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Le travail du dimanche en question

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Urgent et important (12/01/2012) :
NewsRing organise un débat sur le travail dominical.
Prenons la parole !
 

Dernières nouvelles
Des magasins ouverts tous les dimanches Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-12-2011

Europe 1 2 décembre 2011

A Marseille, patrons et syndicats se sont mis d'accord dans la zone touristique de la ville.

Deux ans après l'entrée en vigueur de la loi sur le travail dominical, les patrons et les salariés de 3.300 commerces ont trouvé un terrain d'entente pour ouvrir tous les dimanches à Marseille. Un accord qualifié d'"historique" par le patronat.

"[Cet accord] est le seul signé en France pour l'instant", s'est réjoui lors d'une conférence de presse Jean-Luc Chauvin, président de l'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13).

Une fréquentation touristique en hausse

Toutes les organisations patronales et syndicales, à l'exception de la CGT, ont ainsi signé vendredi un accord pour l'ouverture dominicale des commerces de la zone touristique. Une zone touristique délimitée par un arrêté préfectoral datant de 1998 et qui englobe une grande partie du centre-ville. A partir du 1er janvier, les 3.300 commerces de la zone pourront donc ouvrir tous les dimanches de l'année.

Cet accord, qui prévoit une clause de revoyure dans un an et demi, intervient alors que se profilent à l'horizon plusieurs grands événements à Marseille : le Forum Mondial de l'Eau en 2012, la capitale européenne de la culture en 2013 et l'Euro de football en 2016 notamment.

Une loi floue sur les compensations

Les 10.000 salariés concernés auront droit à une hausse du smic horaire de 15 à 30% pour les dimanches travaillés ou bien l'obtention d'un repos compensateur. "Sans cet accord, il n'y aurait pas eu de compensation pour des salariés qui sont souvent peu syndiqués", explique Jacques Biancotto, signataire de l'accord pour la CFE-CGC. "Chaque employeur aurait alors pu faire ce qu'il voulait. Là, les salariés sont protégés et le volontariat pour le travail dominical est assuré", assure-t-il.

Effectivement, la loi Maillié de 2009 évoque bien un accord entre patrons et syndicats relatif "aux contreparties accordées aux salariés privés de repos dominical". Mais celles-ci ne sont pas fixées précisément par la législation. Autrement dit, l'entreprise n'est absolument pas obligée d'augmenter les salaires de ses employés le dimanche. En revanche, même avec un accord collectif, un salarié a toujours la possibilité de refuser de travailler le dimanche.

 
Marseille : le shopping le dimanche, c'est d'accord Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-12-2011

La Provence, 3/12/12

Un accord unique autorise l'ouverture le dimanche dès le 1er janvier prochain.

L'instant se voulait solennel au théâtre du Gymnase. Et pour cause. Pour la première fois en France, des partenaires sociaux (CFTC, CFE-CGC, FO, Medef, UPE13 CFDT, CGPME) ont signé, hier matin, un accord concernant l'ouverture dominicale des commerces dans la zone touristique, effectif dès le 1er janvier prochain et pour deux ans.

Dans la pratique, les commerces non alimentaires - des Catalans aux futures Terrasses du Port - pourront ouvrir s'ils sont situés dans le périmètre, délimité par l'arrêté préfectoral du 10 juin 1998 et par la délibération du conseil municipal du 27 janvier 1997.

L'idée pour les partenaires sociaux, après les batailles de Plan-de-Campagne, même s'ils veulent réaffirmer le respect du repos dominical, est de montrer que "les opportunités de la période à venir nécessitent un aménagement de ce principe""Cet accord prend en compte une réalité économique et un cadre social par rapport à une loi qui n'en impose pas. C'est un outil pour les salariés, pour la Ville et la Communauté urbaine. Notre industrie maintenant c'est l'activité touristique. Rien n'obligeait les employeurs à signer cet accord. Mais nous avons des rapports francs qui ont permis d'avancer rapidement", notait Alain Comba (FO).

