L'actualité
CASA, premiere enseigne au comportement civique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-10-2007

Dernière minute : de notre correspondant à Pontoise.

Bravo au magasin CASA !

Casa vient en effet de décider de rejoindre la légalité, en retrouvant un comportement conforme à la loi. Casa sera donc désormais fermé le dimanche, à compter de dimanche prochain.

Nous présentons à CASA nos sincères félicitations pour cette décisition civique, et courageuse jusqu'à ce que les autres enseignes délinquantes adoptent la même attitude.

Nous invitons les internautes à favoriser cette enseigne, plutôt que les enseignes déliquantes, afin de contribuer à les aider à adopter la même philosophie.

 
Le bal des tartuffes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-10-2007

Les enseignes d'ameublement craignent l'impact sur l'emploi d'une fermeture des magasins le dimanche. C'est du moins ce qu'elles veulent faire croire, un peu comme si les employeurs illégaux de la confection, qui font travailler leur personnel dans des conditions inimaginables, menaçaient le gouvernement d'augmenter le chômage en licenciant tout le monde en bloc. Ces enseignes, de plus, savent pertinemment qu'elles ne pourraient pas licencier des salariés qu'elles ont embauché illégalement. On a la mauvaise foi qu'on peut.

Les représentants de ces enseignes, dont chacun connaît les énormes difficultés financières (Augmentation de + 20% du CA d'Ikea en 2007, voir ce lien), évoquent ensuite la possible perte de CA qu'une fermeture dominicale leur causerait. Cet argument est plus intéressant, mais faisons une expérience. En 2008 que toutes les enseignes soit fermées, conformément à la loi, pour ne pas qu'une enseigne, qui serait demeurée ouverte, fasse une concurrence déloyale à l'autre. Je vous "fiche mon billet", comme disait Charles Melcer sur BFM cette semaine, que l'impact de cette fermeture sera NULLE sur le CA : les ménages n'achètent pas deux fois plus au motif qu'ils peuvent y aller un jour de plus. Aucun de ces patrons n'est prêt à tenter l'expérience. Vous avez dit mauvaise foi ?!

 

Un article du journal Le MONDE | 09.10.07 | 14h57  •  Mis à jour le 09.10.07 | 14h57

L
e dossier de l'ouverture des magasins le dimanche est sur le bureau du secrétaire d'Etat à la consommation, Luc Chatel. Lundi 8 octobre, il a rencontré Christophe Cuvillier, président de Conforama, et Jean-Louis Baillot, directeur général d'Ikea France. Les deux patrons, porte-paroles de cinq autres enseignes d'équipement de la maison - Fly, But, Crozatier, Atlas et Alinéa - ont aussi rendez-vous avec Christine Lagarde, la ministre de l'économie, mercredi.

L'enjeu est de taille. Ces sept enseignes font front commun, une première dans le secteur, pour faire changer la loi de 1906 qui interdit le travail dominical. Certaines activités bénéficient de dérogations permanentes (hôtels, restaurants, hôpitaux, pharmacie de garde, musées...) ou temporaires, c'est le cas des commerces, autorisées par le maire ou le préfet. Le salarié doit être volontaire et il doit obtenir une compensation financière.

En Ile-de-France, les 60 magasins Ikea, Conforama, Alinéa, But, Crozatier, Fly et Atlas connaissent une ouverture dominicale, pour certains même depuis quarante ans. Ils accueillent 7 millions de visites chaque dimanche. Et quelque 5 000 personnes travaillent ce jour dans ces magasins.

Mais les magasins du Val-d'Oise, toutes enseignes confondues, font actuellement l'objet d'un recours de l'union départemental du syndicat FO alors même qu'ils avaient obtenu une dérogation préfectorale.

Conforama a été condamné mi-septembre par le tribunal de grande instance de Pontoise à fermer ses trois magasins sous peine de 50 000 euros d'astreinte. But a écopé d'une amende de 20 000 euros par dimanche travaillé, Alinéa et Casa de 40 000 euros, et Fly, Atlas et Crozatier de 10 000 euros.

Soutenu par ses salariés, Conforama, après avoir fermé deux dimanches d'affilée, a finalement rouvert, imitant les autres magasins du département. "Cela nous a déjà coûté 150 000 euros. Au total, nous en sommes à quelque 2 millions d'euros pour l'ensemble des enseignes", affirme M. Cuvillier.

