Accueil arrow Les dossiers chauds arrow L'amendement ConfoKea arrow Voté par les députés sur la base de fausses informations !
Plan du site | Rechercher | Contact | Qui sommes nous | Liens

Cliquez sur ce lien pour recevoir par mail les derniers articles parus !

Le travail du dimanche en question

↑ copier cette bannière

 

Voté par les députés sur la base de fausses informations ! Suggérer par mail
10-01-2008

Le site Travail Dimanche avait été le premier à diffuser cette information : l'amendement ConfoKea, voté à la sauvette et en urgence était basé sur des informations fausses ! Information confirmée par le journal Le Monde.

Un article paru dans le journal Le Monde du 09/01/08

SOCIAL UN TEXTE VOTÉ SUR LA FOI D'INFORMATIONS ERRONÉES

Polémique sur l'ouverture des magasins de meubles le dimanche

LE MONDE | 09.01.08 | 15h14  •  Mis à jour le 09.01.08 | 15h14

Isabelle Debré s'est apparemment trompée. Lors de l'examen du projet de "loi Chatel", la sénatrice (UMP) des Hauts-de-Seine avait défendu, le 13 décembre 2007, un amendement qui permet aux magasins de meubles d'ouvrir tous les dimanches. Elle avait ajouté qu'une telle disposition ne pouvait s'appliquer qu'à deux conditions : faire travailler des salariés volontaires et leur accorder des "compensations financières importantes". Grâce aux textes en vigueur dans le négoce de l'ameublement, avait-elle dit, les salariés bénéficieront bien de ces conditions.

C'est, de prime abord, une erreur, que le secrétaire d'Etat à la consommation, Luc Chatel, a également commise durant les débats à la Haute Assemblée. Mais la mesure défendue par la parlementaire a néanmoins été approuvée, et elle vient d'entrer en vigueur.

Pour bâtir son argumentaire, Mme Debré s'était appuyée sur un accord signé le 10 décembre 2001 par la Chambre syndicale de l'ameublement de la Corrèze et par trois syndicats (CGC, CGT, FO). Ce texte encadre le travail dominical dans les entreprises qui adhèrent à l'organisation patronale signataire (volontariat, préavis d'une semaine, paye doublée, journée de repos en sus). Le 20 février 2002, un arrêté ministériel a "étendu" certaines dispositions de l'accord - notamment les compensations accordées aux salariés. Du coup, avait conclu Mme Debré, tout le secteur de l'ameublement en bénéficie.

Mais les syndicats contestent cette analyse. Dans une "lettre ouverte" datée du 24 décembre 2007, l'un des avocats de FO, Me Vincent Lecourt, explique qu'"aucun des textes conventionnels" paraphés par les partenaires sociaux ne s'applique à la nouvelle situation créée par l'amendement de Mme Debré. Le 4 janvier, le président de la Fédération du commerce de la CFE-CGC, René Roche, a également écrit à la sénatrice pour lui dire que son amendement avait été voté sur la foi "d'informations erronées ou mésinterprétées". Désormais, estime Me Lecourt, "rien n'oblige les enseignes à verser la moindre majoration aux salariés pour le travail du dimanche, mais surtout, rien ne permet aux salariés de le refuser".

"INTERPRÉTATIONS DIFFÉRENTES"

Au cabinet du ministre du travail, Xavier Bertrand, on reconnaît que "l'accord du 10 décembre 2001 a été étendu mais pas élargi". "Cela signifie qu'il joue pour toutes les entreprises corréziennes du secteur de l'ameublement, y compris celles qui n'adhèrent pas à l'organisation patronale signataire, poursuit-on. Mais son champ d'application ne va pas au-delà du territoire de la Corrèze." Certes, la convention collective du négoce de l'ameublement prévoit une majoration salariale et un repos compensateur en cas de "travail exceptionnel du dimanche". Mais elle est "inapplicable au salarié qui travaille habituellement le dimanche", selon la formule employée par la Cour de cassation, dans un arrêt rendu le 31 janvier 2006.

Mme Debré s'étonne que l'accord du 10 décembre 2001 étendu par arrêté fasse l'objet d'"interprétations différentes". Elle assure s'être entourée de l'avis de juristes et avoir longuement travaillé le dossier. Au cabinet de M. Bertrand, on fait valoir que Nicolas Sarkozy avait posé des conditions au travail dominical : "Le paiement double des heures effectuées le dimanche constitue une contrepartie capitale à ses yeux", rappelle-t-on.

Bertrand Bissuel
Commentaires (1)add comment

bim bam boum said:

Madame Debré s'étonne de s'être trompée.

On ne sait pas si c'est le cas de Monsieur Chatel.

Par contre on voit le résultat. La Loi est votée. Les annonces ne sont pas suivies d'effet.

Les salariés du commerce de l'ameublement n'ont donc plus ni le choix, ni la moindre contrepartie pourtant annoncée par les parlementaires. C'est la banalisation de la journée du dimanche contre laquelle les syndicats ont pourtant prévenu.

Que vont faire Madame Debré et M. Chatel qui se sont ainsi trompés ? Vont ils intervenir pour remédier à la situation qu'ils ont créée ?

Cette réponse là m'intéresse...
 
Abus
    pas intéressant
    intéressant
janvier 10, 2008
Avis : +0

Ecrivez un commentaire
quote
bold
italicize
underline
strike
url
image
quote
quote
smile
wink
laugh
grin
angry
sad
shocked
cool
tongue
kiss
cry
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security image
Entrez les caractères affichés


busy
 
< Précédent   Suivant >

Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
Le wiki (accès réservé)