L'actualité
Ouverture dominicale en Suisse : les commerces visent Noël Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-06-2008

La tribune de Genève, 17/6/08

Les grandes enseignes ont bien profité de l'autorisation d'ouvrir dimanche pendant l'Euro. Elles annoncent qu'elles veulent renouveler l'expérience. Clash en vue avec les syndicats.  

 
 
Les manifestants mercenaires au Palais Bourbon Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-06-2008

Entre deux manifestations de sans-papiers exigeant une régularisation immédiate, une nouvelle manifestation des salariés de Casto, Leroy Merlin, et d'autres distributeurs, qui eux exigent de travailler le dimanche.

Selon Jean Bardet, député UMP qui les soutient, un accord - illégal - serait en voie d'être signé entre partenaires sociaux et directions de ces magasins pour étendre à l'électoménager le désordre initié par le fameux amendement ConfoKea. Qui sème le vent... 

Dépèche AFP du 18/6/08

2.000 salariés manifestent à Paris pour le droit de travailler le dimanche

PARIS (AFP) — Quelque 2.000 salariés (selon la police et les organisateurs) de plusieurs enseignes de distribution ont manifesté jeudi à Paris, aux abords de l'Assemblée nationale, pour défendre le travail dominical, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Sans dimanche = pas d'emploi", "Touche pas à mon job", "Pouvoir d'achat amputé" ou "Le dimanche, c'est mon choix", proclamaient les pancartes des manifestants, en grande majorité salariés des magasins de bricolage Castorama et Leroy Merlin, mais aussi de Go Sport, Eurodif, Art de Vivre, de la région parisienne.

Un groupe de salariés de la zone commerciale de Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, s'est joint au cortège, parti en fin de matinée de de la station de métro Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement) et qui a rejoint, à grand renfort de sifflets, cornes de brume et sirènes, les abords de l'Assemblée nationale.

Les manifestants demandent à ce que la proposition de loi UMP étendant les dérogations au repos dominical -- à l'initiative du député des Bouches-du-Rhône Richard Mallié qui est venu saluer leur mobilisation -- soit discutée au plus tôt par les députés.

Cette proposition de loi devait initialement être examinée le 10 juin avant d'être retirée du calendrier et il n'y a "pas de certitude pour l'instant" qu'elle le soit avant la fin de la session parlementaire, a indiqué à l'AFP M. Mallié.

"Il y a deux jours les gens défilaient dans la rue parce que soi-disant on veut les faire travailler (plus, ndlr), ceux-là veulent travailler et on les empêche de travailler, quel pays!", a commenté M. Mallié, en faisant allusion aux manifestations de mardi contre la réforme des 35 heures et des retraites.

Les salariés, rassemblés jusqu'en début d'après-midi sur une petite place attenante à l'Assemblée nationale, ont également reçu le soutien de deux autres députés UMP, Jean Bardet et Axel Poniatowski, élus du Val-d'Oise.

Dans ce département, plusieurs enseignes, dont Castorama et Darty, ont été condamnées en février en première instance à fermer le dimanche, une interdiction accompagnée d'une astreinte allant jusqu'à 40.000 euros par ouverture de magasin constatée. Ces sommes sont versées aux plaignants en l'occurence le syndicat FO, a relevé une porte-parole de Castorama.

Castorama, ainsi que trois autres enseignes, ont fait appel de cette condamnation devant la cour d'appel de Versailles qui rendra son arrêt la semaine prochaine.

Le député Jean Bardet a assuré qu'un "accord" sur le travail dominical entre syndicats et directions des magasins de bricolage du Val-d'Oise serait signé vendredi, et qu'il serait étendu ultérieurement au secteur de l'électroménager.

Une délégation de manifestants, accompagnée par M. Mallié, a été reçue par le député Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP à l'Assemblée.

Pour le moment, aucune date d'examen de la proposition de loi n'a été fixée mais le groupe UMP se réunit la semaine prochaine pour travailler sur le sujet, a indiqué l'association "Laissez-nous travailler".

photo Ian HANNING/REA

 
Des salariés manifestent pour travailler le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-06-2008

Le Figaro, dans sa mission de soutien du parti au pouvoir, aborde le sujet du dimanche avec une tonalité disons... subjective !

Doit-on, par exemple, parler d'un "acquis social" qui serait constitué par un salaire normal faible au point qu'une surprime pour travail du dimanche soit nécessaire ?

Doit-on parler des "milliers d'emplois" qui seraient menacés si la proposition du député Mallié ne passait pas, sans mentionner les dizaines de milliers d'emplois qui disparaitraient si elle passait (selon les propos du ministre) ?

Doit-on taire que la proposition Mallié n'est que l'ajout d'une clause dérogatoire supplémentaire à la loi, pour y intégrer les centres commerciaux du département dont il est le député, et qu'être juge et partie n'est pas la meilleure garantie d'une loi impartiale ?