10 000 emplois concernés 

Marseille se prend la crise de plein fouet et doit abattre son atout. Tel est le message. En ligne de mire, le Forum Mondial de l'eau en mars prochain et bien sûr Marseille Provence 2013. Soit 3 331 commerces et plus de 10 000 emplois concernés dans la zone touristique. À noter que la loi du 10 août 2009 permet l'ouverture des commerces le dimanche en zone touristique sans aucune contrepartie pour les salariés. L'aspect novateur de cet accord local est donc là : dans cette volonté commune de quand même donner aux salariés concernés des compensations en salaire ou en repos.

En salaire, ce sera 30% du SMIC horaire pour chaque heure travaillée les dimanches "premium", 15 en tout (comme les dimanches des soldes...). Et 15% du SMIC horaire les autres dimanches. En repos, le salarié aura un repos compensateur équivalent aux heures de travail effectuées le dimanche. L'objectif pour tous, c'est l'emploi :"L'intérêt de la ville, c'est qu'elle soit vivante et que ses salariés en bénéficient",notait Patrick Parra (CFDT). Pour Pierre Allary (CGPME) :"L'ouverture dominicale n'est pas une chose qu'il faut généraliser mais on ne peut se passer de croissance pour les TPE et les PME".

Pour accompagner cet accord, une déclaration commune d'engagement des acteurs politiques et économiques locaux a été décidée. Une main tendue, mais aussi un ultimatum pour la Ville, MPM, la Chambre de Commerce comme l'a rappelé Laurent Carratu, président de la Fédération Terre de Commerce : "2013 est un énorme gâteau. Pour le partager, il faut d'abord créer les conditions pour l'obtenir avec de la propreté, de la sécurité, des parkings, une circulation gérée". "Le milliard de chiffre d'affaires qui va arriver, il ne faut pas qu'il nous file entre les doigts", précisait Jacques Pfister. Cette zone touristique va donc enfin remplir son rôle. Et l'accord pourrait faire des petits dans d'autres villes de France qui bénéficient d'une zone touristique.

Quelques points resteront au fil du temps à éclaircir puisque l'accord doit être revu fin 2013. Les compensations dues aux salariés déjà, bien moindres que celles de Plan-de-Campagne par exemple. Mais cet accord n'est qu'un début prometteur:"2013, on a intérêt à ce que ça marche. Des événements de ce type on ne peut pas les louper. Juste pour préciser qu'à Marseille,  il n'y a pas que des rafales de kalachnikov", ajoutait Alain Comba.

 
Ouverture du dimanche : Bricorama devant la justice Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-12-2011

FO, 3/12/12

L’enseigne de bricolage comparaissait hier au tribunal pour non-respect du repos dominical. Le syndicat FO réclame une astreinte de 50000 € par ouverture.

Après Leroy Merlin, Castorama et bien d’autres grandes enseignes, hier, c’était le tour des magasins Bricorama de se retrouver devant la justice pour non-respect du repos dominical. Le groupe, implanté dans le Val-d’Oise à Taverny et à Soisy-sous-Montmorency, fait l’objet d’une procédure en référé lancée par Force ouvrière (FO).

Voilà déjà plus de quatre ans que le syndicat a érigé en priorité la lutte contre les ouvertures illégales des commerces le dimanche. « Des enseignes comme Leroy Merlin ou Castorama ont été condamnées », rappelle Me Vincent Lecourt, avocat de FO. « Et Bricorama était passé au travers. » C’est la généralisation du principe qui semble avoir décidé les syndicalistes à agir finalement. « L’ouverture du dimanche est en train de s’étendre au sein du groupe, jusqu’à présent cela se pratiquait plutôt en Ile-de-France mais ils commencent à le faire en province, à Blois par exemple », explique Kamel Remache, délégué syndical central de FO. « Nous avons des petits salaires (NDLR : entre 1400 et 1600 € brut en moyenne) », ajoute Denis Dacruz, délégué syndical national. « Les employés se sentent obligés de travailler le dimanche, car ce jour-là est payé double. Or il n’y a jamais eu d’accord d’entreprise. » Les salariés de certains groupes, comme Leroy Merlin, bénéficient d’ailleurs de conditions beaucoup plus avantageuses pour cette journée spéciale de la semaine, en comparaison du sort des salariés de Bricorama.

