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Carabistouilles

La question du travail du dimanche pour tous a été soulevée à l'initiative du Docteur Mallié, dentiste de son état, mais également député, avec une quantité réjouissante de carabistouilles, dignes du renom des arracheurs de dents. A la décharge du Docteur Carabistouille, il faut reconnaître qu'il avait été instrumentalisé à loisir par l'Elysée.

Mais il n'a pas été le seul, loin s'en faut, à aligner approximations, fausses vérités et vraies erreur. Chacun se souvient de l'indépassable sketche des Champs Elysées, interprété par Nicolas Sarkory (le président français qui précédait Hollande).

En effet, cette question intéresse au plus haut point un certain nombre d'intérêts pas toujours démocratiques, mais aux moyens considérables, qui peuvent facilement se payer de temps en temps un sondage biaisé, un article de propagande, ou un interview partisan.

Cette section a pour objet de rassembler les meilleurs extraits de ces carabistouilles.

 



Pierre Gattaz face à ses pairs Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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A l'heure ou de nouvelles études confirment l'impact du travail décalé et du travail de nuit sur la santé, Pierre Gattaz parle d'un "dogme du passé", sans doute comme celui qui valorise l'honnêteté, pratiquée depuis des millénaires par des foules obscurantistes. Tout aussi porté sur la carabistouille que son illustre précédesseur, le député Mallié, Pierre Gattaz sort ensuite de son chapeau un chiffre totalement fantaisiste de 40 à 50.000 emplois à créer le dimanche. Richard Mallié aussi, avait promis "des dizaines de milliers d'emplois", qu'on attend toujours. Il serait temps de trouver d'autres ficelles, Pierre !
 
 
Pierre Gattaz est venu donner un «message d'espoir, d'optimisme, de vigilance et en même temps de combat» aux patrons du Lot-et-Garonne au centre de congrès.

«Comment est la vie d'un chef d'entreprise aujourd'hui?» Pour Pierre Gattaz, un seul adjectif, répété plusieurs fois aux patrons du Lot-et-garonne et aux journalistes du département: «Difficile.» Et pourtant, «ils -les patrons- restent des vecteurs d'espoir». Les patrons sont ceux qui apportent les richesses à la France et sont ceux qui peuvent créer des emplois. Logiquement, après une telle entrée en matière, Pierre Gattaz est venu, hier soir à Agen, pour «porter un message d'espoir, d'optimisme» aux 350 patrons rassemblés dans l'amphithéâtre Jean François-Poncet au centre de congrès. Mais que l'on ne s'y trompe pas. En saluant encore et encore les positions affichées de Manuel Valls et les décisions du gouvernement de simplifier la vie des entreprises, Pierre Gattaz veut quand même «mobiliser ses troupes, leur demander d'être vigilants» voire plus. «Il faut conduire un combat positif auprès des élus pour parler de la réalité de l'entreprise.»

«Des mots aux actes»

Ce que demande Pierre Gattaz au gouvernement c'est, surtout, «davantage de cohérence». «Comment peut-on parler de simplification d'un côté et ajouter des mesures comme celles sur la pénibilité qui vont terriblement complexifier la vie de l'entreprise, rajouter du stress, de la méfiance avec des mesures anxiogènes ?» Le tout dans un contexte mondialisé, «la France n'est plus seule au monde elle est en concurrence avec 150 pays. Des pays comme la Suisse ou l'Allemagne qui ont un code du travail de 300 ou 600 pages contre 3 400 pages pour le code du travail Français et des taux de chômage de 3 ou 5 %.»

Et dans ce combat à mener, il faut aussi considérer que «les dogmes c'est du passé.» Premier d'entre eux, «le travail du dimanche : les gens veulent consommer le dimanche ou le soir après 21 heures. Il y a 40 000 à 50 000 emplois à créer, il faut opposer le bon sens à la posture du dogme, la posture idéologique.» Oui, pour Pierre Gattaz, «la France a un potentiel fantastique, des atouts considérables comme le Lot-et-garonne a aussi des atouts considérables.» Et pour le «patron des patrons», «un gouvernement ne peut réussir qu'avec les chefs d'entreprise. Et il demande, in fine, des mesures «courageuses et de la ténacité» pour lutter contre l'inertie colossale de l'administration.»

 
Travail du dimanche : Macron agite l'épouvantail Amazon Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Le Monde, 16/10

 

En opération séduction pour promouvoir son « projet de loi pour l'activité et l'égalité des chances économiques » présenté le 15 octobre en conseil des ministres, Emmanuel Macron défend notamment sa proposition d'élargir les dérogations à la règle du repos dominical. Invité de France Inter jeudi 16 octobre, le ministre de l'économie s'est hasardé à une comparaison un peu bancale.

