Mort du Cardinal LUSTIGER, défenseur du repos dominical.
08-08-2007
Communiqué de presse CFTC Paris, le 6 août 2007
Mort du Cardinal LUSTIGER, défenseur du repos dominical.
La CFTC PARIS tient à saluer la mémoire du Cardinal LUSTIGER, apôtre du respect de l'homme dans sa double dimension, matérielle et spirituelle.
Artisan des journées mondiales de la jeunesse à PARIS en 1997, Jean-Marie LUSTIGER, homme de conviction et de respect d'autrui, appelait les jeunes à s'engager dans la vie de la cité, en s'inquiétant toujours des conséquences morales, sociales et politiques des différents projets de société.
Dans une France que certains voudraient voir organiser au profit quasi exclusif de la production et de la consommation, notamment en banalisant le travail du dimanche, il est utile de puiser dans les écrits du Cardinal LUSTIGER pour comprendre combien il est indispensable de préserver le dimanche, pour l'équilibre de la vie familiale, personnelle, associative, culturelle et spirituelle.
Joseph THOUVENEL Porte-parole de la CFTC PARIS Contact : 06.80.06.55.54
Jeudi 02 Août 2007, de 12h à 13h, intervention sur France Inter de la secrétaire fédérale du commerce Force Ouvrière, dans l'émission, CA VOUS DERANGE, d'Eric LANGE (réalisation : Valérie BOUR), sur le thème :
Faut-il conserver le dimanche comme jour férié ?
avec :
Jérôme CHARTIER, député de la 7° circonscription du Val d'Oise, dans le camp des "contre"
Françoise NICOLETTA, secrétaire générale FO au commerce, dans le camp des "pour"
Olivier BOUVERI (au téléphone), responsable de "Génération Plan"*, regroupant quelques dizaines de salariés de Plan-de-Campagne, dans le camp des "mercernaires contre"
Deux contre, un pour, le débat serait-il inégal ?
Il reste.....
LES AUDITEURS !! A 85%, ils plébiscitent le maintien du dimanche comme jour férié ! Le sondage France Inter est sur CE LIEN !
* Génération Plan est une association appelant au non-respect de la loi. Jusqu'à ce jour elle s'est surtout signalée par l'organisation de bouchons sur l'Autoroute (voir le communiqué AFP sur le lien Lire la suite)
Nicolas Sarkozy n'est pas un jour sans étonner : voici qu'il vient de nommer Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, à la tête d'une commission d'évalutation sur les freins à la croissance. Une nomination qui n'est pas sans faire grincer des dents, à gauche mais aussi à droite.
La commission doit rendre un rapport vers la fin novembre, mais après avoir abordé notamment le travail le dimanche, en préalable à un éventuel projet de loi, selon le journal "Challenges".
Si l'objectif général est louable, on ne voir absolument pas pourquoi la question du travail du dimanche fait partie des attributions de la future commission Attali.
L'impact économique de la question du travail du dimanche est en effet une bouteille à l'encre comme on en fait peu : comment chiffrer sérieusement un impact qui se joue à la marge, en tenant compte à la fois de l'augmentation des ventes de certains grands groupes, et la diminution des ventes des autres, la disparition des milliers d'emplois évoqués en son temps par Renaud Dutreil (avant qu'il ne s'en satisfasse), tout en y ajoutant le coût du mal-être social qui en découle : pendant que les parents passent leurs dimanches au Confo, comme clients ou comme salariés, que font les enfants ?
L'impact économique du travail du dimanche est sans aucun rapport avec par exemple l'impact de la lourdeur des prélèvement sociaux en France, la sur-administration, la sur-réglementation, la perméabilité des frontières, etc. Quel autre but, pour mettre ces deux missions dans le même panier, que celui d'entériner un choix déjà fait dans les coulisses ?
Si Nicolas Sarkozy nous a habitué à des méthodes tambour-battant, il est des domaines dans lequel on ne peut pas se permettre de jouer à l'apprenti-sorcier, et une réforme de ce genre, qui touche un rythme datant de l'Empire Romain, ne peut pas être bousculée à la va-vite par une commission de "sages" qui plancherait pendant l'été, entre plage et yacht.
: la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi Christine Lagarde a indiqué qu'elle allait "en premier lieu consulter, écouter toute les parties prenantes" avec Luc Chatel, le secrétaire d'Etat au tourisme et à la consommation. "Je serais très étonnée qu'on arrive à un travail tous les dimanche", a-t-elle dit, en évoquant "un système de facilités" dans le commerce en raison notamment d'un dimanche ouvert sur deux, ou un dimanche par mois, etc., selon les endroits.
Madame la Ministre aurait-elle déjà décidé que, consultation ou pas, les carottes étaient déjà cuites et que petit à petit, la rêgle du repos dominical allait voler en éclat ? Une attitude qui ne serait pas sans exactement rappeler celle de Valérie Pécresse dans sa conférence "débat" du 9 mars dernier...
Valérie Pécresse, député des Yvelines, organisait à Versailles ce vendredi 9 mars 2007, un débat sous le titre "Faut-il autoriser l’ouverture des magasins le dimanche ?".
Elle avait réuni Robert Rochefort, patron du CREDOC, Jean-Patrick Grumberg, président d’Usines Center, Madame Courne, conseillère municipale de Versailles et Joseph Thouvenel, Secrétaire Général adjoint de la CFTC. Deux pour, deux contre, un arbitre, un débat équitable en apparence.
Sujet intéressant à plus d’un titre, mais qui pourrait surtout rester dans les annales comme un exemple type de confiscation de la démocratie par les lobbies politico-financiers. Démonstration.
Un article d'Agoravox (Thibault Mortier). Article original sur ce lien.
Ce vendredi 16 février 2007 a eu lieu à Paris la Conférence de Presse de lancement de la Campagne Nationale pour défendre le repos dominical.
Neuf responsables de syndicats et de fédérations patronales ont présenté à l'unanimité leurs arguments. Des arguments très variées, aussi bien sociaux qu’économiques.
· Jacques Biancotto, CFE-CGC Fédération Nationale de l’Encadrement du Commerce et des Services · Jean Papillon, Fédération des Détaillants en Chaussures de France · Aline Levron, CFDT Fédération des Services · Frédéric Willems, Fédération Nationale de l’Habillement · Brice Bello, CGT FO Fédération des Employés et Cadres · Karl Ghazi, CGT Fédéraion Commerce, Distribution, Services · Charles Melcer, Fédération Nationale de l’Habillement · Éric Sherrer, CFTC Fédération du Commerce, Services et Force de Vente · Gérard Chical, Chambre Syndicale Parisienne de l’Habillement
Les participants à la campagne :
Organisations syndicales :
· CFTC, · CFDT, · CFE-CGC, · FNECS, · CGT, · FO
Fédérations patronales :
· CNDL, · FDCF, · FNH
· Fédération Française des Détaillants en Droguerie, Equipement du Foyer et Bazar · Syndicat Français du Jouet · Chambre Syndicale Nationale de l’Equipement du Foyer, Bazars et Commerces Ménagers · Chambre Syndicale de l’Estampe, du Dessin et du Tableau · Chambre Syndicale des Métiers de la Musique · Syndicat National des Détaillants en Arts de la Table et Cadeaux · Confédération Française des jeux Automatiques
Choix de Société : le souhait de la majorité des français est sans équivoque :
90% des Français en activité se disent attachés au dimanche;
80 % des patrons sont pour le repos dominical;
90 % des commerçants souhaitent que le repos hebdomadaire reste dominical.
2. Vie de Société : La société n’a pas seulement un espace marchand, mais a aussi une vocation familiale et communautaire.
En Espagne les commerçants sacrifient leur vie de famille, pas pour faire du bénéfice mais pour une question d’image. L’ouverture de dimanche a été imposée malgré l’opposition des commerçants et des consommateurs qui regrettent la multiplication excessive d’ouvertures.
Aux États Unis l’ouverture dominicale a entraîné la mort de villes, les magasins partent dans les zones commerciales, les villes deviennent des dortoirs sans âme, ce qui est encore plus grave pour des villes déjà défavorisées. Mais une fois dans le mur comment faire pour revenir ?
3. Richesse & Rentabilité : Le chiffre d’affaire reste inchangé, les dépenses de 6 jours seront repartis sur 7 jours.
En revanche, concurrence pour un CA limité oblige, les magasins seront obligés de rester ouverts le dimanche, donc un jour de plus de frais généraux.
Pour garder la rentabilité, l’inévitable réduction d’effectifs et la dégradation des conditions de travail. Beaucoup de petits commerces et de commerces de proximité fermeront. En Angleterre, dans le pays entier, il ne reste plus que 400 magasins de chaussure indépendants.
4.
Emploi : l'ouverture du dimanche ne créera globalement aucun emploi, mais ne fera que déplacer l'emploi
Pire encore, les emplois CDI & qualifiés de la semaine transformeront en emplois précaires & non qualifiés du dimanche.
5. Volontariat : Et ceux qui veulent travailler le dimanche ? Aussi bien dans les faits que dans les contrats d’embauche, ce qui peut passer de prime abord pour une liberté termine fatalement en une obligation.
Le salarié travaille toujours à la demande de l’employeur, pas le contraire.
Des travailleurs qui veulent travailler le dimanche contre le syndicats qui ne le veulent pas ? Rien de nouveau, il a toujours eu de la concurrence entre salariés, entre ceux qui peuvent trouver un intérêt à court terme contre l’intérêt général à longue terme.
6.
Salaires : la banalisation inévitable du salaire dominical.
Les salaires dans le commerce sont déjà très bas, la plupart de salariés ne touchent pas plus que le SMIC.
La Cour de Cassation en France a déjà tranché, la majoration pour travail du dimanche ne s’applique que si l’ouverture est exceptionnelle. Par exemple, dans l’hôtellerie et la restauration il n’y a pas de majoration.
A terme, les majorations pour travail le dimanche disparaitraient du fait de la banalisation des ouvertures.
7. Population concernée : l'effet domino
Dans un premier temps 2 million de travailleurs français sont directement concernés.
Après nous pouvons nous attendre à l’effet domino : les commerces ouverts le dimanche entraîneront de fil et aiguille les autres professions ex : transport, nettoyage, crèche, cantines, banques...
8. Précarité généralisée.
Les conditions de travail dans le commerce ont toujours été le laboratoire des conditions sociales françaises. La précarité liée au travail du dimanche ne manquera pas de s'étendre ensuite aux autres secteurs.
9. Disposition anti-européenne
La plupart des pays d’Europe restent attachés au repos dominical, ex : l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Grèce, la Belgique.
10. Les élections présidentielles 2007
Plus de 2 millions personnes directement concernés, plus leur familles, cela fait beaucoup d’électeurs.
Nous demandons donc au Gouvernement et aux candidats à la Présidence :
de faire respecter la Loi actuelle
de respecter les souhaits d'une large majorité de Français
des programmes qui reflètent le choix de société de la majorité des Français
11. Réglementation actuelle
La loi actuelle est souple et équilibrée, elle permet de poser le principe du repos dominical, tout en prévoyant les dérogations nécessaires aux situations particulières (ex. la possibilité d'ouverture des boulangeries le dimanche, ou le fonctionnement de certaines usines dont les processus ne peuvent être interrompus)
Mais il faut noter des abus, des manques de précisions qui entraînent des dérives :
La loi actuelle n’est pas appliquée correctement, certains centres commerciaux ouvrent illégalement depuis des années sans aucune réaction de la part de l'inspection du travail
Des dérogations abusives sont accordées, par ex : Louis Vuitton qui se présente comme un "espace culturel", ou Gonesse qui s’est déclaré zone touristique.
L'affiche ci-contre est le visuel de la campagne lancée ce jour par les 10 fédérations patronales et 5 organisations syndicales en faveur du maintien du repos dominical.
Elle a été dévoilée au cours de la conférence de presse organisée par ces structures. Naturellement, www.travail-dimanche.com était présent. Très bientôt sur le site, le compte-rendu de notre envoyé spécial, et les interventions des orateurs !
« Ne tirons pas sur la corde… qui déstructure le dimanche » (88% des français en activité sont attachés au dimanche comme jour commun pour la vie familiale, personnelle, culturelle, associative… - sondage BVA juillet 2006)
« Pour mieux vous servir, préservons le repos dominical » (94% des commerces non alimentaires souhaitent que le repos hebdomadaire reste dominical – Enquête Cgpme décembre 2006
Derrière ces phrases, derrière le visuel d’une affiche volontairement « accrocheuse », se trouve la question essentielle de notre choix de société.
Pourquoi revenir sur le régime français à la fois souple, parce qu’il permet de nombreuses dérogations pour répondre à la diversité des situations, mais aussi adapté, parce qu’il traite de façon particulière chaque secteur d’activité ?
Aujourd’hui, il existe un choix de société partagé par les français, par les entreprises du commerce et par de nombreux pays européens. Il s’agit d’un choix de société réfléchi portant sur des considérations sociales, économiques et sociétales.
L'émission "Mot croisés" du 8 janvier 2007, sur France 2, réunissait les représentants de cinq partis politiques très représentés dans l'opinion publique.
Yves Calvi leur a demandé quelle était leur position sur le travail du dimanche. Belle occasion de présenter une synthèse de ces positions.
Nous vous laissons découvrir dans la suite de l'article ces positions. Ces positions sont loin d'être anecdotiques : sous l'angle de vue du travail dominical, c'est bien un choix de société qui s'exprime.
Le modèle espagnol profite aux grandes surfaces de Madrid
Un article de La Tribune du 05/01/07
Existe-t-il réellement un " modèle espagnol " en matière d'ouverture des magasins le dimanche ? L'Espagne est elle-même en doute, s'agissant d'un secteur où l'essentiel des prérogatives a été transféré par Madrid aux gouvernements régionaux, qui disposent dans ce domaine d'une grande liberté. Les règles de base sont définies par une loi-cadre nationale peu contraignante. Entrée en vigueur le 1er janvier 2005, elle stipule que les autorités régionales sont tenues d'autoriser l'ouverture des surfaces supérieures à 300 m2 au moins 8 dimanches ou jours fériés par an. Le texte n'établit en revanche aucun plafond. Et la liberté reste la règle pour les établissements situés dans les zones touristiques, les gares, aéroports et stations-service, ainsi que pour les surfaces inférieures à 300 m2.
Grogne syndicale dans les grands magasins pour les soldes
Un appel à la grève a été lancé au Printemps Haussmann.
C'EST LA GOUTTE d'eau qui fait déborder le vase, selon la CFDT. La première « Nuit des soldes », une nocturne prévue à Paris jusqu'à 22 heures jeudi, a visiblement déplu chez des représentants du personnel des grands magasins. Dénonçant « la dérégulation du temps de travail », l'intersyndicale du Printemps Haussmann, à Paris, appelle à la grève demain, premier jour des soldes. Au Bon Marché, les syndicats FO, CFDT et CGT invitent les salariés à se présenter à l'heure habituelle d'ouverture, 9 heures 30 et non pas 8 heures 30 comme prévu par la direction.
Le travail du dimanche en question : entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57 Le wiki (accès réservé)