record mondial, Versailles 7 millions et Orsay 3,5 millions.
 
Globalement, le budget de la Culture et de la Communication est stabilisé après deux ans de baisse: + 0,33% après - 4% en 2013 et - 2% en 2014.
 
C'est le premier budget qui devra être mis en oeuvre par la nouvelle ministre de la Culture, Fleur Pellerin, après le départ d'Aurélie Filippetti début septembre.
 
Le budget total pour la Culture et la Communication s'élève à 7,07 milliards d'euros (+0,33%). Il se répartit en 2,58 mds d'euros (+ 0,09%) pour la culture, 117,1 M d'euros (+2,34%) pour la recherche culturelle, 523,6 M d'euros pour la presse et les industries culturelles (+0,99%) et 3,85 milliards
d'euros (+ 0,34%) pour l'audiovisuel public.
 
"Après deux années de baisse, nous aurons trois années de stabilisation et même de légère augmentation entre 2015 à 2017", souligne-t-on au ministère.
 
Pour l'audiovisuel public, le budget de France Télévisions (2,48 milliards d'euros) enregistre une très légère baisse (- 0,5%).
 
La redevance télévisuelle augmentera de 3 euros en métropole et d'un euro en outre-mer en 2015 pour atteindre respectivement 136 et 86 euros.
Les aides à la création seront en hausse de 2%, si l'on ne tient pas compte du budget consacré à la salle de concert Philharmonie de Paris, équipement financé en partenariat avec la Ville de Paris et dont le chantier s'achève.
 
Pour le spectacle vivant, le budget prévoit une augmentation de 1,4 million d'euros des crédits d'intervention (hors Philharmonie de Paris).
Le Premier ministre, Manuel Valls, s'était engagé le 6 juillet à "garantir le budget de la culture pour les trois années à venir", sur fond de risques de perturbations des festivals d'été.
 
"Dans la Culture, la lutte a obligé le Premier Ministre à annoncer une + sanctuarisation + du budget pour 2015-2017, mais les entreprises ou opérateurs publics, tels que France Télévisions ou l'Opéra National de Paris, seront tout de même lourdement ponctionnés", a réagi la CGT Spectacle qui appellait les intermittents à la mobilisation ce mercredi.

 
Nicolas v/s François ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Nicolas et François, en ce qui concerne le dimanche, c'est du pareil au même, sauf que l'un des deux est pire.

Comme François, Nicolas veut que les salariés soient au travail le dimanche (alors que son propre cabinet d'avocat est fermé le dimanche...)

Pour faire quoi, cela, il ne le dit pas. Avec quelles conséquences sociales, sociétales et culturelles, cela, il ne s'en préoccupe pas. Avec quel gain économique (sauf pour les enseignes de LVMH et autres), cela nous le mettons au défi de le dire.

Lorsqu'il n'y a plus d'espoir politique, il y a de la place pour le désespoir. 

Nouvel Obs  - Le Figaro 2/10/2014   

"Il faudra travailler davantage. [...] Je pense au travail le dimanche qu'il faudra autoriser sous réserve que les salariés soient volontaires et davantage rémunérés."

 
Ajaccio: Des commerçants s'opposent à l'ouverture d'un hypermarché le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Les petits commerçants et artisans de la région d'Ajaccio s'opposent à l'ouverture, le dimanche, d'un Hypermarché Carrefour. Ils réclament un arrêté d'interdiction préfectoral et menacent de perturber la circulation sur la rocade jeudi 2 octobre en guise de protestation.
 
Les représentants des chambres consulaires et les petits commerçants d'Ajaccio s'inquiètent de l'ouverture du dimanche d'un hypermarché. Ils y voient une menace pour leur activité.
 
Pourtant l'ouverture dominicale est légale. A Ajaccio, la profession a signé un accord en 2012 et entre temps, deux autres grandes surfaces ont été autorisées à ouvrir sur la commune de Sarrola.

Une réunion de conciliation est prévue le 14 octobre
 
Ouverture du dimanche: Fabius veut boucler le dossier avant la fin de l'année Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Quelle est belle, cette gauche qui se disait, avant les élections "ennemie de la Finance et du grand capital" ! Voici maintenant notre ministre des affaires étrangères, à plat ventre devant les grands groupes pour leur donner avec empressement ce qui ne lui appartient pas, c'est à dire le repos dominical des salariés, afin d'aider les grandes enseignes à accroitre leurs parts de marché face à la distribution de proximité.

