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Quand Jean-Pierre Raffarin veut récupérer le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-11-2009

C'est avec indignation que nous avons pris connaissance de l'interview donné au journal "La Croix" par Jean-Pierre Raffarin. La Croix y affirme que "Depuis 2007, il est monté au créneau contre [...] l’extension du travail du dimanche, au nom de certaines valeurs."

Nous voudrions rappeler au journal La Croix le soutien apporté par Jean-Pierre Raffarin au texte de Richard Mallié, par exemple sur ce lien. Nous voudrions lui rappeler aussi que Jean-Pierre Raffarin, Sénateur de la Vienne, a voté le texte Mallié. Nous voudrions lui rappeler aussi que sans l'obstination de Jean Pierre Raffarin, la loi imbécile sur le Lundi de Pentecôte ne serait jamais passée.

En démocratie, nul ne saurait reprocher à Jean-Pierre Raffarin les choix qui ont été et qui sont les siens. Nous attendons cependant de l'ancien Premier ministre qu'il les assume.

Raffarin dimancheLa Croix, 4/11/09

[... ] "Il veut porter une sensibilité humaniste, sociale et européenne"

La position d’ancien premier ministre est une position difficile et parfois ingrate : Édouard Balladur et Alain Juppé en font, eux aussi, l’amère expérience. « Il est difficile de revenir en arrière et de se contenter d’un périmètre plus restreint », admet-on dans l’entourage du vice-président du conseil national de l’UMP, au sein duquel ce dernier est en réalité marginalisé.

Aujourd’hui, l’ancien premier ministre, qui ne doit plus rien à Nicolas Sarkozy, veut faire entendre sa voix et sa sensibilité d’ex-giscardien au sein de la majorité. Chaque mercredi, une trentaine de sénateurs UMP, tendance girondine, se réunissent autour de lui. 

Depuis 2007, il est monté au créneau contre l’instauration des tests ADN pour les candidats au regroupement familial et contre l’extension du travail du dimanche, au nom de certaines valeurs. « Il veut porter une sensibilité humaniste, sociale et européenne », indique-t-on dans son entourage. [...]

Message envoyé par le CAD à la rédaction de Le Croix :
A l'attention de Solenn de ROYER et Florence PAGNEUX, au sujet de l'article : http://www.la-croix.com/Jean-Pierre-Raffarin-fait-entendre-sa-sensibilite/article/2400102/55350

Mesdames,
Dans l'article ci dessus, vous avez écrit, parlant de Jean Pierre Raffarin : "Depuis 2007, il est monté au créneau contre l’instauration des tests ADN pour les candidats au regroupement familial et contre l’extension du travail du dimanche, au nom de certaines valeurs." Nous avons été indignés par cette tentative de récupération de l'ancien Premier ministre. En effet, Jean Pierre Raffarin a fait part publiquement de son soutien au texte Mallié, opinion qui a été reprise dans la dépèche AFP que vous trouverez sur ce lien : http://www.acteurspublics.com/breve/06-07-09/raffarin-le-nouveau-texte-sur-le-travail-dominical-est-raisonnable
Ensuite, M Raffarin, comme sénateur de la Vienne, a voté le texte Mallié, sans exprimer quelconque restriction que ce soit.
Dans le même domaine, il faut aussi se souvenir que sans son obstination incompréhensible, le vote de la loi sur le lundi de Pentecôte n'aurait jamais eu lieu.
Que ce soit le lundi de Pentecôte ou le Dimanche, il s'agit de choix de société.
M. Raffarin fait partie des élus qui ont apporté leur contribution au détricotage de la loi de 1906. Nous ne saurions lui contester le droit qu'il avait à le faire. En revanche, nous n'acceptons pas qu'il n'assume pas les conséquences de ses choix politiques. Nous espérons que vous publierez un rectificatif en ce sens.
Cordialement, Etienne NEUVILLE Secrétaire général du Collectif des Amis du Dimanche www.travail-dimanche.com


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Fillon persiste et signe sur le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-11-2009

François Fillon explique dans cet intéressant interview donné au Monde qu'il ne voit aucun lien entre le passage en force de la loi sur le travail du dimanche (et accessoirement les affaires Mitterrand et Sarkozy junior) et la baisse importante de popularité du Président. On l'a connu plus clairvoyant !

fillon et sarkozy[... ] Comment expliquer à mi-quinquennat que le président de la République soit si bas dans les sondages ?