Ce qu'il a dit :

« 25 % du chiffre d'affaires d'Amazon se fait le dimanche. On peut continuer à nevouloir laisser travailler que les multinationales anglo-saxonnes qui paient peu d'impôts dans notre pays le dimanche mais ça n'est pas la bonne solution. »

 

Voir à 7'45

POURQUOI ÇA N'A RIEN À VOIR

 

Jusque-là, l'extension des autorisations à ouvrir le dimanche était justifiée, dans les discours, soit par une raison spécifique à un secteur (la continuité du service pour les hôpitaux et les pompiers, la sauvegarde de produits frais…), soit par une forte affluence ce jour-là (les magasins de bricolage, les zones touristiques).

Sur France Inter, Emmanuel Macron a justifié l'extension de l'autorisation d'ouvrirle dimanche par l'activité commerciale d'Amazon, qui réaliserait 25 % de son chiffre d'affaires le dimanche. Contacté, le groupe américain de vente en ligne n'a pas encore répondu à notre demande pour vérifier ce chiffre. Le PDG de la FNAC, Alexandre Bompard avait lui aussi évoqué en novembre 2013 un chiffre de 20 à 25 % des revenus pour les sites de vente en ligne (et non pas seulement Amazon) le dimanche.

Plus globalement, le ministre de l'économie refuse que les entreprises françaises soient « doublées » par leurs concurrentes étrangères le dimanche. Problème : l'argumentaire de M. Macron n'a rien à voir avec le projet de loi qu'il a lui-même présenté mercredi, et ce à deux égards : 

 

  • Les boutiques en ligne, même françaises, restent ouvertes le dimanche

 

Premièrement, la comparaison avec Amazon est hasardeuse. Emmanuel Macron prend l'exemple d'un site Internet de vente en ligne, qui est par nature accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Mais c'est également le cas de tous les sites de vente français, sur lequel les internautes peuvent aussi réaliser leurs achats le dimanche, la nuit, les jours fériés... 

Quant aux salariés de l'entreprise, ils sont soumis à la législation actuelle en matière de repos dominical, qui prévoit une dérogation pour les entreprises d'« ingénierie informatique », pour lesquelles une continuité du service est nécessaire.  

 

  • Des autorisations élargies seulement dans les zones touristiques

 

Deuxièmement, Emmanuel Macron refuse de « ne laisser travailler que les multinationales anglo-saxonnes le dimanche » – laissant entendre que c'est forcément le cas et « oubliant » au passage les commerces déjà ouverts en France le dimanche. Avec ce discours, il ouvre la porte à une autorisation généralisée du travail dominical. Si l'on suit ce raisonnement, toutes les entreprises françaises devraient elles aussi rester ouvertes 7 jours sur 7 pour faireface à la concurrence de leurs homologues étrangères, notamment via Internet. 

Pourtant, le projet de loi présenté mercredi par Emmanuel Macron ne prévoit pas une telle mesure – qui rencontrerait probablement une levée de boucliers massive. Il se contente d'étendre les dérogations aux gares et aux « zones touristiques à fort potentiel économique ». Dans ces lieux, les commerces seront autorisés d'office à ouvrir cinq dimanches dans l'année, et jusqu'à douze avec le feu vert des maires 

 

 
Rebsamen, le vrai faux opposant de la droite de gauche (et vice versa) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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On se souvient que François Rebsamen avait tenu, le 2 septembre dernier, des propos visant à rassurer, réaffirmant le principe du repos. Nous avions titré l'article avec un "Tu parles..." dubitatif.

Or moins d'un mois après, cet interview ci-dessous, censurée à postériori nous donne raison : le ministre qui se proclame pour est en réalité contre. On va finir par en avoir l'habitude... 

 

La Tribune 3/10/14

Rebsamen, l'interview "interdite" qui revient sur les 35 heures et le travail du dimanche

POLÉMIQUE"Il faut adapter notre système social: en renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche", a déclaré François Rebsamen dans une interview dépubliée.
"Il faut adapter notre système social: en renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche", a déclaré François Rebsamen dans une interview dépubliée. (Crédits : Reuters)
latribune.fr  |   -  306  mots
Le ministre du Travail a tenu des propos très libéraux sur l'économie dans une interview publiée quelques heures sur le site d'un magazine bourguignon. Il en a obtenu le retrait.

