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Tour Eiffel: Grève reconduite dans les boutiques de souvenirs ce dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

En ouvrant le débat sur le travail dominical et en promettant des compensations salariales, promesse aussitôt abandonnée derrière celle de négociations de branche, M. Macron met le doigt dans le problème de l'inégalité de traitement des salariés en zone touristique.

Les salariés de la Tour Eiffel travaillent le dimanche. Ils sont en zone touristique : aucune compensation n'est prévue pour leur travail dominical, qui pourtant rapporte beaucoup de devises à la France : le CA de leur boutique est compris entre 30 et 40.000 euros par jour. Mais pour eux, juste un peu plus que le SMIC.

Ce serait également le cas en cas de classement des magasins du Boulevard Haussmann en zone touristique : travail du dimanche obligatoire, mais sans compensation. 

 

20 minutes, 20/12/14

Les touristes risquent d'être à nouveau privés de souvenirs à la Tour Eiffel ce dimanche, au troisième jour d'une grève des employés des boutiques du célèbre édifice qui réclament une augmentation salariale, a-t-on appris auprès de la CGT. «Le mouvement est reconduit demain (dimanche)», a informé Rémi Picaud, représentant de la CGT Commerce, après une réunion infructueuse avec la direction.

«Les boutiques sont toutes fermées et elles le resteront aujourd'hui (samedi)», a ajouté le responsable syndical. Une délégation a été reçue en fin de matinée par la direction, qui a fait «des propositions vraiment trop basses et démesurées» par rapport à la demande des grévistes, à savoir 300 euros d'augmentation pour tous, a dit Rémi Picaud.

Payés «un peu plus que le smic»

D'après le syndicaliste, la plupart des employés sont payés «un peu plus que le Smic». Ils ne bénéficient d'«aucune compensation ni majoration» lorsqu'ils travaillent le dimanche, quand l'entreprise gagne «30 à 40.000 euros par jour» en chiffre d'affaires.

«Quand on aura fait de Paris une grande zone touristique, tout le monde sera au régime de la Tour Eiffel», ironise le militant CGT, en référence au projet de loi Macron. Le texte défendu par le ministre de l'Economie Emmanuel Macron prévoit la création de zones touristiques internationales dans lesquelles le travail le dimanche et en soirée sera possible toute l'année.

Les boutiques de souvenirs sont gérées par la société SCSC Tour Eiffel, une filiale de Relay (groupe Lagardère) qui dispose de huit points de vente ouverts de 8h à 22h, selon son site Internet. Elles emploient une cinquantaine de salariés par roulement, d'après la CGT, qui a recensé quelque 80% de grévistes samedi, comme la veille.

Contactée par l'AFP, l'entreprise n'était pas disponible dans l'immédiat. La Tour Eiffel est un des monuments les plus prisés au monde avec près de 7 millions de visiteurs par an. 

 

 
Ouverture des commerces le dimanche : pourquoi ça coince Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Et vous, vous en pensez quoi de l’ouverture des magasins le dimanche?? Difficile de se déclarer pour ou contre, sans pondérer sa réponse. Une nouvelle fois au cœur des débats avec le projet de loi Macron, le sujet est toujours aussi clivant.

Vivement dimanche ? Pas pour tout le monde. Près d’un tiers des Français travaillent déjà ce jour-là (NDLR : non. Seulement 13% des salariés travaillent habituellement le dimanche). Leur nombre pourrait bientôt augmenter avec l’autorisation donnée aux commerces d’ouvrir jusqu’à douze dimanches par an, contre cinq actuellement. C’est ce que prévoit le projet de loi Macron dont la présentation au Parlement est prévue début 2015.