Qu'elle est belle, cette gauche dont "la marque de fabrique est la dialogue social", qui switche les partenaires sociaux, pour prendre des décisions dans des réunions quasi occultes de grands patrons.

Qu'elle est belle, cette gauche qui disait en 2012 que le combat, c'était "de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !", et qui, un peu plus d'un an plus tard, s'apprête à contraindre les salariés à un travail dominical obligatoire et non rémunéré, s'agissant de zones touristiques.

Quel est le but de ces multiples provocations, qui ne peuvent se justifier par des raisons économiques ou conjoncturelles ? Désespérer Billancourt ? Quelle voie d'espérance pour l'électeur, entre une droite démonétisée, de cour d'école, et une gauche qui invente chaque jour de nouveaux reniements ?

 
Le Parisien le 29.09.2014 , 15h57 | Mise à jour : 16h33
Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, justifie les ouvertures des commerces le dimanche en mettant en avant l'intérêt de la France et son attrait touristique.  | AFP / Kenzo Tribouillard
 
Fabius
 
Devant les responsables des grands groupes de la distribution réunis, ce lundi, à la Défense (Hauts-de-Seine), Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères en charge du commerce extérieur, a réaffirmé comme en avril, la nécessité de permettre l'ouverture des magasins le dimanche dans les zones touristiques d'ici la fin de l'année. 
 
Selon la Tribune, Fabius a affirmé que le gouvernement «traduira dans les textes» le principe de cette autorisation. «Il y a quelques années on pouvait discuter: est-ce opportun ou pas ? Mais aujourd'hui, il nous semble que compte tenu du flot de touristes qui existent et qui ne vont pas attendre le jeudi pour venir consommer; et d'autre part compte tenu du développement du e-commerce, il n'y a plus de choix», a-t-il affirmé. 

Comme au mois d'avril, Laurent Fabius a justifié ces ouvertures en mettant en avant l'intérêt de la France et son attrait touristique. Si la France reste la 1ère destination touristique dans le monde avec 83 millions de touristes internationaux, elle n'est que troisième en termes de recettes derrière les Etats-Unis et l'Espagne. Or, le projet du gouvernement est de parvenir à 100 millions de voyageurs ce qui permettrait de créer des centaines d'emplois (NDLR : sic ! Dans un pays avec 5.5 millions de chômeurs, le ministre se préoccupe de centaines d'emplois...). Ce secteur pèse déjà pour 7,3% du PIB avec près de deux millions d'emplois directs ou indirects. 

Les syndicats se mobilisent

«Certaines zones comme le boulevard Haussmann (à Paris) doivent pouvoir être classées zone touristique d'affluence exceptionnelle», avait lancé Laurent Fabius avant de poursuivre: «Le touriste qui trouve porte close le dimanche ou à 19 heures n'attend pas le jeudi suivant.»

Reste que ce dossier, qui empoisonne les gouvernements de droite comme de gauche depuis des années, est loin d'être bouclé. Hasard du calendrier, A l’appel de l’intersyndicale Clic-P qui regroupe les syndicats du commerce parisien (CGT, SUD, CFDT, CFE-CGC et Seci-Unsa), un appel à la grève a été lancé, ce lundi, dans les grandes enseignes parisiennes. Une assemblée générale de cette intersyndicale est prévue le 1er octobre pour étudier les éventuelles suites à donner. 

«Il faut rappeler que l'effet prétendument bénéfique pour l'économie de ces ouvertures n'a été démontré par aucune étude, bien au contraire, et que les dépenses touristiques affectées au commerce de détail occupent une part infime du PIB», poursuit Clic-P dans un communiqué.
LeParisien.fr
 
Le patron de Virgin propose des congés illimités à ses employés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Alors qu'en France, Gattaz II propose de supprimer des jours fériés, et de travailler dimanche et de nuit, Richard Branson propose à ses salariés des congés illimités.

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Sud Ouest, 30/09

Richard Branson s'inspire d'une politique déjà mise en place chez Netflix. Seule contrainte : que les objectifs soient remplis. Est-ce possible en France ?

Imaginez : la semaine prochaine, vous partiriez bien profiter des derniers jours de douceur sur le bassin d'Arcachon. Le hic, c'est que vous n'avez pas posé de congés. Vous devriez donc faire une croix sur ce repos tant désiré... Sauf si vous êtes un employé de Virgin aux États-Unis ou en Grande-Bretagne.