Il faut regarder cela sur la durée. Hier le président américain perd deux élections partielles, nous, nous les avons gagnées. Le président de la République a engagé un train de réformes sans précédent, le plus important depuis 1958. Il n'est pas anormal qu'il y ait des interrogations, des critiques. C'est une telle rupture! In fine, les critiques disparaissent, lorsque les réformes sont mises en œuvre. Regardez l'université, les régimes spéciaux, le revenu de solidarité active (RSA) et même le travail du dimanche : qui oserait aujourd'hui revenir en arrière? Le bilan se fera à la fin du quinquennat, mais nous avons fait la démonstration que nous avons pu dégripper les moteurs du changement sans remettre en cause le modèle social et culturel français. [...]


Entretien complet sur le lien lire la suite.

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Roselyne Bachelot : elle avoue que le volontariat en entreprise n'existe pas Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-11-2009

Roselyne Bachelot n'est certainement pas la plus distinguée, ni la plus fine, des ministres du Gouvernement, même si son côté funky peut la rendre sympathique aux djeunz citoyens. On se souvient encore du jour où elle est allé à l'Elysée en sabot roses.

Mais il y a une chose sur laquelle le Ministre et le CAD sont d'accord : en entreprise, le volontariat n'existe pas.

Roselyne Bachelot5/11/09 - Politis

Bel aveu de Roselyne Bachelot, vendredi dernier à l’Assemblée nationale.

Pour repousser un amendement du député UMP Dominique Tian, qui invoquait le volontariat pour faire travailler à distance les salariés pendant un arrêt-maladie, la ministre de la Santé a lancé : « Chacun sait très bien que dans une entreprise le volontariat est une notion très difficile à apprécier et que, dans le contexte d’un marché du travail extrêmement tendu, il existe toutes sortes de moyens pour faire pression sur le salarié. » 

C’est pourtant ce même volontariat qu’a invoqué le gouvernement pour faire passer la généralisation du travail du dimanche, ou le recours aux heures supplémentaires à la discrétion du seul patronat, note ironiquement le député communiste Roland Muzeau, qui y voit une preuve supplémentaire du double langage de la droite.

 
Les beaux dimanches Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-11-2009

Merci à la Voix du Nord de nous citer dans ses articles, d'autant que la mention des sources n'est pas encore obligatoire (;=) les journalistes comprendront !)

mardi 03.11.2009, 05:01 - La Voix du Nord

C'est drôle, l'histoire. Dans Histoire du dimanche de 1700 à nos jours (1997), Robert Beck se penche sur le repos dominical à travers la loi de 1906, qui serait la première victoire sociale des employés du commerce, nés dans les années 1890 avec les grands magasins. Il y explique que la journée de 8 heures, acquise en 1919, permettant aux ouvriers de faire leurs courses en semaine, consolide ce repos. Le collectif des Amis du dimanche rappelle que les philosophes du XVIIIe siècle préconisaient le travail du dimanche pour l'enrichissement de tous et que l'argument familial de 1906 est repris, détourné, par ceux qui veulent sa libéralisation... tC. Q.• AUJOURD'HUI

 
La Loi à nouveau bafouée. Pas de réaction de l'Etat. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-10-2009

Nous relevions dans nos articles d'hier la phrase de Nicolas Sarkozy :

« L’Etat n’a pas à s’excuser, l’Etat n’a pas à se culpabiliser parce qu’il fait respecter la loi, y compris les arrêtés de reconduite à la frontière. »
Nicolas Sarkozy, 23 octobre 2009.

Or voici la dernière des commerçants du centre commercial Art de Vivre. Il s'agit d'une campagne de pub démarrée depuis au moins une bonne semaine alors même qu'ils ne disposent toujours d'aucune dérogation préfectorale... Ils sont toujours dans l'illégalité et cherchent visiblement à le faire savoir. Jusqu'au bout le cynisme et l'impunité.

 
Le travail dominical n’en finit pas de diviser Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
29-10-2009

CLICANOO.COM - La Réunion | 29 octobre 2009

La CCIR a organisé hier une rencontre sur le repos dominical à la Réunion. Si l’événement visait à lever les confusions sur cet épineux sujet, il a surtout révélé les divergences qui agitent l’île.