25 % DU CHIFFRE D'AFFAIRES

Les patrons de ces enseignes insistent sur les enjeux économiques du maintien de l'ouverture le dimanche en Ile-de-France. Ce jour-là représente 23 % du chiffre d'affaires de Conforama, et entre 20 % et 25 % pour les autres enseignes, soit le deuxième jour de la semaine derrière le samedi mais le premier en terme de fréquentation. "Chez nous, un client sur trois vient le dimanche, assure M. Cuvillier. Surtout, 60 % de nos salariés sont volontaires pour travailler ce jour-là." Ils sont payés double.

Pour les enseignes, fermer le dimanche serait donc catastrophique car il sera impossible de reporter le chiffre d'affaires perdu sur les autres jours de la semaine. Elles agitent aussi le spectre des suppressions d'emplois. "Il y aura des conséquences inéluctables... Or au moment où le gouvernement dit qu'il faut relancer la croissance, fermer les magasins le dimanche bloquera la consommation", souligne M. Baillot.

Le gouvernement prévoit d'engager des négociations sociales avec les partenaires sociaux et de légiférer sur le sujet début 2008. "Dans certaines agglomérations, des commerçants ont la volonté d'ouvrir leurs magasins le dimanche mais il y a un blocage administratif qui fait que l'on ne peut pas. Le but du gouvernement c'est de libérer tout cela", a déclaré M. Chatel sur BFM le 4 octobre.

Reste à savoir quelle forme prendra cette loi. Le dimanche deviendra-t-il un jour comme les autres ?

C'est ce que craint Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO. Selon lui, une modification de la loi risque de banaliser le travail du dimanche. Ce qui conduirait à ne pas payer davantage les salariés. "Il n'est pas question de paupériser nos salariés. Au contraire, nous souhaitons maintenir leur pouvoir d'achat", assure M. Cuvillier. Pour M. Baillot, le dimanche doit garder son caractère exceptionnel avec le volontariat et la rémunération qui va avec. Les enseignes s'engageraient donc à continuer à payer double leurs salariés ce jour-là.

Nathalie Brafman

 
Les géants du meuble veulent pouvoir ouvrir le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-10-2007

Le tribunal de Pontoise a interdit à sept enseignes de l’ameublement d’ouvrir le dimanche. Elles ont décidé de passer outre, malgré les astreintes financières, et mettent en avant leur spécificité

Sept enseignes de l’ameublement, Conforama, Ikea, But, Fly, Crozatier, Alinéa et Atlas ont décidé de faire front commun pour demander au gouvernement de pouvoir ouvrir de plein droit le dimanche en Île-de-France. Le 14 septembre, le tribunal de grande instance de Pontoise les a condamnés à de lourdes astreintes, en cas d’infraction, à la suite d’une plainte déposée par Force ouvrière.

Conforama est ainsi sous la menace de devoir payer 50 000 € par dimanche travaillé pour chacun de ses trois magasins du Val-d’Oise. Comme les six autres, l’enseigne a décidé de passer outre et a ouvert depuis. La facture se monte déjà à 2 millions d’euros, mais les enseignes n’ont encore rien payé, puisqu’elles ont fait appel du jugement.

« Nous ne comprenons pas. Tous nos autres magasins de région parisienne ouvrent le dimanche, parfois depuis quarante ans. Pourquoi cette interdiction dans le Val-d’Oise, alors que d’autres grandes surfaces installées dans la même zone sont ouvertes », s’interroge Christophe Cuvillier, le PDG de Conforama.

Une association montée pour défendre le travail dominical

Il s’estime victime d’une « prise d’otage » et affirme avoir le soutien des salariés, tous « volontaires pour travailler le dimanche, dont la plupart des délégués syndicaux ». Sur les 1 800 salariés de Conforama en Île-de-France, 1 150 travaillent le dimanche.

Le lendemain du jugement, 400 salariés de Conforama ont manifesté à Herblay, en signe de soutien à la direction. Une association, Génération Confo, a même été montée pour défendre le travail dominical, qui permet de gagner au minimum 280 €, sans compter les commissions pour les vendeurs.

« Les salariés ont fait grève pour manifester, mais ils étaient payés pendant ce temps-là et utilisaient les camionnettes des entreprises. Si les gens veulent travailler le dimanche, c’est parce que les salaires sont bas. On fait de cette question, une affaire de principe », affirme Françoise Nicoletta, secrétaire fédérale de FO-commerce.

