Accueil
Plan du site | Rechercher | Contact | Qui sommes nous | Liens
Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

Suivez le CAD sur Twitter

Derniers commentaires
300 personnes manifestent contre l’ouver...
Je suis contre le travail du dimanche, pour certaines raisons : 1 ère ce ne sont que les étudiants ou pe...
Bricolage: magasins ouverts dimanche mal...
Contrairement à ce que colporte Le Point, la loi n'accorde à aucun établissement "le droit d'ouvrir cinq dimanches...
Travail du dimanche: le gouvernement pré...
Encore des arguments d'employeurs contre un décret pérénisant le travail le dimanche pour le négoce du bâtiment "...
Travail du dimanche: le gouvernement pré...
Le repos dominical n'est pas pour les plus pauvres et décision du Conseil d'Etat Le pape François a appelé les ch...
Bricolage : l'ouverture des magasins le ...
Une preuve supplémentaire, s'il en fallait, de l'indépendance de nos juridictions administratives vis à vis du pouvoi...
Pourquoi le travail du dimanche ne scand...
http://www.ladepeche.fr/article/2008/12/14/509220-loi-instaurant-repos-dominical-1906-issue-long-conflit-social.html
Ouvrir les bibliothèques le soir et le d...
Quelle tristesse de voir ces personnalités militer pour une régression sociale aussi importante, vouloir fracasser les...
Travail dominical : sera-t-il possible d...
"Le texte va s'appliquer. Alors, plus nous parviendrons à obtenir d'avantages pour les salariés, moins cela deviend...
Travail dominical : syndicats et patrona...
Tout d'abord il est bon de rappeler que l'efficacité économique est loin d'être démontrée. Le pouvoir d'achat n'ét...
Ouverture le dimanche : CGT et FO ne dés...
La remarque selon laquelle "pour la CGT, la réaction est plus étonnante, dans la mesure où, en octobre, le secrétair...
Citations

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

Cliquez sur ce lien pour recevoir par mail les derniers articles parus !

Le travail du dimanche en question

↑ copier cette bannière

 

Chercher via Google
Il y a actuellement 2 invités en ligne
Articles les plus commentés
Articles les plus lus
Espace membres





Mot de passe oublié ?
(cela permet essentiellement d'être averti de nouveaux messages de commentaires)
Recommandé par
Le dimanche, j'y tiens !
Recommandé par des Influenceurs
Syndication
Chaud en ce moment !

Vous voulez passer à la télé ?!

URGENT : RECHERCHE DE CANDIDAT(E)S POUR INTERVIEW TV

UNE GRANDE CHAINE D'INFO NATIONALE RECHERCHE DES PERSONNES POUR INTERVIEW TELE.

itw.jpg

Il s'agit d'enregistrer des témoignages : 

  • de personne travaillant le dimanche dans des magasins contraints et forcés  
  • de salariés, dans le prêt à porter ou la chaussure qui redoutent qu'on les oblige à travailler le dimanche  
  • des commerçants qui ne veulent pas d'ouverture des grandes surfaces le dimanche car ils craignent pour leur commerce  
  • des employés de petits commerçants qui craignent de perdre leur emploi si les grandes enseignes ouvrent le dimanche

Il faut pouvoir parler devant le micro, mais il est possible d'être filmé anonymement.

Enregistrement dans la semaine et éventuellement le W.E. prochain n'importe où en France si les témoignages sont de qualité.

ENVOYER MAIL DE CANDIDATURE à Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  

Travail dominical : Réveillon pour les patrons ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
01-01-2014

Solidaires, 31/12/13

Ce jour a été publié, après une consultation tronquée des syndicats de salariés, le décret permettant aux magasins de bricolage d’ouvrir le dimanche, première conséquence du rapport Bailly sur le travail dominical. 

Une ouverture… pas si temporaire que ça ! 

Ce décret s’appliquera au plus tard jusqu’au 1er juillet 2015 dans l’attente de l’adoption d’un nouveau cadre législatif : hormis le fait qu’il sera encore plus ardu de revenir en arrière à cette date, ce décret constitue, de facto, une amnistie pour les patrons contrevenants du bricolage et un appel du pied à bafouer le droit au repos dominical pour les autres ! 

Les salariés sont les grands perdants ! 

Oubliée, la promesse de limiter le champ d’application du décret à l’Ile-de-France car sa portée est nationale ; enterrée, celle d’inscrire dans la loi des contreparties pour l’ensemble des salariés concernés : la trahison, c’est maintenant les contreparties sont renvoyées à d’hypothétiques négociations ! 2014, année de lutte contre l’extension des horaires d’ouvertures des commerces ! 

Après les dimanches, nos nuits et nos jours fériés ? Ca suffit comme ça ! 

L’Union Syndicale Solidaires et ses syndicats SUD Commerce et Services appellent à la construction, dans les semaines qui viennent, de mobilisations unitaires et interprofessionnelles sur tous les territoires pour s’opposer à toute nouvelle dérégulation. 