Le débat sur le travail dominical est loin d’être enterré. À la Réunion en tout cas, la question continue de diviser. Le gouvernement a pourtant essayé de clarifier la situation en adoptant, le 10 août 2009, une loi sur le repos dominical, un texte dont le décret d’application a été publié le 21 septembre dernier. À travers ces deux dispositifs, les pouvoirs publics ont notamment réaffirmé le principe du repos dominical et adapté les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations. Pour de nombreux professionnels, la mise en pratique de ces textes sur l’île demeure néanmoins un mystère. C’est pour tenter de lever les principales confusions que la Chambre de commerce et d’industrie de la Réunion a organisé hier une rencontre-débat sur le thème : “Le repos dominical : quels impacts économiques et sociétaux pour La Réunion ?”. Pour répondre à cette question, l’institution consulaire a invité Maître Alain Monod, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. Pendant toute la matinée, il a essayé d’éclairer du mieux possible un public composé de représentants des communes, de chambres consulaires, d’organisations professionnelles ainsi que des porte-parole d’associations de commerçants.

Les arrêtés préfectoraux de 1966 au cœur du débat

Mais à la fin de l’exposé la question du travail était loin d’être tranchée. Du côté du Medef on rappelle, par exemple, que la question ne date pas d’hier : “La question du repos dominical a été au centre de nombreux échanges il y a déjà plusieurs années. À l’époque, les échanges étaient du domaine des partenaires sociaux”, rappelle Catherine d’Hanens, la déléguée générale du Medef Réunion. D’où son scepticisme à l’issue de la rencontre d’hier. Car si les nouveaux textes de loi représentent une avancée significative, le problème est “encore loin d’être réglé” estime-t-elle. Plusieurs freins rendent utopique un consensus autour de cette problématique. “Le travail dominical fait déjà l’objet de débats en interne. La question divise, les avis sont parfois divergents”, reconnaît Catherine d’Hanens. Mais le véritable pivot du problème concerne les arrêtés préfectoraux du 19 octobre 1966. À l’époque de leur adoption, ces dérogations ont clarifié, dans une certaine mesure, diverses lacunes ou flous juridiques du code du travail. Mais quarante-trois ans plus tard, ces textes sont obsolètes, la majorité des partenaires présents à la rencontre d’hier le reconnaissent volontiers. “Les arrêtés préfectoraux de 1966 ont une application plus que douteuse sur l’île. Avec la loi du 10 août, on peut même s’interroger sur leur légalité”, soutient Éric Magamootoo. Le président de la CCIR reste donc convaincu que le débat a été constructif : “Il était plus qu’urgent de mettre les partenaires autour de la table. Nous sommes désormais d’accord pour dire que les arrêtés préfectoraux de 1966 doivent être révisés”, se félicite le président de la CCIR, qui reconnaît qu’une telle mesure ne réglera pas tout. “Il y a encore des réticences et des tensions sur ce sujet tabou. La prochaine étape sera donc de remettre tout le monde autour de la table afin de lever ces verrous”, affirme Éric Magamootoo. La réunion d’hier est donc loin d’avoir réglée définitivement la question. Mais pouvait-on raisonnablement penser qu’une réunion de quelques heures pouvait résoudre d’un coup de baguette magique un débat juridique et économique vieux d’un demi-siècle ?

 
Rébellion à Auchan Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
26-10-2009

Chez Auchan, derrière les paillettes et les slogans commerciaux, un univers impotoyable. C'est ainsi que la chaine entend contraindre les magasins franchisés d'Auchan la Couronne à ouvrir pendant le we de la Toussaint. En face, un couple de bijoutiers a décidé de ne pas se laisser impressionner par Goliath... 

Sud Ouest, 26 octobre 2009

OUVERTURE LE DIMANCHE DE LA TOUSSAINT. Les bijoutiers Frédéric et Isabelle Jouot refusent d'ouvrir leur magasin dimanche

L'affaire risque de faire du bruit et de relancer le débat sur le travail dominical. Dimanche prochain, week-end de la Toussaint, le centre commercial Auchan La Couronne a décidé d'ouvrir ses portes et a demandé avec insistance à tous les commerçants présents dans la galerie de suivre le mouvement. « Ce sera sans nous », confient les bijoutiers Frédéric et Isabelle Jouot qui ont ouvert un magasin avec la marque Swarovski comme support en 2008.

En prenant cette décision, ils savent qu'ils risquent des sanctions. « On nous a dit qu'il fallait qu'on ouvre parce que c'était inscrit dans notre bail. Mais s'il était aussi inscrit qu'il fallait se jeter à l'eau du pont de Saint-Cybard, je ne le ferais pas non plus », ironise Frédéric Jouot qui sur cette question entend bien ne pas déroger à ses principes. Lui et son épouse sont formellement contre l'ouverture dominicale à cette période de l'année.