C'est la dernière idée de Richard Branson, le richissime patron du groupe industriel britannique. Il l'explique dans un billet publié mardi sur son blog et intitulé "Pourquoi nous laissons le personnel de Virgin prendre autant de vacances qu'ils le veulent". De quoi faire s'étrangler le Medef, qui propose au contraire de supprimer deux jours fériés en France pour gagner en croissance...

Une "non politique" efficace

A l'origine de cette initiative, un article du Daily Telegraph, publié en août 2010. Le journal raconte alors que Netflix, récemment lancé en France, "laisse ses employés prendre autant de congés qu'ils le souhaitent, au moment ils le souhaitent", et surtout, que "ça marche" : lors de l'introduction en bourse de l'entreprise américaine, en 2002, une action valait 15 dollars. Aujourd'hui, elle en vaut environ 445.

A l'origine de cette "non politique des congés" chez Netflix, les nouvelles habitudes de travail. Par exemple, même pendant leurs jours de repos, les employés continuent à recevoir des mails, à y répondre. Gérer les jours de vacances de manière traditionnelle devenait donc "dépassé". Netflix n'est toutefois pas la seule entreprise à procéder de la sorte aux États-Unis, où la législation en termes de congés est très différente de ce qui se pratique en France (voir par ailleurs).

Être sûr que le travail sera rendu à temps  

"Pas besoin de faire une demande préalable, et ni les employés, ni les chefs d'équipe ne doivent lister ou compter les jours passés loin du bureau. Seul le salarié décide s'il ou elle a besoin de prendre quelques heures, un jour, une semaine ou un mois de repos, à partir du moment où ils sont sûrs à 100% que lui ou elle et son équipe rendront leur travail à temps et que cette absence n'auront aucun impact sur les affaires, et donc sur leur carrière", poursuit Richard Branson. Les salaires, eux, restent identiques.

Le patron de Virgin se dit donc "ravi" d'annoncer que cette politique vient d'être mise en place dans les sociétés-mères aux États-Unis et en Grande-Bretagne. "En partant du principe que tout se passera comme prévu, nous encouragerons nos filiales et succursales à nous emboîter le pas, ce qui sera incroyablement excitant à observer", prédit Richard Branson.

Applicable en France

Une telle organisation serait-elle compatible avec le droit du travail français ? "Quand c'est défini de gré à gré entre l'employeur et le salarié, rien n'empêche d'octroyer autant de congés que l'on veut, le directeur des ressources humaines d'une grosse entreprise bordelaise depuis 23 ans. Mais pour cela, il ne faut pas que l'employé ait dû faire 80 heures de travail par semaine au préalable. La législation du travail doit être respectée."

Si ce DHR admet que des vacances illimitées pour les salariés peuvent être "viables économiquement", il y voit un risque pour l'ambiance au sein de l'entreprise : "Il y a le problème des objectifs. Peut-être que les clients d'untel seront plus faciles que les clients d'un autre. Cela créerait une compétition interne et il y aurait une impression d'injustice, d'inégalité", estime-t-il. Surtout si certains regardent leurs collègues prendre tranquillement la route du Bassin d'Arcachon...

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Travail nocturne interdit pour Sephora: la riposte de Bernard Arnault Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La Cour de Cassation condamne LVMH ? Pas de problème, LVMH va faire changer la loi.

Cela aussi, se passe sous une Présidence "normale". 

 
La justice a confirmé l'interdiction d'ouverture la nuit de son magasin sur les Champs-Elysées. Mais le PDG de LVMH compte bien tout faire pour changer la loi.
 
Sephora a perdu. Dans un arrêt daté du 24 septembre, la Cour de cassation a estimé que "le travail de nuit ne peut pas être le mode d'organisation normal au sein d'une entreprise" et que le recours au travail nocturne "n'est pas inhérent à l'activité" de l'enseigne.  Cette filiale de LVMH ne pourra donc pas ouvrir son magasin des Champs Elysées au-delà de 21 heures.

Cet arrêt clôt donc le volet judiciaire de cette affaire. Mais Bernard Arnault, PDG de LVMH, n’est pas du genre à abandonner ce genre de combat. Surtout que cette décision entraine pour ce magasin-phare une perte de 20% de son chiffre d’affaires annuel. Comment Sephora compte-t-il récupérer ce manque à gagner ?