Rebsamen au cœur d'une polémique. La publication par le site internet du magazine bourguignon Le Miroir d'une d'interview du ministre du Travail, François Rebsamen, a été à l'origine d'un couac: le ministère a demandé et obtenu le retrait de l'article, estimant qu'il ne s'agissait pas d'une interview, ce que conteste le magazine.

Dans cette interview, le ministre affirme notamment qu'il "se bat depuis longtemps pour une vision libérale de l'économie", estimant que les Français "ont conscience qu'il faut adapter notre système social" en "renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche".

Il reproche également au secrétariat national du PS de refuser "toutes ces avancées" et explique que "[Michel Sapin] s'est totalement trompé [sur le chômage], [...] s'est mis des boulets aux pieds et les a laissés à son successeur".

 
Pierre Gattaz a-t-il pété un plomb ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Pierre Gattaz remet le couvert. Il y a quelques mois, nous l'avions défié publiquement de fournir la moindre étude démontrant que le travail du dimanche crée de l'emploi. Malgré nos relances, nous n'avons à ce jour reçu aucune réponse.

La CFTC l'a également fait en mai de cette année, avec ce courrier , qui est également resté sans réponse.

Mais rien n'effraie Pierre Gattaz : il déclare ainsi, sans rire, que supprimer deux jours fériés ferait gagner 100.000 emplois, 50 à 150.000 seraient créés par le modification des seuils sociaux, entre 90 et... 300.000 via la travail du soir et le travail du dimanche !

Les économistes n'ont pas tardé à réagir : pour Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, les pistes du patronat, "sont plutôt un Scud politique que véritablement des propositions concrètes, solides", "sortent du formol" et "les chiffrages avancés sont totalement fantaisistes". Eric Heyer, directeur adjoint à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), juge "très trivial" et "surestimé" le calcul fait par le Medef. Et tout à l'avenant.

Or Pierre Gattaz, qui n'est pas idiot (bien qu'il ne soit pas douanier), sait très bien que les propositions qu'il avance sont purement imaginaires, et que leur côté provocateur rend l'ensemble de son discours parfaitement inaudible tout en décrédébilisant sa démarche.

Alors, qu'est-il arrivé à Pierre Gattaz ? Il a pété les plombs ?

 

Propositions du Medef: Un projet qui crée plus de remous que d’emplois

29 contributions

«Provocation» pour le leader de la CFDT, «outrance» pour celui de Force ouvrière: dans son document intitulé «Comment relancer la dynamique de création d’emploi en France?», le Medef avait pris soin de prévenir que «certaines propositions [apparaîtraient] certainement agressives ou caricaturales pour certains». Et assurait que l’objectif était «avant tout d’animer le débat». Il ne pensait pas si bien dire. Lundi, les syndicats ont unanimement dénoncé le projet et ses propositions les plus emblématiques, comme supprimer deux jours fériés, pouvoir déroger à la durée légale du travail ou au salaire minimum et lisser les seuils sociaux.

«Un document pas finalisé»

Face à ce tollé, le Medef a annoncé le report d’une semaine de la conférence de présentation de son plan initialement programmée ce mercredi. «Le Medef souhaite en effet soumettre au débat des propositions de nature économique et sociale et n'entend pas s'insérer dans une séquence politique», précisait lundi l’organisation dans un communiqué.

«Les vives réactions sont dues à un document qui n’est pas finalisé, qui vient troubler une semaine très chargée médiatiquement et politiquement [avec la déclaration de politique générale de Manuel Valls mardi et à la conférence de presse de François Hollande organisée vendredi]. Nous avons donc décidé de décaler la présentation d’une semaine pour présenter les choses clairement: on n’est pas dans le registre du démenti mais dans celui de la précision de taille», expliquait lundi à 20 Minutes un porte-parole du Medef.

«Lubies de lobbies»

Pas sûr toutefois que cela suffise à apaiser les tensions ou à convaincre. Sur le fond, les économistes interrogés par 20 Minutes restent dubitatifs sur l’efficacité des propositions avancées par l’organisation patronale. «Le Medef assure vouloir lever des tabous mais ce sont en réalité des débats ouverts depuis longtemps: ce sont des lubies de lobbies!», commente Gérard Cornilleau, économiste à l’OFCE. «De plus les chiffrages sont très fantaisistes: ni le travail le dimanche, ni la suppression de deux jours féries ne sont de nature à récréer significativement des emplois», estime-t-il. «La seule proposition à sauver dans ce plan serait la fusion du CICE avec des baisses de charge: elle va dans le sens d’une simplification et d’une pérennisation du dispositif à l’heure où les entreprises sont dubitatives sur un crédit d’impôt qui peut être remis en cause tout le temps et qui apporte une complication administrative». 

Dans le contexte français d'instabilité juridique, je ne pense pas que l'effet sur l'emploi [de ces mesures] serait important. Mais on pourrait expérimenter cela pour les start-up dans les nouvelles technologies», estime pour sa part Etienne Wasmer, professeur d’économie à Sciences Po. Pour lui aussi, seule « la pérennité des réformes» permettra une «inflexion substantielle de l'emploi»: «Il faut que la direction soit claire. Presque plus important que la nature de la réforme, c'est qu'elle soit ambitieuse et ne soit pas remise en cause l'année suivante.» Et de prévenir: «On peut dépenser des milliards en allégements de charge, s'ils sont susceptibles de disparaître, les créations d'emploi ne seront pas programmées».   


 Par  , publié le 

Paris, 22 sept 2014 - Travail du dimanche, seuils sociaux, jours fériés... La tentation d'aller piocher dans les acquis sociaux pour lutter contre le chômage revient avec force, notamment du côté du Medef qui va présenter ses propositions mercredi. Quelles sont les pistes sur la table et pourraient-elles être efficaces

 

JOURS FERIES

Le Medef évoque l'idée de supprimer deux jours fériés par an sur onze pour gagner un point de croissance et créer 100.000 emplois. 

 

Pour Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, les pistes du patronat, qui "sont plutôt un Scud politique que véritablement des propositions concrètes, solides", "sortent du formol" et "les chiffrages avancés sont totalement fantaisistes".  

 

"On sait parfaitement évaluer les effets des jours fériés du fait des années bissextiles ou des années où certains jours féries tombent le dimanche", dit-il à l'AFP. "En gros, deux jours fériés rapporteraient au maximum 0,1 point de croissance. Et en terme de créations d'emplois c'est quelque chose qui se promène autour de zéro". 

 

Eric Heyer, directeur adjoint à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), juge "très trivial" et "surestimé" le calcul fait par le Medef. 

 

Il explique que non seulement l'organisation patronale n'a pas retenu le bon nombre de jours travaillés par an mais n'a pas tenu compte de réalités économiques comme le fait que les entreprises anticipent les jours fériés et travaillent un peu plus avant et après. 

 

"Le calcul bien plus robuste de l'Insee de l'impact d'un jour férié tombant en semaine c'est 0,07 par jour. Donc deux cela fait 0,15 et pas un (point de croissance). C'est quasiment dix fois moins", relève l'économiste. 


SEUILS SOCIAUX

Le patronat veut assouplir les seuils créant des obligations sociales aux entreprises, le patron du Medef Pierre Gattaz faisant miroiter 50.000 à 150.000 créations d'emplois. 

 

Une négociation pour "moderniser le dialogue social" avec notamment ce sujet à l'ordre du jour doit débuter en octobre et le gouvernement est prêt à légiférer en cas d'échec. 

 

Pour M. Askenazy, "ça peut être légitime de discuter de la représentation des salariés", mais "il n'y a rien de solide" qui permette de dire qu'il y aurait de l'emploi à la clé. 

 

TRAVAIL DU DIMANCHE

Pour le Medef, autoriser les commerces à ouvrir le soir et le dimanche permettrait d'engendrer entre 50.000 et 200.000 emplois dans le tourisme, et entre 40.000 et 100.000 dans le commerce et la distribution. 

 

Les conditions d'ouverture devraient être assouplies dans le projet de loi sur la croissance. Mais les économistes ne sont pas convaincus. 

 

"Ca ne peut pas avoir un effet massif" sur l'emploi, estimait il y a peu Gérard Cornilleau (OFCE). 

 

M. Askenazy juge en outre le débat "mal positionné", arguant du fait qu'"élargir sans arrêt les horaires a un coût énergétique très important, qui va à l'encontre des objectifs de développement durable" et "au bout du compte se retrouve dans les prix des consommateurs". 

 

35 HEURES

Pour M. Gattaz, "les 35 heures appliquées de manière uniforme, ce n'est plus d'actualité". 

 

Fin août, Matignon a assuré que le gouvernement n'avait pas l'intention de revenir sur la durée légale du travail, après une interview du ministre de l'Economie Emmanuel Macron (réalisée avant sa nomination), dans laquelle il se disait pour des aménagements via la négociation.  

 

Les 35 heures ne sont toutefois ni le temps de travail effectif ni la durée maximale autorisée (48 heures) en France. Et "leur impact a déjà été lissé avec le temps", estimait récemment Philippe Waechter, économiste chez Natixis. 

 

SMIC

Le Medef espère de 50.000 à 100.000 emplois sur cinq ans en dérogeant au salaire minimum pour certaines catégories de demandeurs d'emploi.  

 

M. Gattaz avait suscité un tollé au printemps en suggérant de discuter d'un salaire temporaire inférieur au Smic (1.445 euros brut par mois) pour les chômeurs de longue durée et les jeunes sans formation. Le ministre du Travail François Rebsamen l'avait alors prévenu "qu'on ne touchait pas au Smic". 

 

Pour M. Cornilleau la proposition patronale porte en elle un risque d'inégalités, et il s'agit d'un "choix politique: quel degré d'inégalités accepte-t-on'" 

 

 

 
Travail du dimanche: Rebsamen réaffirme le principe du «repos dominical» (tu parles !) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Deux coups en avant, un coup en arrière, ça fait quand même un coup en avant.

Devant la fronde de l'ensemble du corps social face à la volonté affichée de l'exécutif de gouverner par ordonnance, et par là de déréguler encore davantage le repos dominical, François Rebsamen y est allé de sa déclaration : «Le repos dominical, c'est le principe», a-t-il déclaré sur i-Télé, excluant une «généralisation du travail du dimanche».

Tu parles. 

Les mots du Ministre sont exactement les mêmes que ceux introduisant la loi Mallié : "PROPOSITION DE LOI réaffirmant le principe du repos dominical et visant à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires". Il s'agissait aussi de réaffirmer le principe, et de ne parler que de dérogations, pas de généralisations.

C'est dire que nous n'accordons aucun crédit à cette déclaration.

Ce que nous réclamons, c'est l'abrogation pure et simple de la loi Mallié, celle la même que François Hollande, Jean-Marc Ayrault, et tout le groupe PS avait fougueusement combattue en son temps, et non la préparation, à l'aide de chiffres truqués, d'une nouvelle dérégulation du repos dominical, qui n'est demandée que par M. Gattaz, et les propriétaires des grandes firmes de distribution, et qui n'aura aucun impact ni sur l'emploi (sauf négativement), ni sur la croissance.

TRAVAIL - Le ministre du Travail François Rebsamen s'est dit par ailleurs favorable à des «exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical»…

Le ministre du Travail, François Rebsamen, a réaffirmé ce mardi le «principe» du «repos dominical», en précisant que le mode de réforme du travail du dimanche, ordonnances ou projet de loi, n'avait pas encore été «arrêté» par le gouvernement.

«Le repos dominical, c'est le principe», a déclaré François Rebsamen sur i-Télé, excluant une «généralisation du travail du dimanche».

Rappelant qu'on ne connaissait pas «très bien le solde» des emplois créés et détruits par le travail dominical, François Rebsamen s'est dit favorable à des «exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical».

«Principe [qui] n'a pas été arrêté»

«Il faut en définir précisément les critères (...) dans les zones ultra-touristiques, cela ne me choquerait pas à condition qu'il y ait pour les salariés des compensations et du volontariat», a-t-il ajouté.

Interrogé sur le projet du gouvernement de procéder par ordonnances sur ce sujet, FrançoisRebsamen a assuré que le débat aurait lieu et que le «véhicule législatif» n'avait pas été «arrêté».

>> Nos articles sur le travail du dimanche

«Je ne sais pas si cela prendra la forme d'ordonnances, je vois Emmanuel Macron (le ministre de l'Economie, ndlr) cette semaine», «le principe n'a pas été arrêté», a dit le ministre du Travail.

Invité à clarifier la position du gouvernement sur cette épineuse question du travail du dimanche, François Rebsamen a répondu : «dans ses grands axes, c'est le rapport Bailly».

Critiques des syndicats et élus de gauche

«On va pas refaire un rapport» qui a été «approuvé dans sa très large majorité, par l'ensemble des partenaires sociaux qui ont eu l'occasion de s'exprimer», a-t-il dit.

Commandé par l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le rapport remis par l'ex-patron de La Poste, Jean-Claude Bailly, en décembre 2013 préconise plus de souplesse concernant l'ouverture des commerces le dimanche, avec notamment la hausse du nombre de dimanches autorisés, qui passerait ainsi de cinq à douze.

Vendredi, le gouvernement avait indiqué qu'il allait recourir à des ordonnances pour le projet de loi sur la croissance, notamment sur le repos dominical. Cette procédure permet de légiférer sans avoir à débattre du détail du texte, en échange d'un accord sur une orientation générale et de limiter le temps accordé au débat.

Redoutant une généralisation sans concertation du travail dominical, les syndicats et des élus de gauche ont critiqué la procédure, dénonçant «un déni de démocratie».

 20 minutes avec AFP

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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS