|
Les cathos marnais se bougent sur le dimanche |
|
|
|
|
30-11-2009 |
Association Marnaise Christianisme et Société 26/11/09
L'association a écrit fin septembre aux maires de Reims, Châlons-en-Champagne, Dormans, Epernay et Sezanne afin de les inviter à ne pas faire de demande visant à permettre le travail du dimanche.
La lettre appelait les maires de l'opposition à rester sur la position qui avait été la leur lors du débat parlementaire, et les maires de la majorité à revenir sur le sens général du vote en ne faisant pas la demande de libéralisation du travail le dimanche au préfet de région.
En pratique, au regard de la loi ( art. L. 3132-25 du code du travail ) et de l'absence de Périmètre d'Usage de Consommation Exceptionnelle (PUCE) qui concerne les zones urbaines de plus d'un million d'habitants, seuls les établissement situés dans des communes d'intérêt touristique ou thermales et d'affluence exceptionnelles pouvaient faire l'objet d'une telle mesure.
Seul le maire de Chalons-en-Champagne a répondu à cette première lettre en indiquant qu'il avait été opposé à cette modification législative lors de la discussion et qu'il ne comptait pas proposer sa commune pour une mesure qui "en outre n'aurait aucun intérêt économique". Nous remercions M. Bruno BOURG-BROC, député-maire de Châlons-en-Champagne pour cette réponse qu'il a directement signée, et aussi pour une réponse antérieure sur un autre dossier. Il est appréciable que les catholiques puissent encore être compter sur leurs élus sur certains dossiers.
|
|
Lire la suite...
|
|
|
Leonetti contre l'ouverture dominicale des commerces |
|
|
|
|
28-11-2009 |
|
On ne peut dénier à Jean Leonetti une certaine qualité de réflexion : il reste notamment l'auteur de rapports et de propositions traitant de sujets ardus, touchant aux interrogations essentielles de l'homme, et a proposé des pistes argumentées et intéressantes.
Pour autant, le comportement souligné par le journaliste de Nice Matin "ce n'est pas parce que l'on vote une loi qu'on la soutient" a de quoi révolter tout électeur citoyen : le devoir du député est de représenter tous les citoyens de sa circonscription, y compris ceux qui n'ont pas voté pour lui, et non de se plier aux diktats du pouvoir, tel le godillot de base.
Nous soutenons cependant Jean Leonetti, qui demande le classement de la ville en commune touristique au sens du code du Tourisme et non au sens du Code du Travail. Une piste à explorer pour la Ville de Paris, dont le Maire est malmené par la pression du bon chrétien Darcos ?! |
Nice Matin, 28/11/09
Conseil municipal . Pour le député-maire, le classement de la ville en commune touristique ne devra pas bouleverser son équilibre et ses habitudes économiques. Ce n'est pas parce que l'on vote une loi qu'on la soutient. Jean Leonetti l'a démontré, le 20 novembre, au cours du conseil municipal. Le maire d'Antibes refuse d'adopter ce que le groupe du député UMP de la 7e circonscription a voté. Il l'a affirmé à propos de la demande de classement d'Antibes en commune touristique : il s'oppose à « l'ouverture des magasins le dimanche (1) grâce à un nouveau label. Ce n'est pas l'intérêt d'Antibes, c'est dit, c'est clair ! » Jean Leonetti anticipait la question du groupe PS-Verts sur une délibération proposant de donner à la ville le label de commune touristique.
Et de procéder à une explication de texte : « Une commune touristique a un label et se doit de proposer certaines prestations : cela s'appelle le Code du tourisme. D'un autre côté, il y a le Code du travail : une commune d'intérêt touristique peut donner la possibilité d'ouverture les dimanches ».
1, 5 emploi créé à l'office de tourisme
Et ce n'est donc à cela que postule aujourd'hui la ville. « Je prends acte de votre réponse, se félicitait Michèle Muratore (PS). Je suis satisfaite que ce ne soit pas le cas ».
Cécile Dumas (La Gauche et l'écologie) est aussi revenue sur la délibération pour une précision. « Vous aviez affirmé qu'un classement en quatre étoiles allait permettre la création de 1, 5 emploi à l'office de tourisme. Les emplois ont-ils été créés ? Cette nouvelle demande de classement va-t-elle donner de nouvelles dotations financières ou est-ce simplement une question d'image ? ».
Audouin Rambaud, adjoint au tourisme a confirmé la création de 1,5 emploi « car l'ouverture de l'office se fait désormais sept jours sur sept ».
Le maire s'est chargé de la seconde partie de la question. « En fait, nous sommes déjà en commune touristique, là on le redevient, rien ne change. Les dotations seront les mêmes ».
Dans son exposé, l'adjoint au tourisme a rappelé « le classement en 2008 en quatre étoiles de l'office de tourisme. Qui s'engage ainsi à respecter certains critères dont l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite. L'office est aussi détenteur de la marque « Qualité tourisme » et a obtenu trois labels Tourisme et handicap ».
Il doit se prévaloir d'une politique locale du tourisme, d'une certaine capacité d'hébergement, d'une offre touristique structurée pour en faire une destination d'excellence. Ce qui n'est pas antinomique d'une fermeture dominicale.
1. La loi du 8 août 2009, réaffirmant le principe du repos dominical ("réaffirmation" purement politmarketing NDLR), visait à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires. |
|
|
3M rétablit le travail du dimanche: Le SMS de 18h10 |
|
|
|
|
25-11-2009 |
CE CFE-CGC 3 M, 20/11/09
C'est maintenant par SMS que les commerciaux de certaines divisions sont fermement invités à compléter des formulaires du système ONLINE COMPLIANCE COURSE .
Mais pas n"importe quel SMS . Un SMS qu'on envoie le dimanche soir vers 18h00 et exigeant que le QCM soit rempli avant minuit ! Bref 3M rétablit le travail du dimanche . Quand il n'y a plus que l'injonction pour obtenir que les choses soient faites, quelles sont les étapes suivantes : la menace, la contrainte par corps ? On croit rêver.
Il convient de s'interroger sur cette nouvelle forme de management des forces de vente, est-ce vraiment la bonne façon de motiver des collaborateurs, de suciter l'adhésion sur un projet, de les amener à se dépasser que d'envoyer de tels SMS cominatoires et à de tels horaires ? A quoi/qui cela sert il ?
Cela sert peut être à avoir de bonnes statistiques sur les questionnaires pour la corporation à Saint Paul ... mais la gestion des hommes surtout dans cette période difficile doit étre autre chose . Il faut donner l'exemple ou repartir à l'école prendre des cours de ...comportement . |
|
|
Le Dr Carabistouille efface ses traces |
|
|
|
|
22-11-2009 |
|
Le député Richard Mallié, alias Docteur Carabistouille (évocation à la fois de son métier de dentiste, et des nombreuses carabistouilles qu'il a racontées sur le travail du dimanche, comme par exemple sa participation au sondage bidonné du JDD), avait fabriqué, entre autres, une copie pirate du site travail-dimanche.com, qu'il avait intitulée travaildimanche.com. Un peu comme si nous nous mettions à fabriquer des automobiles BWM ou à éditer un quotidien qui s'appellerait le Firago.
Il avait installé sur ce site, devinez quoi ? Une pétition, bien sûr, pour faire pendant à celle présentée par le CAD. Il avait même acheté des liens commerciaux chez Google pour en faire la pub ! Aujourd'hui, il nous annonce triomphalement qu'il aurait atteint les 161.195 signatures, et que conformément à la demande de la CNIL, il a bien évidemment ... détruit toutes les signatures qu'il aurait collectées ! Le bon docteur Carabistouille nous prendrait-il pour des bacs à douche, autant que les parlementaires, auxquels il a eu le courage, ou le culot, de présenter ses chiffres douteux ?
Nous avions déjà émis de forts doutes à propos de cette pétition : du temps où les noms des signataires pouvaient être consultés, pas un qui ne puisse se retrouver sur Google. Pas un seul commentaire des signataires, alors que le système pirate, inspiré du nôtre, le permettait (à comparer avec les nombreux et riches commentaires de notre pétition). Au début, pas de système d'authentification des signatures par lien de confirmation (comme également la pétition-bidon de l'UMP). La faiblesse du nombre de son groupe Facebook, qui avait atteint quelques centaines de membres, et qui a aussi disparu comme par hasard, reste à comparer avec les opposants : près de 7000 simplement pour notre groupe. Enfin, la personnalité du député, qui a l'habitude de prendre quelques libertés avec la déontologie...
Nous lançons un défi au Dr Carabistouille : transmettons, lui et nous, les listes d'adresses mail à un routeur professionnel assermenté. Ce dernier se chargera d'envoyer un mail avec un lien de confirmation aux deux listes. Et nous verrons bien laquelle aura le meilleur taux de retour.
