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Le travail du dimanche en question

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Urgent et important (12/01/2012) :
NewsRing organise un débat sur le travail dominical.
Prenons la parole !
 

Dernières nouvelles
Barrage filtrant contre l’ouverture dominicale au Casino du Rheu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-11-2011

Ouest-France, 22/11/11

Une cinquantaine de personnes ont organisé un barrage filtrant à l’entrée du supermarché Casino du Rheu, près de Rennes, ce matin. Comme depuis plusieurs mois déjà, ils dénoncent l’ouverture dominicale de deux supermarchés dans l’agglomération rennaise : celui-ci, ainsi que celui de La Mézière. Ce matin, l’objectif était de faire culpabiliser les clients. Un écriteau disait : « Casino, Intermarché, et vous ». Le « et vous » étant plus largement mis en avant. Cette action n’a d’ailleurs pas été du goût de tous : « Si j’ai besoin, je viens. Un point c’est tout. »


 
le travail dominical, comme un boomerang... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
22-11-2011

Des Pas Perdus 20/11/11

« A titre personnel, j’étais à Moscou ce week-end. A Moscou, tout est ouvert 7j sur7, et quasiment tout 24h sur 24. Certain pays ont su évoluer, mais le communisme en France n’a pas su évoluer ! »

Ces douces paroles pleines de sagesse n'ont pas été prononcées par un militant d'extrême droite ou libertarien mais par une sénatrice UMP lors de l'ouverture du débat sur la proposition de loi visant à garantir « le droit au repos dominical », déposée par la sénatrice communiste Annie David, présidente de la commission des Affaires sociales du Sénat.

Dans ce débat, le ministre du Travail (sic !!!) a naturellement été le porte-parole du patronat, développant des arguments grotesques et très risibles, pas très éloignés d'un chantage à l'emploi :

« Vous voulez tout casser, tout fermer. (..) Les Français savent que leur emploi est peut-être menacé par la crise, mais voir qu'il l'est par une proposition de loi communiste, c'est intolérable ! »

La veille du débat, le jeune député UMP, Pierre Méhaignerie rendait enfin public, avec plus de 15 mois de retard, son rapport-bilan relatif à l'application de la Maillié : un heureux hasard............................................... Un rapport particulièrement complaisant qui minore les atteintes au repos dominical.

D'ailleurs, le député socialiste Christian Eckert signale que :

« le rapport ne se penche pas sur une série d’infractions, par exemple en Corse, où beaucoup de magasins ouvrent le dimanche sans en avoir le droit, et il n’étudie pas les conflits du travail, très nombreux, qui existent autour du travail dominical. »

Malgré tout, les chiffres officiels du rapport Méhaignerie se suffisent à eux-mêmes pour constater la banalisation du travail dominical :

  • 575 communes sont classées comme "communes d'intérêt touristique ou thermales";
  • 41 communes ont une ou plusieurs zones touristiques;
  • 31 Périmètres d’usage de consommation exceptionnel (Puce),
  • 10 demandes de périmètres d’usage de consommation exceptionnel ,
  • 250 000 salariés victimes;
  • 80 % des zones, aucun accord entre le patron et les syndicats...

Depuis plus de deux ans, la lutte acharnée des salariés, comme celle victorieuse des caissières d'Albertville, la vigilance des organisations syndicales et la solidarité citoyenne à chaque abus patronal, et aujourd'hui la proposition de loi au sénat font du repos dominical une question qui est toujours restée dans l'actualité, et qui pourrait devenir très embarrassante pour la droite en 2012...

 
Appel des évêques à Lourdes : il faut sauver le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
18-11-2011

Liberté Politique, 18/11/11

À Dominique Chivot de Radio Notre-Dame, Mgr Podvin n’hésite pas à dire « que le dimanche est véritablement à sauver sur le plan social tout autant que sur le plan religieux ». Rien de « communautaire » dans cela. L’appel des évêques n’est pas une « revendication purement religieuse ». Les évêques tiennent au dimanche « pour les raisons théologiques que l’on devine ». Jour cardinal au visage particulier dans l’ordonnancement de la semaine, le dimanche dont l’importance sociale est grande doit être vu « comme le véritable point d’équilibre d’une société, comme un véritable élément de ressourcement ». Le porte-parole des évêques donne les raisons pour lesquelles, l’Église « ne doit pas jouer cavalier seul dans cette affaire ». Convoquant le discours de clôture du cardinal Vingt-Trois, Mgr Podvin met en avant la qualité d’une vie dominicale qui passe également par l’ouverture « des lieux d’accueil et des lieux de culte et de prière ».Dans une vie moderne bousculée, « éclatée », les évêques cherchent comment le dimanche peut tenir son rôle de « pôle d’équilibre ».

