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Le Maire de Carcassonne, impuissant devant l'ouverture de Carrefour |
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07-04-2010 |
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L'Indépendant, 24/7/10
CARCASSONNE Le maire et l'ouverture dominicale des hypers l'été
Jacques Bascou réagit aux propos tenus par les artisans et commerçants des Halles. Dans notre précédente édit ion, nous avons évoqué la colère de l'Association des Artisans et Com merçants des Halles centrales de Narbonne après l'annonce de l'ouverture dominicale, plusieurs dimanches cet été, de l'hyper Carrefour, à Bonne Source. Une association qui, par l'intermédiaire de son président Pierre Bergoin, interpellait le député-maire de Narbonne, lui demandant de faire connaître sa position. Hier,Jacques Bascou n'a pas manqué de réagir par l'intermédiaire d'un communiqué adressé à notre rédaction : "Des commerçants, notamment ceux des Halles, sesont élevés contre l'ouverture des grandes surfaces les dimanches d'été. Quelle est la situation aujourd'hui à Narbonne ? La loi du 10 août 2009, présentée par un député UMP, et adoptée par la majorité UMP à l'Assemblée Nationale, a modifié le Code du Travail en accordant des dérogations au principe du repos hebdomadaire le dimanche. Elle permet donc l'ouverture de plein droit, tous les dimanches, de tous les commerces, dont les grandes surfaces, dans les zones dites d'intérêt touristique ou thermal, ou des zones d'affluence exceptionnelle ou d'animation culturelle permanente. J'ai voté contre ce texte et le Groupe Socialiste auquel j'appartiens a déposé un recours devant le Conseil Constitutionnel. Celui-ci a censuré une partie décisive de la loi en laissant aux maires l'initiative de demander, ou non, le classement de sa commune dans ces zones dérogatoires. Au regard des équilibres économiques, sociaux et familiaux de Narbonne et de la Narbonnaise, attaché au repos dominical des salariés et à la survie des petits commerces de détail traditionnels, je n'ai pas demandé le classement de la commune de Narbonne dans ces zones dérogatoires tel que la nouvelle loi le permet. Par ailleurs, m'alignant sur l'accord de principe des partenaires sociaux audois, représentants les employés et les salariés de ce secteur, visant à fixer les ouvertures de commerces le dimanche, j'ai pris un arrêté municipal, pour 2010, qui autorise l'ouverture des commerces deux dimanches par an, au moment des Fêtes de fin d'année. Toute autre décision ne relève pas de ma responsabilité" . Une réponse sans ambiguïté de la part du député-maire de Narbonne, sauf que le premier magistrat n'a pas pouvoir d'empêcher une éventuelle ouverture de Carrefour ce dimanche 25 juillet. Les artisans et commerçants des Halles, eux, ne manqueront pas d'être vigilants. Fut-ce symbolique, une action ne serait, alors, pas à exclure. |
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Travail dominical : Plan-de-Campagne, une exception qui dure |
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06-04-2010 |
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La Provence 5/4/10
Le combat a été rude. Il aura fallu près de dix ans pour que la zone commerciale de Plan-de-Campagne, où l'ouverture dominicale était pratiquée depuis 1966, rentre dans la légalité ainsi que beaucoup d'autres centres commerciaux en France. Syndicalistes, commerçants et représentants de l'État se sont maintes fois affrontés par manifestations, dérogations ou actions judiciaires interposées. Jusqu'en juillet 2009, date à laquelle la loi Mallié, du nom du député UMP des Bouches-du-Rhône, a été votée.
Depuis, chaque commerce situé en zone urbaine de plus d'un million d'habitants et dans un périmètre d'usage de consommation exceptionnelle ou en zone touristique peut ouvrir le dimanche en toute légalité. Si la loi en a satisfait quelques-uns, elle n'a pas soulevé l'enthousiasme général. 6 000 communes pourraient pratiquer l'ouverture dominicale, elles étaient 566 à être dérogataires avant la loi, elles ont été trois à demander une dérogation depuis que le texte législatif a été voté.
Idem pour les "périmètres d'usage de consommation exceptionnelle" (Puce) : il pourrait y en avoir 38 dans les seules Bouches-du-Rhône, il n'y en a qu'un, celui de Plan-de-Campagne ; 83 dans l'unité urbaine de Lille où seules deux demandes ont été enregistrées et une seule dérogation accordée. Dans l'unité urbaine de Paris, 395 communes ou parties de communes sont éligibles à la dérogation : on dénombre une demande en Seine-Saint-Denis, deux demandes, dont une accordée, dans le Val-de-Marne, deux demandes dans les Hauts-de-Seine, 15 dans le Val-d'Oise, dont trois rejetées, et huit dans les Yvelines.
Ces chiffres ont été livrés par Richard Mallié lui-même, lors d'un débat qui l'a opposé à Marseille, à deux syndicalistes : Joseph Thouvenel, de la CFTC, et Avelino Carvalho de la CGT. Tous deux étant opposés au travail dominical, "un temps qui doit être réservé à la vie familiale, sociale et aux loisirs". La CFTC a commandé un sondage d'où il ressort que 83% des 25-44 ans sont contre le travail dominical contre 65% des 19-24 ans et des 44-65 ans. Les deux syndicalistes ont fait valoir qu'en République, "l'intérêt de quelques-uns ne doit pas primer". Richard Mallié a rétorqué que "l'intérêt de chacun est préservé par la signature des accords entre syndicats et patronat dans chaque zone concernée". |
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Le travail du dimanche : un faible engouement sept mois après la réforme |
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02-04-2010 |
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Intelligence RH, 02/04/10
Sept mois après l’adoption de la loi Mallié (du nom du député des Bouches-du-Rhône qui en est à l’origine) relative au travail dominical adoptée le 11 août 2009, celui-ci « n’a pas explosé », comme le précisent nos confrères des Echos. Le nombre d’employeurs cherchant à tirer partie de ces nouvelles dispositions reste limité.
Selon la direction générale du travail (DGT), seules les communes de Sète, Fréjus et Chartes (uniquement autour de la cathédrale) ont été classées en commune d’intérêt touristique depuis la réforme, portant ainsi leur nombre à 566 communes.
Du côté des périmètres d’usage de consommation exceptionnel (Puce), onze autorisations ont été accordées par des préfets pour légaliser les pratiques de certains centres commerciaux qui ouvraient déjà le dimanche. Cependant, le nombre de PUCE va continuer à progresser car une vingtaine d’autres demandes de Puce sont en cours d’instruction.
D’ici cet été, un bilan global de cette réforme sera établit par un comité parlementaire chargé d’évaluer le respect du principe du repos dominical. |
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Travail dominical: 20 procès-verbaux |
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26-03-2010 |
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Le Figaro 18/3/10
Vingt commerces ou supermarchés alimentaires ayant ouvert dimanche après-midi ont été verbalisés en 2009 à Paris et le ministre du Travail veille aux poursuites, a indiqué jeudi à l'AFP l'entourage de Xavier Darcos, accusé de laxisme par la mairie socialiste.
Le dimanche est jour de repos obligatoire en France. La loi du 10 août 2009, dont M. Darcos a piloté le vote controversé, permet cependant à davantage de commerces d'ouvrir le dimanche.
A Paris, des supermarchés ont interprété à tort la loi comme un feu vert pour ouvrir le dimanche après-midi, comme des journalistes de l'AFP l'ont constaté pour des enseignes Franprix (groupe Casino) et G20 dans plusieurs arrondissements. Pour l'entourage de M. Darcos, "ce sont des situations illégales qui doivent être combattues comme telles. On a modifié la loi, donc on est d'autant plus vigilant sur toutes les dérives qui peuvent exister ou qui existaient avant".
Selon le ministère, il y a eu vingt procès-verbaux dressés à Paris en 2009, auxquels s'ajoutent des lettres d'observation faisant un rappel au droit. De plus, selon la même source, "il y a eu une réunion le 27 novembre dernier entre la direction départementale du Travail et le parquet pour bien veiller à ce que les procès-verbaux donnent lieu à des poursuites, et la direction générale du Travail fait le point avec les organisations professionnelles du secteur". |
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Les syndicats et Eglises d'Europe étudient le principe d'un dimanche «protégé» |
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23-03-2010 |
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La Croix, 23/3/10
La Commission européenne ouvre mercredi 24 mars les consultations en vue d’une nouvelle directive sur le temps de travail. Des syndicats, élus européens et les Églises chrétiennes veulent faire reconnaître, par « principe », le dimanche comme jour de repos
Le dimanche doit-il devenir un jour comme les autres en Europe ? Au moment où la Commission européenne relance les consultations avant de soumettre une nouvelle législation encadrant le temps de travail dans l’Union européenne, des organisations syndicales (FO, CGT, CFTC pour la France), des élus européens de tous bords et les représentations à Bruxelles des Églises chrétiennes réaffirment la singularité du congé dominical.
Un événement est prévu à cette fin au Parlement européen à Bruxelles mercredi 24 mars après-midi. « Nous attendons entre 400 et 450 participants », se félicite-t-on dans l’entourage de l’eurodéputé allemand, Thomas Mann, vice-président de la commission parlementaire des affaires sociales, à l’origine de la conférence. Celle-ci compte déboucher sur un appel lancé aux 27 chefs d’État et de gouvernement, réunis à partir de mercredi en sommet, pour que le droit au dimanche férié soit reconnu, par principe, à tous les citoyens européens.
« Ce jour de repos commun sert à renforcer la cohésion sociale dans nos sociétés, une cohésion qui est si sévèrement ébranlée par la crise économique actuelle », argumente l’élu conservateur allemand, signalant combien le dimanche sert aux rassemblements familiaux, aux récréations collectives ou à l’engagement associatif. Et il est déjà reconnu en droit européen comme jour de repos pour les enfants et adolescents.
Travailler le week-end ne serait pas sans effets négatifs
Une protection générale du dimanche fut un temps reconnue par la législation européenne. La première directive sur le temps de travail de 1993 avait retenu que le droit à un repos hebdomadaire devait « en principe inclure le dimanche ». Mais, attaquée par le Royaume-Uni devant la Cour européenne de justice, cette spécificité dominicale a été abandonnée en 1996.
La Cour européenne a en effet alors jugé que rien n’obligeait à ce que le repos hebdomadaire d’un travailleur soit pris le dimanche au nom de la santé et de la sécurité au travail, seule base légale de la directive européenne. Autrement dit, un travailleur ne serait pas en moins bonne santé s’il se repose un jeudi ou tout autre jour de la semaine plutôt qu’un dimanche.
Les défenseurs du repos dominical font depuis valoir de récents travaux d’une agence publique de l’Union européenne, la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de travail (Eurofound), montrant que travailler le week-end ne serait pas sans effets négatifs sur l’absentéisme, la motivation et les maladies au travail.
«Son fondement juridique est difficile à établir»
« L’argumentation scientifique, déjà utilisée lors des débats en 2009, reste assez faible », estime toutefois Catelene Passchier, secrétaire confédérale à la Confédération européenne des syndicats (CES), rappelant que la directive actuelle prévoit déjà un repos ininterrompu de 36 heures par semaine, pris en pratique le plus souvent en fin de semaine.
« L’attitude de la droite européenne est ambiguë sur ce sujet, ajoute-t-elle à La Croix. Thomas Mann veut sauver le dimanche mais a voté pour le maintien de la dérogation (opt-out) à travailler au-delà de 48 heures par semaine. C’est incohérent ! » L’abolition de cette dérogation, à laquelle tient le Royaume-Uni, reste la priorité de la CES.
« Nous ne sommes bien sûr pas opposés à une protection du dimanche, mais son fondement juridique est difficile à établir en droit européen, compte tenu du jugement de la Cour européenne de justice. C’est une préoccupation essentiellement allemande », observe Catelene Passchier. L’arrivée possible d’un gouvernement conservateur outre-Manche ne devrait que compliquer la tâche pour parvenir à un accord européen. « Il serait préférable de miser sur une protection nationale ou par la négociation collective », poursuit la dirigeante syndicale.
Sa dimension religieuse n’échappe à personne
La Commission européenne devrait aussi adopter cette attitude. « C’est une question de subsidiarité. Rien n’empêche les États de protéger le dimanche, comme c’est déjà le cas dans 16 pays de l’Union », observe-t-on dans l’entourage de Laszlo Andor, nouveau commissaire européen aux affaires sociales. Cet économiste hongrois est chargé de rédiger une nouvelle proposition de directive sur le temps de travail après l’échec en avril 2009 d’une précédente tentative remontant à 2004.
Une première phase de consultation des partenaires sociaux est officiellement lancée mercredi 24 mars pour au moins six mois. Le texte législatif proprement dit ne devrait pas être mis sur la table du Parlement européen et des Vingt-Sept avant la fin de cette année. Intervenant cet après-midi à la conférence pour le dimanche, Laszlo Andor devrait se garder à ce stade de trancher dans un sens ou l’autre cette question sensible.
« Le dimanche convient aux chrétiens. Mais quid alors du samedi pour les juifs et du vendredi pour les musulmans ? » soulève par ailleurs une source communautaire proche du dossier. Bien que les représentations des Églises chrétiennes veillent à ne pas militer trop ouvertement sur la question dominicale, sa dimension religieuse n’échappe à personne. 
Assouplir les heures d’ouverture des magasins
Si elle avait été retenue, la mention de l’héritage chrétien dans le préambule du traité européen aurait d’ailleurs été utilisée comme possible base juridique pour légiférer. « Toute protection du dimanche doit rester neutre sur le plan religieux », met en garde Catelene Passchier, relevant que « le dimanche est bien chômé en Inde alors que les chrétiens y sont très minoritaires ».
Au-delà de la légitimité du repos dominical, c’est la question de l’ouverture des magasins le dimanche que le débat soulève aussi. Les services de la Commission européenne traitant du fonctionnement du marché européen s’intéressent aux distorsions concurrentielles dans la distribution qu’induit un encadrement différent des plages d’ouverture des commerces entre pays. En particulier à l’heure du commerce électronique qui, lui, ne connaît pas de fermeture pour repos.
Selon le Financial Times de mardi 23 mars, le président de la Commission, José Manuel Barroso, estime qu’un moyen de dynamiser la consommation outre-Rhin et d’ainsi tirer la demande en Europe serait, entre autres, d’assouplir les heures d’ouverture des magasins.
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| Sébastien MAILLARD, à Bruxelles | |
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21 mars : voter ou bosser ? |
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14-03-2010 |
Dans les grands magasins parisiens les salariés n’ont pas le choix.
CGT, vendredi 12 mars 2010, par Frédéric Dayan
Le 21 mars prochain, alors que se déroulera le second tour des élections régionales, les grands magasins parisiens seront ouverts, privant ainsi leurs salariés du droit de voter.Dans un communiqué de protestation, la fédération CGT du Commerce et de la distribution exige que les patrons du Bon Marché, du BHV, des Galeries Lafayette et du Printemps reviennent sur leur décision d’ouverture et ferment leurs établissements, ou laissent leurs salariés aller voter sur leur temps de travail, sans perte de rémunération.
Plus fondamentalement, la CGT du Commerce et des services voit là l’illustration du fait que le travail dominical "tend à exclure les salariés de la vie sociale." |
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Disneyland Paris : Zéro compensation pour travail dominical |
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14-03-2010 |
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Blog FO Disney, 12/03/10
Négociation Salaires : le service minimum de la Direction
Hier, lors de la 2ème réunion de négociation, le Vice-Président des Relations Sociales Daniel Dreux a présenté les propositions de la Direction : - C'est le service minimum avec 1.5 % d'augmentation générale jusqu'au coefficient 280 - C'est ZERO d'augmentation générale pour les coefficients 300 et plus ... Tout cela accompagné de l'habituelle augmentation individuelle à la tête du client... - C'est ZERO centime de plus sur le Travail du Dimanche - C'est NON pour la Prime de Nuit à payer en cas d'horaires tardifs - C'est NON pour l'extension de la Prime de Split Shift à tous les secteurs et aux coefficients 220
Alors, la Direction communique, par Flash d'infos : à lire ici
Alors FO Disney le dit et le redit : le compte n'y est pas... |
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A la veille des élections régionales, la position des candidats sur le travail du dimanche |
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14-03-2010 |
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Il est difficile de résister à certaines tentations : celle de reproduire les propos de Valérie Pécresse sur le travail du dimanche est de celles là !
Madame Pécresse se livre à un brillant exercice réthorique visant entre autre à expliquer qu'une loi qui autorise le travail du dimanche réaffirme le principe du travail dominical, ou que "la loi permet désormais de mieux encadrer cette pratique" alors qu'elle n'a fait que renforcer les pratiques illégales, qu'elle prévoirait des "contreparties et des garanties claires pour les salariés" alors que ces contreparties, quand elles existent, sont discriminatoires selon la zone de travail. Nous ignorons combien a été payé l'agence de communication qui a mis en forme cet argumentaire, mais cela n'a pas du être gratuit ! |
Blog CFTC Paris, 12/03/10
La CFTC PARIS a interrogé les Partis politiques sur quatre thèmes qui intéressent particulièrement ses adhérents et ses sympathisants : l'emploi, la formation professionnelle, les transports et le travail du dimanche.
A la veille des élections régionales, voici les réponses concernant le travail le dimanche par ordre de réponse :
1 - M. Nicolas DUPONT AIGNAN, tête de liste "Debout la République" pour la région Île-de-France.
Je fais partie de ceux qui ont combattu l’extension du travail du dimanche, considérant que cette mesure risque surtout de fragiliser celles et ceux qui n’ont pas le choix ou l’envie de polluer leur week-end pour travailler davantage. Paris est très concerné par cette mesure dont il faudra surveiller de près, au cas par cas, la mise en œuvre, notamment pour empêcher les abus auxquels, hélas, elle conduira inévitablement.
2 - Mme Anne LECLERC, tête de liste"NPA", pour Paris.
Le NPA est totalement opposé au travail du dimanche.
Celui-ci s'inscrit dans la dégradation constante des conditions de travail pour les salariés, en particulier dans le commerce. Non pas que nous pensions que le dimanche, "jour du seigneur" doive être protégés pour des raisons de pratique religieuse, mais tout simplement parce qu'il s'agit pour beaucoup de salariés du seul jour de repos régulier, permettant une vie familiale, des activités, ou simplement de se reposer. C'est un acquis des mobilisations du siècle dernier.
Nous ne sommes pas dupes des discours basés sur le travail du dimanche "au volontariat". La pression des directions, mais aussi celle du porte-monnaie, obligent bien des salariés à travailler le dimanche, ce dont ils se passeraient bien s'ils avaient vraiment le choix et s'ils étaient mieux rémunérés pour leur travail en semaine.
3 - M. Ludovic de DANNE, tête de liste"Front National", pour Paris
Concernant le travail le dimanche, il y a certes des activités qui ne peuvent s'arrêter ou qui sont spécifiquement liées au dimanche mais je ne suis pas favorable à sa généralisation. Le dimanche selon moi est un jour traditionnellement fondé sur la famille, le repos, les loisirs, la liberté...
La mondialisation ultra libérale à l'origine de la pression à la baisse sur les salaires et l'ouverture incontrôlée des frontières économiques a donné l'idée qu'il fallait faire travailler les gens le dimanche pour répondre à la crise... L'instauration du travail dominical loin d'être une solution par la croissance et l'activité, permettant soi disant d'embaucher des chômeurs, remettrait en cause nos traditions et nos acquis sociaux en plus de créer toujours plus de travailleurs pauvres et/ou précaires.
4 - M. Jean-Marc GOVERNATORI, tête de liste "Alliance Écologiste Indépendante" pour la Région Île de France.
Le travail du dimanche est du même acabit que les soldes permanents ou la dissémination des grandes surfaces. C'est à proscrire car il faut cesser de perdre sa vie à la gagner. Choisissons la qualité de vie.
Notre projet de société repose d'abord sur un audit scrupuleux de l'utilisation des fonds publics et mettre fin aux dépenses somptuaires. Cela permettra par exemple de réduire la fiscalité sur les entreprises et les travailleurs, ce qui permettra aux unes de mieux embaucher, et ce qui améliorera le pouvoir d'achat des autres.
5 - Mme Valérie PECRESSE, tête de liste "UMP" pour la Région Île de France.
Comme vous le savez, la question du travail dominical est désormais régie par la loi du 10 août 2009. Les dispositions en sont précises : elles réaffirment le principe du repos dominical. Le dimanche n’est en effet pas un jour comme les autres, et restera un jour à part dans la semaine.
Ce principe est clair. Mais il permet aussi de prendre en compte le fait qu’avant le vote de cette loi, 7 millions de personnes en France travaillaient le dimanche dont 3,5 régulièrement. Il était de la responsabilité de l'État de répondre à tous ceux qui souhaitaient travailler le dimanche, et d’adapter notre droit du travail au monde d’aujourd’hui, aux habitudes de consommation, aux besoins de travailler plus de certains salariés.
La loi est aujourd’hui parfaitement équilibrée : elle permet des dérogations, qui sont établies selon les cas, de manière permanente, conventionnelle, ou par intervention administrative. Comme vous le savez, un certain nombre de zones en Ile-de-France entrent notamment dans ce dernier cas de figure, en raison de leur périmètre d’usage de consommation exceptionnel.
Je tiens à souligner que, comme en dispose la loi, ces zones ont été arrêtées après concertation avec les collectivités locales et les autorités concernées. J’ajoute que la possibilité de travailler le dimanche, dans ces zones, c’était essentiel à la fois pour les commerçants et les salariés concernés.
Une chose est sûre : la loi qui permet désormais de mieux encadrer cette pratique, de prendre en compte les intérêts de chacun et ainsi d’éviter les éventuels abus. Il était important qu’un dispositif sur-mesure soit mis en place, avec des contreparties et des garanties claires pour les salariés.
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Mal-être au travail : le travail du dimanche cité à compraître |
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14-03-2010 |
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Blog CFTC Sambre Avesnois, 12/03/10
Mots à maux
La mission d'information sénatoriale sur le mal-être au travail, constituée en janvier dernier, à la suite notamment de la série de suicides chez France Télécom, a pour objectifs de mieux déterminer les racines de ce mal-être et de trouver les moyens d’y remédier.
Dans ce cadre, Joseph Thouvenel a été auditionné pour la CFTC. Le secrétaire général adjoint a rappelé l’évidente responsabilité de certains modes d’organisation du travail mais également de l’organisation sociale “qui rend plus difficile la conciliation des temps de vie, comme la loi sur le travail du dimanche”, parmi les causes évidentes du mal-être au travail.
Pour la CFTC, le renforcement des moyens d’actions spécialisés des services de santé au travail et d’inspection du travail est essentiel, tout comme une déclinaison rapide dans les entreprises de l'accord national conclu sur le stress.Pour l’heure, peu d’outils permettent d’évaluer le mal-être au travail. Seule l’étude Samotrace conduite en 2006-2007 l’a fait, mais sur un champ géographique réduit (Rhône-Alpes, Centre).
La CFTC insiste aussi sur la nécessité de mieux former les responsables hiérarchiques à une pratique du management “à visage humain”. La CFTC propose ainsi de priver de bonus les dirigeants des entreprises où des accidents du travail et des risques psychosociaux sont à déplorer. Cette proposition de lier une partie de la rémunération des dirigeants à la “performance sociale” a été récemment médiatisée.Autre préconisation CFTC: donner davantage de place aux salariés dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises afin de renouer le dialogue entre salariés et décideurs.
Fin juin, la mission d'information sénatoriale rendra ses préconisations.
Pour mieux connaître les travaux de la mission d’information sénatoriale, réagir, témoigner, rendez-vous sur son blog. Tous les témoignages enrichiront la réflexion de cette mission et permettront de connaître la diversité des situations rencontrées, pour repérer et valoriser les bonnes pratiques.Sur ce blog, vous pouvez aussi visionner l’audition de la CFTC.
http://cftc-hautmont.over-blog.com/ext/http://blogs.senat.fr/mal-etre-au-travail/>> Télécharger l'étude samotrace |
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