Un atout considérable

C’est pourtant cet argument financier qui a été avancé par les représentants de l’enseigne de bricolage devant le juge du tribunal de grande instance hier matin. « Nous, sans le travail du dimanche, nous sommes morts! » lançait une responsable administrative de Taverny. « Nous devons payer nos crédits. » Me Frédéric Naquet, qui défend les intérêts de Bricorama, a regretté que « le débat idéologique prenne le pas sur les intérêts privés des salariés. Le dimanche représente environ 20% du salaire moyen brut annuel. Une fermeture dominicale entraînerait une perte de revenu ainsi qu’un risque de licenciement à cause de la baisse du chiffre d’affaires ». Un argument peu recevable de l’avis de Me Lecourt. « Lorsqu’on a une plus grande plage d’ouverture, on permet au client de venir quand il veut. Mais on n’a pas plus de clients… » Pour Me Naquet, les enseignes ouvertes le dimanche ont un atout considérable. « Castorama, par exemple(NDLR : qui fait partie de ceux ayant obtenu une dérogation),profite de la fermeture des concurrents pour prendre des parts de marché, il y a un problème de distorsion de concurrence! » L’avocat a d’ailleurs annoncé à l’audience que le groupe Bricorama venait de déposer une demande d’autorisation de travail dominical auprès du préfet. En attendant, FO réclame l’application de la loi. Me Lecourt a demandé au tribunal d’obliger Bricorama à payer une astreinte de 50000 € à chaque fois que le magasin ouvrait illégalement. Le jugement sera rendu le 6 janvier 2012.

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L'usine de frites McCain Harnes en grève ce dimanche soir Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-12-2011

Ma Ville, Arras, 4/12/11

La CGT de l'usine de frites McCain à Harnes appelle à la grève à partir de ce dimanche soir. "Les négociations sur les salaires ont été un échec", constate Dany Coolen, délégué syndical CGT. La signature de la CFDT a pourtant permis de ratifier les négociations annuelles sur les salaires. Le mouvement harnésien rejoint ainsi celui de Matougues dans la Marne. Les 2 % (un peu plus) d'augmentation sont nettement insuffisants pour la CGT (majoritaire). "Nous demandons une hausse de 10 %, c'est la seule façon de compenser l'inflation réelle", poursuit Dany Coolen. Autre questions en suspens:le travail du dimanche. "Il peut pallier un besoin ponctuel mais s'il devient habituel, on doit embaucher", préconise le représentant syndical à McCain alimentaire. La CGT estime que l'organisation du travail doit se calquer sur les besoins des salariés (500 à Harnes) et pas sur la gestion en flux tendus des stocks et des machines.

 
Ouverture dominicale à Marseille : accord sur la compensation salariale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-12-2011

Paul Molga, Les Echos, 02/12/11

Un accord est signé ce matin entre le patronat et les partenaires sociaux pour offrir des contreparties financières à l'ouverture des commerces de centre-ville le dimanche.

C'est un accord qualifié d'historique par le patron de l'UPE13, Jean-Luc Chauvin, qui est signé ce matin à Marseille. A l'exception de la CGT, les grandes organisations syndicales (FO, CFDT, CFE-CGC, CFDT) ont accepté de parapher aux côtés du Medef et de la CGPME un texte fixant les conditions sociales d'ouverture dominicale des commerces de l'hypercentre phocéen toute l'année.

Rien pourtant dans le cadre de la loi Mallié légalisant l'ouverture le dimanche en zone touristique n'oblige à une contrepartie pour les salariés. « Il nous a paru légitime de répondre à la volonté des partenaires sociaux de construire une relation plus équilibrée qui protège les salariés en améliorant une loi qui ne les prend pas en compte », juge Jean-Luc Chauvin. « Si le salarié doit travailler le dimanche, des contreparties sont indispensables », estime pour sa part Alain Comba, secrétaire départemental de FO, à l'origine de ce texte.

L'accord se limitera au périmètre touristique délimité par un arrêté préfectoral de 1998 dans lequel opèrent plus de 3.300 commerces et leurs 10.000 salariés. S'il ouvre le dimanche, l'employeur devra proposer soit un repos compensateur équivalent aux heures travaillées, soit une majoration salariale : 30 % du SMIC pour les dimanches « premium » (ouverture des soldes, Fête des mères, vacances entre mi-juillet et mi-août, etc.), 15 % pour les autres. L'accord est signé pour une durée indéterminée à compter du 1 er janvier. Il est assorti d'une clause de revoyure un an et demi après.« Cette signature va balayer les cinq arrêtés préfectoraux qui protégeaient les salariés et aggraver les conditions de travail et les distorsions entre les enseignes. Il crée un précédent qui va banaliser l'ouverture dominicale », conteste Avelino Carvalho, représentant départemental de la CGT.

