«Le dimanche, les gens sont plus tranquilles. C'est plus agréable et on est payés plus, alors pourquoi pas » explique Jérôme Souquet, employé à Botanic, à L'Isle d'Abeau. À l'image de Jérôme, de plus en plus d'employés sont amenés à travailler le dimanche. En Nord-Isère, la plupart des petits commerces alimentaires et près d'une dizaine de supermarchés sont ouverts le dimanche matin, comme la loi les y autorise. Faire plus de chiffre d'affaires ou relancer la croissance, les raisons invoquées pour justifier ces ouvertures sont nombreuses, mais ne font pas l'unanimité.
« J'ai choisi d'ouvrir car mon magasin connaissait des difficultés financières. On tourne avec un effectif minimum de six personnes, sur la base du volontariat. Cela nous permet d'ajouter une journée de chiffre. On est gagnant » assure Jean-François Charruaud, directeur du magasin Casino aux Avenières. Un discours également relayé par Laurent Diemunsch, directeur du magasin ED, à La Tour-du-Pin : « Nous sommes les seuls à ouvrir sur le secteur. Du coup, nous avons même conquis des gens "anti-discount" qui finalement, restent clients chez nous ».*
* on comprend facilement que quand les autres sont fermés, c'est facile de faire du chiffre (illégalement) - NDLR
«
Les gens ne mangeront pas plus parce qu'on ouvre le dimanche »
Mais l'ouverture le dimanche reste un sujet sensible. Une majorité de magasins résiste encore. À Chanas, Intermarché n'a pas cédé à la nouvelle vague. « Et heureusement !, s'emporte Catherine Palisse, hôtesse d'accueil. Il y a une assez grande amplitude des horaires d'ouverture en semaine. Et de toute façon, les gens qui viennent le dimanche ne viendront pas après. On parle de la baisse du pouvoir d'achat, mais ce n'est pas parce qu'on ouvre 7 jours sur 7 que les gens achèteront plus ».
Car le problème reste, encore et toujours, le même : le porte-monnaie des Nord-Isérois n'est pas extensible. Alors, ouvrir le dimanche pour relancer la consommation, l'idée a du mal à convaincre.
Favoriser l'acte d'achat
« Si la concurrence ouvrait, nous n'aurions pas d'autre choix que de faire pareil. Mais pour le moment, nous respectons le repos dominical. La consommation ne va pas augmenter. Ce n'est pas parce qu'on ouvre le dimanche que les gens mangeront plus ! Dans les autres secteurs comme celui de l'ameublement, les gens iraient peut-être plus se promener et il y aurait peut-être plus d'achats d'impulsion » s'interroge Pierre Marmonier, directeur de l'hypermarché Leclerc, à Bourgoin-Jallieu.
Car, même si elle n'a pas forcément l'argent, la clientèle du dimanche a le sourire. Détendue et disponible, elle se laisse plus facilement tenter par les produits. Nicole Beaux, cliente à Botanic, témoigne : « Cela m'arrange de venir le dimanche car la semaine, je n'ai pas le temps de voir les nouveautés. On est moins précipité, et si j'ai un coup de coeur, j'achète ! ». Une aubaine pour le directeur, Jean-Claude Carvalho : « Nous avons une activité plus forte le dimanche que le samedi. Le travail du dimanche, c'est dans les moeurs même si je comprends que cela soit gênant pour ceux qui n'ont pas l'habitude ». Mais du côté des enseignes d'ameublement, ouverte cinq dimanches dans l'année par arrêté préfectoral, on reste sceptique sur le réel apport de ces ventes dominicales : « On vend bien la semaine alors je ne suis pas sûr que ça soit très rentable le week-end » analyse Laurent Chardon, directeur éponyme du magasin Chardon Laurent Cuisines, à Saint-Jean-de-Bournay. Même refrain auprès des enseignes de loisirs. Le repos dominical semble avoir encore quelques beaux jours devant lui...
Pour les fêtes de fin d'année, ces grandes enseignes seront ouvertes les 14 et 21 décembre. (Photomontage : Daniel Bedrunes)
Le gouvernement vient de relancer le projet d'ouvrir les grandes surfaces le dimanche, d'ici à la fin de l'année. Dans le Loiret, salariés et clients sont plutôt contre ; les responsables d'enseignes dans l'attente. Le (vieux) serpent de mer de l'ouverture dominicale des grands hypers et supermarchés refait (grande) surface. En débat : l'intérêt des salariés (jour de congé contre salaire majoré), des clients (plus de souplesse pour faire ses courses, mais consumérisme à outrance), et celui (supposé) des responsables d'enseignes (offre accrue, éventuelle hausse du chiffre).
Luc Chatel, secrétaire d'État à la consommation, vient dernièrement de s'y... employer.
Ses dernières propositions fondées sur le volontariat et le paiement double de ces jours de légitime repos dominical ne font pas vraiment recette dans le Loiret.
«Contre mon éthique » Malgré la fièvre acheteuse et le culte de la société de consommation, il semble que travailleurs de ces grandes surfaces et clients mettent leurs oeufs dans le même panier !
« Ça peut être pratique, mais c'est contre mon éthique », dixit Alexandra. « C'est nécessaire et vital d'avoir un jour, tous ensemble, en famille », selon Aline et Michel, lundi, à la sortie d'une grande surface.
Notre récent sondage Internet corrobore : sur les 864 réponses obtenues (en une semaine !) dont seize qui ne savaient pas, une forte majorité (511 votants) se disaient « pas vraiment » ou « pas du tout » satisfaits de l'ouverture des commerces le dimanche. En revanche, 337 internautes y seraient « totalement » ou « globalement » favorables.
S'adapter à la vie familiale Autre levée de boucliers, mettant en avant « les contraintes de la vie familiale ; et le paradoxe de ramener la semaine d'école à quatre jours et de faire travailler les salariés le dimanche » : celle des associations familiales. L'Union départementale des associations familiales du Loiret veut « préserver le dimanche comme un temps familial. Les rythmes de consommation doivent s'adapter à la vie de famille (...) Même ouvertes le dimanche, l'offre en crèches sera insuffisante (...). » Idem aux Familles rurales : « (...) L'équilibre familial est menacé. Ça n'augmentera pas le pouvoir d'achat des familles au budget déjà si serré (...) En milieu rural, le commerce de proximité sera fragilisé (...). » Le syndicat Solidaires va plus loin : « Le travail du dimanche ça existe déjà, et c'est très mal payé (...) Les salariés ne veulent pas travailler la nuit, dehors par tous les temps, dans des conditions dangereuses (...). »
Les employés, justement, Danielle Barrioz, assistante de caisse à Carrefour Place d'Arc, à Orléans, depuis 24 ans, déléguée CFDT, témoigne : « J'ai toujours été contre. Il faut des repères, une vie familiale. Le dimanche deviendra un jour de travail banalisé, payé comme tous les autres... »
Reste les « patrons » des grandes surfaces. Leur avis semble nuancé : « C'est l'expectative. J'y suis pas plus favorable que ça. Les cinq autorisations annuelles peuvent suffire. Le gain d'activité n'est pas sûr d'être supérieur au paiement majoré des salariés volontaires », confie Walter Hatton, directeur de Carrefour Saran. Sollicités, les gérants des Leclerc Amilly et Olivet n'ont pas donné suite. Quant à Vincent Wadoux, responsable d'Auchan Gien, sa situation est avant-gardiste : « Depuis un an, nous sommes ouverts le dimanche matin. En accord avec nos salariés, ils travaillent ce jour-là sur la base du volontariat et ont une paie majorée.
Avoir le choix oui, mais généraliser à tous les dimanches ne servirait à rien. Pourquoi pas ouvrir tous ceux de décembre et un ou deux autres par an, lors des soldes ? » Ce projet fait donc jaser et est loin d'obtenir l'adhésion de tous.
D’abord les banques ; ensuite les entreprises ; enfin l’emploi. Le troisième volet du plan anti-crise du président de la République a été présenté, hier, à Rethel. L’urgence et la logique économique voulaient que les mesures soient annoncées dans cet ordre ; mais, pour tous ceux que la crise fragilise et particulièrement les chômeurs, la hiérarchie des priorités peut paraître blessante. Comme est mal comprise la disproportion entre les sommes promises aux banques (sommes virtuelles, certes, dont on espère qu’elles n’en auront pas besoin) et les montants, flous encore, qui seront alloués au soutien à l’emploi : 100 000 emplois aidés, extension des contrats de transition professionnelle, formation etc. Comparaison biaisée, certes, volontiers agitée par les syndicats et les partis d’opposition, mais qui frappe les esprits d’une opinion publique à qui on répète, à raison, que les caisses de l’État sont vides et qui s’interrogent sur les milliards tout à coup disponibles pour « la finance ».
Avec le pragmatisme dont il fait preuve depuis le début de la crise boursière et sa contagion sur l’économie « réelle », Nicolas Sarkozy suit des pistes qu’il avait écartées comme néfastes aux premiers temps de son mandat présidentiel. Ainsi pour les emplois aidés et ce que l’on appelle le traitement social du chômage. À la guerre comme à la guerre : mieux vaut des solutions imparfaites que l’inaction. Dans l’urgence, pas d’idéologie, mais de la réactivité.
Sa présence, tout au long de ces semaines, en France et à l’étranger, a rassuré les Français confrontés à une crise complexe. Sur le terrain social, concret, il lui sera plus difficile de convaincre, d’autant que beaucoup des mesures d’urgence préconisées vont dans le sens d’une précarisation du travail : notamment, le recours plus facile aux contrats à durée déterminée. L’insistance mise sur le travail du dimanche ne laisse pas non plus de surprendre : en quoi cette dérégulation serait-elle une solution à la mesure des défis du chômage ? On peut s’agacer aussi d’entendre le président de la République proclamer les mérites d’une discussion « sans tabous ». Sécurité des salariés, droit à un jour commun de repos… : il est des « tabous » qui humanisent la vie en société.
[...] Face au silence des socialistes englués dans leurs querelles intestines de précongrès, le patron du Modem laboure sans difficulté le terrain social laissé en jachère par ses concurrents. «C’est vrai que le PS nous facilite grandement la vie», s’amuse Eric Azière, responsable des fédérations du parti centriste.
A l’hypermarché, à l’heure de la pause, François Bayrou, installé devant un café, papote avec les salariés, les interroge sur le travail du dimanche. «Déjà nous n’avons qu’un jour de repos par semaine, alors travailler tous les dimanches… Et si cela se fait, ce ne sera pas de manière volontaire», prédit Nathalie, employée à la boulangerie et treize années passées sous l’enseigne Auchan. Même un cadre dirigeant de l’hyper s’élève contre le projet gouvernemental : «Le dimanche, j’ai autre chose à faire. A commencer par passer du temps avec ma famille.»
Dans la banlieue de Roubaix où la Redoute a annoncé la suppression de 151 emplois, François Bayrou avait vivement dénoncé la généralisation du travail du dimanche comme «une réforme de régression. Est-ce que nous voulons transmettre à nos enfants un monde où toutes les heures de tous les jours seront marchandes ? Il faut leur montrer que la consommation n’est pas le seul repère». Pour lui, «la crise révèle la ruine du modèle de société» à l’américaine défendu par le chef de l’Etat. «Nicolas Sarkozy assume le capitalisme mais moi je pense que ce n’est pas un modèle de société pour la France. Je ne crois pas dans la distinction entre un capitalisme financier mauvais et un capitalisme industriel vertueux. Mon modèle est humaniste. Tout ne se résume pas à la production et à la consommation», poursuit le patron du Modem, laudateur des vertus de la régulation européenne. Raison pour laquelle il a d’ailleurs approuvé le plan de sauvetage des banques. «Dans ce domaine, le chacun pour soi, c’est le zéro pour tous», estime l’opposant irréductible à Nicolas Sarkozy.
La prochaine étape de son tour de France le conduira à Mayotte où il avait réalisé son plus haut score avec 34 % des voix. «Continuez à parler de nous ! Vous êtes le seul à le faire aujourd’hui. Peut-être qu’on s’en souviendra au moment de glisser un bulletin dans l’urne», lui lance un client. Exactement ce que le futur candidat Bayrou, qui se veut «à l’écoute des gens», souhaitait entendre.
Réaction de B Thibault au discours de N Sarkozy : pas à la hauteur.
28-10-2008
Personne n'oserait soupconner le leader de la CGT de se moquer pas allusion de la petite taille de notre Président ! Pourtant, Bernard Thibault a estimé "pas à la hauteur" les propositions élyséennes exposées lors du discours de Rethel.
Et, effectivement, on se demande encore ce qui a poussé Nicolas Sarkozy à proposer le travail du dimanche en réponse à la crise mondiale ?
Thibault: les annonces de Sarkozy "absolument pas à la hauteur de la crise"
PARIS (AFP) — Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé mardi que les mesures de soutien de l'emploi annoncées par Nicolas Sarkozy demandaient "aux salariés de s'adapter", mais n'étaient "absolument pas à la hauteur de la crise".
M. Thibault, qui parlait sur France 2, a appelé les autres syndicats à se concerter pour envisager une "mobilisation commune".
"On demande aux salariés de s'adapter à la situation en mettant quelques pansements ici et là, ce n'est absolument pas à la hauteur de la crise", a déclaré M. Thibault après le discours du président à Rethel (Ardennes).
"Il y a eu une intervention pour aider les banques, une deuxième pour les entreprises, l'addition au total s'élève à 400 milliards d'euros de prêts ou de garanties de l'Etat", mais "aujourd'hui, le plan annoncé de soutien aux salariés, c'est zéro", a déclaré Bernard Thibault.
Au sujet de 100.000 contrats aidés supplémentaires en 2009, le leader de la CGT a dit que ce ne pouvait pas "être la réponse adaptée à la situation" et que "les emplois aidés (n'étaient) pas des emplois durables".
La volonté de généraliser le travail du dimanche est, selon le syndicaliste, "un exemple" de l'adaptation demandée aux salariés.
"Le chef de l'Etat laisse entendre que demain tout le monde devra travailler le dimanche pour avoir un emploi (...) or des études, y compris dans le secteur du commerce, ont montré qu'au final ce serait plus destructeur d'emplois dans les petits commerces que créateur dans le secteur de la grande distribution", a dit M. Thibault.
"La question des salaires est posée (...), c'est parce qu'on a privilégié la logique de rentabilité financière depuis 25 ans qu'on en est là, et il n'y a aucune raison donc d'accepter la contrainte du dimanche pour améliorer son pouvoir d'achat", a-t-il poursuivi.
M. Thibault a aussi estimé "qu'au vu de ce discours, il serait utile que l'ensemble des syndicats se concertent dans cette période pour envisager une mobilisation commune".
Nicolas Sarkozy a de grandes qualités, sans contestes. Pourtant, quand il parle du travail du dimanche, son argumentation, même épicée d'une gouaille boulevardière, se cantonne dans des arguments sans fondements.
En effet, il reprend pour une nouvelle fois la question anecdotique des Champs-Elysées ("De la nécessité de vendre plus de sacs Vuitton pour sortir de la crise"), qui relève davantage du sketche à répétitions que du sérieux. Pour le reste, il limite son argumentation à trois arguments : ""c'est un jour de croissance en plus, c'est du pouvoir d'achat en plus, et les autres pays le font", trois arguments qui ne sont étayés par ... rien. Au contraire, les rares études publiées sur le sujet font état de conclusions contraires.
In fine, le Chef de l'Etat pose une question à laquelle il fait mine de ne pas savoir répondre : "Pourquoi continuer d'empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ?" Sans doute pour la même raison qu'il n'est pas souhaitable d'autoriser le travail des enfants, ou le travail de nuit, motif qu'un Etat soucieux de la protection des plus faibles n'aurait jamais oublié.
La proposition de loi UMP visant à étendre les dérogations au repos dominical doit être examiné par les parlementaires avant la fin de l'année.
Nicolas Sarkozy a demandé mardi aux parlementaires de se saisir "maintenant" et "sans tabou" d'une proposition de loi "qui a été préparée" sur le travail dominical.
"Pourquoi continuer d'empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ?", a lancé le chef de l'Etat à Rethel (Ardennes). "Une proposition de loi a été préparée. Il faut que les parlementaires acceptent maintenant de s'en saisir sans tabou", a-t-il déclaré, dans une allusion à la proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Richard Maillé, qui vise à étendre les dérogations au repos dominical. Le travail dominical, "c'est un jour de croissance en plus, c'est du pouvoir d'achat en plus, et les autres pays le font", a argumenté Nicolas Sarkozy.
"Nous sommes le pays du monde qui reçoit le plus de touristes". "Est-ce qu'il est normal (...) qu'on dise que tout doit être fermé le dimanche ?", a demandé le chef de l'Etat. "Quand je vois des manifestations de salariés pour avoir l'autorisation de travailler le dimanche, parce que le dimanche on est payé double, je me dis : "Mais pourquoi on les empêche de le faire ?"" , a-t-il poursuivi. "J'étais l'autre jour dans le Nord. Quelqu'un me disait "M. Sarkozy, le dimanche on va tous en Belgique (...) parce que les magasins sont ouverts". Voilà qui est malin !", s'est exclamé le président de la République. "J'aime beaucoup les Belges, mais je les aime tellement que je préférerais que ça soit eux qui viennent dépenser leur argent chez nous, plutôt que nous qui allions dépenser notre argent chez eux !", a-t-il lâché.
"Sur les Champs-Elysées, ils ont trouvé le moyen de mettre un trottoir touristique et un qui l'est pas. Il y a un trottoir où on a le doit d'être ouvert le dimanche et l'autre où on n'a pas le droit. Je vous assure, ça fait drôle quand on vient de l'étranger !", a-t-il raillé. "Il faut quand même penser aussi aux familles qui ont le droit, les jours où elles ne travaillent pas, d'aller faire leurs courses dans des magasins qui sont ouverts, et pas systématiquement fermés, sur la base, naturellement, du volontariat", a-t-il insisté. "Je vois bien que le dimanche est un jour de famille, que c'est un jour aussi où on peut aller à la messe" et "avoir toutes les (autres) activités", a-t-il toutefois admis, plaidant pour "la liberté de choisir".
Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC, avait affirmé mi-octobre à l'AFP que "selon le Code du travail, les employeurs n'ont aucune obligation légale de payer plus le travail le dimanche et la majorité des gens ne sont pas payés plus ce jour-là", prenant l'exemple des employés de cafés, hôtels, restaurants ou des journalistes. "Certains peuvent certes bénéficier d'un accord d'entreprise ou d'une convention collective" majorant leur travail ce jour-là, avait-il expliqué, mais ce n'est pas obligatoire.
La seule mention dans le Code du travail prévoyant un salaire majoré le dimanche concerne les établissements de commerce de détail, et prévoit 1/30e du salaire brut mensuel en plus, avait-il rappelé. (Source AFP)
L'Union départementale des associations familiales donne son point de vue sur le travail du dimanche... « Dix mois après l'autorisation d'ouvrir le dimanche octroyé aux magasins d'ameublement, le Gouvernement souhaite à nouveau, avant la fin de l'année, étendre par la loi les dérogations au congé dominical, sur la base du volontariat et en échange d'un salaire augmenté.
L'UDAF du Pas-de-Calais et l'UNAF recommandent une fois de plus de ne pas généraliser l'ouverture des commerces et de maintenir le principe du repos du dimanche, notamment pour les raisons suivantes : - Ce sont les rythmes de consommation qui doivent s'adapter à la vie de famille, et non l'inverse : il faut préserver un jour ou les familles peuvent n'être ni productrices ni consommatrices.
- La durée du temps passé en famille est déterminante pour le développement de l'enfant. Il n'est pas cohérent d'attendre des parents qu'ils soient les principaux éducateurs de leurs enfants, tout en les privant du temps nécessaire pour s'investir dans cette tâche.
- L'idée d'ouvrir les crèches le dimanche ne résoudrait pas à elle seule la question de la garde dominicale des enfants : l'offre de crèche reste insuffisante. Par ailleurs, elle ne concerne pas les enfants d'âge scolaire.
- Le principe du volontariat étant dans les faits très difficile à appliquer, toute dérogation supplémentaire risque de convaincre des mères de quitter leur emploi, en raison du manque de moyens de garde d'enfant, surtout dans le cas d'emplois à temps partiel contraint. »
Le travail du dimanche en question : entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57 Le wiki (accès réservé)