Doit-on, enfin, légender la photo en écrivant que les salariés "bénéficient de majorations de salaire quand ils travaillent le dimanche" tout en "oubliant" de mentionner l'amendement ConfoKea à la loi Chatel, qui permet à tout employeur du secteur de l'ameublement de faire travailler ses salariés sans aucune contrepartie salariale ?

Cela fait un peu beaucoup, tout de même, pour une journaliste professionnelle...

Le Figaro, 18/6/08 - Aliette de Broqua

Après Marseille mardi, des employés du commerce seront demain devant le Palais Bourbon.


Les salariés de Plan-de-Campagne bénéficient de majorations de salaire quand ils travaillent le dimanche. Crédits photo : Ian HANNING/REA 

Mardi, la CGT et la CFDT mobilisaient à Marseille pour la défense des retraites et des 35 heures. C'est une autre musique qu'ont fait entendre des salariés de la zone commerciale de Plan-de-Campagne, entre Aix-en-Provence et la Cité phocéenne. «La CGT et la CFDT sont en train de faire fermer Plan-de-Campagne le dimanche, explique Olivier Boveri, président de l'association de salariés Génération Plan qui revendique 1 200 adhérents. Ils menacent nos acquis, c'est-à-dire des majorations de salaire de 250 à 300 euros par mois grâce au travail du dimanche.»

Les douze enseignes condamnées à des amendes en cas d'ouverture dominicale ont cessé toute résistance. Dix d'entre elles baissent désormais leur rideau le dimanche. D'autres commerces ont obtenu des dérogations préfectorales mais celles-ci arrivent à échéance à la fin du mois. Le préfet a prévenu qu'il ne les renouvellerait pas si la législation ne change pas. 

Régime dérogatoire

Plan-de-Campagne a prospéré depuis plus de quarante ans grâce à un régime dérogatoire. Mais la CGT et la CFDT se sont battues pour y mettre fin. Les tribunaux ont toujours donné raison aux deux syndicats même si les salariés défendent ce travail dominical. Pour sortir de l'impasse, le député des Bouches-du-Rhône Richard Maillé a déposé une proposition de loi le 17 avril visant à instaurer des zones d'attractivité commerciale exceptionnelle où l'ouverture le dimanche serait autorisée. Le texte n'est toujours pas inscrit à l'ordre du jour du Parlement.

Après leur manifestation de mardi, les salariés rejoindront celle qu'organisent demain leurs collègues de la région parisienne devant le Palais Bourbon. Richard Mallié espère que son texte soit discuté avant la fin de la session. Il a convaincu 85 députés UMP de signer sa proposition de loi et il a aussi écrit au premier ministre pour souligner que dans cette affaire «des milliers d'emplois sont en jeu».

«L'objectif est de trouver un cadre national permettant de prendre des décisions au niveau local, c'est-à-dire au niveau du préfet, explique Richard Mallié. Certains craignent que la France entière soit concernée. Nous réfléchissons à un amendement instaurant un seuil nécessaire, par exemple une population de l'agglomération de plus de 500 000 ou un million d'habitants.» Ainsi, 5 à 10 zones seulement seraient concernées comme la région parisienne, Aix-Marseille, Lyon ou Lille.

Crédits photo : Ian HANNING/REA

 
Gérard Filoche : le retour au travail le dimanche serait du vandalisme social Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-06-2008

Gérard Filoche est inspecteur du Travail et miltant socialiste, espèce apparemment en voie d'extinction... Accueilli par Télérama pour un chat ce 17 juin, journée de protestation sociale, Gérard Filoche ne mache pas ses mots, et rappelle quelques points forts, dont le point du travail dominical. (Article complet sur le lien lire la suite, une lecture intéressante.)

Sur le chat de Télérama, 17 juin 2008

bouh : Qu'en est-il de la réforme envisagée du repos dominical ?
Gérard Filoche : Vouloir faire travailler des femmes caissières, pauvres, précaires, le dimanche s'apparente à du vandalisme social. Ça fait un siècle qu'on a conquis le droit au repos dominical. Il faut vraiment être sacrément réactionnaire pour vouloir le remettre en cause.
Cela reviendrait à remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du Caddie, à empêcher un jour commun de rencontre dans toute la société entre les femmes, les hommes, les enfants, les familles, les amis, les associations, etc.

 
Travail le dimanche, la bonne solution ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
13-06-2008

Un article d'Hugo Lattard sur L'Expansion.com 12/06/2008


Source: Site de la fédération CGT des Bouches du Rhône

Dans l’espoir de favoriser la consommation et la croissance, le gouvernement espère assouplir les règles encadrant le travail le dimanche dans la grande distribution. L’exemple allemand remet en cause cette solution, rapporte une étude de l’OFCE.

En mai, des salariés et leurs employeurs de la zone commerciale Plan-de-Campagne, dans les bouches du Rhône, organisaient une opération escargot sur l’autoroute A51 entre Aix-en-Provence et Marseille. Ils protestaient contre l’interdiction pour eux d’ouvrir le dimanche, depuis que la CGT et la CFDT ont obtenu en justice l’annulation des dérogations que la préfecture leur accordait jusqu’à présent.

 
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