Un enjeu de taille

A treize mois des festivités de Marseille Capitale européenne de la culture, l'enjeu est pourtant de taille. Il y a quelques jours, la municipalité l'a rappelé aux agences de voyages et aux médias spécialisés à l'occasion d'un séminaire de séduction bourré d'arguments chiffrés : 820.000 croisiéristes (+ 17 %), un marché des congrès en hausse de 35 % (200.000 journées), 7,5 millions de passagers à l'aéroport Marseille Provence, une offre hôtelière croissante et de qualité (820 nouvelles chambres attendues d'ici à 2014), 4,1 millions de touristes au total (contre 2,7 millions en 1996)... « Le tourisme est devenu la première activité de la ville », insiste la conseillère municipale en charge du dossier, Dominique Vlasto.

Cette attractivité dynamise le commerce : en dix ans, le nombre d'enseignes nationales a plus que doublé. Le chiffre d'affaires est en hausse : 760 millions d'euros cette année. La municipalité nourrit donc plusieurs projets structurants pour doper encore les retombées touristiques : réhabilitation de la rue de la République, aménagement des Terrasses du Port, extension du Centre Bourse... Près de 10 millions de touristes sont attendus en 2013, dont chacun dépensera 150 euros par jour dans l'économie marseillaise, selon les calculs de la CCI.

 
Le candidat Sarkozy déjà sur le ring Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-12-2011

Une leçon de communication donnée par Nicolas Sarkozy.

L'article cite en exemple le coup de la pseudo-vendeuse des Champs Elysée, qui avait été utilisée par Nicolas Sarkozy pour influencer l'opinion au sujet du travail du dimanche, arguments dont il a été amplement démontré qu'il était faux, et qui a servi à créer une loi de commande accentuant les disparités salariales.

On peut regretter que la politique soit maintenant réduite à l'application de techniques de communication toujours plus performantes. On peut de plus regretter qu'aucun souci déontologique ne vienne apparemment effleurer la conscience de nos politiciens les plus hauts.

Christophe Jakubyszyn | RMC.fr | 30/11/2011

Ce matin on suit Nicolas Sarkozy en campagne électorale. Même s’il n’est pas officiellement candidat, il multiplie les attaques contre François Hollande. Il y a une nouveauté dans sa technique de communication. Il veut provoquer l’adversaire, l’obliger à se défendre sans cesse.

Comme on le lit ce matin dans Le Figaro, « d’un bras régalien, il impose une hauteur présidentielle à toutes ses interventions. Toujours il se place du point de vue de « l’intérêt général » et du « rassemblement », deux expressions qu’il utilise abondamment ». Un Figaro un brin ironique et second degré ce matin.Mettre Hollande en première ligneLe Figaro, comme nous, n’est pas dupe. Il a également vu le candidat qui se cache derrière le président. Le candidat par exemple, c’est lui qui présidait le petit déjeuner de la majorité hier matin à l’Elysée.Le candidat Sarkozy a distribué hier leur feuille de route aux dirigeants de l’UMP. Il leur a dit en substance : « Arrêtez de critiquer Eva Joly ou Jean-Luc Mélenchon. C’est bien de les critiquer, mais ce n’est pas notre sujet. Le vrai sujet, ce sont les mensonges de Hollande. Ce n’est pas quelqu’un de fiable. Il faut le dire aux Français ».Provoquer l’adversaireEt la tactique de Nicolas Sarkozy pour dénoncer l’adversaire, c’est une technique américaine de provocation de l’adversaire. Dans le Nouvel Observateur ce matin il y a un très bon article sur la technique utilisée par le président pour sa campagne. Une technique américaine, baptisée « l’injonction paradoxale », qui consiste à caricaturer l’adversaire et à rendre plus difficile sa réponse.

