|
Ouverture des magasins le dimanche ? C’est toujours non ! |
|
|
19-02-2012 |
Par CHRISTIANE CHOMBEAU | Publié : 18 FÉVRIER 2012
Nicolas Sarkozy, désormais officiellement candidat à sa réélection, a profité de la tenue des États généraux du Commerce hier, pour promettre de faciliter l’ouverture des magasins le dimanche. «Si les Français m’accordent leur confiance lors de la prochaine élection présidentielle, la première mesure (sic) que je mettrai en œuvre sera de poursuivre les assouplissements déjà réalisés en matière d’ouverture dominicale des commerces pour vous permettre de vous adapter à l’évolution des modes de vie», a-t-il déclaré dans une déclaration lue par le secrétaire d’État au Commerce, Frédéric Lefebvre.
Adoptée à l’été 2009, la « loi Maillé » (co-signée par François Baroin et…Marc Le Fur) avait déjà autorisé l’ouverture dominicale de commerces dans certaines communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations. Le code du Travail prévoit la possibilité pour tous les magasins d’ouvrir cinq dimanches par an sur autorisation du maire ou du préfet. Mais pour le candidat de l’UMP, qui avait déjà plaidé pour l’autorisation du travail dominical lors de sa campagne électorale en 2007, ce n’est pas assez. Il veut encore poursuivre dans la voie de la déréglementation. En proposant de généraliser le travail du dimanche, Nicolas Sarkozy s’en prend une fois de plus aux conditions de vie de ceux qui n’ont pas la possibilité de refuser le pire. Cet entêtement ne surprendra que les naïfs.
Comme tous les syndicats vous êtes attachés au repos dominical ? C’est pour vous le moment privilégié pour profiter des enfants, être en famille ? Vous pratiquez un sport et le dimanche c’est jour de match ? Dans ce cas réfléchissez-bien. On ne peut pas vouloir une chose et voter pour celui qui va faire contraire, parce qu’à l’instant où vous l’aurez élu, vue ce qu’est la Ve République, c’est lui qui décidera. Que cela vous plaise ou non.
A l’Assemblée nationale et au Sénat, les députés du Parti communiste et du Parti de gauche se sont opposé aux ouvertures de magasins le dimanche. Le programme du Front de gauche, L’Humain d’abord, est très clair : « Nous supprimerons la loi Maillé d’extension du travail du dimanche », y lit-on page 18. Pas question pour nous de négocier pour rechercher «un équilibre entre les droits des salariés» et le souci des commerçants de «répondre à de nouvelles formes de concurrence», comme François Hollande en a manifesté l’intention, hier, dans une vidéo projeté lors des mêmes États généraux du Commerce.
Comme Jean-Luc Mélenchon, « je m’oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d’un consumérisme aveuglé ». Nous n’acceptons pas qu’ au seul motif de grossir le tiroir-caisse de quelques-uns, on attente aux petits bonheurs simples de la vie des gens simples. |
|
|
Géant Casino: l'ouverture le dimanche fait pschitt |
|
|
19-02-2012 |
|
La Dépèche, 19/2/2012
La direction nationale de Géant Casino s'est-elle rangée dans la voie de la sagesse, ou a-t-elle tout simplement mis (provisoirement) de côté ce qui n'était qu'une hypothèse de travail ? La question reste posée. Ce qui est certain, c'est que les instances dirigeantes du groupe sises à Saint-Étienne ont renoncé à l'ouverture de leur magasin de Castelnaudary le dimanche, prévue pour aujourd'hui.
Les élus locaux, le maire Patrick Maugard en tête, y étaient farouchement opposés. Il faut dire que la décision, prise à Saint-Étienne, de nommer Géant Castelnaudary magasin « pilote » pour ce changement, avait été mal perçue par le personnel, dont 75 % des membres étaient sur le point de se mettre en grève, hier, avant que ne tombe la bonne nouvelle.
Olivier Juve, le représentant syndical FO local, tenait d'ailleurs à remercier publiquement toutes celles et tous ceux qui étaient prêts à sacrifier une demi-journée de salaire, ce qui aurait constitué un « vide » à la fin du mois. Il tenait également à remercier ceux, extérieurs au magasin, qui se sont mobilisés et qui ont effectué hier le trajet jusqu'à Castelnaudary, pour soutenir les employés chauriens. Marc Adivèze, responsable départemental de FO, Brigitte Chataîgner, du syndicat national FO Casino, venue de Toulouse, et Christian Bancilhon, venu de Narbonne et qui avait déjà été reçu à Saint-Étienne. Une délégation a donc été accueillie par Jérôme Boche, le directeur local de Géant, et s'est vu officiellement notifier le recul de la direction nationale en la matière. Comme le déclarait Marc Adivèze : « Nous restons prudents, rien n'est encore gagné, la direction peut à tout moment rendre ce projet d'actualité ». Pour Hélène Giral, conseillère régionale et adjointe au maire de Castelnaudary, présente sur les lieux : « Le groupe Casino se trompe. L'ouverture le dimanche ne résoudra pas les problèmes de chiffre d'affaires de la grande distribution. Seules une augmentation des petits et des moyens salaires et une baisse du chômage permettraient aux gens de faire leurs courses normalement et donc d'augmenter le chiffre d'affaires des commerçants ». Jérôme Boche, contrarié par la présence d'étrangers au groupe Casino, a préféré ne pas faire de déclaration « à chaud », se réservant le droit d'intervenir un peu plus tard. |
|
|
Castelnaudary : Casino s'apprête à rompre la trêve dominicale |
|
|
15-02-2012 |
|
MidiLibre, 15/2/12
La rumeur enflait depuis quelques jours, mais cette fois-ci l'information est bel et bien confirmée. Prochainement, le Géant Casino de la ville ouvrira le dimanche matin, a priori de 9 h à 12 h 45. S'il n'a pas souhaité indiquer à partir de quand cette décision prendrait effet, Jérôme Bosch, le directeur de l'établissement a confirmé la nouvelle. Avec les deux enseignes "discount" de la ville, Casino sera donc la troisième grande surface à rompre le principe du repos dominical. Le tout, bien entendu en toute légalité. |
|
Lire la suite...
|
|
|
Cholet. L’enseigne Mie Câline décide de ne plus ouvrir le dimanche |
|
|
15-02-2012 |
|
Voilà un cas classique : une enseigne ouverte illégalement, contrainte par décision de Justice à respecter la loi.
Et le gérant de dire qu'il a du supprimer un emploi ! Sans dire combien d'emplois sa concurrence illégale et déloyale avait supprimé dans les enseignes concurrentes.... |
Ouest France, 15/02
Repos désormais dominical à la Mie Câline de Cholet : jusque-là ouverte sept jours sur sept, l’enseigne installée place Travot a en effet décidé de fermer un jour par semaine. Décision effective depuis dimanche dernier.
Depuis des années, Benoît Badaud, le gérant franchisé, faisait de la résistance à un arrêté préfectoral datant de 2001 et interdisant la vente de pain en boulangerie industrielle sept jours sur sept, et ce malgré une première décision de justice qui lui était défavorable. Réglementation prise sous la pression des artisans-boulangers, juge benoît Badaud. À nouveau épinglé par l’inspection du travail à l’automne dernier et menacé à nouveau de passer devant le tribunal, il a finalement préféré jeter l’éponge.
D’après Benoît Badaud, sa décision a comme conséquence de supprimer un emploi. La Mie Câline de Cholet, aujourd’hui, compte sept salariés. |
|
|
Magasins : la guerre au travail nocturne est déclarée |
|
|
14-02-2012 |
|
Le Parisien, 14/2/2012
Les magasins ouvrant la nuit se multiplient à Paris. Mais, selon la loi, le travail nocturne doit rester exceptionnel. Les syndicats s’apprêtent à porter le dossier en justice.
Après la chasse au travail dominical, haro sur le labeur nocturne! L’intersyndicale Clic-P*, qui a obtenu plusieurs fois gain de cause devant le tribunal de Paris contre l’ouverture abusive le dimanche de dizaines de supérettes parisiennes, se lance désormais à l’assaut du travail de nuit. En ligne de mire, les grandes enseignes internationales de prêt-à-porter qui ont pignon sur rue, avenue des Champs-Elysées (VIIIe) notamment, mais également les commerces alimentaires, qui se livrent une guerre sans merci et proposent, toujours plus tard, leurs services à une clientèle en demande permanente d’horaires extensibles.
Les syndicats s’apprêtent à déclencher prochainement des procédures judiciaires visant plusieurs enseignes dont ils refusent de communiquer la liste. Ils ont commencé à se pencher voici quelques mois sur le « dossier » du travail nocturne, fixé en France entre 21 heures et 6 heures, en regardant d’un peu plus près ce qui se passait derrières les jolies vitrines de l’hôtel particulier occupé depuis mai dernier par la marque de vêtements américaine Abercrombie & Fitch, label favori des ados.
« La nuit, bien après la fermeture des portes à la clientèle, les employés continuent d’officier dans les rayons, souligne l’un des représentants du Clic-P. On arrange les portants, on empile les tee-shirts sur les étagères pour que les clients trouvent le magasin impeccable le lendemain matin. Et tout cela au mépris total du Code du travail, qui impose un recours exceptionnel au travail de nuit, justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique, ou de service d’utilité sociale. Nous en sommes très loin… ».
Et pourtant Abercrombie s’est vu refuser l’autorisation de travail de nuit pour les tâches de rangement et de réapprovisionnement des rayons. Contrairement au géant suédois H&M, dont le vaisseau amiral est désormais installé sur la même avenue. Ce dernier, après avoir essuyé un premier refus, avait contesté la décision devant la direction régionale des entreprises, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte), qui a annulé la décision de l’inspection du travail, au grand dam de l’intersyndicale.
Abercrombie, qui n’a pas bénéficié de la même clémence, continuerait, selon les salariés, à pratiquer le travail nocturne : « Beaucoup parmi nous sont dans le magasin entre 22 heures et 5 heures, soulignent des employés de l’enseigne. Faut-il continuer d’accepter tout cela, avec résignation, comme si le fait d’avoir un emploi justifiait de renoncer à toute dignité ? La flexibilité imposée est toujours plus grande et nos horaires de travail à rallonge. »
« Depuis plusieurs mois, la tendance est aussi à la fermeture tardive dans les commerces parisiens, et notamment dans l’alimentaire, souligne le Clic-P. Jusqu’à minuit, parfois même plus tard. C’est une dérive qui désorganise la vie des employés. De surcroît, ce secteur compte une proportion importante de salariés à temps partiel, qui bénéficient de faibles compensations financières en contrepartie des difficultés importantes qu’engendrent ces nocturnes. »
* Clic-P : Comité de liaison intersyndical du commerce de Paris, regroupant la CFDT, FO, SUD, la CGT, la CFTC et la CGE-CGC. |
|
|
Ouertur d'Auchan le dimanche : les prêtres dans le débat |
|
|
10-02-2012 |
|
Le JSL, 10/02/2012
« Nous nous désolons de cette décision qui donne un coup de canif supplémentaire au repos dominical, et qui retire encore un peu plus à ce jour sa valeur particulière ». Décidément, l’ouverture de l’hypermarché Auchan le dimanche suscite bien des réactions. La dernière en date émane des prêtres de la paroisse de Gueugnon, les pères Frédéric Dumas, Jean-François Dessolin et Claude Gay.
Ceux-ci avancent également les raisons sociales du dimanche : « L’Homme ne se réduit pas à sa dimension économique, de travailleur et de consommateur. La remise en cause du dimanche, qui tend à en faire un jour comme les autres, risque d’occulter le sens de la vie humaine. Cela fait plus de 3 000 ans qu’un petit peuple a inventé un jour de repos hebdomadaire appelé « Sabat », pour sortir d’un temps linéaire, où toutes les journées sont semblables, pour donner à sa vie sociale une saveur de liberté. »
« Au-delà des pressions qui pourraient s’exercer sur les personnels, notamment dans les conditions d’embauche […], nous tenons à rappeler que l’efficacité d’une telle mesure est loin d’être assurée. Les rythmes décalés, les fatigues croissantes augmentent les tensions entre les personnes et fragilisent davantage les situations familiales ».
Contact de la paroisse :
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Maison Paroissiale - Place de l'Eglise Ville: 71130 GUEUGNON Téléphone: 03 85 85 26 17
|
|
|
Nicolas Sarkozy joue son va-tout sur des réformes impopulaires |
|
|
27-01-2012 |
|
La Croix, 26/01/2012
Le chef de l’État, qui sera dimanche soir à la télévision, veut reprendre la main et rassurer son camp pris par le doute.
Comme prévu lors du sommet social, il va annoncer des « mesures fortes » en faveur de la compétitivité et de l’emploi.
Dimanche 29 janvier de 20 h 15 à 21 h 15, le président de la République sera interrogé par des journalistes au cours d’une émission retransmise par TF1, France 2, iTélé, BFMTV, LCI et les chaînes parlementaires.
Comme prévu depuis plusieurs semaines, dans la foulée des priorités énoncées lors de ses vœux aux Français, Nicolas Sarkozy va annoncer les décisions qu’il aura prises pour renforcer la compétitivité des entreprises et protéger l’emploi. « Ce sera un moment important et il y aura des propositions fortes », souligne-t-on à l’Élysée.
Confronté à la crise et à une progression du chômage, affaibli par une impopularité record, le chef de l’État est déterminé à prendre tous les risques. « Il ne déviera pas. Il va continuer à dérouler sa stratégie »,assure un conseiller.
Nicolas Sarkozy veut démontrer qu’il sera un président réformiste jusqu’au bout de son mandat, y compris en lançant des réformes controversées à moins de quatre-vingt-dix jours de l’élection présidentielle. Il ne sera donc pas question, dimanche, de déclarer officiellement sa candidature. Accélérer le calendrier donnerait l’impression de céder à la fébrilité.
POSSIBILITÉ D’UNE DÉFAITE
C’est pourtant le sentiment qui a semblé s’emparer d’une partie de son camp, après la prestation réussie de François Hollande au Bourget et les propos tenus en Guyane par Nicolas Sarkozy sur la possibilité d’une défaite. « Quand il est nuancé, on dit qu’il n’a pas le moral ; quand il est cash, on dit qu’il s’occupe de tout », note son entourage.
Après les doutes exprimés par certains députés UMP, inquiets pour leur réélection en juin, le chef de l’État va vouloir les rassurer sur sa combativité et son calcul électoral.
Nicolas Sarkozy entend en effet convaincre les Français que la crise et la hausse continue du chômage l’obligent à assumer des « mesures fortes ».Après les décisions d’urgence prises lors du sommet social du 18 janvier (renforcement du chômage partiel, création d’un contrat « zéro charge » pour les jeunes), il va dévoiler un ensemble de réformes structurelles.
Avec en premier lieu, une forme de TVA sociale. Ce projet devrait obtenir le soutien indirect des dirigeants européens, lundi à Bruxelles. Mais en France, il est loin de faire l’unanimité. Le premier ministre François Fillon a dû consulter les parlementaires, très inquiets des effets négatifs sur l’opinion. L’un d’entre eux a même évoqué un « suicide politique ».
TVA
Le dispositif retenu devrait consister en une baisse des cotisations patronales de la branche famille sur les salaires moyens – les petits salaires jusqu’à 1,6 fois le smic étant déjà quasi exonérés de ce type de cotisations. En contrepartie, l’exécutif envisage une hausse modérée, inférieure à deux points, du taux maximal de TVA (actuellement de 19,6 %), couplé à une augmentation d’une autre recette, comme la CSG, pour augmenter le rendement.
La possibilité d’adoucir la hausse de TVA, et son impact sur la hausse des prix, par un renforcement de la prime pour l’emploi pour les bas salaires est également évoquée. Quant à l’entrée en vigueur de ces mesures, elle reste à préciser.
Le chef de l’État devrait aussi annoncer des mesures destinées à permettre aux entreprises en difficulté de moduler plus facilement la durée du travail voire les salaires de leur personnel. Aujourd’hui, elles peuvent négocier ce type de dérogation avec les syndicats mais il faut que chaque salarié accepte individuellement une modification de son contrat de travail. Ce qui a limité l’attractivité de tels accords. Le gouvernement envisage donc de se passer de l’accord de chaque salarié.
LÉGISLATION SUR LE TRAVAIL DOMINICAL
Enfin, selon Les Échos, serait envisagé un nouvel assouplissement de la législation sur le travail dominical. Il s’agirait d’augmenter le droit de tirage des maires qui peuvent actuellement autoriser jusqu’à cinq dimanches travaillés par an, et d’élargir la définition des zones touristiques.
Avec cet arsenal de mesures difficiles, Nicolas Sarkozy compte bien renverser la tendance. « C’est parce qu’il n’a plus rien à perdre, en déduit un ministre. Et qu’il ne va pas à la présidentielle que pour lui. » |
|
|
Vers plus de travail le dimanche |
|
|
26-01-2012 |
|
La frénésie d'activité de Nicolas Sarkozy à trois mois de l'élection présidentielle n'est pas de nature à rassurer, les réformes entreprises à la va-vite étant rarement judicieuses.
Parmi celles-ci, la récente modification du taux réduit de TVA, qui complique la vie de tout le monde, et la fameuse "TVA sociale", lancée à tout hasard, très controversée, et dont personne ne sait si elle aura finalement un effet positif sur la consommation de produits français, ou un effet négatif sur la consommation en générale.
Et parmi le train de réformes que M. Sarkozy veut absolument imposer, il y aurait un accroissement du travail dominical. Sachant que le travail dominical ne crée pas d'emplois, et qu'il est très impopulaire (82% d'opposants au travail du dimanche dans le dernier débat NewsRing), on se demande bien quelles raisons peuvent bien pousser M. Sarkozy à cette option suicidaire ? |
Les Echos 26/01 | 07:00 | Veronique Le Billon
L'exécutif envisage de nouveaux assouplissements pour doper l'activité, alors que des conflits locaux subsistent.
Après avoir réformé, par la loi de 2009, les règles de l'ouverture des commerces le dimanche, le gouvernement réfléchit à de nouveaux assouplissements. Les préfets doivent faire, la semaine prochaine, « un état des lieux de l'application de la réglementation », selon la circulaire que leur ont envoyé le ministre du Travail Xavier Bertrand et le secrétaire d'Etat au Commerce Frédéric Lefebvre avant Noël. Ils doivent notamment recenser les « éventuelles difficultés rencontrées », « faire connaître les demandes identifiées localement et qui ne seraient pas satisfaites », ainsi que « les bonnes pratiques qui permettent, dans le cadre d'un consensus des parties, la mise en place de l'ouverture dominicale dans un climat apaisé ».
De fait, la loi Mallié de 2009 n'empêche pas les conflits. Parmi les derniers en date, l'enseigne de bricolage Bricorama, qui vient d'être condamnée pour ouverture illégale dans le Val-d'Oise. L'exécutif préfère justifier l'idée d'un assouplissement supplémentaire par l'état de la conjoncture. « Il faut soutenir la consommation et l'activité, il faut activer tous les leviers », plaide-t-on à Bercy. Le gouvernement s'agace que des maires refusent d'ouvrir les commerces de leur ville cinq dimanches par an comme le droit du travail les y autorise. Un débat a ainsi opposé Frédéric Lefebvre au maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault (PS).
Dimanches du maire
Parmi les options sur la table, le gouvernement pourrait revenir à la charge sur le nombre de « dimanches du maire » autorisés. Les débats lors de la loi Mallié avaient envisagé de porter ce chiffre à huit. Il pourrait être fixé à dix, voire au-delà en cas d'accord entre partenaires sociaux locaux sur les contreparties au travail du dimanche. Visant Paris, l'entourage de Frédéric Lefebvre note aussi que le périmètre de certaines zones touristiques est « figé » depuis longtemps alors que « la « commercialité et les attentes ont changé ». Le projet de loi à venir sur le travail (accords compétitivité-emploi) pourrait servir de véhicule législatif. Le gouvernement sait que le sujet reste sensible, mais l'Elysée semble décidé à agir, là encore, avant la présidentielle. |
|
|
Agglomération chartraine : Ces magasins qui ouvrent le dimanche |
|
|
23-01-2012 |
|
L'Echo Républicain, 19/1/12
Une quinzaine de supérettes est ouverte le dimanche dans l’agglo chartraine. Parfois par choix. Souvent par nécessité. Il ne compte plus ses heures de travail. Lahsen El Aouad, patron de la supérette Cocci-market à Lucé, assure à lui seul, tout le travail de son épicerie, située rue du maréchal Leclerc, à quelques mètres de l’entrée de Chartres.Dans son épicerie où les prix sont véritablement compétitifs face aux supermarchés, il fait tout. Il met en rayon, conseille les clients, s’occupe de la caisse, assure la gestion et la comptabilité…Les dimanches en famille, il ne connaît plus depuis longtemps. De 8 à 21 heures, il est présent dans son épicerie. Même le dimanche. Surtout le dimanche. Un choix uniquement économique.« Il faut être là, tout le temps pour le client »« C’est le meilleur jour de la semaine, surtout l’après-midi après 16 heures. » Sa recette ce jour-là dépasse largement celle de la semaine. « Je préférerais rester chez moi avec mes enfants comme beaucoup de monde, mais je ne peux pas me le permettre. »L’ancien patron du petit marché à Mainvilliers est contraint d’assurer une amplitude horaire monstre pour assurer au moins de quoi payer ses charges. « Il faut être là, être présent tout le temps pour le client. »20 à 30 % des acheteurs dominicaux ne viennent que le dimanche.
Plus qu’un plus, pour beaucoup de clients rencontrés, l’ouverture dominicale semble « une nécessité. » « C’est vraiment dommage que si peu de choses soit ouvertes le dimanche à Chartres », a-t-on souvent entendu. |
| Vous n'êtes pas autorisé(e) à accéder à cette ressource. Vous devez vous connecter. Vous devez vous identifier. |
|