« J'ai un petit garçon et mes trois salariées ont aussi des enfants. Le repos du dimanche, c'est aussi fait pour pouvoir en profiter. Je ne veux pas sacrifier ça. Il y a tout de même certaines valeurs à conserver. Celle du travail d'accord, mais il ne faut pas oublier la famille », insiste le bijoutier qui fait en même temps remarquer qu'ouvrir le dimanche de la Toussaint ne rime à rien.

« On sait par avance que nous n'aurons pas grand monde. En revanche, nous serons ouverts pendant les fêtes de Noël. Ça me paraît plus logique. Si on commence à ouvrir à d'autres moments, c'est la porte ouverte à tout et n'importe quoi », ajoute t-il. Les rapports avec la direction d'Auchan risquent donc de se tendre un peu.

Les commerçants ont le soutien de leurs salariées. Alexandra, 34 ans et deux enfants, trouve que de toute façon ouvrir ce dimanche-là est un manque de respect pour les défunts et leurs parents. « Moi aussi j'ai de la famille qui repose en paix et je veux en profiter pour aller fleurir leurs tombes », confie-t-elle en remerciant Isabelle et Frédéric Jouot.

Une invitation à la balade

L'initiative d'Auchan alimente en tout cas les discussions chez les commerçants et les vendeurs de la galerie. « Beaucoup sont contre, mais ils sont franchisés et sont obligés de répondre présent », assure Alexandra. En s'opposant ainsi, Frédéric Jouot sait qu'il ne va pas se faire que des amis. L'intéressé s'en moque.

Quant aux éventuels clients qui seraient mécontents de voir sa bijouterie fermée dimanche prochain, il affirme que « ce seraient les premiers à râler si on les faisait travailler ce jour-là ».

De toute façon, il ne comprend pas qu'on puisse passer une bonne partie de cette journée dominicale dans un centre commercial. « J'invite plutôt les gens à aller se promener en famille dans la forêt. » Rappelons qu'il est désormais prévu par la loi d'ouvrir le dimanche dans les zones touristiques et thermales et dans les unités urbaines de plus d'un million d'habitants. Dans les autres zones, le travail du dimanche se fait sur la base du volontariat et des contreparties sont prévues.

« On ne veut pas que nos employées aient des vies de chien et nous non plus. On se battra pour que ça n'arrive pas », prévient Isabelle Jouot. Le dimanche de la Toussaint à Auchan, ce sera donc sans eux.

 
Des élus expriment leur solidarité aux salariés Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
26-10-2009

Sud Ouest, 26/10/09

Manifestation, hier, contre l'extension du travail dominical dans la grande distribution. Avec le soutien des élus et, en première ligne, la députée Martine Faure

Et de trois ! Pour la troisième fois, depuis l'ouverture du Super U de Podensac, le 11 octobre dernier, les salariés des magasins Intermarché de Béguey- Cadillac et de Langoiran ont décidé de reconduire un mouvement sur la voie publique, le dimanche matin, à l'entrée du magasin. Une distribution de tracts tendue aux automobilistes invite ces derniers à ne pas faire de courses le dimanche. « N'encouragez pas le travail du dimanche. Faites vos courses un autre jour ! Aimeriez-vous travailler le dimanche ? » Le message ne laisse personne indifférent, entre les conducteurs pressés qui appuient sur l'accélérateur pour fuir le mouvement et ceux qui acceptent de baisser la vitre et discuter.

3 000 signatures contre la loi

Aujourd'hui, les manifestants indiquent compter près de 3 000 signatures au bas d'une pétition contre le travail du dimanche. Et, plusieurs élus ont décidé à leur tour d'apporter leur soutien au rassemblement des salariés, pour défendre le repos dominical. En première ligne, Martine Faure a fait le déplacement dimanche matin, à Podensac.

La députée socialiste de la 9e circonscription a eu l'occasion de rappeler qu'elle avait voté contre la loi autorisant l'ouverture des commerces le dimanche.