L’ouverture des magasins le dimanche est un serpent de mer qui refait surface sous chaque gouvernement, de droite comme de gauche. Et il divise toujours autant sur l’échiquier politique, mais aussi à l’intérieur même des partis. Il divise aussi chez les commerçants. Les grandes enseignes y voient une opportunité de développer leur chiffre d’affaires et de concurrencer les sites de vente en ligne, ouverts sept jours sur sept, jour et nuit, quand les « petits » craignent une fragilisation de leur activité. Les salariés, eux aussi, ne sont pas tous d’accord. Pour certains, c’est une chance à saisir d’augmenter leurs salaires?; d’autres refusent de sacrifier leur vie de famille ou redoutent les problèmes de garde d’enfants auxquels ils seront confrontés si leur repos dominical vient à disparaître.


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Pierre Joxe : le travail du dimanche est exclusivement destiné aux intérêts des grands groupes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Loi Macron Une « déconstruction du droit social » pour Joxe
 
[...] Dans un entretien accordé à Mediapart, celui qui fut ministre à trois reprises entre 1981 et 1993 (Industrie, Intérieur, Défense) se dit « éberlué » et « stupéfait » par un texte « ahurissant », accusé de « déconstru(ire) le droit social ». « Le droit du travail est en miettes », estime Pierre Joxe, qui appelle à porter le débat, sur le contenu du projet Macron, « très largement » dans la société. « La gauche dans son programme n’a jamais envisagé des réformes du droit du travail du genre de celles qui sont aujourd’hui à l’ordre du jour. (…) On est à contre-emploi de notre histoire (…), (du) sens de l’histoire de la gauche », poursuit-il, en soulignant que « le développement du travail du dimanche (…) est exclusivement destiné aux intérêts des groupes de la grande distribution ». [...]
 
Christian Jacob ne croit pas (plus ?!) au travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Europe1, 21/12/14

Interrogé ensuite sur la Loi Macron, et notamment sur le fait que l’UMP a longtemps réclamé l’ouverture du travail du dimanche, Christian Jacob a estimé qu’il s’agit "d’une opération de communication. Sur le fond, il n’y a rien ! Va-t-on récupérer un point de croissance parce que l’on va travailler cinq dimanche de plus par an ? Personne n’y croit !"

 
Le dimanche, ils dérogent déjà Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Le débat sur la réforme du travail le dimanche n'émeut guère le monde du foot. Le Code du travail prévoit déjà un cadre dérogatoire pour «les activités récréatives, culturelles et sportives». Joueurs et entraîneurs ne perçoivent aucune rémunération supplémentaire (encore heureux ! NDLR)
 

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Travail du dimanche : Hollande réplique à Aubry Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
François Hollande a répliqué jeudi à Martine Aubry qui avait vivement critiqué les dispositions du projet de loi Macron sur le travail du dimanche.François Hollande au Sommet européen de Bruxelles, le 18 décembre 2014 ( AFP / Thierry Charlier )

"Si on travaille un peu plus le dimanche pour certains, ceux qui le veulent, dans les zones touristiques par exemple, ça prend des droits à qui?", s'est interrogé le président français à l'issue du sommet européen.

"A personne, puisque ça va permettre même de mieux compenser les salaires de ceux qui travaillent à ces heures-là". "Ca n'enlève rien à personne et je trouve que c'est un bon exemple de ce qu'il convient de faire", a-t-il insisté.

Martine Aubry, la maire PS de Lille, a jugé que l'ouverture accrue des commerces le dimanche, prévue par le projet de loi Macron, était une "régression". "Qu'il y ait des débats sur travail le dimanche, j'en ai toujours connu", a observé M. Hollande.

"Ce qui m'intéresserait, ce serait d'avoir la position de l'opposition", a-t-il poursuivi. "Je ne l'entends pas là-dessus, sur les professions réglementées, sur l'épargne salariale, sur la concurrence pour les transports", a-t-il attaqué.

Pour le président, "les meilleurs lois" sont celles qui "accordent des droits supplémentaires sans en enlever d'autres".
 
L'OIT déclare recevable la réclamation de FO sur le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

OIT  

RECLAMATION (article 24) - FRANCE - C106 - 2014
Fédération des employés et cadres de la Confédération générale du travail-Force ouvrière

Réclamation alléguant l’inexécution par la France de la convention (no 106) sur le repos hebdomadaire (commerce et bureaux), 1957, présentée par la Fédération des employés et cadres de la Confédération générale du travail-Force ouvrière en vertu de l’article 24 de la Constitution de l’OIT

Décision

Sur la recommandation de son bureau, le Conseil d’administration a décidé que la réclamation est recevable et désigné un comité tripartite chargé de l’examiner.
(Document GB.322/INS/14/6, novembre 2014)


La Fédération des Employés et Cadres FO a saisi aujourd’hui le Bureau International du Travail d’une réclamation contre l’Etat français au titre de ses manquements à la Convention 106 de l’Organisation Internationale du Travail relative au repos hebdomadaire dans les commerces et bureaux.

Cette réclamation s’inscrit dans la continuité des démarches de la CGT-FO en vue d’obtenir de la France le respect de ses engagements ; les observations adressées à celle-ci par la Commission d’Experts auprès de l’OIT étant demeurées vaines.
 
A l’appui de sa réclamation, la FEC FO a fait état de violations directes de la Convention par la mise en œuvre de régimes spéciaux pour les secteurs de l’ameublement (amendement Debré), du bricolage (décret SAPIN) et également à la suite de l’adoption de la Loi du 10 août 2009 (loi Mallié) qui permet aujourd’hui à toutes sortes de commerces de faire travailler ses salariés le dimanche en dehors de toute nécessité au détriment du droit des salariés à disposer d’une journée de repos commun au reste de la société.

« Quelle vie privée, quelle vie de famille lorsque, à terme, l’un des parents travaillera le samedi, l’autre le dimanche et auront des jours de repos hebdomadaires différents, alors que, justement, notre société souffre déjà d’une déstructuration des liens familiaux ? » question posée, en 2008, à Richard Mallié par Jean Claude Mailly.
La FEC FO dénonce également l’octroi régulier de dérogations abusives par l’administration d’Etat ainsi que le caractère insatisfaisant de la réglementation interne en cas de violation des règles aboutissant à rendre totalement illusoire le principe du repos dominical, et ce notamment du fait de la jurisprudence récente du Conseil Constitutionnel ayant mis un terme au caractère suspensif des recours contre ces dérogations.

Comme la Commission d’Experts Internationaux de l’OIT, la FEC FO constate également l’extension progressive et constante du champ des régimes spéciaux qui affecte de plus en plus de salariés au nom du principe d’égalité qui n’est pas appliqué comme un principe tendant vers une amélioration de la norme sociale, mais plutôt au détriment des droits des salariés.

Dans un contexte économique difficile, la puissance économique permet aujourd’hui de sacrifier les droits des salariés obtenus après une lutte syndicale importante depuis de très nombreuses années et dont la FEC FO a fait l’un de ses combats depuis son origine. Combats partagés avec sa Confédération, depuis toujours, et en particulier avec Léon JOUHAUX – Secrétaire Général de 1909 à 1947, cofondateur du BIT, qui portait la revendication de la semaine anglaise (2 jours de repos consécutif dont le dimanche).

Paris, le 24 juillet 2014

Voir en ligne : FEC FO - Site internet 
 
Chantage Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Politis, 16/12/14

« À Carrefour Market, quand ils ont instauré le travail le dimanche, ils ne voulaient pas embaucher. C’est grâce à la pression de la CGT qu’ils ont fini par le faire. Aujourd’hui, les étudiants embauchés ne sont pas remplacés et on demande aux salariés titulaires de prendre leur place. Et s’ils ne veulent pas, on leur signifie leur départ. C’est du chantage. »

 
Travail dominical : les commerçants sont sceptiques Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

La république du centre 16/12

Le projet de loi pour la croissance et l’activité a été présenté par le ministre de l’Économie, mercredi dernier. En son sein figure une proposition controversée : l’élargissement du travail le dimanche.

Le projet de loi pour la croissance et l’activité a été présenté par le ministre de l’Économie, mercredi dernier. En son sein figure une proposition controversée : l’élargissement du travail le dimanche.

L’élargissement du travail dominical divise autant qu’il rassemble. Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie, présentait son projet de loi pour la croissance et l’activité devant le Conseil des ministres mercredi 10 décembre et, plus après, lors d’une conférence de presse. L’un des points de ce projet de loi, l’élargissement de l’ouverture des commerces le dimanche, a provoqué un tollé au sein du Parti socialiste, la maire de Lille, Martine Aubry, montant au créneau en déclarant : « Ne réduisons pas l’existence à la consommation ».

En effet le projet de loi prévoit de passer l’autorisation d’ouverture le dimanche de 5 à 12 par an, en plus de la création de nouvelles zones touristiques qui, elles, permettraient aux commerces concernés d’ouvrir tous les dimanches de l’année. Le ministre a tenu à rassurer les élus locaux en leur assurant que ce sont eux qui auraient la main pour élargir le travail dominical ou non. À noter par ailleurs que le texte touche un grand nombre d’autres domaines, notamment la réforme des professions réglementées.

Parmi les mécontents, notons aussi un bon nombre de « petits » commerçants, à l’image de Pascal Olives, gérant de la société Overland, à Fontainebleau, et président de l’union des commerçants de la ville. « Les gens ont largement le temps en semaine de faire les magasins, le dimanche doit être réservé aux sorties nature et au tourisme qui ne manque pas à Fontainebleau », explique-t-il.

Zones touristiques

Pourtant, il semblerait qu’une nette majorité des Français y soient favorables, selon un sondage Odoxa pour iTélé : 59 % des personnes sondées (1.002) considèrent que l’élargissement du travail le dimanche est une avancée sociale contre 41 % qui estiment que c’est une régression. De leur côté, les grands groupes se frottent également les mains, eux qui disposent des moyens pour conquérir cette part de marché.

Concernant la création des zones touristiques dérogatoires, pour le moment aucune carte précise n’a été communiquée. Dans le sud Seine-et-Marne, les zones touristiques qui pourraient être concernées sont Fontainebleau et Provins. « Ca ne ferait pas spécialement venir plus de touristes, considère à ce titre Pascal Olives. Aujourd’hui, 40 % des commerces bellifontains sont déjà ouverts le dimanche matin, et ça suffit amplement ! » 

 

 
Travail le dimanche : les patrons sont contre ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 
Réjouissant reportage à la télé l’autre jour dans le 20h de France 2 : les petits commerçants d’une rue pourtant privilégiée (la bien-nommée rue du commerce dans le riche XVème arrondissement de la capitale) expliquent que cela leur coûte cher d’ouvrir le dimanche (notamment en main-d’œuvre), sans que cela ne leur rapporte un sous en plus. Ils sont donc opposés à la mesure !

Dans la même veine, on peut revenir sur le cas de Bricorama dont le patron avait beaucoup plaidé en faveur de l’ouverture le dimanche (avec des arguments qui me semblaient raisonnable, car il est exact que c’est le dimanche que l’on se tape sur les doigts pour fixer des trucs qui ne tiennent jamais et que si le magasin est fermé à ce moment là on ne peut pas aller chercher un nouveau clou), et qui constate pourtant qu’il n’a pas plus de clients le dimanche.

On peut ajouter à cela les déclarations de Georges Plassat, le patron de Carrefour, qui a indiqué le 8 décembre dernier qu’il n’était pas du tout favorable à l’ouverture des grandes surfaces le dimanche (mais il est par contre en faveur d’une ouverture plus tardive en soirée, parce que c’est vrai que le rayon boîtes de conserve à 23 heures, c’est plein de poésie). Pour lui, si ouvrir les magasins de proximité le dimanche a du sens pour faire vivre les centres villes, cela n’en a pas pour les très grandes surfaces situées en périphérie.

C’est quand même trop fort : ce gouvernement est tellement idéologique dans sa défense du marché et du gavage libre et non faussé qu’il va au-delà des attentes des employeurs, et même contre elles !
 
Gilles Raveaud est maître de conférences en économie à l'Institut d'Etudes Européennes de l'université Paris 8 Saint-Denis 
 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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