Le gouvernement a promis de légiférer l’an prochain

Christophe Cuvillier se défend de vouloir mener un combat national sur le sujet. « Je ne demande pas l’ouverture du dimanche pour nos magasins de province et je ne crois pas non plus que cela soit une bonne idée d’ouvrir tous les types de commerce ce jour-là », explique-t-il.

Il met en avant la spécificité de la région parisienne. « Les meubles se choisissent en famille et les gens n’ont pas le temps de venir la semaine », affirme le PDG de Conforama, qui réalise 23 % de son chiffre d’affaires en semaine.

Pour sortir de cet imbroglio, qui fait que certains bénéficient de dérogations et d’autres pas, le gouvernement a promis de légiférer l’an prochain. « Rien ne peut se faire sans les partenaires sociaux avec qui nous allons entamer des négociations », précisait jeudi 11 octobre l’entourage de Luc Chatel, le secrétaire d’État à la consommation.

Jean-Claude BOURBON

 
Mgr Vingt-Trois s'interroge sur l'ADN et sur les "rythmes de vie" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-10-2007

PARIS, 10 oct 2007 (AFP) — L'archevêque de Paris, André Vingt-Trois, s'est interrogé mardi sur la pertinence des tests ADN pour définir la famille et sur les "rythmes de la vie" familiale autour des samedis avec ou sans école et des dimanches parfois travaillés, à l'occasion de la messe de rentrée parlementaire, a-t-on appris mercredi.

[...]

Mgr Vingt-Trois a par ailleurs demandé si en supprimant l'école le samedi il s'agissait de promouvoir "l'équilibre de vie des enfants et des adolescents" (...) ou, "plus prosaïquement, d'ajuster les rythmes des enfants aux commodités de leurs parents que l'on suppose tous avides de partir en week-end, oubliant que la France entière ne vit pas au rythme de quelques catégories particulières?"

Concernant enfin le travail dominical, l'évêque se demande s'il est bien "nécessaire" d'ouvrir les centres commerciaux le dimanche et si l'on prend suffisamment en compte les conséquences sur l'équilibre familial, plaidant pour une journée entière de temps libre vécu en commun.

"Même si bien des gens souhaiteront travailler dans ces conditions pour améliorer leurs feuilles de paye, est-ce pour autant une proposition raisonnable? Les employés doivent pouvoir gagner leur juste salaire sans être acculés à des horaires qui vont déstructurer l'équilibre de leurs relations familiales", a-t-il dit.

Dans les études sur le travail dominical, prend-on suffisamment en compte les retombées de la volatilisation du temps de travail sur l’équilibre des familles ? Quelles possibilités resteront que tous, parents et enfants, puissent se retrouver ensemble un jour complet et nourrir des relations plus riches que sous la contrainte des jours ouvrables, plus riches et plus variées que produire et consommer ? Les nécessités de la vie devraient pouvoir être satisfaites le samedi sans qu’il soit nécessaire que tous les centres commerciaux soient ouverts le dimanche. Même si bien des gens souhaiteront travailler dans ces conditions pour améliorer leurs feuilles de paye, est-ce pour autant une proposition raisonnable ? Les employés doivent pouvoir gagner leur juste salaire sans être acculés à des horaires qui vont déstructurer l’équilibre de leurs relations familiales. Un effort d’imagination et de générosité est à faire aussi pour que tous puissent trouver de quoi se détendre autrement que dans les centres commerciaux.


Texte complet de l'homélie sur le lien Lire la suite

 
Le gouvernement prépare une loi sur l'ouverture des magasins le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-10-2007

Le gouvernement prépare une loi sur l'ouverture des magasins le dimanche, ça, on le savait.

Ce qui est amusant, mais que l'on peut trouver affligeant, c'est l'exemple choisi par Luc Chatel pour justifier son projet : il cite ces pauvres touristes chinois qui, effectuant des séjours de huit jours en France de dimanche à dimanche, n'auraient pas le temps de venir acheter leurs sacs de grande marque sur les Champs-Elysées ! On croit rêver... (les incrédules pourront écouter Chatel en live sur BFM dans son interview du 10 novembre).

Le journaliste de BFM, lui, a bien noté que le Gouvernement prend cette décision, au pas de charge, sous la pression des grandes enseignes. Motif moins avouable, mais plus crédible...

Interview de Luc Chatel sur BFM, 10 nov 2007

 

 
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