Un projet repoussé deux fois à l'Assemblée et qui a fini par passer au creux de l'été : « Même si l'ouverture de ce magasin reste légale, c'est avant tout le problème d'une généralisation de l'ouverture du dimanche qui est posé. Or, nous ne voulons pas de cette société-là. le pire dans cette affaire serait de voir salariés et consommateurs se monter les uns contre les autres. »

La députée n'est pas insensible à l'argument suivant, constatant que ce sont les commerces ruraux de proximité qui seront les premiers touchés par ces ouvertures dominicales. Liliane Ballot, présidente de l'Association des commerçants et artisans de Cadillac-Béguey, se veut leur porte-parole : « J'aimerais que sur cette question par exemple, la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux exprime un avis motivé. »

Et maintenant, un blog

Sur place, dimanche matin, on a remarqué la présence de plusieurs élus parmi lesquels Hervé Gillé, conseiller général PS de Podensac, Jean-Marie Darmian, maire et conseiller général PS de Créon, les maires de Landiras, Lestiac, Loupiac et Tabanac ainsi que plusieurs adjoints et conseillers de Langoiran, des Communautés de communes des coteaux de Garonne, du Vallon d'Artolie et même de Montesquieu.

Les manifestants ont appelé à reconduire le mouvement dimanche prochain 1er novembre, toujours au même endroit, entre 9 h 30 et 12 h 30. Ils ont également mis en ligne un blog : http ://pasdecourse ledimanche.unblog.fr

 
Pas de courses le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
26-10-2009

Pas de courses le dimanche : tel est le nom du tout nouveau blog lancé par les salariés manifestant à Podensac depuis le 11 octobre 2009 contre les ouvertures dominicales des supermarchés.

"Ces salariés s'opposent à la généralisation du travail du dimanche dans la grande distribution alimentaire. Le dimanche doit rester un jour de repos où tout un chacun a ses occupations, ses amis, sa famille, une vie associative, culturelle. En effet le dimanche est jour de repos hebdomadaire depuis le 13 juillet 1906 !

N’encouragez pas le travail du dimanche, faites vos courses un autre jour !"

 
Belle Épine ouvre les vannes du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-10-2009

L'Huma, 20/10/09

L’assemblée générale de ce centre commercial du Val-de-Marne a voté l’ouverture dominicale alors qu’il ne remplit pas les conditions légales.

Le centre commercial Belle Épine de Thiais, dans le Val-de-Marne, a engagé les démarches nécessaires pour permettre l’ouverture dominicale de ses magasins. Vendredi, l’assemblée générale du groupement d’intérêt économique (GIE) qui gère le centre s’est prononcée en faveur de l’ouverture le dimanche à partir du 10 janvier pour une période probatoire de six mois. Pourtant, Belle Épine ne remplit pas les conditions exigées par la loi du 10 août 2009 qui a étendu le travail dominical. Pour qu’une zone puisse bénéficier d’un classement en Puce, ou « périmètre d’usage de consommation exceptionnel », « un usage d’ouverture et de consommation dominicale doit préexister et être constaté », précise la circulaire d’application de la loi. Or, les commerces de Belle Épine n’ouvraient jusqu’ici que cinq dimanches par an, à l’exception des restaurants, du bowling et du cinéma.

Pour arriver à ses fins, le centre commercial devra d’abord obtenir le feu vert de la mairie de Thiais. Cela ne devrait pas poser trop de difficultés, le député-maire UMP Richard Dell’Agnola étant également un signataire de la proposition de loi votée le 10 août. Le conseil municipal a d’ailleurs approuvé fin septembre la création d’un Puce pour un autre centre, Thiais Village, inauguré en 2007 et ouvert depuis illégalement tous les dimanches.

Ce sera ensuite à la préfecture d’examiner le dossier et d’accorder, ou non, une autorisation à chacun des commerces concernés. Pour la CFTC, cette ouverture interviendrait « en infraction avec les dispositions légales ». « (…) Nous nous verrions contraints de saisir les autorités judiciaires afin de poursuivre l’ensemble des commerces qui se mettraient ainsi en infraction », a prévenu jeudi Éric Scherrer, le secrétaire général de la CFTC du commerce, dans un courrier au président du GIE. « De surcroît, l’ensemble des démarches obligatoires de consultation prévues à l’article L 3132-25-2 permettant de délivrer une autorisation individuelle d’une durée maximale de cinq ans n’ayant pas été entamées, ceci rendrait caduque toute autorisation préfectorale en la matière », a-t-il précisé. Les pouvoirs publics autoriseront-ils une ouverture qui contredit une loi vieille d’à peine deux mois ? Pour Éric Scherrer, la période d’essai prévue pourrait permettre ensuite au centre commercial « d’invoquer ces six mois comme activité commerciale préexistante et constatée ». La direction du centre commercial n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Lucy Bateman

 
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Le travail du dimanche en question :
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