L'actualité
La loi ? Connais pas ! - Les provocs de Casto Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
27-06-2008

A l'heure où le Gouvernement installe des radars pour traquer le moindre écart de conduite d'automobilistes suspects, Casto ne manque pas d'air, en affichant fièrement dans Val d'Oise Matin son mépris total de la loi.

Vous vous imaginez, vous, avec un autocollant "Je roule à 160 sur autoroute" à l'arrière de votre voiture ?!

La Loi, c'est bien connu, c'est juste pour les autres !

 
Les grosse ficelles de Luc Chatel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
24-06-2008

Décidément, une frange de l'UMP n'en démord pas, et veut absolument considérer le travail du dimanche comme une avancée sociale intéressante.

A l'heure ou de très nombreux économistes - Xavier Timbeau est le plus récent d'entre eux - démontrent que le travail du dimanche ne créé aucune augmentation de la croissance, Luc Chatel s'arqueboute à la suppression du repos dominical.

Luc Chatel est "un peu" ficelle, quand il parle de "l'exemple gagnant" du secteur de l'ameublement. Il oublie que l'amendement ConfoKea, cheveu sur la soupe de la loi dite Chatel, n'a fait que donner aux grands distributeurs de meubles la possibilité d'ouvrir le dimanche sans volontariat, ni prime (ni tambours, ni trompettes, d'ailleurs), c'est à dire s'est tout bonnement assis sur le principe présidentiel "travailler plus pour gagner plus", et sur la notion de volontariat hautement médiatisée par les opposants au repos dominical.

Dans ce contexte, on savoure particulièrement son affirmation tranquilisante "le principe du repos dominical demeurera". On peut conserver le principe, au chaud, et faire travailler tout le monde le dimanche quand même, des principes solides étant souvent le meilleur endroit pour s'asseoir. Les amis du Dimanche n'ont pas fini de batailler...

AP / Nouvel Observateur 24-6-08

Chatel: le gouvernement espère "un accord" sur l'ouverture le dimanche

AP | 24.06.2008 | 14:13

Luc Chatel a répété mardi que le gouvernement restait "favorable" à l'assouplissement de la législation sur le travail le dimanche, et "espère" un "accord" au sein du groupe parlementaire UMP "dans les plus brefs délais".

"Le gouvernement suit de près ce sujet" car "nous pensons que la législation actuelle est une législation d'une autre époque", a lancé le secrétaire d'Etat à la consommation, par ailleurs porte-parole du gouvernement. Mais "il n'y a pas encore d'accord en la matière" au groupe parlementaire UMP à l'Assemblée et au Sénat chargé "de faire une proposition de loi qui sera inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée", à la session d'octobre.

"Ce groupe nous a demandé quelques mois supplémentaires", en raison d'"avis très divergents parce que la situation est très différente ici au BHV en plein centre de Paris, à Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône) ou à Chaumont en Haute-Marne", a ajouté Luc Chatel lors d'une conférence de presse à Paris. "Il faut tenir compte de la réalité locale, c'est ce que nous voulons".

Le secrétaire d'Etat à la Consommation "souhaite qu'un accord puisse intervenir dans les plus brefs délais".

Luc Chatel s'est déclaré "également favorable à un assouplissement du nombre de dimanches qui permette une dérogation pour les grands magasins".

"Au moment où nous voulons libérer les freins à la croissance dans l'économie française, où on veut permettre à ceux qui veulent travailler davantage de le faire, le travail du dimanche, cela peut être une réponse", a-t-il avancé.

Mais "on ne veut pas passer d'un extrême à l'autre", "le principe du repos dominical demeurera", a-t-il assuré.

"Plus de cinq millions de nos concitoyens travaillent déjà le dimanche, et à l'époque où notre pays est la première destination touristique, (...) c'est une absurdité, une aberration que les magasins soient fermés", a martelé le porte-parole du gouvernement.

Citant "l'exemple gagnant" du secteur de l'ameublement, il a rappelé qu'"il y avait à la fois la conjugaison" de trois facteurs avec "des professionnels qui souhaitaient ouvrir le dimanche parce que cela a un impact direct sur les ventes (23 à 24% du chiffre d'affaires réalisé ce jour-là), les consommateurs", qui effectuent ce jour-là "des achats de biens raisonnés" et "la volonté des salariés pour bénéficier de conditions salariales préférentielles". AP

 
« Lettre ouverte aux élus de la République » de Conso France Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-06-2008

Travail du dimanche : ConsoFrance s’oppose à l’éclatement des liens sociaux et familiaux. 

Depuis 1999, ConsoFrance coordonne l'action de différentes associations de consommateurs françaises au niveau européen et international, au sein des instances et lieux de concertation de la vie associative, dans les missions de représentation, de recherches, d'études, de formation et d'information des consommateurs.

Une proposition de loi visant à élargir les ouvertures des magasins le dimanche devrait être déposée par le député Richard Maille dans les prochaines semaines et ce, sans consultation préalable des associations de consommateurs, selon les modalités suivantes :

  • En rendant possible, « dans les communes touristiques ou thermales et dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente », l’ouverture le dimanche de tous les commerces de détail et de tous les services au public, ce qui n’était possible, auparavant, que pour certains commerces.  La liste de ces communes sera établie par le préfet.
  • En inventant des « zones d’attractivité commerciale exceptionnelle » (en fait l’Île-de-France et les Bouches du Rhône) où le préfet pourra, pendant une période expérimentale de cinq ans, autoriser les ouvertures du dimanche.
  • En décalant de midi à treize heures l’heure de fermeture pour les établissements qui ont le droit d’être ouverts le dimanche matin.

Ces mesures ouvrent la porte à l’ouverture généralisée le dimanche non seulement des commerces mais aussi des services publics (mairies, …). 

ConsoFrance est hostile à une démarche qui vise à opposer les intérêts des consommateurs à ceux des salariés et affirme que faute d’une consultation préalable elle ne pourra que contester cette proposition de loi qui déstructure les liens sociaux et la vie des consommateurs, des salariés, des familles.

ConsoFrance appelle donc l’ensemble des élus à faire pression pour que le travail du dimanche n’élude pas les vraies questions :

  • Du temps pour les salariés pour leurs achats ou démarches administratives : la logique du « travailler plus pour gagner plus » et le démantèlement de la durée légale du travail tendent à limiter le temps libéré pour la famille, les loisirs et la consommation. De fait, une telle loi conduirait à déplacer les temps de consommation sans influer durablement sur la croissance.
  • De l’impact social et environnemental de ces mesures qui conduiraient inexorablement des centaines de salariés travaillant indirectement pour les entreprises commerciales (personnel de ménage, de surveillance, de transport, de production agricole…) à travailler également le dimanche.
  • De l’impact sur le petit commerce qui ne serait pas en mesure d’absorber de la même manière le coût financier d’une ouverture dominicale.
  • Des conséquences sociales pour les salariés des secteurs concernés qui eu égard à la précarité de leur emploi (temps partiel et rémunération au SMIC) se verraient contraints de travailler le dimanche pour améliorer leur faible salaire.



ConsoFrance
Adéic, afoc, Asseco-CFDT, CGL, Cnafal, CNL, Fnaut, Indecosa-CGT, Léo Lagrange Consommation
3 rue de la Rochefoucauld - 75009 Paris
Tel. : 01 44 53 73 93 - Fax. : 01 44 53 73 94 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

 
Ouverture dominicale en Suisse : les commerces visent Noël Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
20-06-2008

La tribune de Genève, 17/6/08

Les grandes enseignes ont bien profité de l'autorisation d'ouvrir dimanche pendant l'Euro. Elles annoncent qu'elles veulent renouveler l'expérience. Clash en vue avec les syndicats.  

 
 
Les manifestants mercenaires au Palais Bourbon Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
19-06-2008

Entre deux manifestations de sans-papiers exigeant une régularisation immédiate, une nouvelle manifestation des salariés de Casto, Leroy Merlin, et d'autres distributeurs, qui eux exigent de travailler le dimanche.

Selon Jean Bardet, député UMP qui les soutient, un accord - illégal - serait en voie d'être signé entre partenaires sociaux et directions de ces magasins pour étendre à l'électoménager le désordre initié par le fameux amendement ConfoKea. Qui sème le vent... 

Dépèche AFP du 18/6/08

2.000 salariés manifestent à Paris pour le droit de travailler le dimanche

PARIS (AFP) — Quelque 2.000 salariés (selon la police et les organisateurs) de plusieurs enseignes de distribution ont manifesté jeudi à Paris, aux abords de l'Assemblée nationale, pour défendre le travail dominical, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Sans dimanche = pas d'emploi", "Touche pas à mon job", "Pouvoir d'achat amputé" ou "Le dimanche, c'est mon choix", proclamaient les pancartes des manifestants, en grande majorité salariés des magasins de bricolage Castorama et Leroy Merlin, mais aussi de Go Sport, Eurodif, Art de Vivre, de la région parisienne.

Un groupe de salariés de la zone commerciale de Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, s'est joint au cortège, parti en fin de matinée de de la station de métro Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement) et qui a rejoint, à grand renfort de sifflets, cornes de brume et sirènes, les abords de l'Assemblée nationale.

Les manifestants demandent à ce que la proposition de loi UMP étendant les dérogations au repos dominical -- à l'initiative du député des Bouches-du-Rhône Richard Mallié qui est venu saluer leur mobilisation -- soit discutée au plus tôt par les députés.

Cette proposition de loi devait initialement être examinée le 10 juin avant d'être retirée du calendrier et il n'y a "pas de certitude pour l'instant" qu'elle le soit avant la fin de la session parlementaire, a indiqué à l'AFP M. Mallié.

"Il y a deux jours les gens défilaient dans la rue parce que soi-disant on veut les faire travailler (plus, ndlr), ceux-là veulent travailler et on les empêche de travailler, quel pays!", a commenté M. Mallié, en faisant allusion aux manifestations de mardi contre la réforme des 35 heures et des retraites.

Les salariés, rassemblés jusqu'en début d'après-midi sur une petite place attenante à l'Assemblée nationale, ont également reçu le soutien de deux autres députés UMP, Jean Bardet et Axel Poniatowski, élus du Val-d'Oise.

Dans ce département, plusieurs enseignes, dont Castorama et Darty, ont été condamnées en février en première instance à fermer le dimanche, une interdiction accompagnée d'une astreinte allant jusqu'à 40.000 euros par ouverture de magasin constatée. Ces sommes sont versées aux plaignants en l'occurence le syndicat FO, a relevé une porte-parole de Castorama.

Castorama, ainsi que trois autres enseignes, ont fait appel de cette condamnation devant la cour d'appel de Versailles qui rendra son arrêt la semaine prochaine.

Le député Jean Bardet a assuré qu'un "accord" sur le travail dominical entre syndicats et directions des magasins de bricolage du Val-d'Oise serait signé vendredi, et qu'il serait étendu ultérieurement au secteur de l'électroménager.

Une délégation de manifestants, accompagnée par M. Mallié, a été reçue par le député Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP à l'Assemblée.

Pour le moment, aucune date d'examen de la proposition de loi n'a été fixée mais le groupe UMP se réunit la semaine prochaine pour travailler sur le sujet, a indiqué l'association "Laissez-nous travailler".

photo Ian HANNING/REA

 
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