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Le travail du dimanche en question

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Dernières nouvelles
Les salariés de Leader Price contre « le diktat » de leur direction Suggérer par mail
09-07-2008

mardi 08.07.2008, 05:15 - La Voix du Nord - PAR BRUNO MALLET - PHOTO LA VOIX

Pour le deuxième dimanche consécutif, les salariés du magasin Leader Price, avenue Salengro, ont manifesté contre l'ouverture de leur établissement le dimanche matin.  

D'abord, un peu d'histoire. Qu'un mouvement social touche Leader Price, avenue Salengro, n'est pas anodin. Pour la majorité des salariés qui y travaillent, comme pour bon nombre de chalands calaisiens, Leader Price, c'est encore un peu PG. PG, une enseigne de grande distribution familiale, où les salariés étaient fort bien traités, et entretenaient avec leur patron des relations cordiales et respectueuses. Depuis la fin de PG, en 1999, les choses ont changé. En huit ans, l'enseigne a changé plusieurs fois. PG est devenu Stoc, puis Champion, puis Atac, et enfin Leader Price, enseigne du groupe Casino. Au fil du temps, les salariés, fidèles au poste malgré ces changements de patrons, ont vu fondre leurs acquis.

Aujourd'hui, la direction de Leader Price entend imposer à ses salariés de travailler le dimanche matin. «  C'est une honte, c'est scandaleux  », tranche Véronique Quenette, représentante du personnel (CGT). Ce n'est pas tant le fait de travailler le dimanche que Véronique Quenette trouve scandaleux, c'est la manière de procéder : «  La direction ne veut pas négocier, ni même dialoguer. Elle nous présente le travail dominical comme une obligation ! » Le leitmotiv gouvernemental « travailler plus pour gagner plus » ne s'applique même pas en l'espèce : « Ces heures du dimanche matin ne nous seront pas payées plus, explique Véronique Quenette. La semaine prochaine, je suis censée travailler dimanche en plus de mes heures habituelles, et pour les récupérations, on verra plus tard ! » Au soutien de leur action, les salariés en colère ont pu compter sur la présence de différents syndicalistes de la CGT (seul syndicat représenté au sein du magasin), et de partis politiques (PCF, LCR, LO). Une pétition était distribuée à chaque automobiliste qui se présentait à l'entrée. « Nous avons déjà recueilli 150 signatures », affirme une syndicaliste.

Hier matin, le travail a repris normalement à Leader Price, car le lundi, c'est permis. Mais Véronique Quenette l'assure : «  Tant que la direction de Leader Price ne voudra pas dialoguer, nous reviendrons manifester tous les dimanches matin. » La direction départementale du travail estime que, selon les lois et arrêtés en vigueur, Leader Price serait dans son droit (voir ci-dessous). Et que seule une absence de dialogue pourrait lui être reprochée. «  Du temps de PG, cela ne se serait pas passé comme ça », conclut Véronique Quenette. •

> La direction de Leader Price n'a pu être jointe, hier.

 
Le talk de Xavier Bertrand : un peu léger. Suggérer par mail
02-07-2008

Xavier Bertrand, Ministre du Travail, s'est prêté ce lundi 30 juin à l'exercice du "talk" - que l'Académie nous pardonne - , interviouve en direct mélangeant les interviouveurs.

Exercice difficile à l'orateur dont le discours n'aurait pas été ciselé au millimètre au cours de media-trainings à répétition, sous l'oeil sévère des coaches en comm'. Ce qui n'était pas le cas de Xavier Bertrand : à éviter soigneusement tout risque qu'une sincérité excessive lui aurait fait courir, entre les idées fraichement démoulées du prêt à penser moderne - peut-être apprises au Grand Orient ? -, et les affirmations lénifiantes du genre "je ne suis là pour faire de polémique avec personne", notre quadragénaire médiatique de ministre aura réussi l'épreuve, sur le plan de la forme.

En revanche, sur le fond, abordant le sujet du repos dominical, Xavier Bertrand a posé quelques affirmations ... très approximatives. Extrait du talk.