Des lobbyistes très actifs

Après la bataille judiciaire, l’enseigne, qui ne fait aucun commentaire, porte ses espoirs sur le volet législatif. Or le vent souffle plutôt dans le bon sens pour Sephora. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Manuel Valls s’est montré ouvert à un assouplissement de la législation proposant d’inclure dans le projet de loi de croissance l’ouverture prolongée des magasins en soirée pour les zones touristiques. "C’est Macron qui va porter ce texte, nous avons déjà des rendez-vous à Bercy en octobre", souligne un lobbyste. Ce texte décisif ferait l’objet d’une "procédure accélérée", de sorte à éviter les navettes parlementaires.

De son côté le Medef est à la manœuvre. Il propose une modification de la loi de 2001 sur le travail de nuit en créant les conditions d’un dialogue social par entreprise ou par branche. Enfin la mairie de Paris a lancé une grande consultation en septembre sur ce sujet. Les conclusions seront livrées en novembre. "Tout le monde reconnait enfin que la France est la première destination touristique et qu’il faut que nos commerces puissent en profiter", note l’Union des commerces de centre-ville.

Un leadership menacé en France

Si Sephora peut espérer que la situation sur le travail de nuit change dans le courant de l’année 2015, l’enseigne est déjà mobilisée sur d’autres chantiers. Pour regagner les 20% perdus par une fermeture anticipée, Sephora va refaire son magasin des Champs Elysées. En travaillant sur l’entrée du magasin jugée trop grande et pas assez efficace commercialement. "Ce long couloir doit être refait, il y a beaucoup de mètres carrés perdus", juge une source interne. La direction de Sephora devrait prendre la parole sur ce sujet courant octobre.

Le contexte est compliqué pour ce leader. Le marché français de la cosmétique est en recul au premier semestre de 2%. Par ailleurs, la concurrence se renforce: Douglas a racheté Nocibe en juin et devance maintenant Sephora en nombre de magasins. L’enseigne de LVMH conserve néanmoins le leadership en valeur avec une part de marché de 30% en France, contre 25% pour Nocibe et 20% pour Marionnaud.

Pour doper sa croissance, Sephora va enfin repartir à la conquête internationale et devrait ouvrir des magasins dans de nouveaux pays d’ici la fin 2014. 
 
Hypermarchés Leclerc : le bras de fer continue pour l'ouverture le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Voilà un exemple concret de l'effet domino que nous dénonçons depuis notre création : si on autorise un magasin à ouvrir le dimanche, au nom de quoi pourrait-on l'interdire aux autres ?

Ici, Leclerc refuse de fermer le dimanche, au motif que son concurrent Leader Price est autorisé à ouvrir, le critère discriminant portant sur une question de surface. Qui ne comprend, en effet, la position de Pascal Payraudau, confronté à une situation de concurrence déloyale, à cause d'une règlementation fautive ? 

La dépèche, 27/09/14

Publié le 27/09/2014 à 03:49 - Mis à jour le 27/09/2014 à 07:34

Roques (31) - Ouverture le dimanche

Avec le soutien de Michel-Edouard Leclerc, Pascal Payraudeau, président de Leclerc-Roques poursuit son bras de fer avec la préfecture sur l'ouverture dominicale de la grande distribution.

Pascal Payraudeau, président du centre Leclerc Roques ne baissera pas la garde. Bien que profondément attaché au repos dominical, il ouvrira le secteur alimentaire de l'hypermarché tous les dimanches matin de 9 heures à 12 h 30… tant que le préfet de Haute Garonne n'aura pas pris un arrêté interdisant l'ouverture du dimanche matin des commerces à prédominance alimentaires de plus de 400 m2. Une décision qui dit-il trouvera écho auprès des petits commerces et des marchés de plein air, directement impactés par une concurrence qu'il juge déloyale. Il ne mâche pas ses mots en montrant du doigt le «Leader Price» de Muret qui a ouvert la brèche de l'ouverture dominicale, suivi par une vingtaine de supermarchés du muretain, soutenus par la FCD (fédération du commerce et de la distribution) à laquelle n'adhère pas l'enseigne E.Leclerc. Pascal Payraudeau l'affirme nous ne voulons pas la mort du petit commerce. J'ai plaisir tous les dimanche matin à aller chercher mon pain chez le boulanger de Lardenne. Je ne comprends pas l'attitude du préfet de région, préfet de Haute-Garonne qui veut défendre le commerce de proximité et d'un autre côté autorise les supermarchés à ouvrir.» Il fait d'ailleurs remarquer que la préfète du Tarn, département limitrophe de la Haute Garonne par arrêté applicable au 1er octobre 2014 a interdit l'ouverture dominicale (à l'exception de deux dimanches par an) des supermarchés et hypermarchés d'une surface supérieure à 500 m2. Il y a deux poids deux mesures s'indigne Pascal Payraudeau, fort du soutien d'Edouard-Michel Leclerc qui «comme moi déteste l'injustice et la concurrence déloyale. Mes collègues de Rouffiac, Blagnac et Saint-Orens envisagent d'ouvrir le dimanche matin» dit-il.