Et aussi son rôle d’« enjeu culturel » : celui du lien avec les municipalités, les collectivités, les municipalités pour lesquelles les églises représentent des « budgets lourds », portant « très sérieusement dans leur ensemble la valorisation d’un patrimoine ». L’appel de Mgr Podvin se fait grave : « Il faut que nous soyons cohérents, que la communauté catholique soit cohérente dans sa façon d’habiter l’espace, de désirer y animer encore des temps liturgiques dignes de ce nom. Il ya beaucoup de maires de communes qui interpellent la communauté en disant : On a pris des décisions budgétaires importantes pour restaurer l’église ! mais qui demandent : quand sera célébrée l’Eucharistie dans cette église ? »

Question nécessaire. Les ADAP, ces assemblées dominicales en « attente » de prêtre, ont vécu ! Voilà réaffirmé le « sens profond du dimanche » comme le disait déjà le cardinal-archevêque de Paris dans l’assemblée des évêques au printemps dernier ;  ce sens profond du dimanche va de pair avec la « convocation, qui est adressée aux chrétiens, celle de participer physiquement effectivement à la messe le dimanche ».

 

 
Les 4 temps : ouvert dimanche. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-11-2011
 
Paris : d’autres supérettes illégalement ouvertes le dimanche ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
17-11-2011

    e-Vous, 16/11/11

    À Paris, l’intersyndicale du commerce Clic P (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD, CGC) défère devant la justice, cela fait la deuxième fois, une trentaine de supérettes qu’elle accuse d’ouvrir illégalement le dimanche.

    Le travail dominical n’est autorisé dans la capitale que le matin pour les commerces de bouche, et dans certaines zones touristiques précisément définies.

    Or selon Clic P, une partie des supérettes demeureraient ouvertes après 13h. D’autres ouvriraient successivement le dimanche matin et le lundi, passant ainsi outre l’obligation d’un jour de repos hebdomadaire. Deux audiences sont prévues les 17 et 22 novembre 2011.

    En février 2011, lors d’une première « fournée », l’intersyndicale avait fait condamner plusieurs supérettes dont Franprix, G20 et Monoprix.

    De façon concomitante, des sénateurs PC présentaient le 16 novembre, avec le soutien du PS, une proposition de loi réformant la loi Maillé de 2009.

    Le texte limite les dérogations aux établissements ayant une vocation touristique et interdit la délivrance d’autorisations administratives pour les commerces dans les périmètres à usage de consommation exceptionnel de Paris, Lyon et Marseille.

    André Balbo

    sources : Clic P, Les Échos

     
    Paris : des supérettes devant la justice Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    16-11-2011

    Les Echos, 15/11/11

    Les détracteurs du travail du dimanche font monter la pression cette semaine. A Paris, l'intersyndicale du commerce Clic P ( CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD , CGC...) défère devant la justice une deuxième vague d'une trentaine de supérettes parisiennes qu'elle accuse d'ouvrir illégalement le dimanche. A Paris, le travail dominical n'est autorisé que dans certaines zones touristiques et le matin pour les commerces de bouche. Or, selon Clic P, une partie des supérettes demeurent ouvertes après 13 heures. D'autres ouvriraient successivement dimanche matin et lundi, passant outre l'obligation d'un jour de repos hebdomadaire. Deux audiences sont prévues demain et le 22 novembre. En février, l'intersyndicale avait fait condamner à des amendes plusieurs superettes, dont Franprix, G20 et Monoprix.

    En parallèle, des sénateurs PC, présentent aujourd'hui, avec le soutien du PS, une proposition de loi réformant la loi Mallié de 2009. Le texte limite les dérogations aux établissements ayant une vocation touristique et interdit la délivrance d'autorisations administratives pour les commerces dans les périmètres à usage de consommation exceptionnel de Paris, Lyon, et Marseille. «  Plus de 6 millions de salariés ont travaillé le dimanche en 2009 » affirment-ils.