Un article publié par Le Figaro du 1/7

[...] Pénibilité, on peut aussi parler du travail le dimanche, négociation totalement en panne là aussi ?
Le vrai sujet, c'est qu'on ne peut pas en rester là. On ne peut pas rester dans la situation actuelle parce qu'il est important d'expliquer ce qui va se passer. Des salariés vont se voir interdire de travailler le dimanche alors qu'ils sont candidats, qu'ils sont justement désireux de travailler le dimanche. Cela veut dire que des décisions de justice ont été prononcées en vertu des lois existantes. Le préfet a confirmé qu'il ne pouvait pas aller au-delà et vous allez avoir des salariés qui voudraient travailler le dimanche qui en seront empêchés et qui vont perdre 100, voire 200, voire 300 euros par mois. C'est impossible. Avec une réglementation qui est à bout de souffle.

Le commentaire de Travail-Dimanche : Si la cohérence du propos n'est pas facile à saisir, s'agissant d'une transcription orale, le Ministre a l'air de regretter qu'il ne soit pas permis à tout volontaires de travailler le dimanche, que des décisions de justice aient condamné les contrevenants, et qu'il soit regrettable que les contrevenants perdent leur prime.

Pourrions nous remarquer, plutôt, que si le corps social adopte démocratiquement des règles qui sont censées lui apporter une cohérence, il est normal que ces règles comportent quelques obligations. Trouverait-il normal que, puisque certains sont volontaires pour travailler de nuit, ou 45 heures par semaine pour un tarif moindre que le SMIC, l'autorisation leur en soit donnée ?

Lorsqu'ensuite un Ministre se plaint de ce que les Lois soient appliquées, c'est d'autant plus surprenant - au dela de l'appel à l'anarchie de ce représentant de la République - que justement, sur ce sujet, l'Etat s'est montré d'un laxisme... qui lui a beaucoup rapporté !(en taxes et impôts divers des centres commerciaux ouverts illégalement).

Enfin, il serait facile d'estimer démagogique le propos selon lequel le Ministre serait ému de la perte de prime des salariés concernés. D'abord parce que la diminution du pouvoir d'achat touchant davantage les électeurs que les élus, il est difficile d'imaginer que ce souci les préoccupe vraiment, hors visée électoraliste. Ensuite, parce que le Ministre fait son propre procès : est-il normal, dans notre société, d'être obligé de travailler le dimanche pour boucler ses fins de mois ?

La faute à qui ?
La réglementation est à bout de souffle ! Aujourd'hui, dans une société qui évolue, il faut pouvoir avec une loi qui donne des garanties, mais une loi qui donne davantage la liberté de choix. Nous pouvons à mon sens définir ces nouvelles perspectives. Richard Mallié, qui est député des Bouches-du-Rhône, a déposé un texte, une proposition de loi. Il faut qu'elle soit discutée le plus rapidement possible.

Le commentaire de Travail-Dimanche : Au nom de quoi la règlementation serait "à bour de souffle" ? Voilà une affirmation sans preuve, portée par une image forte. En terme de communication, c'est très bon, mais à double tranchant : quand le destinataire du discours découvre que l'image forte n'est pas soutenue par un argumentaire valide, cela peut se retourner contre l'émetteur.

Au contraire de Xavier Bertrand, nous pensons que cette règlementation, si elle existe depuis 1906, parmi un corpus législatif et reglementaire en perpétuelle ébullition, c'est qu'elle a fait la preuve de son équilibre et de son réalisme, permettant le travail du dimanche dans les circonstances qui le demandent ou sont utiles, mais préservant la règle commune dans les autres cas.

Il faut remarquer que la proposition de loi Mallié, mal venu sur ce dossier puisqu'il est juge et partie (M Mallié agit en promoteur de facto des intérêts des grandes marques de Plan de Campagne alors qu'il est député du Rhône) ne fait qu'ajouter à cette loi des dérogations supplémentaires dont l'équité est très discutable, alors que le nombre de dérogations et leur prétendue "absurdité" sont décriées par les promoteurs du travail 7/7.