En l'absence de cette vérification, nous pensons que la pétition Carabistouille n'est... qu'une grosse carabistouille de plus.
 |
|
|
Les centres commerciaux boudés |
|
|
|
|
18-11-2009 |
|
| Il paraît que le travail du dimanche allait créer de la croissance, aimable billevesée qui nous a été serinée sur tous les tons par le bon Dr Mallié et ses amis. Il semble que les faits démentent la propagande... |
AFP - Le Figaro 17/11/2009
La fréquentation des centres commerciaux a de nouveau baissé en France en octobre de 2,5% par rapport au même mois de 2008, a indiqué aujourd'hui le Conseil national des centres commerciaux (CNCC).
En revanche, en terme de chiffre d'affaires, la tendance semble être inverse, avec une augmentation des dépenses des consommateurs, selon des premières tendances encore non chiffrées recueillies par le CNCC. Ces chiffres devraient être connus dans les prochains jours, précise-t-on au Conseil.
Cette baisse intervient alors qu'octobre 2009 comptait un samedi de plus et autant de jours ouvrables qu'octobre 2008. |
|
|
Ouverture dominicale : « Risques de dérives » pour le 27 décembre |
|
|
|
|
16-11-2009 |
|
L'Alsace.fr, vendredi 13/11/09, Aurélie Feix.
À quelques semaines des fêtes de fin d’année, la CFTC Alsace s’inquiète de l’ouverture des commerces les dimanches avant et après Noël.
À l’approche de Noël, la question de l’ouverture dominicale des magasins engendre des craintes du côté de la CFTC Alsace (Confédération française des travailleurs chrétiens). « Le droit local précise qu’il y a une autorisation possible de quatre dimanches avant Noël, rappelle Alain Kauffmann, secrétaire général départemental (68). Jusqu’en 2006, il y avait des négociations pour deux ouvertures exceptionnelles avant Noël. En 2006, le 24 décembre tombait sur un dimanche.
L’année suivante, on parlait d’ouverture de deux dimanches avant Noël, mais il y en a eu trois ». Un nombre d’ouvertures voulu notamment « par toutes les grandes chaînes de supermarchés », poursuit Alain Kauffmann, avant de rappeler qu’en 2008, « le maire de Colmar a donné l’autorisation pour trois dimanches à Colmar-Houssen ».
« On arrive à d’autres dérives », relève Évelyne Isinger, secrétaire générale départementale (67), telles que les demandes d’ouverture de commerces le dimanche 27 décembre et le premier dimanche des soldes. « Si des dérogations ont été données pour le 27 décembre, on prendra les mesures, note Alain Kauffmann. Ce que nous demandons, c’est qu’on respecte la loi et qu’on l’applique. »
Pour cette année, la CFTC souhaite une ouverture des commerces « deux dimanches avant Noël, avec des prérogatives pour les horaires et des compensations pour les salariés, et que cela se fasse dans des conditions normales. »
« Cacophonie »
Évoquant la loi sur le travail dominical, la CFTC Alsace dénonce une « cacophonie » et l’absence de « visibilité du droit local en Alsace et en Moselle. Quand on voit qu’un certain nombre de maires prennent des initiatives en ouvrant les magasins [le dimanche] sans aucune concertation avec les organisations syndicales, on ne peut pas accepter cela », affirme Patrice Diochet, président de l’union régionale CFTC Alsace. Car pour le syndicat, « les salariés ont droit à des temps de vie professionnelle, personnelle, associativeH Dans ce cadre-là, on ne peut pas voir que le business ». |
|
|
Des salariés sous tension en magasin |
|
|
|
|
14-11-2009 |
|
Sud Ouest, Haude Giret, 13/11/09
Quotidiens, les exemples de stress dans le secteur commercial du Grand Angoulême ? À entendre la CGT, « depuis un an, c'est même plusieurs fois par jour que des gens nous téléphonent. » Sur les 80 adhérents syndiqués depuis janvier que la section des salariés du commerce existe, Daniel Bouyer, son secrétaire général, ne cache pas que la majorité a pris sa carte à la suite de difficultés.
Prêts à craquer
Délégués du personnel et salariés partagent un même constat : « Tout le monde est sous tension ». Ils décrivent des hommes de 50 ans qui se mettent brusquement à pleurer, des employés qui s'entendent asséner que s'ils ne sont pas contents, « il y a des gens à la porte qui n'attendent que de prendre notre place ».
Cette phrase-là, tous autour de la table l'ont entendue. À commencer par Brice et Élodie (1). Ils travaillaient dans une moyenne surface de l'agglomération. Elle au rayon charcuterie, lui à la boucherie. Elle a été licenciée, lui mis à pied trois jours. Il se trouve actuellement en arrêt maladie.
On leur reproche d'avoir tenté de sortir des produits périmés du magasin. L'usage est fréquent. Élodie pensait avoir la permission de sa supérieure. Elle conclut « de toute façon, le directeur ne m'aimait pas. J'avais sans arrêt droit à des réflexions depuis que je m'étais coupé le doigt la deuxième fois ». Les déléguées du personnel hochent la tête, « deux accidents du travail, ça ne pardonne pas ».
Entre l'incident et l'annonce de la sanction, les deux salariées décrivent des pressions répétées. Quant à Brice, depuis que certains ont repéré sur internet une photo évoquant sa vie privée, il voit se multiplier les propos homophobes.
Les deux salariés évoquent encore des vacances interrompues, 42 heures par semaine payées 35, l'obligation de ne pas s'approcher les uns des autres à moins de deux mètres à cause de la grippe A. « On nous disait : pensez au chiffre, si vous êtes malades ! »
Le problème du dimanche
Les deux salariés ont porté plainte contre le directeur du magasin. D'autres incidents sont mis en avant au même endroit : injures racistes pour l'un, bifteck à la figure d'un autre, une salariée prévenue un vendredi soir qu'elle doit travailler le week-end...
Le travail du dimanche, justement. « Des jours fériés, sur les 11, il nous en reste trois : le 1er mai, le 25 décembre, le 1er janvier », lance une déléguée du personnel, désabusée. Une autre fait ses comptes : « Hier (le 11 novembre), je suis venue travailler trois heures pour 13,50 ? de plus. Les gens croient qu'on est mieux payés, qu'on est volontaires. » Daniel Bouyer se demande comment n'être pas volontaire quand on travaille si peu d'heures. « On le comprend, qu'une personne à temps partiel dise oui. C'est dans le commerce qu'il y en a le plus. » C'est aussi dans le commerce qu'il y a le plus faible taux de syndicalisation. Même pas 3 %.
La CGT estime qu'il y a de quoi s'alarmer. Première étape, « on commence à collecter les témoignages ». Le 23 novembre, le syndicat donne rendez-vous au Nil à 20 h 30 à tous les salariés qui veulent s'épancher ou partager.
(1) Leurs prénoms ont été changés à leur demande pour préserver leur anonymat. |
|
|
Travail dominical : une première brèche |
|
|
|
|
14-11-2009 |
|
Le Parisien, Gaëtane BOSSAERT 13/11/09
Eviter que le travail dominical dans les magasins ne fasse tache d'huile dans d'autres secteurs d'activités, notamment les banques et les organismes de crédit. C'était l'objectif de la CFTC des Hauts-de-Seine, qui vient de remporter une première victoire : le tribunal administratif de Versailles (78) a annulé un arrêté du Préfet des Hauts-de-Seine qui avait autorisé une société de crédit installée à Rueil-Malmaison à déroger au travail dominical, pendant tout le mois de décembre 2007, au motif qu'elle éditait des cartes de paiement pour des enseignes ouvrant le dimanche. En l'occurence, il s'agit de l'entreprise Franfinance - du groupe Société Générale - qui édite et gère la carte Hélium, notamment pour les comptes des magasins Leclerc.
La décision des juges administratifs est "importante" aux yeux du syndicat : "il fallait bloquer le processus qui veut que, par capillarité, toute la société va se mettre à travailler le dimanche, témoigne Joseph Thouvenel, Secrétaire Général Adjoint CFTC. Et puis, il s'agissait aussi de mieux surveiller la distribution du crédit revolving".
Dans sa décision, en date du 6 novembre, le tribunal administratif estime que l'arrêté préfectoral commet "une erreur de droit" en autorisant le travail dominical chez les salariés de la société Franfinance "en se fondant sur le préjudice, à le supposer établi, du public des enseignes Leclerc" qui n'aurait pas la carte Hélium, mais "n'est affecté que de manière indirecte pour l'usage d'un mode particulier et non exhaustif de financement de ses achats".
"Le tribunal administratif considère qu'il n'y a pas de gêne commerciale, car il y a d'autres moyens de paiement que cette carte pour régler ses achats" décrypte Joseph Thouvenel. Qui compte bien utiliser ce jugement pour s'intéresser de près aux pratiques des autres organismes de crédit travaillant en partenariat avec les grands magasins parisiens à l'approche des fêtes de Noël. |
|
|
Carrefour Market d'Evron : la fin du conflit |
|
|
|
|
14-11-2009 |
|
Ouest France, vendredi 13 novembre 2009
Ce vendredi matin, le directeur du Carrefour Market d'Evron, Eric Joulaud, a accepté un certain nombre de propositions que lui avait faites l'union départementale CGT . C'est donc la fin du conflit qui opposait la direction et les salariés sur le travail dominical. Huit dimanches consécutifs, l’organisation syndicale et des salariés du magasin ont manifesté devant l’établissement. Plus d'infos demain dans Ouest-France. |
|
|
Toutes les grandes surfaces de Macon étaient ouvertes le 11 novembre |
|
|
|
|
13-11-2009 |
|
| Apparemment, les grandes surfaces ne respectent rien, et l'usage de consommation exceptionnel existe autant à Reims qu'à Macon. Alors, demain, la France sera-t-elle tranformée en PUCE géante ? |
Le Journal de Saône et Loire, Anthony Defois, 12/11/09
Pour Auchan Mâcon, le prévisionnel d'activité sur l'année imposait une ouverture le jour de l'armistice. Et l'opération commerciale reste le meilleur moyen d'attirer les clients un jour férié.
Les jours fériés sont rarement chômés dans les grandes surfaces. Carrefour Crêches-sur-Saône ouvrait toute la journée, tout comme Leclerc et Auchan à Mâcon. Nous nous sommes rendus sur le parking de cette dernière enseigne pour connaître les motivations des consommateurs à venir au supermarché un 11 novembre.
« Je devais faire mes courses aujourd'hui ou demain, explique Jocelyne. J'avais le temps ce matin donc... » Il est 10 heures et le parking est déjà couvert de voitures. « On ne travaille pas aujourd'hui, c'est l'occasion ! » indique Carlos en déchargeant son chariot. « On vient de passer quelques jours à Paris, il faut bien remplir le frigo » lance Daniel. Des achats de première nécessité pour certains, l'entame des cadeaux de Noël pour d'autres, l'ouverture du 11 novembre dépanne mais donne aussi l'occasion de sortir : « On avait deux ou trois petites choses à acheter, et puis ça nous promène » avouent Angélique et son compagnon.
Distraire les gens n'est cependant pas l'objectif prioritaire de Jean-Luc Farina lorsqu'il décide d'achalander son magasin un jour férié : « Il y a une nécessité concurrentielle face aux autres supermarchés du Mâconnais, précise le directeur d'Auchan Mâcon. Ensuite, il faut étaler la fréquentation avant Noël pour fluidifier. La dernière raison est économique. Je regarde le nombre de jours d'ouverture prévus sur l'année. Concernant le 11 novembre par exemple, nous avons décidé en août que nous travaillerions. Lorsque le nombre de jours d'ouverture est insuffisant sur l'année par rapport à nos prévisions d'activités, il faut compenser. Le 1er novembre tombait un dimanche ; ouvrir le 11 était une obligation pour réduire les incertitudes de ce mois. »
Jean-Luc Farina assure faire appel à du personnel volontaire pour travailler ces jours-là. « Vu la conjoncture, les candidats ne manquent pas. Les salariés sont payés double ou récupèrent cette journée, mais 90 % d'entre eux choisissent la plus-value financière. »
« Je suis déçue »
Le nombre de clients est inférieur les jours fériés, le panier doit donc être plus gros. Le meilleur moyen reste l'opération commerciale. « Les remises de 20 % sont incitatives » s'enthousiasme Laëtitia. Pierrette, elle, est venue spécialement pour faire valoir un bon de réduction de 6 € valable uniquement aujourd'hui. Noëlle, par contre, est déçue : « L'an dernier, il y avait des supers promos au coup par coup, des - 50 % pendant 1/4 d'heure sur tel ou tel produit. »
« C'est vrai avoue le directeur, nous avions été victimes de notre succès. Le chiffre d'affaires était énorme, mais les ventes étaient presque à perte... »
1. Objectif du supermarché : un panier moyen plus important car le nombre de clients est inférieur les jours fériés 2. Certains sont attirés par les promos, d'autres profitent juste de ce jour de congé. Photos A. D. |
|
|