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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Citations

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Les bricoleurs du dimanche sauvés par un distributeur automatique de quincaillerie ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
23-12-2013

BatiActu, 18/12/13

Une enseigne de bricolage de la banlieue tourangelle a peut-être trouvé une alternative à la problématique d'ouverture dominicale : elle expérimente actuellement un distributeur automatique d'outillage et de quincaillerie, ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Les bricoleurs du dimanche, ainsi que les bricoleurs insomniaques ou les imprévoyants, sont sauvés : dans la banlieue de Tours (Indre-et-Loire), il est désormais possible de s'approvisionner en outils et quincaillerie 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. L'enseigne de bricolage Weldom vient en effet de mettre en service un distributeur automatique de produits de première nécessité. Il est ainsi possible de se procurer rapidement vis, flexibles de douches, petites perceuses, ampoules ou piles – sans surcoût – à toute heure du jour et de la nuit. En tout, une quarantaine d'articles de dépannage, sélectionnés par l'équipe du magasin qui n'était pas prête à une ouverture dominicale.

30 % des achats réalisés le dimanche
"Je suis contre l'ouverture du dimanche : nous sommes une petite équipe, ce ne serait pas tenable", explique à l'AFP Pascal Gaignier, le gérant du magasin de Luynes. Il s'est donc porté volontaire pour accueillir le premier appareil de distribution automatique installé en France au début du mois de novembre. "Avec un peu plus d'un mois de recul, on voit qu'en fait, le distributeur est utilisé surtout le soir et pendant les heures de fermeture pour le déjeuner. Seulement 30 % des achats au distributeur sont réalisés le dimanche", poursuit-il. Le gérant estime donc qu'il s'agit d'un bon compromis entre le respect du repos dominical pour ses employés et le service rendu aux clients. L'expérimentation pourrait donc être étendue à d'autres magasins Weldom, voire à d'autres enseignes du groupe Adeo, également propriétaire des grandes surfaces de bricolage Leroy Merlin, des petites et moyennes surfaces Bricocenter et Aki (en Espagne et Portugal) et des magasins-dépôts Bricoman et Bricomart (Espagne).

Le distributeur automatique d'outillage et de petit matériel pourrait donc constituer une partie de la solution au travail du dimanche. Il sera alors pertinent pour les pharmacies alentours de s'équiper à leur tour d'automates de distribution de pansements et d'alcool à 90° pour que les bricoleurs du dimanche les plus maladroits puissent également soigner leurs bobos...

 
Pourquoi le foot est meilleur que le travail du dimanche ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
23-12-2013
BILLET D'HUMEUR - SO FOOT DIMANCHE 22 DECEMBRE 2013

Grand débat de société type « archaïsme français versus dictature des sondages », le travail du dimanche sera-t-il la tombe d'une République laïque où tout s'arrête le jour du Seigneur ? Tout sauf le foot, qui a depuis longtemps pris possession d'un espace laissé vacant par le salariat. Et qui ne cédera pas facilement son territoire.

Une sortie à Ikea ou un Bordeaux-Valenciennes dimanche?Une On l'oublie souvent - contrairement à une idée trop répandue - si le dimanche est devenu le jour férié de la nation en 1906, le mouvement ouvrier n'y est pas pour grand-chose, ou si peu. C'est sous la double pression des employés , bref les « petits » des classes moyennes, et de l'armée que le Parlement impose le repos hebdomadaire, faisant plier, presque à son corps défendant, le patronat devant les grands impératifs de la défense nationale (l'armée a besoin de soldats reposés et prêts à ferrailler contre l’Allemand) et de la famille (la bataille démographique se cache fréquemment derrière celle des valeurs). Ironie de l'histoire, c'est au même moment que le foot vient fort à propos offrir d'occuper ce temps qui ne serait resté trop libre. Et bien qu'alors le journal L'Auto (ancêtre de L'Équipe disparu en 1945 pour collaboration) se soit clairement exprimé contre cette loi, le ballon rond sera l'un des grands gagnants de l'affaire. Désormais partout enFrance, le match du dimanche s'insinuera en repaire incontournable du calendrier de la vie sociale et locale. Alors risque-t-il d'y perdre des plumes avec la généralisation lente mais irrésistible du travail du dimanche ?

Premier touché, le foot amateur qui y perdrait forcément, bénévoles (travailleurs ou consommateurs), arbitres (qui doit lui aussi trouver les parquets flottants de son salon), voire des spectateurs. Dur en effet en ces temps de crise, surtout dans cette fameuse France périurbaine avec sa jeunesse précaire et ses quinquas endettés, d'imaginer qui que ce soit résistant à la tentation d'un tel complément de salaire. Si la pratique n'a cessé depuis dix ans d'empiéter sur la semaine avec les championnats du mardi ou du mercredi, le cœur ou le prestige n'en reste pourtant pas moins attaché aux rencontres du dimanche matin, et les incontournables yeux cernés des fêtards de Seine-et-Marne ou du Lot-et-Garonne. La dramaturgie unique du ballon rond peut-elle subsister si elle perd son unité de temps ?

L'union sacrée du dimanche ?

Deuxième victime collatérale, la fréquentation des stades. Déjà SOS Ligue 2 dénonce des matchs se déroulant le vendredi ou le lundi à 19h, date et horaire obstacles évidents à la venue des fans ordinaires dans les tribunes, pour le coup, en sens inverse, l'extension du domaine du salariat au 7e jour peut également faire fléchir les courbes, notamment dans les stades de seconde moitié de tableau. Sans oublier qu'on ne peut pas regarder son match de 17h dans les rayons de chez Ikea ou Bricorama. 

Mais il reste un espoir : la mobilisation. Si quelques garçons coiffeurs sont parvenus à forcer au début du siècle dernier la représentation nationale à leur accorder 24h loin de leurs ciseaux, pourquoi ne pas rêver que devant la défaillance des syndicats, la complaisance des médias, l'inconsistance du gouvernement et l'hypocrisie de l'opposition, la conjonction des forces des maires et présidents d'AS ou de FC de districts, des ultras et indéps, de la Lfp et de la FFF, duCFC et de Téléfoot, ne parvienne à définitivement enterrer cette lubie pour bricoleurs et glandeurs du samedi. Ce sera toujours plus compréhensible que la grève contre les 75%, non ? 

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Les Chinois de France réclament le droit au travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
23-12-2013

Nos amis chinois revendiquent maintenant le droit de travailler le dimanche. Comme les magasins chinois n'arrivent pas à écouler leur production, et revendiquant une sollicitude toute désintéressée en faveur du développement économique français, M. Wang Jiaqing nous explique que la loi Française est en retard sur son époque, et il a exprimé le souhait de voir "la communauté des ressortissants Chinois en France se mobiliser en faveur des droits et des intérêts des Chinois".

Nous remercions M. Jiaquing pour ses précieux conseils, mais opinons que nous préférons travailler en France, qui est certainement le pays passéiste qu'il décrit, plutôt qu'en Chine.

China.org.cn et French People Daily 23.12.2013 à 10h36

Récemment, l'Association des ressortissants chinois en France a organisé, en partenariat avec les principales organisations de ressortissants chinois en France, une campagne visant à collecter dix mille signatures en faveur du travail dominical dans les quartiers asiatiques du pays. Les responsables de ces associations se sont réunis pour assister à la lecture d'une lettre ouverte adressée au président François Hollande, dans laquelle ils ont appelé le gouvernement français à avancer avec son temps en faisant avancer la réforme des lois concernées en faveur du développement économique.

Dans son discours, Wang Jiaqing, le président exécutif de l'Association des ressortissants chinois de France, a expliqué que la loi sur le travail définie par la France en 1906 ne correspondait plus à la France d'aujourd'hui. Selon M. Wang, le gouvernement français doit avancer avec son temps en promouvant la réforme de la loi concernée. Il a souligné les problèmes rencontrés par les commerçants chinois, dus à la crise financière, et notamment au surstockage des marchandises lié à l'ouverture limitée par la loi des magasins le dimanche. Il a ajouté que les commerçants français ont également besoin de travailler le dimanche pour affronter le ralentissement de la croissance économique et la crise du chômage. Il souhaite que les membres de la communauté asiatique unissent leurs forces pour tenter d'obtenir le droit au travail dominical et à l'ouverture des magasins le dimanche.

A cet effet, le milieu des ressortissants chinois en France a décidé de créer un groupe de travail spécifique afin de soumettre une pétition au gouvernement français et aux médias. C'est ainsi que des associations, des entreprises et des particuliers se sont mobilisés pour réunir les signatures de dix mille personnes. Par ailleurs, ces derniers uniront leurs forces à celles de tous les milieux de la société française désireux de faire avancer la réforme de la loi sur le travail dominical. Pour permettre à la pétition d'avoir l'impact escompté, l'Association des ressortissants Chinois en France a invité Sun Tao, président de l'Association des avocats chinois en France, à en rédiger le texte.

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Travail du dimanche : le vrai-faux « mouvement social », nouvelle forme de lobbying patronal ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
18-12-2013

PAR NADIA DJABALI

Les partisans du travail dominical peuvent être satisfaits. La législation devrait être réexaminée en 2014. Cela fait suite à plusieurs mois de mobilisation de salariés de grandes enseignes de distribution réclamant l’ouverture de leur magasin le dimanche. Rarement un « mouvement » d’une ampleur très modeste n’aura été autant médiatisé et politiquement écouté. Retour sur une mobilisation pas vraiment spontanée, qui a bénéficié d’un soutien patronal actif, juridique et médiatique.

Automne 2013. Les rassemblements de salariés des enseignes de bricolage Leroy Merlin (groupe Mulliez) et Castorama (Kingfisher) se succèdent, toujours plus médiatisées les unes que les autres. Constitués en collectif, les « Bricoleurs du dimanche » revendiquent une seule et même chose : pouvoir travailler « librement » le dimanche. Donc assouplir, voir abolir, les réglementations qui obligent les grands magasins à fermer boutique lors du repos dominical – sauf dérogation ou localisation« exceptionnelle » [1]. Mais comment donc des salariés de deux enseignes concurrentes ont pu s’unir et s’organiser avec autant d’efficacité, en l’absence de relais syndicaux ?

Une agence de com’ organise la lutte

Ils ont bénéficié du soutien actif des directions de Castorama et de Leroy Merlin, qui représentent 70% du marché du bricolage en France. Les deux enseignes ont mis la main au portefeuille pour que le collectif s’offre les services de leur agence de communication, les Ateliers Corporate. L’une des missions des Ateliers : « Élaborer les systèmes d’influence pour agir là où se construisent les opinions, où se forgent les convictions ». Et pour rendre cela possible, « identifier tous ceux, journalistes, blogueurs ou prescripteurs, qui par leur capacité d’influence, contribueront à exprimer la transformation de l’entreprise. » Pour résumer, il s’agit de transformer les intérêts privés des actionnaires de Leroy Merlin et Castorama en intérêt général, pour les consommateurs et les salariés. Et à chaque rassemblement ou rendez-vous de justice important, Stéphane Attal, l’un des directeurs associés de l’agence, veille au grain.

L’agence est plutôt efficace. Le 2 octobre devant l’hôtel Matignon, une manifestation de 150 personnes réussit à attirer six chaînes de télévision (France 2, France 3, France 5, Canal+, iTélé, BFMtv), quatre radios (France Inter, France Info, RTL, Radio classique), et trois quotidiens (Le FigaroL’Humanité et Le Parisien) ! C’est Xavier Yvon, qui émarge également aux Ateliers Corporate, qui précise la raison du rassemblement à un haut fonctionnaire de Matignon venu à la rencontre des manifestants. D’un geste de la main, il indique à ce même fonctionnaire qui est le porte-parole du mouvement que le Premier ministre recevra quelques minutes plus tard.

Des consultants choisissent les slogans

Un bel exemple d’auto-organisation spontanée des salariés. Et une réactivité impressionnante de Matignon qui aurait surpris le moindre collectif de chômeurs ou de mal-logés. Une attention peut-être due au fait qu’une ancienne directrice associée des Ateliers Corporate, Florence Bonetti, dirige depuis août 2013 la communication du Parti socialiste. La différence entre la communication corporate et la communication politique est de plus en plus ténue.

Tout commence un an plus tôt, en décembre 2012. Quelques jours après l’assignation en justice de Leroy Merlin et Castorama par Bricorama, l’agence de communication anime une réunion de crise. Une centaine de salariés approchés par leur direction sont présents. « L’après-midi, on a été divisé en sous-groupes pour travailler sur différents thèmes, comme les moyens d’actions à mettre en place, le nom du collectif, etc. En présentant notre travail aux consultants, certains ont eu l’impression que le débat était orienté et qu’ils nous menaient là où ils le voulaient. Ils ont d’ailleurs éliminé pas mal de nos idées et au final les moyens d’action que nous avons arrêtés ressemblaient beaucoup à ceux qu’ils nous avaient présentés le matin », raconte un témoin, interrogé par le site Huffingtonpost. Le témoin précise que cette journée est organisée sur son temps de travail et que la direction a tout financé, y compris les frais de déplacement et le buffet.

Des « Bricoleurs du dimanche » très corporate

À l’issue de cette journée, l’offensive est lancée sur les réseaux sociaux. Des comptes Facebook et Twitter sont ouverts. Gérald Fillon, salarié de Leroy-Merlin depuis 2011 est désigné porte-parole des « Bricoleurs du dimanche ». En relation constante avec Stéphane Attal, il enchaîne ensuite entretiens télé, radio et presse écrite. Outre le coaching des Ateliers Corporate, le mouvement « spontané » des Bricoleurs du dimanche a bénéficié de l’aide du site mesopinions.com. Ce site se présente comme« le premier site de pétitions et de sondages en France » et invite les internautes à créer gratuitement, signer et partager leurs pétitions « pour faire la démocratie ensemble ». La sauvegarde des baleines y côtoie le soutien au bijoutier de Nice, la dénonciation des élevages pour foie gras y avoisine la pétition des « bonnets verts » contre la TVA à 10% dans les transports en commun.

L’équipe du site a tellement été emballée par cette campagne pour travailler le dimanche qu’elle a publié deux pétitions en ligne sur le même sujet. Coïncidence ? La directrice de publication de Mesopinions se nomme Géraldine Poissonnier-Mulliez, fille d’un membre de la famille Mulliez, propriétaire du groupe Auchan qui possède également les magasins Leroy Merlin. D’autres protagonistes sont opportunément entrés dans la danse. Un collectif baptisé « Yes Week-End », reprenant le slogan des Bricoleurs, a été créé le 30 septembre 2013. Jean-Baptiste Jaussaud, son porte-parole, est également le porte-parole d’une association intitulée « Liberté Chérie ». Proche du Nouveau centre, l’association s’est spécialisée dans la contre-contestation sociale, face aux syndicats pendant le mouvement des retraites ou face aux étudiants occupant leurs universités contre le Contrat première embauche (CPE, en 2006).« Laissez-nous travailler, le soir et le dimanche », tel est leur mot d’ordre...

Sondages patronaux

Autre coup main, celui de la Fédération des magasins de bricolage (FMB). En avril dernier, elle a commandé un sondage à l’institut CSA dont les conclusions sont sans appel : 74% des habitants en région parisienne souhaitent l’ouverture des magasins de bricolage le dimanche. Rappelons que la FMB a pour objectif de défendre les intérêts de ses membres auprès des pouvoirs publics, parapublics ou des organisations associatives. Parmi ses adhérents : Castorama et Leroy Merlin.

Une pléthore de sondages, quasiment tous favorables au travail dominical, ont également fleuri cet automne. Citons celui de l’institut Montaigne, un groupe de réflexion très proches du patronat néolibéral, publié fin septembre. Selon ce sondage, 80% des Français seraient favorables à l’ouverture des magasins la dimanche. Quelle était la question posée ? « Selon vous le gouvernement devrait-il laisser les magasins de bricolage qui le souhaitent ouvrir le dimanche ? ». Les réponses auraient sans doute été plus nuancées si la question avait été « Souhaitez-vous travailler dans un magasin de bricolage le dimanche pour arrondir vos fins de mois ? ».

Patron, salariés, même combat, même avocat

« Les bricoleurs du dimanche » ne nient pas la participation de leurs patrons à leur mouvement « spontané ». « Oui, nous sommes financés par nos enseignes en ce qui concerne les manifestations, les transports et autres petits déjeuners dans les magasins, explique un membre du collectif. Et oui une agence de communication nous accompagne, toujours financée par nos enseignes car cela demande beaucoup de budget, et qu’il est très important de parler de ce sujet dans de bonnes conditions. » Des salariés en lutte assistés par leurs patrons, ça c’est de l’innovation !

Ils ne sont pas les seuls. Des salariés de Sephora (groupe LVMH) ont assigné en justice un collectif de syndicats [2] qui avait obtenu la fermeture du magasin Sephora des Champs-Élysées à 21 heures. Les salariés ont été assistés par une avocate que le groupe LVMH connaît bien : Joëlle Aknin. C’est elle qui représente Christian Dior Couture lorsque la maison négocie l’arrivée du styliste Raf Simons comme directeur artistique en avril 2012. À la tête du groupe Christian Dior, Bernard Arnault, également propriétaire de LVMH. En 2005, c’est déjà Joëlle Aknin qui représente LVMH dans le conflit qui oppose le groupe de luxe au créateur japonais Kenzo Takada.

Lobbying efficace

Le 27 septembre, les salariés de Sephora ont été déboutés par la justice. On ne sait pas s’ils ont payé eux-mêmes les honoraires de l’avocate. Ils se sont cependant offerts une pleine page de publicité dans le Journal du DimancheLe Parisien et Le Figaro. Le prix de la pleine page au Parisien se négocie entre 66 000 et 182 000 euros. Une publicité financée avec leur 13ème mois ?

Toutes ces actions n’auront pas été vaines. Le rapport de Jean-Paul Bailly, ancien PDG de La Poste, commandé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et remis le 2 décembre, préconise une augmentation des dérogations. Celles accordées par les maires pourraient passer de cinq dimanches travaillés par an à douze. Le rapport refuse cependant les dérogations permanentes, suggérant même que le secteur de l’ameublement, pour l’instant autorisé à ouvrir le dimanche, ferme boutique ce jour-là. Il reviendra au législateur de le décider. En attendant une nouvelle loi, Jean-Paul Bailly souhaite « inscrire provisoirement » et jusqu’au 1er juillet 2015, les magasins de bricolage dans la liste des magasins autorisés à ouvrir le dimanche. Comment revenir en arrière ensuite ?

Comptons sur le lobbying des grandes enseignes pour veiller au grain. D’autant queleurs projets de centres commerciaux géants se multiplient, et qu’il faudra bien, pour les rentabiliser, qu’ils ouvrent le dimanche. La méthode pourrait également faire des émules dans d’autres secteurs, comme on l’a vu sur l’écotaxe, pour mettre en porte-à-faux syndicats et défenseurs de l’intérêt général.

Nadia Djabali

Photo : Bizi ! / Action contre le travail le dimanche au Pays Basque

Notes

[1] Les magasins localisés dans un « périmètre d’usage de consommation exceptionnel », défini par le Préfet au sein des agglomérations de plus d’un million d’habitants (Paris, Lille et Aix-Marseille, sauf Lyon), peuvent ouvrir le dimanche.

[2] Le Clic-P, Comité de liaison intersyndicale du commerce de Paris (CGT, CFDT, Seci-Unsa, Sud, CFE-CGC).

 
Haute-Loire : FO contre le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
18-12-2013
Haute-Loire : FO contre le travail du dimanche

FO sur le pied de guerre contre le travail dominical - Stéphane Marcelot


Quelques jours après la CGT, le syndicat FO de Haute-Loire martèle son opposition ferme aux ouvertures dominicales des commerces.

L'Union départementale du syndicat Force ouvrière ne voit vraiment pas le rapport Bailly comme le cadeau idéal de fin d'année. L'occasion de rappeler son opposition ferme au travail dominical, alors que la période actuelle, avant Noêl, est propice aux ouvertures des commerces le dimanche. Une communication de FO qui intervient quelques jours après le positionnement de la CGT 43 contre le rapport Bailly.

« 
On va finir par éclater les gens ! »


« Si le texte annonce d’emblée que la spécificité du dimanche doit être respectée, les modalités d’évolution de la réglementation qu’il préconise vont pour une bonne part dans le sens d’un accroissement de la dérégulation et d’une légalisation de pratiques illégales »
, étaye Pascal Samouth, secrétaire départemental de l'UD FO. Implanté dans la distribution alimentaire du département, le syndicat est notamment majoritaire au sein de l'hypermarché Géant de Vals-près-le-Puy. Pour Pascal Samouth, « l'argument économique ne tient pas, car élargir les amplitudes d'ouverture, ça n'élargit pas le porte-monnaie des clients ». L'un de ses collègues met en avant « le coup porté contre la vie privé des salariés. On va finir par éclater les gens ! »

Un
 « libéralisme excessif »

Au final, FO dénonce le « libéralisme excessif » de celles et ceux qui soutiennent le travail le dimanche. « On ne peut pas satisfaire à tous prix les envies de chacun. Dans ce cas, pourquoi ne pas laisser les commerces ouverts jusqu'à 3h du matin ? »


 
Sur BFM Business en débat avec Nathalie Kosciusko-Morizet sur le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
17-12-2013

CFTC 17-12-2013

MATCH : NKM vs Joseph Thouvenel : Cette émission a été enregistrée et visiblement il y a eu une erreur au montage à 3 mn 51.  Il manque l’interpellation de Joseph Thouvenel qui s’étonne que l’on puisse à la fois défendre, à juste titre, la lutte contre l’insécurité et oublier la délinquance économique. Joseph Thouvenel prend l’exemple des pickpockets qui s’en prennent aux touristes Gare du Nord ou place de l’Opéra. Ce qui, pour lui, a des conséquences plus graves sur la fréquentation touristique de la Capitale que de s’en prendre à notre art de vivre en ouvrant les centres commerciaux le dimanche.

Passage média - Joseph Thouvenel - BFM Business par syndicatcftc

 
Travail du dimanche : vers une loi encore plus favorable au patronat Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Rapport Bailly
15-12-2013

LO, 13/12/13

Comme prévu, lundi 2 décembre, le rapport sur le travail du dimanche a été remis au gouvernement. Seules certaines précisions n'avaient pas encore filtré dans la presse. L'auteur du rapport, Bailly, sinistrement connu pour ses plans de suppression de dizaines de milliers d'emplois à La Poste, va sans surprise dans le sens des demandes du Medef. Il préconise le passage de cinq à douze des dérogations d'ouverture le dimanche et la redéfinition des zones où l'ouverture dominicale deviendra la règle.

 

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Que reste-t-il du repos dominical en 2013 ? L'imbroglio autour du travail le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
15-12-2013

Les Cahiers Lamy du CE; n° 132

Que reste-t-il du repos dominical en 2013 ? L'imbroglio autour du travail le dimancheAlors que Jean-Paul Bailly a rendu son rapport demandé par le gouvernement sur le sujet, le 2 décembre dernier, les récentes et contradictoires décisions intervenues en matière d’interdiction d’ouverture des enseignes de bricolage le dimanche, nous donnent l’occasion de faire le point sur l’imbroglio juridique de l’actuelle réglementation du travail dominical. Une législation qui devrait changer “courant 2014” selon le gouvernement.La question du travail le dimanche a toujours constitué un sujet brûlant.

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" Une mauvaise chose " pour Que Choisir Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
15-12-2013

La Nouvelle République, 15/12/2013 05:27

Les avis sont très partagés sur la question d'une extension de l'ouverture des commerces le dimanche. - Les avis sont très partagés sur la question d'une extension de l'ouverture des commerces le dimanche. - (Photo NR, Patrice Deschamps)

On pourrait multiplier à l'envi les sondages et les micros-trottoirs, les avis resteront aussi partagés sur le sujet chez les Français. D'un côté, ceux qui, comme Solène, ne sont pas choqués par un assouplissement de la loi « parce que, moi, j'ai travaillé le dimanche, dans le commerce, quand j'étais étudiante et j'étais bien contente de me faire un peu d'argent ».
Solène est enseignante maintenant, mais elle dit comprendre « les arguments des salariés qui sont volontaires pour gagner plus et des commerces qui y trouvent leur intérêt »
Jacques, retraité de la fonction publique, pense, lui, que, « le dimanche, c'est sacré, c'est fait pour se retrouver. Alors, tant que faire se peut, il faut accepter que les commerces soient fermés le dimanche »
Un point de vue que partage Myriam Le Souëf, présidente départementale de l'association Que Choisir : « En tant qu'association de défense des consommateurs, nous ne sommes pas favorables à l'ouverture systématisée du dimanche : d'abord, parce que le pouvoir d'achat n'est pas extensible, ensuite, les budgets sont contraints et les économistes sont très sceptiques sur les bienfaits de l'ouverture des commerces le dimanche ».

Protéger le petit commerce

La présidente de Que Choisir estime qu'« une extension des ouvertures le dimanche nuira au petit commerce, aux marchés de quartiers. Les petits commerçants n'ont pas les moyens de payer double et leurs charges vont augmenter. Il n'y a que les grands qui pourront y trouver un bénéfice ».
Myriam Le Souëf insiste : « Le dimanche est un temps qui doit être consacré à la vie de famille, aux amis, au sport. Les gens sont sous pression tout le temps, les soupapes de la vie sociale et familiale risquent de sauter ! »

 
Travail du dimanche : le “cadeau de Noël” du PS d’Angers aux travailleurs du commerce Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
15-12-2013

NPA49 – PG49 – ENSEMBLE49 - 14/12/13

L’autorisation accordée par le maire d’Angers (F. Béatse) d’ouvrir les commerces les dimanches 15 et 22 décembre » est un scandale que nous dénonçons ». indique le NPA – PG – Ensemble, du Maine-et-Loire dans un communiqué.

« S’ils refusent d’être « volontaires », les salariés du commerce en CDI sont souvent montrés du doigt par leur employeur, sans parler des salariés en CDD qui sont de fait obligés de se porter volontaires. De plus, cette autorisation oblige les petits commerçants à ouvrir en raison de la concurrence des grands magasins et de la grande distribution.

Rien ne justifie cette ouverture alors que Noël est un mercredi ! Toute personne est à même de faire ses courses pendant les jours d’ouverture du mois de décembre. Cette ouverture ne changera rien économiquement car le pouvoir d’achat n’est pas extensible,. Elle contribue à fragiliser la vie privée des travailleurs (salariés et non salariés) du commerce. Et dire que l’UMP et le PS regrettent parfois que des parents ne s’occupent pas assez de leurs enfants : quel beau discours hypocrite !

Après le « cadeau de Noël » municipal, voilà que le gouvernement PS-EELV compte donner comme étrennes le passage de 5 dimanches annuels à 12 dimanches…

Nous nous opposerons ici et ailleurs à la casse du droit du travail. Aujourd’hui et demain, nous serons au côté des salariés et de leurs syndicats. En tout cas, en décembre, boycottons les ouvertures des magasins le dimanche, comme le demandent les syndicats des salariés du commerce angevin. » conclut les mouvements

 
Extension du travail le dimanche dans le Bricolage, c’est inadmissible ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
15-12-2013

CGT, 13 décembre 2013

Dans le bricolage, le projet de décret autorisant l’ouverture de tous les magasins le dimanche en Île-de-France est sorti. Le ministère a demandé aux organisations syndicales de donner leur avis... par téléphone !

Cette démarche est inadmissible !

De quoi s’agit-il ?

Suite aux différentes condamnations des enseignes pour ouvertures illégales des magasins le dimanche, le gouvernement avait demandé à Jean-Paul Bailly de présenter des préconisations afin « d’améliorer » la législation en la matière. Pour autant, il ne faisait nul doute que ce rapport répondrait prioritairement aux sirènes patronales. Et ils sont servis !

S’appuyant sur ce rapport, le gouvernement vient d’annoncer qu’il va inscrire le secteur du bricolage sur la liste des secteurs ayant la possibilité d’ouvrir le dimanche sans autorisation préalable.

Dans un premier temps, seuls les établissements d’Île-de-France sont concernés, et le décret précise que cette dérogation expirera au plus tard le 1er juillet 2015. Pour autant, comment croire qu’au-delà de cette date « les bonnes habitudes ne perdureront pas ». En tout état de cause, même si la période transitoire prenait fin le secteur du bricolage serait logé à la même enseigne que les autres commerces, à savoir la possibilité d’ouvrir douze dimanches par an (sept décidés par le maire et cinq par les patrons), contre cinq actuellement.

On le sait, très peu de salariés veulent travailler le dimanche. Ce sont les bas salaires et la précarité qui les poussent à venir bosser ce jour là. Le volontariat a donc bon dos !

La CGT, par la voix de sa secrétaire générale Michèle CHAY a exigé au minimum à être reçue par le ministre afin d’exprimer les positions de notre organisation.

Nous réaffirmons notre opposition à toutes nouvelles dérogations sur le travail du dimanche.

Montreuil, le 13 décembre 2013

Dominique Holle, Secrétaire fédéral, tél. : 06 84 33 91 17

 
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