Une lettre au préfet

Le président de Leclerc s'appuie sur des textes de loi pour engager ce bras de fer. Nous pouvons ouvrir le dimanche matin car nous répondons aux trois critères. Le chiffre d'affaires de l'hyper est à dominante alimentaire (68 % sur un an) ; la majorité de l'effectif est dédiée à l'alimentaire (68 %) ; la surface de vente est à majorité alimentaire (54 %).

«Les salariés de l'entreprise comprennent notre démarche, je les ai réunis dernièrement et j'ai apprécié leur esprit d'entreprise. Beaucoup d'entre eux se sont portés volontaires pour travailler le dimanche matin en respectant la convention collective qui leur accorde trois jours de congé hebdomadaires», dit-il. Ouvert depuis deux dimanches, le PDG de Leclerc est néanmoins satisfait du chiffre d'affaires réalisé.

Dans une lettre adressée au préfet de Haute Garonne Pascal Payraudeau rappelle sa principale revendication : l'abrogation de l'arrêté d'ouverture dominicale de ces supermarchés. Il souhaite également rencontrer Carole Delga, secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat en vue dit-il de lui expliquer son point de vue et de lui faire des propositions.».


Delga va lancer une réflexion

Carole Delga secrétaire d'État au commerce et à l'artisanat rappelle son attachement à la défense du commerce de proximité. Mais rétorque-t-elle la justice a tranché en faveur de la requête de la fédération du commerce et de la distribution, obtenant l'annulation de l'arrêté préfectoral de juillet 2013 interdisant l'ouverture dominicale des supermarchés et hypermarchés de plus de 400 m2. Nous ne pouvons aller à l'encontre d'une décision de justice» ajoute la secrétaire d'État qui avec son collègue de Bercy engagera prochainement une réflexion sur le travail du dimanche. Elle préconisera un dispositif d'ouverture exceptionnelle dans les zones très touristiques. «Je n'ai pas encore été sollicitée par le président de Leclerc mais je me tiens à sa disposition» conclut-elle.

 
A Anglet, Carrefour City autorisé à ouvrir par la municipalité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La municipalité d'Anglet a donné un avis favorable à la requête du magasin Carrefour City, à la Chambre d'amour, qui souhaite ouvrir le dimanche après-midi, tout au long de l'année. L'opposition a voté contre

Sud-Ouest 26/09/14

A Anglet, feu vert pour une ouverture dominicale de Carrefour City

Déjà, du temps de l'ancienne municipalité que dirigeait le socialiste Jean Espilondo, le magasin Carrefour City, situé 20 avenue Guynemer, à la Chambre d'amour, avait demandé une dérogation au principe du repos dominical. Il souhaitait ouvrir le dimanche après-midi, à partir de 13 heures, tout au long de l'année. Cet avis favorable lui avait été refusé, au grand dam de la direction.

Mais celle-ci ne s'est pas découragée. La nouvelle municipalité, à la tête de laquelle se trouve l'UMP Claude Olive, a été, à son tour, sollicitée. Et elle a décidé de donner un avis favorable à cette requête.

La socialiste Sandrine Derville a annoncé que le groupe d'opposition voterait contre. "Notre devoir, en tant qu'élus, a-t-elle notamment déclaré, c'est non seulement de soutenir les entrepreneurs et les commerçants pour qu'ils créent de l'emploi, mais c'est avant tout de préserver les droits des salariés, et de prévenir tout recul social. Nous considérons que le repos dominical doit rester un moment de partage, de lien social, qui permette aux familles de se retrouver, de se consacrer aux loisirs, aux activités sportives, culturelles, associatives, spirituelles, bref un temps de vivre-ensemble, et non pas de consumérisme à tout prix."

Avis communiqué au préfet

Le communiste Jean-Jacques Doyhenart partageait ce sentiment: "Les ouvertures des commerces, le dimanche, ne répondent pas aux véritables besoins des consommateurs et des salariés. D'autres solutions existent, notamment par des emplois stables et bien rémunérés."

Claude Olive  a répondu à ses opposants: "Ce qui m'intéresse, c'est l'avis des salariés et de la population. Les salariés sont pour cette ouverture, d'autant qu'elle leur permettra de bénéficier d'une hausse de salaires. Et une grande majorité d'habitants  de ce quartier y sont, eux aussi, favorables". Et le maire fit aussi malicieusement remarquer à Sandrine Derville que le gouvernement Valls lui-même réfléchissait à cette ouverture dans certaine zones touristiques.

L'avis du conseil municipal sera communiqué au préfet des Pyrénées-Atlantiques, seul habilité à accorder cette dérogation après consultation de diverses institutions et organisations professionnelles.

 
La cour de Cassation confirme l'interdiction du travail de de nuit Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

"Les affirmations de Sephora sur son chiffre d'affaires après 21h sont invérifiables"

Par , publié le 

Après une longue bataille judiciaire, la Cour de cassation a condamné le magasin Sephora des Champs-Elysées pour son ouverture après 21h. Karl Ghazi, de l'intersyndicale Clic-P, reste pourtant mobilisé. Explications. 

"Les affirmations de Sephora sur son chiffre d'affaires après 21h sont invérifiables"

 

Karl Ghazi: "L'argument touristique pour élargir les horaires est très fragile."

 

 

REUTERS/Benoit Tessier 

Cela ressemble à une victoire définitive pour les syndicats, au terme de deux ans de procédure. La condamnation de l'enseigne Sephora pour l'ouverture illégale de son magasin des Champs-Elysées après 21h00 a été confirmée par la Cour de cassation. Karl Ghazi, secrétaire général de la CGT commerce de Paris et membre de l'intersyndicale Clic-P à l'origine des poursuites, s'apprête pourtant à jouer une nouvelle manche de ce conflit au long cours. 

Pensez-vous avoir remporté une victoire définitive contre Sephora?

Difficile de parler de victoire définitive dans ce long feuilleton. Depuis 1993 et l'ouverture du magasin Virgin le dimanche sur les Champs-Elysées, le système patronal est bien rodé. Les magasins violent la loi, attendent qu'on les attaque, essayent de nous épuiser en utilisant tous les recours judiciaires. Quand ils ont définitivement perdu leur procès, ils se tournent vers l'Etat pour obtenir une loi sur mesure. C'est ce qui s'est passé avec Virgin, qui est parvenu à ses fins avec le gouvernement Balladur. 

Le climat politique semble justement propice à une nouvelle loi...

Oui, les déclarations de Laurent Fabius en juin dernier pourdévelopper le travail dominical à Paris et le rapport Bailly qui propose aussi de le généraliser doivent déboucher avant juillet 2015 sur une loi. Mais sur la question du travail de nuit, la situation est plus compliquée que pour le travail du dimanche. Les tribunaux considèrent en effet qu'il met en jeu la santé et la sécurité des travailleurs. La Cour de cassation a justement rappelé dans sa décision qu'il devait être "justifié par la nécessité d'assurer la continuité de l'activité économique", comme pour les hauts-fourneaux, ou les hôtels. 

Je note cependant avec inquiétude que Manuel Valls, dans son discours de politique générale, a parlé d'ouvrir les magasins "le dimanche et en soirée dans les zones touristiques". Le travail "en soirée" qui remplace le travail "de nuit", ce sont exactement les mots utilisés par le Medef devant les tribunaux. 

L'ouverture "de nuit" pourrait justement être présentée comme nécessaire à l'activité dans une zone touristique...

L'argument touristique pour ouvrir plus longtemps est très fragile. Les touristes viennent surtout le matin et dans la journée. D'après les chiffres dont nous disposons, il y a une érosion forte du chiffre d'affaires des magasins dans la soirée. Sephora prétend faire 20% de son chiffre après 21h00, mais c'est invérifiable. Ils ne montrent pas leurs rouleaux de caisse. La clientèle s'adapte aux horaires des magasins. Les Chinois, par exemple, suivent des circuits balisés en fonction des horaires.  

Quant aux salariés, ils sont remontés. Ils étaient 600 en grève dans les grands magasins du boulevard Haussmann après les déclarations de Laurent Fabius. Toute nouvelle loi suscitera leur mobilisation.

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS