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Le catho se rebiffe ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
12-10-2009
Ci-dessous réponse d'un lecteur à Mgr Barbarin (Cardinal Archevêque de Lyon) dans le courrier du Secours catholique :

Lettre au cardinal Barbarin

Votre interview parue dans le mensuel Messages du secours catholique n°637 juillet-août 2009, p.9 se termine ainsi : « l’expression : “travailler plus pour gagner plus” relève d'une logique saine. Elle rappelle la beauté du travail et l'importance d'une juste rémunération pour celui qui se donne dans sa profession. »

Je suis très surpris et même choqué que vous puissiez parler de logique saine, alors que, de toute évidence et dans l'opinion de tous les Français, il s'agit de travailler davantage pour gagner davantage d'argent.

La logique de cette formule me paraît être celle de l'argent et non de l'Évangile. Affirmer qu'elle est saine, c'est bafouer l'Évangile. Pourquoi oubliez-vous l'ouvrier de la onzième heure, lui qui gagne autant en travaillant moins ?

Dire qu'elle est saine, c'est donner une gifle à tous ceux qui se battent contre le travail du dimanche pour différentes raisons, en particulier pour que ce jour reste le jour du Seigneur, pour refuser ce monde de la consommation, du métro-boulot-dodo-conso, et aussi une gifle à tous ceux qui sont au chômage.

La priorité aujourd'hui n'est pas de travailler plus, mais de donner du travail à ceux qui n'en ont pas : les deux millions et demi de chômeurs. Voilà la vraie logique au plan économique.

M.F.G. Levallois-Perret (Hauts de Seine)

 
Embauches discriminatoires, c'est parti Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-10-2009

Travail Dimanche, 11 octobre 2009

On se souvient que le bon docteur Mallié avait juré ses grands dieux que le travail du dimanche serait interdit aux grandes surfaces alimentaires, "pour protéger le petit commerce" (ce qui était reconnaître que le travail du dimanche porterait tort à tous les autres commerces, amusant paradoxe).

Ce qu'il n'a pas dit, c'est que les conditions d'implantation des magasins de grandes enseignes ont été considérablement assouplies par la loi dite de modernisation de l'économie.

Pour ces enseignes, la loi Carabistouille est une opportunité idéale : ils ont les moyens de s'organiser pour ouvrir 7/7, et ainsi font une concurrence sauvage aux commerces traditionnels de leur zone de chalandise, qui n'ont pas les moyens d'ouvrir en permanence.

Et c'est parti pour les annonces discriminatoires, comme celle-ci, relevée cette semaine sur le Carrefour City de l'avenue de Malakoff (Paris XVI°) : à côté de l'affiche annoncant que Carrefour City est ouvert le dimanche de 9H à 20H, l'affiche de recrutement précise qu'il faut envoyer son CV, mais aussi ses disponibilités. Essayez de préciser dans vos dispos que vous n'êtes pas disponible le dimanche, juste pour voir !

Voilà le visage concret du volontariat à la sauce Mallié, et de la loi Carabistouille.

 
Jeux en ligne : controverse sur la fin du modèle français Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
11-10-2009

Les jeux en ligne n'ont rien à voir avec le travail du dimanche ? Pas tout à fait.

Cette nouvelle loi controversée - encore une - illustre aussi la puissance des lobbies sur un parlement godillot, qui renonce semble-t-il à sa mission d'élaboration d'un modèle français, pour céder à toutes les sirènes du pouvoir ou de l'argent.

Le Monde, 10/10/09

L'examen du projet de loi sur l'ouverture à la concurrence des jeux en ligne s'est achevé, vendredi 9 octobre, à l'Assemblée nationale. Sous l'oeil attentif des lobbies installés en tribune, le débat a revêtu une tournure très politique. Emaillé d'échanges tendus, parfois à la limite de la violence. A l'image d'Eric Woerth, en réponse à Aurélie Filippetti (PS, Moselle), qui avait déploré que "l'intérêt général (soit) une fois encore dissout au profit des intérêts de quelques "happy few"" : "Votre intervention, lâche froidement le ministre du budget, c'est du bas niveau, c'est du caniveau !"

Le gouvernement aurait souhaité contenir la discussion sur un terrain technique, en présentant son projet comme "une voie médiane", un outil permettant de poser des "règles" dans le cadre d'une "ouverture maîtrisée". Les principaux orateurs opposés à ce texte ont voulu le placer sur un autre plan. "Ce texte pose la question des valeurs que nous voulons pour notre société, a posé d'emblée Gaëtan Gorce (PS, Nièvre). Si nous reculons sur le thème de l'intérêt général, nous créons une situation dans laquelle nous banalisons le jeu, nous considérons que le jeu est une activité économique profitable pour les uns, même si elle ne l'est pas pour les autres, et sur laquelle l'Etat n'a plus à intervenir. Cette évolution-là nous pose des questions sur l'idée que nous nous faisons de notre société."

"Une question est dans tous les esprits : pourquoi ?", s'est interrogé François Bayrou (non-inscrit, Pyrénées-Atlantiques). "Pourquoi abandonnez-vous le modèle français ? Pourquoi l'Etat renonce-t-il à assumer sa mission de maîtrise et de régulation ? Il n'y a, je regrette de le dire, qu'une réponse à cette question : c'est pour faire entrer des opérateurs privés sur le marché juteux du jeu. C'est donc un choix de société que vous allez faire et très nombreux sur ces bancs sont ceux qui ne le partagent pas et le combattront", a conclu le président du MoDem, vivement applaudi sur les bancs de la gauche.

"C'EST ANTI-FRANÇAIS"

Le projet du gouvernement, en effet, n'échappe pas au soupçon d'avoir été élaboré sous la pression d'opérateurs déjà en ordre de bataille et en attente d'une législation plus tolérante pour pouvoir lancer leurs offres. C'est en citant quelques noms parmi les principaux bénéficiaires - "Arnaud Lagardère, Martin Bouygues, Patrick Le Lay, Vincent Bolloré, François Pinault, Dominique Desseigne, Patrick Partouche, Alexandre Balkany..." - que Mme Filippetti s'est attiré la violente réplique de M. Woerth. "Vous avez cité des noms, mais il faut aller plus loin. Dites-nous si ce sont des criminels, des repris de justice !", s'est emporté le ministre. "C'est anti-français !", s'est exclamé le rapporteur pour avis, Etienne Blanc (UMP, Ain).

En autorisant une "offre légale", le gouvernement dit vouloir "assécher l'offre illégale". Selon le ministre du budget, "une cinquantaine d'opérateurs" devraient demander l'agrément auprès de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL). Celle-ci sera formée d'un collège de sept membres, nommés par décret, et d'une commission consultative de 18 membres comprenant 2 "défenseurs des joueurs", 4 représentants du monde sportif, 2 du monde hippique, quatre opérateurs, 2 membres des associations familiales et 2 des associations de consommateurs. "Le projet de loi fait entrer le lobby des opérateurs dans l'autorité indépendante", s'indigne M. Gorce.

Aux yeux de l'opposition, l'examen du projet de loi a mis en évidence la faiblesse des réponses que celui-ci apporte sur les problèmes d'addiction au jeu, de blanchiment d'argent, de conflits d'intérêts quand les opérateurs de paris en ligne sont également engagés dans le parrainage d'équipes, ainsi que sur les menaces que ce texte fait peser sur le financement du sport et de la filière équine. Le vote solennel aura lieu mardi 13.

 
Parfumeries ouvertes le dimanche : pas tous d'accord Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
05-10-2009

Depuis le 10 août 2009, la loi offre à certains magasins la possibilité d'ouvrir le dimanche, notamment dans les zones touristiques dans lesquelles le travail, ce jour-là, « est de droit sans doublement du salaire ni repos compensateur ». Mais la délibération débattue l'autre jour en conseil municipal, n'était pas en relation avec cette nouvelle législation.

« En effet, a expliqué l'adjointe au tourisme, France Aouizerate, le préfet nous informe habituellement des demandes de dérogation du repos dominical formulées par les industriels de la parfumerie grassoise. Pour simplifier les choses, depuis 2003, les parfumeurs expriment leurs besoins pour trois ans. En l'espèce, la loi de 2009 sur le repos dominical n'est pas applicable. C'est donc le régime antérieur qui fait référence. »

L'assemblée communale avait donc à s'exprimer sur les demandes de dérogation à l'obligation du repos dominical, présentées par les établissements Fragonard, Galimard et Molinard. Ces demandes concernent bien évidemment le personnel qui assure la visite des usines et salles d'exposition et la vente des parfums.

« Le volontariat est une illusion »

Patrice Cattaert (Grasse à tous), avec sa double casquette de conseiller d'opposition et de syndicaliste, a tenu à élargir le débat... « Dans ces demandes émanant des trois parfumeries grassoises, référence est faite au code du travail. Mais il n'y a pas un mot sur les conséquences pour les salariés de ces établissements. Pourtant, il y en a : une vie familiale souvent perturbée et difficile à gérer, surtout lorsque les enfants sont encore petits, une vie sociale compliquée. Cela sans qu'une véritable compensation soit apportée. »

L'élu reconnaît certes qu'il s'agit là de sociétés « emblématiques de l'histoire et de l'activité économique de Grasse. Mais, affirme-t-il, les compensations salariales pour le travail du dimanche ne dépassent jamais 50 % de majoration. Et le principe du volontariat n'est que pure illusion. »

France Aouizerate, on s'en doutait un peu, n'est pas du même avis. « Ces trois établissements, a-t-elle spécifié, génèrent des emplois. Et heureusement qu'ils sont ouverts le dimanche pour accueillir les touristes. Par ailleurs, je n'ai pas connaissance que l'ouverture dominicale ait provoqué un tollé parmi le personnel de Fragonard, Galimard et Molinard. Je pense plutôt que les employés sont heureux d'avoir du boulot. »

N'empêche, Guy Bargain, lui aussi élu d'opposition, n'en démord pas : « Ce sont des magasins comme d'autres, n'imposant pas dans une mesure de nécessité, tel qu'un service de transports en commun ou une clinique, que soit accordée une dérogation à la garantie du repos dominical. Admettre cette opportunité mercantile pour de simples établissements d'accueil et magasins de parfumerie revient à reconnaître tacitement l'abolition pure et simple du dimanche comme jour férié s'imposant à tout un chacun. »

La délibération est adoptée à la majorité (voix contre de Guy Bargain et Patrice Cattaert, abstention de Paul Euzière, Marcelle Monzeglio et Bernadette Bétheuil pour Grasse à tous, et du groupe socialiste)

 
« Vivement dimanche ! » Table ronde au lycée Franklin Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-10-2009

Liberté Politique - 2 octobre 2009

La proposition de loi Mallié, quoi qu'en disent ses fervents supporters, cherche la libéralisation du travail le dimanche. Mais le premier jour de la semaine n'est pas à vendre. Quatre de ses défenseurs se partagent la parole pour aider à redécouvrir le sens du « repos dominical » dans ses enjeux théologiques, anthropologiques et sociaux.

Une analyse de ce qui pourrait être un changement de civilisation…

Dans le cadre du cycle « Questions de société », la rencontre « Vivement dimanche », aura lieu le mardi 6 octobre 2009 à 20h30. 

Avec Joseph Thouvenel, CFTC, Jacques Arènes, psychanalyste, Thierry Lamboley s.j., directeur de la rédaction de Vers Dimanche.com et Hélène Bodenez, professeur à Franklin, chroniqueur à Liberté politique.com. 
 

Centre culturel Franklin
12 rue Benjamin Franklin
75116 Paris
Entrée 9 euros.

 
Et pan ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
01-10-2009

Sévère observation de l'Archevêque de Paris, qui n'hésite pas à pointer de son doigt épiscopal la responsabilité de ses troupes. Le sel de la terre se serait-il affadi ?

La Croix, 30/09/09

[...]

Vous insistez sur la messe du dimanche, alors que ce jour devient de plus en plus banalisé dans la société…

"Si on a pu ainsi bousculer le dimanche, c’est peut-être parce qu’un certain nombre de chrétiens ne savaient pas quoi en faire ni montrer pourquoi ils y tiennent…"

[...]

Lire la suite...
 
Volontaire désignée d'office... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-09-2009

Vosges Matin, 27/09/09

Une dame, dont nous ne retiendrons que les initiales, G.C., pour des raisons bien compréhensibles de confidentialité, nous fait part de son point de vue sur le travail du dimanche, tel qu'il se pratique pour la base. " Fidèle lectrice de Vosges Matin, je me permets de réagir concernant un article paru il y a déjà quelques temps sur le travail du dimanche dans les magasins. Je travaille dans un supermarché depuis presque vingt ans. Celui-ci est ouvert depuis sa création tous les dimanches matin malgré les changements d'enseignes. Je travaille donc certains dimanches matin en fonction du planning imposé. Je travaille généralement un dimanche sur deux et même deux sur trois. Lorsque je parle de travailler le dimanche, il y a aussi le samedi toute la journée naturellement. Mais, concernant le travail du dimanche, ce n'est pas sur la base du volontariat comme indiqué dans votre article. Si je suis inscrite au planning et que j'ai quelque chose de prévu, il faut s'arranger avec un ou une collègue à condition qu'il ou qu'elle soit d'accord et disponible, ce qui est très rarement faisable donc annulation du repas de famille ou autre... Quant aux salaires, depuis l'été dernier, je suis rémunérée 25% en plus les heures du dimanche matin, ce qui correspond à 25% de 3 h 30 de travail au SMIC ! Donc faîtes le calcul ! Combien de personnes et surtout combien de clients du dimanche matin voudraient travailler à notre place ? C'est sûr, en temps de crise avoir du travail c'est bien mais ne croyez-vous pas qu'il y a des abus car regardez en Alsace ou en Moselle, mises à part quelques boulangeries, presses, qui sont ouverts le dimanche matin, tous les supermarchés sont fermés et pourtant toutes ces personnes mangent tous les jours. alors oui pour l'ouverture des magasins le dimanche matin mais avec des personnes volontaires car tout le monde a le droit d'avoir une vie familiale normale. Et à quand l'ouverture des magasins le dimanche après-midi ?G.C.

 
Surprise à Rambouillet Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-09-2009

Christine Boutin, ex-Ministre du Logement, récemment expulsée avec violence de l'équipe gouvernementale (mais que fait le DAL ?!), avait été très confortablement élue en 2007 à Rambouillet, avec 58.3% des voix.

Pour Jean-Frédéric Poisson, son "fils spirituel", tout confort a disparu, puisqu'il ne devance Anny Poursinoff, la candidate verte, que de 5 voix.

Les électeurs auraient-ils voulu sanctionner ces élus qui protestent, indignés, contre des lois qui seraient contraires à leurs plus hauts principes... mais les votent quand même !?

Législative à Rambouillet: 5 voix d'avance pour l'UMP, recomptage

AFP – 27/09/09

RAMBOUILLET, Yvelines — L'UMP Jean-Frédéric Poisson est arrivé en tête du second tour de la législative partielle de Rambouillet dimanche, mais en ne devançant la candidate des Verts Anny Poursinoff que de 5 voix, ce qui entraîne un recomptage, ont déclaré les Verts.

Ce résultat constitue une surprise dans une circonscription (10e des Yvelines) très ancrée à droite et qui était celle de l'ex-ministre Christine Boutin.

C'est son suppléant M. Poisson qui briguait le siège que Mme Boutin, avait laissé vacant après son éviction du gouvernement en juin.

Il avait obtenu 43,94% des suffrages au premier tour, devançant de 24 points la candidate des Verts Anny Poursinoff, elle-même ayant devancé la socialiste de 8 points.

Mme Boutin avait été confortablement élue en 2007 avec 58,3% des voix.

Selon Mme Poursinoff et la numéro un de son parti Cécile Duflot, jointes toutes deux par l'AFP, un recomptage devait avoir lieu lundi matin à la préfecture des Yvelines.

 
Sarlat demande le classement commune touristique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
28-09-2009

Sud Ouest, 28/09/09

CONSEIL MUNICIPAL. La demande de classement de la ville en commune touristique, votée à l'unanimité vendredi, a relancé le débat sur les modalités du travail le dimanche

« Le repos dominical est un principe catholique »

L'ouverture dominicale des commerces n'est pas une nouveauté à Sarlat. Mais la municipalité veut aller plus loin. Vendredi, parmi les 40 délibérations à l'ordre du jour du Conseil municipal, celle concernant la demande de classement de la ville en « commune touristique » a fait du bruit. Les élus l'ont votée à l'unanimité, mais l'opposition a fait part de ses craintes quant aux droits des salariés.

La Ville, déjà érigée en « station de tourisme » en 1943, n'avait plus que cinq mois pour demander ce nouveau classement au préfet qui jusque-là, accordait des dérogations à titre individuel aux établissements demandeurs. Ce statut, défini par la loi Mallié du 10 août 2009, prévoit une dérogation « de droit », donc permanente, pour tous les commerces de détail, y compris en dehors de la saison touristique.

« La pression du chômage »

« Les perdants sont les salariés qui vont travailler le dimanche », a déploré le conseiller Jean-Paul Valette, du Nouveau parti anti-capitaliste. La loi ne prévoit en effet ni contrepartie financière, ni doublement de salaire, ni même exigence de volontariat. Elle incite simplement les partenaires sociaux à engager des négociations. « Je ne suis pas contre le fait d'ouvrir le dimanche, précisait la communiste Annick Le Goff. Ce qui me gêne, c'est que l'employeur n'ait pas l'obligation de rémunérer les salariés en heures supplémentaires. » Et le maire Jean-Jacques de Peretti de la rassurer : « Il n'a pas l'obligation de le faire, mais il n'est pas non plus obligé de ne pas le faire. Les entreprises qui avaient déjà passé des accords avec leur personnel pourront les conserver. » De son côté, le Vert Frédéric Inizan pointait l'absence du libre choix du salarié. « Il y a la pression du chômage, la peur de perdre son emploi. Et puis le travail le dimanche déstructure les familles. » Une remarque sur laquelle Jean-Jacques de Peretti rebondissait en lui rappelant qu'il s'agissait de la position des Évêques de France. « La loi pose le principe du repos hebdomadaire. Le repos dominical, c'est un principe catholique. »

Une réplique percutante, troublant presque les lignes politiques, sauf que la toute dernière circulaire Darcos, portant application de la loi Mallié, réaffirme bien le principe de « repos dominical ». (pour mieux l'affaiblir, hypocrisie dont les politiques sont coutumiers, NDLR)

La suite du Conseil municipal dans notre édition de demain.


 
Ouverture dominicale: un décret précise certains délais d'autorisation Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
23-09-2009

Tribune de Genève AFP | 22.09.2009 | 13:36

PARIS | Les préfets auront un mois et huit jours pour répondre aux magasins souhaitant ouvrir le dimanche par dérogation au principe du repos dominical, selon un décret paru mardi au Journal officiel.

La demande ne pourra toutefois parvenir au préfet qu'une fois instauré le périmètre d'usage de consommation exceptionnel (Puce), étape nécessitant d'abord une demande du conseil municipal au préfet et le respect de certains critères.

Ne peuvent être classées en Puce que des zones caractérisées par des habitudes de consommation le dimanche déjà établies par un flux de clientèle, comme Plan de campagne près de Marseille ou une quinzaine de zones commerciales autour de Paris, par exemple Eragny dans l'Oise.

Le cabinet du ministre du Travail a précisé au quotidien que seules les zones commerciales qui avaient choisi d’enfreindre la loi ou bénéficiaient de dérogation seraient concernées (selon la Gazette des communes, NDLR)

La demande de dérogation rédigée par le patron du commerce concerné pourra être adressée individuellement, ou regroupée avec des magasins situés dans la même localité, exerçant la même activité et s'adressant à la même clientèle.

L'autorisation sera accordée, après des consultations locales et seulement si l'employeur a conclu un accord collectif fixant des contreparties, ou en l'absence d'accord, si le personnel concerné donne son accord par référendum.

En région parisienne, le processus a déjà démarré, le préfet de région ayant publié la semaine dernière la liste des communes composant l'unité urbaine.

Chaque commune, communauté de communes, d'agglomération ou communauté urbaine peut désormais adresser une demande de classement de tout ou partie de son territoire en Puce.

Le décret reprécise la notion de commune d'intérêt touristique où, à la différence des zones "Puce", l'ouverture dominicale des commerces est de plein droit, c'est-à-dire que les salariés ne peuvent pas prétendre à un repos compensateur ou un doublement de la rémunération.

Dans les zones "Puce", l'employeur devra recueillir l'accord écrit du salarié, certifiant qu'il est disposé à travailler le dimanche. Il aura droit à un repos compensateur et à une rémunération au moins égale au double de celle d'un jour de semaine.

Tous les ans, le salarié pourra en principe revenir sur son engagement à travailler le dimanche, en respectant un préavis de 3 mois. Il ne pourra pas en théorie être licencié pour ce motif.

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
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