Je vais vous donner deux exemples. Le premier, c’était hier mardi dans le Gers face aux agriculteurs. Concernant l’accord entre le PS et les Verts, Nicolas Sarkozy s’explique en ces termes : « Je sais bien qu’il y a un petit courant de pensée qui pense que l’Homme est un gêneur et que la Terre serait tellement plus heureuse si les hommes ne travaillaient pas, ne mangeaient pas, ne buvaient pas, ne partaient pas en vacances. On met de côté les sectaires et les comportements ou propos caricaturaux ». Comprenez par-là, la gauche, influencée par les écolos, veut le retour à la nature, le retour à l’âge de pierre et si possible la disparition de l’homme.

Non seulement c’est caricatural mais en plus c’est faux. Un peu comme lorsque la droite nous expliquait la semaine dernière, Eric Besson par exemple, que le programme de François Hollande de baisser la part du nucléaire c’est un million d’emplois en moins et l’électricité 50% plus cher.Une méthode de communication habileCette méthode oblige sans cesse l’adversaire à se défendre de quelque chose dont on l’accuse à tort, à tenter de faire de la pédagogie, à expliquer sa véritable position et du coup à apporter une réponse très ennuyeuse alors que les attaques de Nicolas Sarkozy sont percutantes et marquantes.

Un autre exemple. Souvenez-vous comment Nicolas Sarkozy avait tenté de convaincre l’opinion sur le travail le dimanche : « J’ai parlé avec une jeune fille qui était vendeuse dans un magasin sur les Champs Elysées et je lui avais dit « Ce n’est pas trop dur de travailler le dimanche ». Elle m’avait répondu « Non le dimanche ce n’est pas plus long que le lundi, mais seulement nous, on gagne deux fois plus ». S’ils ont envie de faire ça, pourquoi les en empêcher ? ». C’est un argument imparable. Un argument de bon sens. Mais évidemment qui fait abstraction de tous les autres aspects de la question : le travail forcé le dimanche ou encore les conséquences sur la vie familiale.

Il n’en demeure pas moins que c’est toute l’habileté politique de Nicolas Sarkozy qui est désormais à l’œuvre, sa capacité à parler clairement, à emporter l’adhésion de ses interlocuteurs et à faire des propositions très concrètes. La gauche serait bien inspirée d’en prendre de la graine.

 
Marseille 2013 décoince le travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-12-2011

Cet article présente de façon très positive le travail dominical exigé à Marseille.

Il est toutefois à prendre avec précaution : il s'agit d'un article de Metro, groupe de presse qui appartient à la société Bouygues, (voir wikipedia), société qui a eu des impacts nombreux sur la vie économique française, et pas toujours les meilleurs...

Metro, 1/12/11

Un accord sur l’ouverture de certains magasins le dimanche doit être signé ce vendredi. Un signe fort alors que la ville s’apprête à devenir la capitale européenne de la culture

Ce vendredi, six organisations paritaires sur sept vont signer un accord pour l’ouverture des magasins le dimanche dans l’hypercentre de Marseille. Jean-Luc Chauvin, président de l’Union pour les entreprises (UPE 13) et du Medef 13, s’en réjouit.

“A l’heure où il y a un grand débat sur ce thème au niveau national, à Marseille, nous avons réussi les premiers à passer un accord pour l’ouverture du dimanche.

Des docks aux terrasses du port en passant par la préfecture, les commerces marseillais devraient s’entraîner en 2012 pour être au point sur l’ouverture du dimanche en 2013. “Nous faisons cela pour accueillir dignement les millions de visiteurs que drainera Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture.”

Au total, 3 331 commerces et plus de 10 000 salariés du centre-ville seront concernés. “C’est bien que Marseille soit dans l’esprit du législateur, qui préconisait un accord entre partenaires sociaux, sans l’imposer", estime le député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié, auteur de la loi sur le travail du dimanche.


C’est, en effet, le premier accord à intervenir pour une zone touristique, la loi ne prévoyant aucune contrepartie obligatoire au travail dominical dans ce cas. L’accord, applicable au 1er janvier 2012, prévoit une journée de repos compensateur ou un complément de salaire à hauteur de 30 % du Smic horaire pour quinze dimanches travaillés par an (en période de fêtes ou de soldes notamment) et de 15 % pour les autres.

Fin 2013, les partenaires sociaux feront un bilan de ces ouvertures le dimanche. Mis à part la CGT, qui “ne voit pas l’intérêt des salariés” dans cet accord”, les syndicats ont approuvé, même s’ils sont “opposés à la loi, qui ne prévoit rien pour les salariés des zones touristiques en termes de compensation” : “Il fallait pallier ce manque sachant que les magasins ouvriront." Reste à voir comment chacun parviendra à s’organiser pour être fin prêt en 2013.


http://www.metrofrance.com/marseille/marseille-2013-decoince-le-travail-dominical/mkla!SIh99scjxBdeA/

Information sur le groupe Metro France : http://fr.wikipedia.org/wiki/Metro_(journal) qui en France appartient au groupe Bouygues

 
Travail dominical: accord de zone touristique à Marseille Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-12-2011

Maritima Info 01/12/11

Quatre des cinq confédérations syndicales doivent signer vendredi à Marseille le premier accord sur l'ouverture des magasins le dimanche dans une zone touristique dans le cadre de la loi de 2009, en vue des festivités de la capitale européenne de la culture en 2013.

La CGT ayant refusé, seules la CFE-CGC, la CFTC, FO et la CFDT parapheront ce texte qui concerne 3.331 commerces et plus de 10.000 salariés du centre-ville, aux côtés de l'UPE/Medef et de la CGPME des Bouches-du-Rhône.

La loi du 10 août 2009 a élargi les dérogations au repos dominical dans les zones touristiques, et créé des "périmètres d'usage de consommation exceptionnel" (PUCE) dans des unités urbaines de plus d'un million d'habitants. C'est le premier accord à intervenir pour une zone touristique, la loi ne prévoyant aucune contrepartie obligatoire au travail dominical dans ce cas, contrairement aux PUCE.

"C'est bien que Marseille soit dans l'esprit du législateur, qui préconisait un accord entre partenaires sociaux, sans l'imposer", estime le député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Mallié, auteur de la loi.

Applicable au 1er janvier 2012, le texte marseillais prévoit jusqu'à fin 2013, avec une clause de revoyure, une journée de repos compensateur ou un complément de salaire à hauteur de 30% de SMIC horaire pour quinze dimanches travaillés par an (en période de fêtes ou de soldes notamment) et de 15% pour les autres.

"Il instaure un cadre social, contrairement à la loi, et s'impose à tous", se félicite Nicolas Barthe, directeur de l'Union pour les entreprises (UPE 13). Sauf aux chaînes disposant déjà d'accords nationaux plus favorables.

Le but est de "créer une dynamique commerciale dans la zone, plutôt que d'avoir un gruyère", explique-t-il, "pour être prêt à ouvrir tous les dimanches en 2013", année où Marseille, capitale européenne de la culture, espère accueillir de nombreux touristes.

La signature de l'accord n'empêche pas certaines organisations de réaffirmer leur opposition à la loi.

"On est contre le travail dominical mais on est obligé de prendre en compte une situation locale particulière", justifie Alain Comba pour FO, dont la Fédération des employés et cadres vient d'adopter une résolution visant à défendre le repos dominical.

"A l'approche de 2013, on parie sur le fait que le préfet va annuler les arrêtés de 2002 interdisant l'ouverture des magasins, et on a bâti un texte pour que les salariés ne travaillent pas le dimanche sans garanties", dit-il.

Même logique à la CFTC: "on est opposé à la loi, qui ne prévoit rien pour les salariés des zones touristiques en termes de compensation. Il fallait pallier ce manque sachant que les magasins ouvriront", affirme Alain Beveraggi.

Une argumentation balayée par la CGT, qui "ne voit pas l'intérêt des salariés" dans cet accord. "Il y a aujourd'hui un cadre protecteur pour les salariés à Marseille et le préfet ne peut pas abroger les arrêtés sans négociation avec les syndicats", souligne Avelino Carvalho.

"Je ne connais pas d'accord en France pire que celui-ci: 15% du SMIC, cela fait 7 euros de plus pour la journée, aucun employeur n'accordera de repos compensateur à la place. Présenter ça comme historique, c'est une arnaque", dénonce-t-il.

Pour les signataires, il s'agit surtout de protéger les salariés des petites structures qui n'ont pas vraiment le choix de travailler le dimanche ou non. "On est sur du mieux que rien", concède Alain Comba.

La ville et la communauté urbaine de Marseille doivent s'engager parallèlement, vendredi, à "organiser un environnement favorable à l'ouverture des commerces", attendues au tournant en matière de transports en commun, de propreté, de sécurité et d'animation.

afp

 
Des avis contrastés sur l’ouverture dominicale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-11-2011

L'Alsace, 28/11/11

Pour la première fois, les magasins colmariens avaient le droit d’ouvrir hier, quatre semaines avant Noël. Si beaucoup de commerçants en ont profité, l’enthousiasme n’était pas toujours au rendez-vous.

Ciel bleu et température agréable, tout était réuni hier pour attirer massivement la foule dans les rues de Colmar, en ce premier week-end dédié aux marchés de Noël. Les magasins avaient pour la première fois reçu l’autorisation d’ouvrir leurs portes quatre dimanches avant les fêtes. Ceux qui ont choisi d’en profiter se situaient en grande partie à proximité des marchés de Noël, dont le pouvoir d’attractivité est incontestable.

« Je n’ai pas hésité une seconde à ouvrir, confie Laurent Buob, qui gère le magasin d’artisanat du monde Namaste. Ces quinze derniers jours étaient très calmes, et regardez le monde qui est venu en ville aujourd’hui, grâce à la notoriété du marché de Noël. Nous devons en profiter, car un magasin comme le nôtre réalise 25 % de son chiffre d’affaires pendant les fêtes. En ces temps difficiles, il est donc d’autant plus important de mettre cette période touristique à profit ».

D’autres commerçants, en revanche, sont plus réservés. « Il faut bien ouvrir, parce que le contexte économique est difficile, explique Lisette Simonin, du magasin Le temps des montres. Je n’avais pas trop le choix, mais je trouve qu’ouvrir un quatrième dimanche avant Noël ne sert à rien. Il y a beaucoup de monde dans les rues, mais peu nombreux sont ceux qui passent ma porte. Les gens préfèrent sans doute boire et manger au marché de Noël ».

Awa Kebe, qui tient le magasin de prêt-à-porter masculin Store factory partage cette vision. « J’ai ouvert sans enthousiasme, souligne-t-elle. J’ai simplement fait comme tout le monde, mais je pense que quatre dimanches, cela fait trop. Les gens risquent de se lasser. Pour moi, c’est une journée qui ressemble à un samedi, rien à voir avec les deux derniers dimanches avant Noël ».

le 28/11/2011 à 05:00 par Olivier Roujon

 

 
GRAND DIJON / COMMERCE : DEUX OUVERTURES DOMINICALES EN 2012 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-11-2011
Gazette Info, Lundi 28 nov 2011 à 15:11

En 2012, les commerces de l’agglomération dijonnaise ouvriront deux fois un dimanche.

Pour la dixième année consécutive, la CCI et les organisations syndicales de salariés et d’employeurs ont reconduit un accord fixant à deux dimanches (16 et 23 décembre) l’ouverture des commerces de l’agglomération dijonnaise pour 2012. Comme pour 2011 (11 et 18 décembre), la période de Noël a été logiquement privilégiée pour ces deux ouvertures exceptionnelles.

Le Medef, qui plaide en faveur d’un élargissement de l’ouverture des commerces et des grandes surfaces le dimanche, n’a pas été entendu par les autres partenaires sociaux. « Il voulait changer la nature des accords précédents en conditionnant sa signature à l’ouverture d’un troisième dimanche. Les arguments du Medef (voir notre article en cliquant ici) n’ont pas été de nature à convaincre les signataires de l’accord qui se sont appuyés sur les réalités  économiques et sociales légitimant un accord à l’ouverture à deux dimanches » indique l’UD-CGT dans un communiqué.

La CGT estime que le consommateur bénéficie d’amplitudes d’ouverture « suffisamment larges » et que « seules les grandes enseignes ou grands centres commerciaux peuvent prendre le risque d’ouvrir le dimanche ». Enfin, la CGT souhaite que le repos dominical « reste un repère collectif […] un élément de cohésion sociale permettant à la population d’avoir des loisirs, de se cultiver, de décompresser du rythme du travail. »

 
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Le travail du dimanche en question :
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