Le syndicat SUD Commerce, partie prenante de l’intersyndicale CLIC‐P, appelle l’ensemble des Fédérations Syndicales concernées à saisir la justice contre ce décret ignominieux. 

Le 31 décembre 2013

 
L'Evêque visionnaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
30-12-2013

On pouvait lire, dans le Bulletin Catholique du diocèse de Montauban n°1 du 9 janvier 2008, le commentaire de Mgr Bernard Ginoux sur la légalisation à venir du travail du dimanche :

"Une fois de plus, au nom des droits humains, au nom du respect de la liberté religieuse, les hommes et les femmes conscients de l’enjeu doivent combattre cette mesure contraire au bien social. [...] L’affirmation que, seuls les volontaires travailleront le dimanche, est un leurre. La loi du marché s’imposera et, devant la menace de perdre son emploi, aucun salarié ne pourra échapper au travail du dimanche. [...] Personne ne peut être dupe de ce prétendu « volontariat ». Peu à peu il n’en sera plus question : ce sera pour l’employé à prendre ou à laisser.

L’organisation du temps ne peut se faire quand, dans un famille et dans une société, personne n’a le même rythme : les enfants scolarisés et ceux qui vivent au rythme des écoles et des études se retrouveront seuls quand les adultes seront au travail. Inévitablement ce sont les personnes défavorisées qui seront contraintes de travailler le dimanche parce qu’elles sont en situation précaire. Ainsi va-t-on vers un éclatement plus grand de la cellule familiale. Il est donc urgent de s’opposer à cette institutionnalisation du travail le dimanche et les jours de fête. [...]

Cette rapide approche de la question me conduit en tant que citoyen français et évêque catholique à élever une protestation ferme contre ce glissement progressif vers la légalisation du travail le dimanche et les jours de fête. Ces mesures légales semblent, en apparence, respecter la liberté de chacun mais c’est un leurre : dans un contexte économique difficile les salariés n’auront pas le choix : nécessité fait loi !"

 
Travail dominical: comment généraliser sans le dire grâce au rapport Bailly Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
La PPL Mallié, version 4 - Rapport Bailly
29-12-2013

Par Laurent Martinet - publié le 02/12/2013 à 18:15

Le rapport présenté par Jean-Paul Bailly entend préserver le principe du repos dominical. Il permet pourtant aux magasins de bricolage de rester ouverts, accorde plus de dimanches aux maires et prévoit l'extension des zones touristiques. Explications.

Travail dominical: comment généraliser sans le dire grâce au rapport BaillyUn lundi à Matignon. Jean-Paul Bailly, Pierre Moscovici, Jean-Marc Ayrault, Sylvia Pinel et Michel Sapin.AFP

"Le dimanche n'est pas un jour comme les autres et ne le deviendra pas" réaffirmait ce lundi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en recevant le rapport de Jean-Paul Bailly sur le travail dominical, alors qu'une nouvelle loi doit en clarifier les règles en 2014. Pourtant, à y regarder de près, le dogme du repos dominical a pris du plomb dans l'aile depuis que Castorama et Leroy Merlin ont bravé la justice en septembre dernier en ouvrant quinze de leurs magasins le dimanche.

Halte aux dérogations, mais aucune fermeture

"Vers une société qui s'adapte en gardant ses valeurs", s'intitule le rapport Bailly. Du côté des valeurs, le système des dérogations au repos dominical doit être toiletté, demande l'ex patron de La Poste. Exit l'ameublement, devenu "dérogataire de droit" en 2008 avec la loi Chatel, recentrage sur les activités "indispensables au fonctionnement de la collectivité": sécurité, transports, loisirs, sports, hôtellerie, restauration, boulangerie, supermarchés alimentaires jusqu'à 13h00. Le bricolage ne doit pas rentrer dans la liste. Mais il s'y retrouvera tout de même, de façon temporaire, en attendant la nouvelle loi. Quant aux magasins d'ameublement, il ne risquent pas de fermer non plus. Les dérogations ne seront mises à jour qu'après l'application de la loi.

Les PACC prennent la place des PUCE et se diffusent

Jean-Paul Bailly propose de remplacer les périmètres d'usage de consommation exceptionnels (PUCE) par des périmètres d'animation concertés commerciaux (PACC). Une nouvelle loi doit fixer le périmètre de ces zones commerciales dérogatoires "sur des critères objectifs et factuels", en prévoyant des contreparties pour les salariés. Les PACC ne tuent cependant pas les PUCE: ces derniers "ont vocation à évoluer" en PACC.

Pour créer de nouveaux PACC, il suffira d'une demande, d'un dossier d'opportunité et d'une étude d'impact. Le projet doit être validé par le préfet de région, pour éviter des "effets de bords" entre départements. Création en six à dix mois. Le PACC est souple à mettre en oeuvre, et de nature compréhensive. Jean-Paul Bailly a bien insisté sur ce point en présentant son rapport à la presse: pas question de laisser un commerce de côté parce qu'il se trouve à 300 mètres de limites administratives. Quant aux gares, qui intégrent souvent de véritables centres commerciaux, elle pourront faire partie d'un PACC. Une demande de la SNCFLe Carrefour city de Saint-Lazare n'est donc pas prêt de fermer le dimanche.

Tourisme: une nécessité d'ouverture réaffirmée

La loi Mallié avait créé en 2009 des zones touristiques pour permettre l'ouverture dominicale. Problème: les salariés n'avaient droit à aucune compensation, contrairement à ceux des PUCE. Une injustice à laquelle veut remédier Jean-Paul Bailly, soutenu en cela par Jean-Marc Ayrault: "Le principe - je le répète - sera : pas d'ouverture sans contrepartie pour les salariés" a affirmé ce lundi le Premier ministre.

Les périmètres d'animation concertés touristiques (PACT), qui doivent remplacer les zones touristiques, prévoient donc l'octroi de contreparties aux salariés. Mais attention: les entreprises en PACT de moins de 11 salariés seraient dispensées de toutes compensations. "Il faut faire quand même attention, leur équilibre économique est très fragile", plaide Jean-Paul Bailly. Une restriction pourtant jugée "inacceptable" et "sans mobile économique réel" parHervé Garnier, de la CFDT.

Questionné au sujet des franchises, qui peuvent employer moins de onze salariés en faisant partie d'un grand groupe, Jean-Paul Bailly admet qu'il serait difficile de faire le tri "entre les vraies et les fausses". Ce qui est sûr, c'est que dans l'esprit du rapport, les PACT ont vocation à faire des petits, compte tenu du poids croissant du tourisme dans l'économie française. C'est le cas, notamment, à Paris, où le zonage touristique est jugé bien trop "pointilliste". Les commerces de luxe du Faubourg Saint-Honoré se félicitent d'ailleurs de cette nouvelle approche.

La question du volontariat

Quant au volontariat, considéré comme la "clé de voûte" du dialogue social, c'est à la loi de l'encadrer. Le rapport propose au salarié de faire une déclaration positive et temporaire, avec possibilité de retrait. Mais cet accord ne doit pas figurer au contrat de travail, pour ne pas figurer comme une condition de l'embauche. Karl Ghazi, de la CGT Commerces, ironise: "J'ai eu entre les mains un contrat de travail où le volontariat était présenté comme clause conclusive. Avec cette nouvelle disposition, l'employeur se contentera de formuler ses conditions à l'oral. Si vous refusez, vous n'êtes pas embauché, c'est tout simple. C'est une nouvelle discrimination contre laquelle on ne pourra pas lutter."

Il est vrai que les quelques exemples de volontariat proposés par le rapport laissent dubitatif: au Royaume-Uni, un droit à "l'opt-out", qui signifie qu'on est volontaire par défaut, en Hongrie "un nombre minimum de dimanches non travaillés", qui signifie qu'il y a bien des dimanches obligatoirement travaillés.

Surtout, ne rien fermer qui soit déjà ouvert

Le rapport Bailly insiste : il ne propose pas de mesures de "régularisation", comme l'aurait fait la loi Mallié en 2009 en créant PUCE et zones touristiques. Il ne souhaite pas non plus généraliser le travail dominical en multipliant les dérogations sectorielles.

Dans les faits, pourtant, il entérine des situations qui étaient présentées comme illégales. Les bricoleurs du dimanche ont gagné leur combat. Le patron de Bricorama, qui avait porté plainte contreCastorama et Leroy Merlin pour distorsion de concurrence, peut se dire lui aussi satisfait. Il va pouvoir ouvrir.

Le rapport prévoit aussi que les 5 dimanches du maire deviennent 7, auxquels s'ajouteraient 5 dimanches choisis par le commerçant, soit douze ouvertures dominicales ponctuelles en tout. Une mesure à destination des centre-villes de province, pour faire face à la fête des mères, à la fête de pères et à la Saint-Valentin ... "Une vraie politique de l'offre", reconnaît aussi le rapport.

Soit, la loi était mal faite, et comme Karl Ghazi le reconnaît lui-même, ce rapport est "un peu moins fouillis" que ce qui a été fait jusqu'à présent. Mais le bilan de ces quelques mois de lutte est simple: aucune fermeture de magasin, et de nouvelles ouvertures à prévoir. La société s'adapte, et elle est appellée à s'adapter davantage par le biais des PACC et des PACT. "Le modèle du dimanche traditionnel - religieux, familial et de loisirs non organisés - n'est plus dominant" affirmait d'ailleurs Jean-Paul Bailly dans son précédent rapport sur le même sujet, en 2007.

 
Un nouveau bouquet de lois sur le travail en janvier 2014 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
29-12-2013
Entre l’ANI du 11 janvier devenu loi le 14 juin, et la loi contre les retraites du 18 décembre, le bilan social 2013 laisse de lourds doutes.

 

[...]

4°) Sur le travail du dimanche : les concessions au Medef et aux patrons des grands chaines de distribution prévues par le rapport Bailly vont-elles être adoptées. Ce serait l’année des 12 dimanches de travail forcés, la fin de toute majoration salariale dans les commerces de moins de 11 salariés, une déréglementation supplémentaire de la durée du travail pour tous…  

[...]

 
Travail dominical : le retour de Germinal ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
26-12-2013

Boulevard Voltaire,6/10/13

En fait, tous ces philanthropes ne considèrent l'homme que comme un producteur ou un consommateur, une force de travail ou un tube digestif.

Après le travail de nuit, c’est le tour du travail le dimanche de revenir sur le devant de la scène. La musique est connue. Les méchants syndicats veulent empêcher les gentils patrons de permettre à leurs salariés volontaires de travailler la nuit ou le dimanche. La loi l’interdit, mais voyez ces pauvres étudiants qui peuvent ainsi payer leurs études, les braves employés qui peuvent ainsi améliorer leur pouvoir d’achat. Nous sommes au XXIe siècle et ces syndicats rétrogrades s’arc-boutent sur des positions issues du XXe siècle !

Tous ces commentateurs ont sans doute raison. Il faut abroger toutes ces réglementations qui entravent l’économie. Il convient sans doute de préparer les prochains combats, lorsque la coalition des obscurantistes, de la CGT à l’Église catholique, aura rendu les armes sur ces questions. Des lois héritées du siècle dernier empêchent les enfants de travailler. Pourtant, mon fils de 13 ans m’assure qu’il préférerait travailler qu’aller à l’école. Il gagnerait de l’argent, pourrait ainsi se payer un téléphone, ne dépendrait plus de moi pour s’acheter un livre. Bien des enfants seraient volontaires. Ce travail des enfants améliorerait le pouvoir d’achat des familles modestes. Sans compter que cela permettrait de relocaliser des fabrications assurées aujourd’hui par des enfants du tiers monde. L’économie française ne s’en porterait que mieux. Et pourquoi priver les enfants français d’une liberté dont bénéficient les enfants du Bangladesh ?

Il conviendra ensuite de cesser la stigmatisation de la prostitution. Les prostituées aussi sont volontaires, améliorent ainsi leur pouvoir d’achat, participent à l’économie. Et hâtons-nous d’autoriser la location d’utérus (autrement appelée GPA) : des femmes sont volontaires, ce qui améliorerait leur niveau de vie…

En fait, tous ces philanthropes ne considèrent l’homme que comme un producteur ou un consommateur, une force de travail ou un tube digestif. Et s’ils veulent abroger ce qu’ils estiment être des vieilleries du XXe siècle, c’est pour un futur qui ressemble au XIXe siècle.

Pierre Van Ommeslaeghe, professeur de philosophie

 
Les bricoleurs du dimanche sauvés par un distributeur automatique de quincaillerie ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
23-12-2013

BatiActu, 18/12/13

Une enseigne de bricolage de la banlieue tourangelle a peut-être trouvé une alternative à la problématique d'ouverture dominicale : elle expérimente actuellement un distributeur automatique d'outillage et de quincaillerie, ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Les bricoleurs du dimanche, ainsi que les bricoleurs insomniaques ou les imprévoyants, sont sauvés : dans la banlieue de Tours (Indre-et-Loire), il est désormais possible de s'approvisionner en outils et quincaillerie 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. L'enseigne de bricolage Weldom vient en effet de mettre en service un distributeur automatique de produits de première nécessité. Il est ainsi possible de se procurer rapidement vis, flexibles de douches, petites perceuses, ampoules ou piles – sans surcoût – à toute heure du jour et de la nuit. En tout, une quarantaine d'articles de dépannage, sélectionnés par l'équipe du magasin qui n'était pas prête à une ouverture dominicale.

30 % des achats réalisés le dimanche
"Je suis contre l'ouverture du dimanche : nous sommes une petite équipe, ce ne serait pas tenable", explique à l'AFP Pascal Gaignier, le gérant du magasin de Luynes. Il s'est donc porté volontaire pour accueillir le premier appareil de distribution automatique installé en France au début du mois de novembre. "Avec un peu plus d'un mois de recul, on voit qu'en fait, le distributeur est utilisé surtout le soir et pendant les heures de fermeture pour le déjeuner. Seulement 30 % des achats au distributeur sont réalisés le dimanche", poursuit-il. Le gérant estime donc qu'il s'agit d'un bon compromis entre le respect du repos dominical pour ses employés et le service rendu aux clients. L'expérimentation pourrait donc être étendue à d'autres magasins Weldom, voire à d'autres enseignes du groupe Adeo, également propriétaire des grandes surfaces de bricolage Leroy Merlin, des petites et moyennes surfaces Bricocenter et Aki (en Espagne et Portugal) et des magasins-dépôts Bricoman et Bricomart (Espagne).

Le distributeur automatique d'outillage et de petit matériel pourrait donc constituer une partie de la solution au travail du dimanche. Il sera alors pertinent pour les pharmacies alentours de s'équiper à leur tour d'automates de distribution de pansements et d'alcool à 90° pour que les bricoleurs du dimanche les plus maladroits puissent également soigner leurs bobos...

 
Pourquoi le foot est meilleur que le travail du dimanche ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
23-12-2013
BILLET D'HUMEUR - SO FOOT DIMANCHE 22 DECEMBRE 2013

Grand débat de société type « archaïsme français versus dictature des sondages », le travail du dimanche sera-t-il la tombe d'une République laïque où tout s'arrête le jour du Seigneur ? Tout sauf le foot, qui a depuis longtemps pris possession d'un espace laissé vacant par le salariat. Et qui ne cédera pas facilement son territoire.

Une sortie à Ikea ou un Bordeaux-Valenciennes dimanche?Une On l'oublie souvent - contrairement à une idée trop répandue - si le dimanche est devenu le jour férié de la nation en 1906, le mouvement ouvrier n'y est pas pour grand-chose, ou si peu. C'est sous la double pression des employés , bref les « petits » des classes moyennes, et de l'armée que le Parlement impose le repos hebdomadaire, faisant plier, presque à son corps défendant, le patronat devant les grands impératifs de la défense nationale (l'armée a besoin de soldats reposés et prêts à ferrailler contre l’Allemand) et de la famille (la bataille démographique se cache fréquemment derrière celle des valeurs). Ironie de l'histoire, c'est au même moment que le foot vient fort à propos offrir d'occuper ce temps qui ne serait resté trop libre. Et bien qu'alors le journal L'Auto (ancêtre de L'Équipe disparu en 1945 pour collaboration) se soit clairement exprimé contre cette loi, le ballon rond sera l'un des grands gagnants de l'affaire. Désormais partout enFrance, le match du dimanche s'insinuera en repaire incontournable du calendrier de la vie sociale et locale. Alors risque-t-il d'y perdre des plumes avec la généralisation lente mais irrésistible du travail du dimanche ?

Premier touché, le foot amateur qui y perdrait forcément, bénévoles (travailleurs ou consommateurs), arbitres (qui doit lui aussi trouver les parquets flottants de son salon), voire des spectateurs. Dur en effet en ces temps de crise, surtout dans cette fameuse France périurbaine avec sa jeunesse précaire et ses quinquas endettés, d'imaginer qui que ce soit résistant à la tentation d'un tel complément de salaire. Si la pratique n'a cessé depuis dix ans d'empiéter sur la semaine avec les championnats du mardi ou du mercredi, le cœur ou le prestige n'en reste pourtant pas moins attaché aux rencontres du dimanche matin, et les incontournables yeux cernés des fêtards de Seine-et-Marne ou du Lot-et-Garonne. La dramaturgie unique du ballon rond peut-elle subsister si elle perd son unité de temps ?

L'union sacrée du dimanche ?

Deuxième victime collatérale, la fréquentation des stades. Déjà SOS Ligue 2 dénonce des matchs se déroulant le vendredi ou le lundi à 19h, date et horaire obstacles évidents à la venue des fans ordinaires dans les tribunes, pour le coup, en sens inverse, l'extension du domaine du salariat au 7e jour peut également faire fléchir les courbes, notamment dans les stades de seconde moitié de tableau. Sans oublier qu'on ne peut pas regarder son match de 17h dans les rayons de chez Ikea ou Bricorama. 

Mais il reste un espoir : la mobilisation. Si quelques garçons coiffeurs sont parvenus à forcer au début du siècle dernier la représentation nationale à leur accorder 24h loin de leurs ciseaux, pourquoi ne pas rêver que devant la défaillance des syndicats, la complaisance des médias, l'inconsistance du gouvernement et l'hypocrisie de l'opposition, la conjonction des forces des maires et présidents d'AS ou de FC de districts, des ultras et indéps, de la Lfp et de la FFF, duCFC et de Téléfoot, ne parvienne à définitivement enterrer cette lubie pour bricoleurs et glandeurs du samedi. Ce sera toujours plus compréhensible que la grève contre les 75%, non ? 

Lire la suite...
 
Les Chinois de France réclament le droit au travail dominical Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
23-12-2013

Nos amis chinois revendiquent maintenant le droit de travailler le dimanche. Comme les magasins chinois n'arrivent pas à écouler leur production, et revendiquant une sollicitude toute désintéressée en faveur du développement économique français, M. Wang Jiaqing nous explique que la loi Française est en retard sur son époque, et il a exprimé le souhait de voir "la communauté des ressortissants Chinois en France se mobiliser en faveur des droits et des intérêts des Chinois".

Nous remercions M. Jiaquing pour ses précieux conseils, mais opinons que nous préférons travailler en France, qui est certainement le pays passéiste qu'il décrit, plutôt qu'en Chine.

China.org.cn et French People Daily 23.12.2013 à 10h36

Récemment, l'Association des ressortissants chinois en France a organisé, en partenariat avec les principales organisations de ressortissants chinois en France, une campagne visant à collecter dix mille signatures en faveur du travail dominical dans les quartiers asiatiques du pays. Les responsables de ces associations se sont réunis pour assister à la lecture d'une lettre ouverte adressée au président François Hollande, dans laquelle ils ont appelé le gouvernement français à avancer avec son temps en faisant avancer la réforme des lois concernées en faveur du développement économique.

Dans son discours, Wang Jiaqing, le président exécutif de l'Association des ressortissants chinois de France, a expliqué que la loi sur le travail définie par la France en 1906 ne correspondait plus à la France d'aujourd'hui. Selon M. Wang, le gouvernement français doit avancer avec son temps en promouvant la réforme de la loi concernée. Il a souligné les problèmes rencontrés par les commerçants chinois, dus à la crise financière, et notamment au surstockage des marchandises lié à l'ouverture limitée par la loi des magasins le dimanche. Il a ajouté que les commerçants français ont également besoin de travailler le dimanche pour affronter le ralentissement de la croissance économique et la crise du chômage. Il souhaite que les membres de la communauté asiatique unissent leurs forces pour tenter d'obtenir le droit au travail dominical et à l'ouverture des magasins le dimanche.

A cet effet, le milieu des ressortissants chinois en France a décidé de créer un groupe de travail spécifique afin de soumettre une pétition au gouvernement français et aux médias. C'est ainsi que des associations, des entreprises et des particuliers se sont mobilisés pour réunir les signatures de dix mille personnes. Par ailleurs, ces derniers uniront leurs forces à celles de tous les milieux de la société française désireux de faire avancer la réforme de la loi sur le travail dominical. Pour permettre à la pétition d'avoir l'impact escompté, l'Association des ressortissants Chinois en France a invité Sun Tao, président de l'Association des avocats chinois en France, à en rédiger le texte.

Lire la suite...
 
Travail du dimanche : le vrai-faux « mouvement social », nouvelle forme de lobbying patronal ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
18-12-2013

PAR NADIA DJABALI

Les partisans du travail dominical peuvent être satisfaits. La législation devrait être réexaminée en 2014. Cela fait suite à plusieurs mois de mobilisation de salariés de grandes enseignes de distribution réclamant l’ouverture de leur magasin le dimanche. Rarement un « mouvement » d’une ampleur très modeste n’aura été autant médiatisé et politiquement écouté. Retour sur une mobilisation pas vraiment spontanée, qui a bénéficié d’un soutien patronal actif, juridique et médiatique.

Automne 2013. Les rassemblements de salariés des enseignes de bricolage Leroy Merlin (groupe Mulliez) et Castorama (Kingfisher) se succèdent, toujours plus médiatisées les unes que les autres. Constitués en collectif, les « Bricoleurs du dimanche » revendiquent une seule et même chose : pouvoir travailler « librement » le dimanche. Donc assouplir, voir abolir, les réglementations qui obligent les grands magasins à fermer boutique lors du repos dominical – sauf dérogation ou localisation« exceptionnelle » [1]. Mais comment donc des salariés de deux enseignes concurrentes ont pu s’unir et s’organiser avec autant d’efficacité, en l’absence de relais syndicaux ?

Une agence de com’ organise la lutte

Ils ont bénéficié du soutien actif des directions de Castorama et de Leroy Merlin, qui représentent 70% du marché du bricolage en France. Les deux enseignes ont mis la main au portefeuille pour que le collectif s’offre les services de leur agence de communication, les Ateliers Corporate. L’une des missions des Ateliers : « Élaborer les systèmes d’influence pour agir là où se construisent les opinions, où se forgent les convictions ». Et pour rendre cela possible, « identifier tous ceux, journalistes, blogueurs ou prescripteurs, qui par leur capacité d’influence, contribueront à exprimer la transformation de l’entreprise. » Pour résumer, il s’agit de transformer les intérêts privés des actionnaires de Leroy Merlin et Castorama en intérêt général, pour les consommateurs et les salariés. Et à chaque rassemblement ou rendez-vous de justice important, Stéphane Attal, l’un des directeurs associés de l’agence, veille au grain.

L’agence est plutôt efficace. Le 2 octobre devant l’hôtel Matignon, une manifestation de 150 personnes réussit à attirer six chaînes de télévision (France 2, France 3, France 5, Canal+, iTélé, BFMtv), quatre radios (France Inter, France Info, RTL, Radio classique), et trois quotidiens (Le FigaroL’Humanité et Le Parisien) ! C’est Xavier Yvon, qui émarge également aux Ateliers Corporate, qui précise la raison du rassemblement à un haut fonctionnaire de Matignon venu à la rencontre des manifestants. D’un geste de la main, il indique à ce même fonctionnaire qui est le porte-parole du mouvement que le Premier ministre recevra quelques minutes plus tard.

Des consultants choisissent les slogans

Un bel exemple d’auto-organisation spontanée des salariés. Et une réactivité impressionnante de Matignon qui aurait surpris le moindre collectif de chômeurs ou de mal-logés. Une attention peut-être due au fait qu’une ancienne directrice associée des Ateliers Corporate, Florence Bonetti, dirige depuis août 2013 la communication du Parti socialiste. La différence entre la communication corporate et la communication politique est de plus en plus ténue.

Tout commence un an plus tôt, en décembre 2012. Quelques jours après l’assignation en justice de Leroy Merlin et Castorama par Bricorama, l’agence de communication anime une réunion de crise. Une centaine de salariés approchés par leur direction sont présents. « L’après-midi, on a été divisé en sous-groupes pour travailler sur différents thèmes, comme les moyens d’actions à mettre en place, le nom du collectif, etc. En présentant notre travail aux consultants, certains ont eu l’impression que le débat était orienté et qu’ils nous menaient là où ils le voulaient. Ils ont d’ailleurs éliminé pas mal de nos idées et au final les moyens d’action que nous avons arrêtés ressemblaient beaucoup à ceux qu’ils nous avaient présentés le matin », raconte un témoin, interrogé par le site Huffingtonpost. Le témoin précise que cette journée est organisée sur son temps de travail et que la direction a tout financé, y compris les frais de déplacement et le buffet.

Des « Bricoleurs du dimanche » très corporate

À l’issue de cette journée, l’offensive est lancée sur les réseaux sociaux. Des comptes Facebook et Twitter sont ouverts. Gérald Fillon, salarié de Leroy-Merlin depuis 2011 est désigné porte-parole des « Bricoleurs du dimanche ». En relation constante avec Stéphane Attal, il enchaîne ensuite entretiens télé, radio et presse écrite. Outre le coaching des Ateliers Corporate, le mouvement « spontané » des Bricoleurs du dimanche a bénéficié de l’aide du site mesopinions.com. Ce site se présente comme« le premier site de pétitions et de sondages en France » et invite les internautes à créer gratuitement, signer et partager leurs pétitions « pour faire la démocratie ensemble ». La sauvegarde des baleines y côtoie le soutien au bijoutier de Nice, la dénonciation des élevages pour foie gras y avoisine la pétition des « bonnets verts » contre la TVA à 10% dans les transports en commun.

L’équipe du site a tellement été emballée par cette campagne pour travailler le dimanche qu’elle a publié deux pétitions en ligne sur le même sujet. Coïncidence ? La directrice de publication de Mesopinions se nomme Géraldine Poissonnier-Mulliez, fille d’un membre de la famille Mulliez, propriétaire du groupe Auchan qui possède également les magasins Leroy Merlin. D’autres protagonistes sont opportunément entrés dans la danse. Un collectif baptisé « Yes Week-End », reprenant le slogan des Bricoleurs, a été créé le 30 septembre 2013. Jean-Baptiste Jaussaud, son porte-parole, est également le porte-parole d’une association intitulée « Liberté Chérie ». Proche du Nouveau centre, l’association s’est spécialisée dans la contre-contestation sociale, face aux syndicats pendant le mouvement des retraites ou face aux étudiants occupant leurs universités contre le Contrat première embauche (CPE, en 2006).« Laissez-nous travailler, le soir et le dimanche », tel est leur mot d’ordre...

Sondages patronaux

Autre coup main, celui de la Fédération des magasins de bricolage (FMB). En avril dernier, elle a commandé un sondage à l’institut CSA dont les conclusions sont sans appel : 74% des habitants en région parisienne souhaitent l’ouverture des magasins de bricolage le dimanche. Rappelons que la FMB a pour objectif de défendre les intérêts de ses membres auprès des pouvoirs publics, parapublics ou des organisations associatives. Parmi ses adhérents : Castorama et Leroy Merlin.

Une pléthore de sondages, quasiment tous favorables au travail dominical, ont également fleuri cet automne. Citons celui de l’institut Montaigne, un groupe de réflexion très proches du patronat néolibéral, publié fin septembre. Selon ce sondage, 80% des Français seraient favorables à l’ouverture des magasins la dimanche. Quelle était la question posée ? « Selon vous le gouvernement devrait-il laisser les magasins de bricolage qui le souhaitent ouvrir le dimanche ? ». Les réponses auraient sans doute été plus nuancées si la question avait été « Souhaitez-vous travailler dans un magasin de bricolage le dimanche pour arrondir vos fins de mois ? ».

Patron, salariés, même combat, même avocat

« Les bricoleurs du dimanche » ne nient pas la participation de leurs patrons à leur mouvement « spontané ». « Oui, nous sommes financés par nos enseignes en ce qui concerne les manifestations, les transports et autres petits déjeuners dans les magasins, explique un membre du collectif. Et oui une agence de communication nous accompagne, toujours financée par nos enseignes car cela demande beaucoup de budget, et qu’il est très important de parler de ce sujet dans de bonnes conditions. » Des salariés en lutte assistés par leurs patrons, ça c’est de l’innovation !

Ils ne sont pas les seuls. Des salariés de Sephora (groupe LVMH) ont assigné en justice un collectif de syndicats [2] qui avait obtenu la fermeture du magasin Sephora des Champs-Élysées à 21 heures. Les salariés ont été assistés par une avocate que le groupe LVMH connaît bien : Joëlle Aknin. C’est elle qui représente Christian Dior Couture lorsque la maison négocie l’arrivée du styliste Raf Simons comme directeur artistique en avril 2012. À la tête du groupe Christian Dior, Bernard Arnault, également propriétaire de LVMH. En 2005, c’est déjà Joëlle Aknin qui représente LVMH dans le conflit qui oppose le groupe de luxe au créateur japonais Kenzo Takada.

Lobbying efficace

Le 27 septembre, les salariés de Sephora ont été déboutés par la justice. On ne sait pas s’ils ont payé eux-mêmes les honoraires de l’avocate. Ils se sont cependant offerts une pleine page de publicité dans le Journal du DimancheLe Parisien et Le Figaro. Le prix de la pleine page au Parisien se négocie entre 66 000 et 182 000 euros. Une publicité financée avec leur 13ème mois ?

Toutes ces actions n’auront pas été vaines. Le rapport de Jean-Paul Bailly, ancien PDG de La Poste, commandé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et remis le 2 décembre, préconise une augmentation des dérogations. Celles accordées par les maires pourraient passer de cinq dimanches travaillés par an à douze. Le rapport refuse cependant les dérogations permanentes, suggérant même que le secteur de l’ameublement, pour l’instant autorisé à ouvrir le dimanche, ferme boutique ce jour-là. Il reviendra au législateur de le décider. En attendant une nouvelle loi, Jean-Paul Bailly souhaite « inscrire provisoirement » et jusqu’au 1er juillet 2015, les magasins de bricolage dans la liste des magasins autorisés à ouvrir le dimanche. Comment revenir en arrière ensuite ?

Comptons sur le lobbying des grandes enseignes pour veiller au grain. D’autant queleurs projets de centres commerciaux géants se multiplient, et qu’il faudra bien, pour les rentabiliser, qu’ils ouvrent le dimanche. La méthode pourrait également faire des émules dans d’autres secteurs, comme on l’a vu sur l’écotaxe, pour mettre en porte-à-faux syndicats et défenseurs de l’intérêt général.

Nadia Djabali

Photo : Bizi ! / Action contre le travail le dimanche au Pays Basque

Notes

[1] Les magasins localisés dans un « périmètre d’usage de consommation exceptionnel », défini par le Préfet au sein des agglomérations de plus d’un million d’habitants (Paris, Lille et Aix-Marseille, sauf Lyon), peuvent ouvrir le dimanche.

[2] Le Clic-P, Comité de liaison intersyndicale du commerce de Paris (CGT, CFDT, Seci-Unsa, Sud, CFE-CGC).

 
Haute-Loire : FO contre le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
18-12-2013
Haute-Loire : FO contre le travail du dimanche

FO sur le pied de guerre contre le travail dominical - Stéphane Marcelot


Quelques jours après la CGT, le syndicat FO de Haute-Loire martèle son opposition ferme aux ouvertures dominicales des commerces.

L'Union départementale du syndicat Force ouvrière ne voit vraiment pas le rapport Bailly comme le cadeau idéal de fin d'année. L'occasion de rappeler son opposition ferme au travail dominical, alors que la période actuelle, avant Noêl, est propice aux ouvertures des commerces le dimanche. Une communication de FO qui intervient quelques jours après le positionnement de la CGT 43 contre le rapport Bailly.

« 
On va finir par éclater les gens ! »


« Si le texte annonce d’emblée que la spécificité du dimanche doit être respectée, les modalités d’évolution de la réglementation qu’il préconise vont pour une bonne part dans le sens d’un accroissement de la dérégulation et d’une légalisation de pratiques illégales »
, étaye Pascal Samouth, secrétaire départemental de l'UD FO. Implanté dans la distribution alimentaire du département, le syndicat est notamment majoritaire au sein de l'hypermarché Géant de Vals-près-le-Puy. Pour Pascal Samouth, « l'argument économique ne tient pas, car élargir les amplitudes d'ouverture, ça n'élargit pas le porte-monnaie des clients ». L'un de ses collègues met en avant « le coup porté contre la vie privé des salariés. On va finir par éclater les gens ! »

Un
 « libéralisme excessif »

Au final, FO dénonce le « libéralisme excessif » de celles et ceux qui soutiennent le travail le dimanche. « On ne peut pas satisfaire à tous prix les envies de chacun. Dans ce cas, pourquoi ne pas laisser les commerces ouverts jusqu'à 3h du matin ? »


 
Sur BFM Business en débat avec Nathalie Kosciusko-Morizet sur le travail du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
17-12-2013

CFTC 17-12-2013

MATCH : NKM vs Joseph Thouvenel : Cette émission a été enregistrée et visiblement il y a eu une erreur au montage à 3 mn 51.  Il manque l’interpellation de Joseph Thouvenel qui s’étonne que l’on puisse à la fois défendre, à juste titre, la lutte contre l’insécurité et oublier la délinquance économique. Joseph Thouvenel prend l’exemple des pickpockets qui s’en prennent aux touristes Gare du Nord ou place de l’Opéra. Ce qui, pour lui, a des conséquences plus graves sur la fréquentation touristique de la Capitale que de s’en prendre à notre art de vivre en ouvrant les centres commerciaux le dimanche.

Passage média - Joseph Thouvenel - BFM Business par syndicatcftc

 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivante > Fin >>

Résultats 89 - 99 sur 2626

Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
Le wiki (accès réservé)