     
    Menace de blocage après l'ouverture d'un Leclerc près d'Angers Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    15-11-2011

    Ouest France, 15/11/11

    + Super U veut s'y mettre aussi
    + Les élus de Loire-Layon inquiets pour les petits commerces

    Tous les syndicats montent au créneau. Si aucun compromis n’est trouvé, ils mèneront des actions à l’encontre du supermarché Leclerc, à Saint-Jean-de-Linières, aux portes d'Angers, ouvert le dimanche matin. Ils parlent de bloquer le magasin et de boycotter l’enseigne.

    Mais nous n’en sommes pas encore là. La chambre de commerce et d’industrie tente une médiation. Une nouvelle et ultime réunion est prévue, entre les partenaires sociaux, le 21 novembre prochain, en préfecture.

    « Nous dénonçons tous cette ouverture, syndicats, organisations patronales et chambres consulaires, à l’exception de la fédération du commerce et de la distribution, relèvent les responsables syndicaux angevins. Or, il faut un accord unanime pour que le préfet puisse prendre un arrêté pour interdire l’ouverture des grandes surfaces de plus de 400 m2 le dimanche. Il en va de la qualité de travail et de vie des salariés ! »

     
    Certains commerces marseillais pourraient ouvrir le dimanche dès 2012 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    15-11-2011

    La Provence, 12/11/11

    Un 11 novembre n'est pas le jour rêvé pour dégainer sa carte bleue dans une virée shopping effrénée. Mais voilà, touristes et Marseillais ont profité hier de l'ouverture quasi collective des commerces de l'hypercentre, du Centre Bourse ou de zones comme Bonneveine et Grand Littoral. Un accueil apprécié par les passants… mais pas tous. Car au-delà de l'ouverture les jours fériés -qui le fait déjà grincer les dents- Avelino Carvahlo (CGT commerces) fustige celle du dimanche. "La loi française prévoit que le dimanche est le jour de repos (sauf pour certains métiers). Et puis, les commerçants ne sont pas dans la misère noire s'ils ne travaillent pas le dimanche !".

    L'expérimentation pour deux ans

    D'autant que l'UPE 13 devrait conclure avec plusieurs syndicats un accord local favorisant le travail dominical, applicable dès le 1er janvier prochain jusqu'à la fin de 2013. Autant dire qu'il remettrait en cause toute la donne : il existe depuis la délibération du 27 janvier 1997 (et l'arrêté préfectoral du 10 juin 1998) une zone dite touristique, des Catalans jusqu'aux futures Terrasses du Port, qui devait permettre d'ouvrir le dimanche (en plus des 5 dimanches du maire payés 30 à 100% du salaire suivant la branche). Dans les faits, la zone touristique a vite été entravée par quatre arrêtés préfectoraux abrogés le 12 juillet 2002 (au même moment que ceux de Plan-de-Campagne) qui ont réaffirmé la fermeture autoritaire le dimanche pour quatre secteurs d'activités : l'équipement de la personne, le bazar, les cycles, motos, et les bijouteries. La zone touristique s'est révélée caduque.

    Pourtant depuis 1997, on aurait pu imaginer dans le centre un mini quartier comme celui du Marais à Paris. Une idée ubuesque pour Avelino Carvahlo :"On nous dit que l'ouverture le dimanche serait un atout, une dynamique pour 2013. Jusqu'à preuve du contraire, aller chez H&M est une drôle de conception du tourisme et de la culture. Ceux qui demandent l'ouverture dominicale veulent rentabiliser les nouveaux investissements comme les Terrasses du Port ou la rue de la République. On fera tout pour éviter que les grands groupes détruisent la réglementation et la vie familiale des salariés. Si on laisse faire, il y aura une offensive pour instituer le travail de nuit comme c'est le cas sur les Champs-Élysées. Et pour les jours fériés, il va y avoir la même bagarre. Si on banalise les choses, on va banaliser les salaires. Et bientôt, les salariés seront payés comme un jour normal".

    Pour Laurent Carratu, président de Terres de Commerces : "Cet accord est une opportunité. L'idée est d'expérimenter l'ouverture dominicale sur le périmètre de la zone touristique sur une vingtaine de dimanche par an (pas les jours fériés), et deux années, 2012 et 2013. On est encore sur un flou juridique puisque les arrêtés de 2002 sont obsolètes. Et on discute en toute sérénité. Il faut rappeler que dans le cadre d'une zone touristique, le dimanche est normalement un jour payé aux salariés comme les autres. Comme à Bandol, par exemple. Alors que nous, nous sommes en discussion pour une majoration de salaire de 15 à 30%, en laissant la liberté aux commerces d'ouvrir ou non mais pour éviter que les hordes de touristes ne se cassent le nez le dimanche dans le grand centre ville. Il faut aussi qu'on soit prêts début 2012 avec le Forum mondial de l'eau en mars".

    Forcément dans la ligne de mire, ce sont aussi les Terrasses du Port (comprises dans la zone) qui devraient sortir de terre à ce moment-là. Et puis à terme, quid des centres comme le Prado ou Bleu Capelette ?

     
    Travail dominical. Discorde dans le bassin rennais Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    15-11-2011

    Le télégramme, 12/11/11

    Deux super- marchés du bassin rennais font de la résistance. Malgré la signature d'un accord local, ils ouvrent leurs portes tous les dimanches. Au grand dam, des élus, syndicats et patronat.

    Depuis plus d'un an, les manifestations dominicales se succèdent devant deux supermarchés du bassin rennais. Les deux seuls de la zone à ouvrir leurs portes le dimanche matin. Pourtant, en décembre2010, le Medef local, les représentants des commerçants et les syndicats de salariés étaient tous tombés d'accord. Les commerces alimentaires de plus de 700m² devaient rester le rideau baissé le dimanche afin de préserver les autres commerces. Mais c'était sans compter sur un Intermarché et un Casino qui ne veulent pas appliquer cet accord, mettant en avant des raisons économiques. D'autant plus qu'ils ont reçu l'appui du préfet, qui refuse de rendre obligatoire l'accord local malgré les demandes. 

    Le préfet soutenu par Lefevbre 

    Michel Cadot estime, en effet, que l'attitude des deux supermarchés contestataires prouve qu'il y a «rupture du consensus» sur la question. Le préfet a d'ailleurs reçu cette semaine le soutien public du gouvernement, via un message du secrétaire d'Etat à la Consommation Frédéric Lefevbre. Mais élus, syndicalistes et simples militants de la cause dominicale ne décolèrent pas contre la décision de l'Etat. «C'est un déni de démocratie sociale», estime Eric Fouré, du collectif «commerce» de la CGT d'Ille-et-Vilaine, qui prépare une nouvelle manifestation pour le dimanche 20novembre. «Il y a un consensus des élus pour la fermeture dominicale, toutes tendances confondues» au nom notamment de la défense du commerce de proximité, renchérit Honoré Puil, vice-président PRG de l'agglomération rennaise, en charge de l'urbanisme commercial. Pivot du collectif qui manifeste le dimanche devant l'Intermarché de La Mézière, au nord de Rennes, Alain Visset, un retraité du commerce, n'entend pas non plus baisser les bras. Le travail dominical «ne rapporte rien de plus ou presque aux caissières, qui ne sont pas payées double ce jour-là», contrairement à une opinion répandue, souligne-t-il. Mais le patron de l'Intermarché en cause, Cédric Ducable, n'en démord pas non plus. «Si on ouvre le dimanche, c'est qu'il y a une nécessité pour nos entreprises», estime-t-il, en soulignant qu'il fait travailler le dimanche «des étudiants», et que ses rayons de détail (boucherie, fromages...) restent fermés. «J'ai 25 salariés, il faut qu'on s'en sorte», conclut-il.

     
    Grandes surfaces ouvertes le dimanche : l'inquiétude des élus de Loire-Layon grandit Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
    15-11-2011

    Ouest France, 15/11/11

    Les élus communautaires de Loire-Layon sont de plus en plus inquiets, face à la volonté de certaines grandes surfaces d'ouvrir le dimanche.

    Une motion avait été déposée auprès de la préfecture le mois dernier pour tenter de couper court à ce mouvement.

    Depuis aucun consensus n'a été trouvé, malgré une réunion en préfecture avec le Medef départemental et des représentants de la fédération des grandes surfaces.

    « A quoi bon soutenir les derniers commerces vivants dans nos petites communes », s'est interrogé le maire de La Possonnière.

    Le point sur la question dans notre édition Ouest-France de ce mardi 15 novembre, sous la rubrique Communauté de communes Loire-Layon.

     
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    Le travail du dimanche en question :
    entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
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