Si Xavier Bertand évoque une loi qui donnerait plus de garanties avec une liberté de choix, le dernier épisode législatif sur le repos dominical, le vote de l'amendement Confokéa, a donné aux distributeurs de meubles la liberté de pouvoir ouvrir le dimanche avec la garantie d'avoir la disponibilité de leurs salariés. Peut-être Xavier Bertrand n'a-t-il pas eu le temps de préciser à qui il souhaitait donner plus de garanties ?

Le gouvernement appuiera cette proposition ?
Oui, bien évidemment parce qu'il est important qu'on ait ce débat sur le travail du dimanche. Il ne s'agit pas d'obliger à travailler le dimanche car ce n'est pas un jour comme les autres. Mais quand vous avez des salariés qui souhaitent le faire, à qui on peut donner la possibilité de refuser de travailler le dimanche et si c'est mieux payé, vous ne croyez pas que ça vaut la peine qu'on en discute ? Je pense que si.

A quel horizon ?
Le plus tôt possible. La balle est dans le camp des parlementaires du groupe, notamment, du groupe UMP pour pouvoir inscrire ce texte. Il est attendu par des milliers et des milliers de salariés. Il ne s'agit pas de faire n'importe quoi. Ce n'est pas un jour comme les autres, mais quand même il faut aussi permettre des évolutions et des souplesses [...]

Le commentaire de Travail-Dimanche : La position du Ministre est difficile à tenir. D'un côté, il affirme que le dimanche n'est pas un jour comme les autres, et de l'autre il fait tout son possible pour qu'il devienne comme les autres, allant jusqu'à promettre des primes aux salariés, pour mieux faire passer la pilule, dans une logique mercantile assez réductrice.

Cerise sur le gateau, lorsqu'il affirme que cette loi serait attendue par des milliers de salariés, il oublie que ce sont des centaines de milliers qui n'en veulent pas : 88% des français veulent préserver le dimanche comme jour de repos commun, consacré à la vie personnelle, familiale ou associative (sondage BVA, 06/06).

Alors, pour qui travaille Xavier Bertand ?

 

(Talk complet sur le lien "lire la suite")

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Richard Branson : "Un ministre français m’a réclamé un pot-de-vin d’un million €" pour le dimanche ! Suggérer par mail
27-06-2008

Le scoop du jour ! Paru sur Capital du 25/6/08


Richard Branson, PDG de Virgin

Dans une interview exclusive à paraître dans le numéro de juillet de Capital, Richard Branson, le patron du groupe Virgin, évoque la bataille qu’il a dû mener il y a quinze ans pour obtenir l’ouverture le dimanche du Virgin Megastore des Champs-Elysées. Le milliardaire britannique fait cette confidence étonnante : « Un de vos ministres m’a réclamé à l’époque un pot-de-vin de près d’un million d’euros pour appuyer mon dossier, ce que j’ai refusé. J’ai fait remonter l’histoire en haut lieu. On m’a conseillé de ne pas ébruiter l’affaire et de patienter jusqu’au prochain remaniement ministériel. Quelques mois plus tard, j’obtenais gain de cause. »

Pour mémoire, la ministre du Travail Martine Aubry avait refusé en mai 1992 d’accorder aux magasins vendant des biens culturels le droit d’ouvrir le dimanche. Une décision qui ne faisait pas l’unanimité dans les rangs socialistes où Jack Lang, entre autres, défendait l’option inverse. En mars 1993, la droite remportait les élections législatives et le gouvernement Bérégovoy laissait sa place au gouvernement Balladur. Sous l’égide de Michel Giraud, le nouveau ministre du Travail, une loi votée en décembre 1993 autorisa finalement l’ouverture dominicale des enseignes spécialisées dans la culture.

© Capital.fr

 
La loi ? Connais pas ! - Les provocs de Casto Suggérer par mail
27-06-2008

A l'heure où le Gouvernement installe des radars pour traquer le moindre écart de conduite d'automobilistes suspects, Casto ne manque pas d'air, en affichant fièrement dans Val d'Oise Matin son mépris total de la loi.

Vous vous imaginez, vous, avec un autocollant "Je roule à 160 sur autoroute" à l'arrière de votre voiture ?!

La Loi, c'est bien connu, c'est juste pour les autres !

 
Les grosse ficelles de Luc Chatel Suggérer par mail
24-06-2008

Décidément, une frange de l'UMP n'en démord pas, et veut absolument considérer le travail du dimanche comme une avancée sociale intéressante.

A l'heure ou de très nombreux économistes - Xavier Timbeau est le plus récent d'entre eux - démontrent que le travail du dimanche ne créé aucune augmentation de la croissance, Luc Chatel s'arqueboute à la suppression du repos dominical.

Luc Chatel est "un peu" ficelle, quand il parle de "l'exemple gagnant" du secteur de l'ameublement. Il oublie que l'amendement ConfoKea, cheveu sur la soupe de la loi dite Chatel, n'a fait que donner aux grands distributeurs de meubles la possibilité d'ouvrir le dimanche sans volontariat, ni prime (ni tambours, ni trompettes, d'ailleurs), c'est à dire s'est tout bonnement assis sur le principe présidentiel "travailler plus pour gagner plus", et sur la notion de volontariat hautement médiatisée par les opposants au repos dominical.

Dans ce contexte, on savoure particulièrement son affirmation tranquilisante "le principe du repos dominical demeurera". On peut conserver le principe, au chaud, et faire travailler tout le monde le dimanche quand même, des principes solides étant souvent le meilleur endroit pour s'asseoir. Les amis du Dimanche n'ont pas fini de batailler...

AP / Nouvel Observateur 24-6-08

Chatel: le gouvernement espère "un accord" sur l'ouverture le dimanche

AP | 24.06.2008 | 14:13

Luc Chatel a répété mardi que le gouvernement restait "favorable" à l'assouplissement de la législation sur le travail le dimanche, et "espère" un "accord" au sein du groupe parlementaire UMP "dans les plus brefs délais".

"Le gouvernement suit de près ce sujet" car "nous pensons que la législation actuelle est une législation d'une autre époque", a lancé le secrétaire d'Etat à la consommation, par ailleurs porte-parole du gouvernement. Mais "il n'y a pas encore d'accord en la matière" au groupe parlementaire UMP à l'Assemblée et au Sénat chargé "de faire une proposition de loi qui sera inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée", à la session d'octobre.

"Ce groupe nous a demandé quelques mois supplémentaires", en raison d'"avis très divergents parce que la situation est très différente ici au BHV en plein centre de Paris, à Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône) ou à Chaumont en Haute-Marne", a ajouté Luc Chatel lors d'une conférence de presse à Paris. "Il faut tenir compte de la réalité locale, c'est ce que nous voulons".

Le secrétaire d'Etat à la Consommation "souhaite qu'un accord puisse intervenir dans les plus brefs délais".

Luc Chatel s'est déclaré "également favorable à un assouplissement du nombre de dimanches qui permette une dérogation pour les grands magasins".

"Au moment où nous voulons libérer les freins à la croissance dans l'économie française, où on veut permettre à ceux qui veulent travailler davantage de le faire, le travail du dimanche, cela peut être une réponse", a-t-il avancé.

Mais "on ne veut pas passer d'un extrême à l'autre", "le principe du repos dominical demeurera", a-t-il assuré.

"Plus de cinq millions de nos concitoyens travaillent déjà le dimanche, et à l'époque où notre pays est la première destination touristique, (...) c'est une absurdité, une aberration que les magasins soient fermés", a martelé le porte-parole du gouvernement.

Citant "l'exemple gagnant" du secteur de l'ameublement, il a rappelé qu'"il y avait à la fois la conjugaison" de trois facteurs avec "des professionnels qui souhaitaient ouvrir le dimanche parce que cela a un impact direct sur les ventes (23 à 24% du chiffre d'affaires réalisé ce jour-là), les consommateurs", qui effectuent ce jour-là "des achats de biens raisonnés" et "la volonté des salariés pour bénéficier de conditions salariales préférentielles". AP

 
« Lettre ouverte aux élus de la République » de Conso France Suggérer par mail
20-06-2008

Travail du dimanche : ConsoFrance s’oppose à l’éclatement des liens sociaux et familiaux. 

Depuis 1999, ConsoFrance coordonne l'action de différentes associations de consommateurs françaises au niveau européen et international, au sein des instances et lieux de concertation de la vie associative, dans les missions de représentation, de recherches, d'études, de formation et d'information des consommateurs.

Une proposition de loi visant à élargir les ouvertures des magasins le dimanche devrait être déposée par le député Richard Maille dans les prochaines semaines et ce, sans consultation préalable des associations de consommateurs, selon les modalités suivantes :

  • En rendant possible, « dans les communes touristiques ou thermales et dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente », l’ouverture le dimanche de tous les commerces de détail et de tous les services au public, ce qui n’était possible, auparavant, que pour certains commerces.  La liste de ces communes sera établie par le préfet.
  • En inventant des « zones d’attractivité commerciale exceptionnelle » (en fait l’Île-de-France et les Bouches du Rhône) où le préfet pourra, pendant une période expérimentale de cinq ans, autoriser les ouvertures du dimanche.
  • En décalant de midi à treize heures l’heure de fermeture pour les établissements qui ont le droit d’être ouverts le dimanche matin.

Ces mesures ouvrent la porte à l’ouverture généralisée le dimanche non seulement des commerces mais aussi des services publics (mairies, …). 

ConsoFrance est hostile à une démarche qui vise à opposer les intérêts des consommateurs à ceux des salariés et affirme que faute d’une consultation préalable elle ne pourra que contester cette proposition de loi qui déstructure les liens sociaux et la vie des consommateurs, des salariés, des familles.

ConsoFrance appelle donc l’ensemble des élus à faire pression pour que le travail du dimanche n’élude pas les vraies questions :

  • Du temps pour les salariés pour leurs achats ou démarches administratives : la logique du « travailler plus pour gagner plus » et le démantèlement de la durée légale du travail tendent à limiter le temps libéré pour la famille, les loisirs et la consommation. De fait, une telle loi conduirait à déplacer les temps de consommation sans influer durablement sur la croissance.
  • De l’impact social et environnemental de ces mesures qui conduiraient inexorablement des centaines de salariés travaillant indirectement pour les entreprises commerciales (personnel de ménage, de surveillance, de transport, de production agricole…) à travailler également le dimanche.
  • De l’impact sur le petit commerce qui ne serait pas en mesure d’absorber de la même manière le coût financier d’une ouverture dominicale.
  • Des conséquences sociales pour les salariés des secteurs concernés qui eu égard à la précarité de leur emploi (temps partiel et rémunération au SMIC) se verraient contraints de travailler le dimanche pour améliorer leur faible salaire.



ConsoFrance
Adéic, afoc, Asseco-CFDT, CGL, Cnafal, CNL, Fnaut, Indecosa-CGT, Léo Lagrange Consommation
3 rue de la Rochefoucauld - 75009 Paris
Tel. : 01 44 53 73 93 - Fax. : 01 44 53 73 94 - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 

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Ouverture dominicale en Suisse : les commerces visent Noël Suggérer par mail
20-06-2008

La tribune de Genève, 17/6/08

Les grandes enseignes ont bien profité de l'autorisation d'ouvrir dimanche pendant l'Euro. Elles annoncent qu'elles veulent renouveler l'expérience. Clash en vue avec les syndicats.  

 
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Les manifestants mercenaires au Palais Bourbon Suggérer par mail
19-06-2008

Entre deux manifestations de sans-papiers exigeant une régularisation immédiate, une nouvelle manifestation des salariés de Casto, Leroy Merlin, et d'autres distributeurs, qui eux exigent de travailler le dimanche.

Selon Jean Bardet, député UMP qui les soutient, un accord - illégal - serait en voie d'être signé entre partenaires sociaux et directions de ces magasins pour étendre à l'électoménager le désordre initié par le fameux amendement ConfoKea. Qui sème le vent... 

Dépèche AFP du 18/6/08

2.000 salariés manifestent à Paris pour le droit de travailler le dimanche

PARIS (AFP) — Quelque 2.000 salariés (selon la police et les organisateurs) de plusieurs enseignes de distribution ont manifesté jeudi à Paris, aux abords de l'Assemblée nationale, pour défendre le travail dominical, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Sans dimanche = pas d'emploi", "Touche pas à mon job", "Pouvoir d'achat amputé" ou "Le dimanche, c'est mon choix", proclamaient les pancartes des manifestants, en grande majorité salariés des magasins de bricolage Castorama et Leroy Merlin, mais aussi de Go Sport, Eurodif, Art de Vivre, de la région parisienne.

Un groupe de salariés de la zone commerciale de Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, s'est joint au cortège, parti en fin de matinée de de la station de métro Sèvres-Babylone (VIIe arrondissement) et qui a rejoint, à grand renfort de sifflets, cornes de brume et sirènes, les abords de l'Assemblée nationale.

Les manifestants demandent à ce que la proposition de loi UMP étendant les dérogations au repos dominical -- à l'initiative du député des Bouches-du-Rhône Richard Mallié qui est venu saluer leur mobilisation -- soit discutée au plus tôt par les députés.

Cette proposition de loi devait initialement être examinée le 10 juin avant d'être retirée du calendrier et il n'y a "pas de certitude pour l'instant" qu'elle le soit avant la fin de la session parlementaire, a indiqué à l'AFP M. Mallié.

"Il y a deux jours les gens défilaient dans la rue parce que soi-disant on veut les faire travailler (plus, ndlr), ceux-là veulent travailler et on les empêche de travailler, quel pays!", a commenté M. Mallié, en faisant allusion aux manifestations de mardi contre la réforme des 35 heures et des retraites.

Les salariés, rassemblés jusqu'en début d'après-midi sur une petite place attenante à l'Assemblée nationale, ont également reçu le soutien de deux autres députés UMP, Jean Bardet et Axel Poniatowski, élus du Val-d'Oise.

Dans ce département, plusieurs enseignes, dont Castorama et Darty, ont été condamnées en février en première instance à fermer le dimanche, une interdiction accompagnée d'une astreinte allant jusqu'à 40.000 euros par ouverture de magasin constatée. Ces sommes sont versées aux plaignants en l'occurence le syndicat FO, a relevé une porte-parole de Castorama.

Castorama, ainsi que trois autres enseignes, ont fait appel de cette condamnation devant la cour d'appel de Versailles qui rendra son arrêt la semaine prochaine.

Le député Jean Bardet a assuré qu'un "accord" sur le travail dominical entre syndicats et directions des magasins de bricolage du Val-d'Oise serait signé vendredi, et qu'il serait étendu ultérieurement au secteur de l'électroménager.

Une délégation de manifestants, accompagnée par M. Mallié, a été reçue par le député Jean Leonetti, vice-président du groupe UMP à l'Assemblée.

Pour le moment, aucune date d'examen de la proposition de loi n'a été fixée mais le groupe UMP se réunit la semaine prochaine pour travailler sur le sujet, a indiqué l'association "Laissez-nous travailler".

photo Ian HANNING/REA

 
Des salariés manifestent pour travailler le dimanche Suggérer par mail
18-06-2008

Le Figaro, dans sa mission de soutien du parti au pouvoir, aborde le sujet du dimanche avec une tonalité disons... subjective !

Doit-on, par exemple, parler d'un "acquis social" qui serait constitué par un salaire normal faible au point qu'une surprime pour travail du dimanche soit nécessaire ?

Doit-on parler des "milliers d'emplois" qui seraient menacés si la proposition du député Mallié ne passait pas, sans mentionner les dizaines de milliers d'emplois qui disparaitraient si elle passait (selon les propos du ministre) ?

Doit-on taire que la proposition Mallié n'est que l'ajout d'une clause dérogatoire supplémentaire à la loi, pour y intégrer les centres commerciaux du département dont il est le député, et qu'être juge et partie n'est pas la meilleure garantie d'une loi impartiale ?

Doit-on, enfin, légender la photo en écrivant que les salariés "bénéficient de majorations de salaire quand ils travaillent le dimanche" tout en "oubliant" de mentionner l'amendement ConfoKea à la loi Chatel, qui permet à tout employeur du secteur de l'ameublement de faire travailler ses salariés sans aucune contrepartie salariale ?

Cela fait un peu beaucoup, tout de même, pour une journaliste professionnelle...

Le Figaro, 18/6/08 - Aliette de Broqua

Après Marseille mardi, des employés du commerce seront demain devant le Palais Bourbon.


Les salariés de Plan-de-Campagne bénéficient de majorations de salaire quand ils travaillent le dimanche. Crédits photo : Ian HANNING/REA 

Mardi, la CGT et la CFDT mobilisaient à Marseille pour la défense des retraites et des 35 heures. C'est une autre musique qu'ont fait entendre des salariés de la zone commerciale de Plan-de-Campagne, entre Aix-en-Provence et la Cité phocéenne. «La CGT et la CFDT sont en train de faire fermer Plan-de-Campagne le dimanche, explique Olivier Boveri, président de l'association de salariés Génération Plan qui revendique 1 200 adhérents. Ils menacent nos acquis, c'est-à-dire des majorations de salaire de 250 à 300 euros par mois grâce au travail du dimanche.»

Les douze enseignes condamnées à des amendes en cas d'ouverture dominicale ont cessé toute résistance. Dix d'entre elles baissent désormais leur rideau le dimanche. D'autres commerces ont obtenu des dérogations préfectorales mais celles-ci arrivent à échéance à la fin du mois. Le préfet a prévenu qu'il ne les renouvellerait pas si la législation ne change pas. 

Régime dérogatoire

Plan-de-Campagne a prospéré depuis plus de quarante ans grâce à un régime dérogatoire. Mais la CGT et la CFDT se sont battues pour y mettre fin. Les tribunaux ont toujours donné raison aux deux syndicats même si les salariés défendent ce travail dominical. Pour sortir de l'impasse, le député des Bouches-du-Rhône Richard Maillé a déposé une proposition de loi le 17 avril visant à instaurer des zones d'attractivité commerciale exceptionnelle où l'ouverture le dimanche serait autorisée. Le texte n'est toujours pas inscrit à l'ordre du jour du Parlement.

Après leur manifestation de mardi, les salariés rejoindront celle qu'organisent demain leurs collègues de la région parisienne devant le Palais Bourbon. Richard Mallié espère que son texte soit discuté avant la fin de la session. Il a convaincu 85 députés UMP de signer sa proposition de loi et il a aussi écrit au premier ministre pour souligner que dans cette affaire «des milliers d'emplois sont en jeu».

«L'objectif est de trouver un cadre national permettant de prendre des décisions au niveau local, c'est-à-dire au niveau du préfet, explique Richard Mallié. Certains craignent que la France entière soit concernée. Nous réfléchissons à un amendement instaurant un seuil nécessaire, par exemple une population de l'agglomération de plus de 500 000 ou un million d'habitants.» Ainsi, 5 à 10 zones seulement seraient concernées comme la région parisienne, Aix-Marseille, Lyon ou Lille.

Crédits photo : Ian HANNING/REA

 
Gérard Filoche : le retour au travail le dimanche serait du vandalisme social Suggérer par mail
17-06-2008

Gérard Filoche est inspecteur du Travail et miltant socialiste, espèce apparemment en voie d'extinction... Accueilli par Télérama pour un chat ce 17 juin, journée de protestation sociale, Gérard Filoche ne mache pas ses mots, et rappelle quelques points forts, dont le point du travail dominical. (Article complet sur le lien lire la suite, une lecture intéressante.)

Sur le chat de Télérama, 17 juin 2008

bouh : Qu'en est-il de la réforme envisagée du repos dominical ?
Gérard Filoche : Vouloir faire travailler des femmes caissières, pauvres, précaires, le dimanche s'apparente à du vandalisme social. Ça fait un siècle qu'on a conquis le droit au repos dominical. Il faut vraiment être sacrément réactionnaire pour vouloir le remettre en cause.
Cela reviendrait à remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du Caddie, à empêcher un jour commun de rencontre dans toute la société entre les femmes, les hommes, les enfants, les familles, les amis, les associations, etc.

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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
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