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Présidentielles 2012
Les positions des candidats 

Pétition pour le Dimanche

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 105.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !) Elle reste toujours disponible via ce lien.
- Pétition électronique : 98.311 signatures au 15/01/12
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Le travail du dimanche en question

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Le dimanche, j'y tiens !
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« Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé. »

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

Journée du 4 Mars : les manifs Suggérer par mail
Les Dossiers - Journée Europénne contre le travail du dimanche
08-03-2012

Le 4 mars dernier était la 1° journée européenne sur le repos dominical.

L'European Sunday Alliance est en train de mettre à jour la liste des manifestations européennes

C'est ici : http://www.europeansundayalliance.eu/site/4marchcampaign

 
Élection présidentielle : à Montbard, l’ouverture dominicale des magasins n’emballe pas Suggérer par mail
L'actualité - Présidentielles 2012
08-03-2012

La Croix, 7/3/12

« La Croix » suit chaque semaine l’évolution de la campagne présidentielle dans cette sous-préfecture de Côte-d’Or.

« Ouvrir le dimanche matin ? Je n’y suis pas favorable ! » Tout nouveau propriétaire de l’Intermarché de Montbard qu’il est, Denis Regnault a des convictions personnelles sur ce sujet. Elles ne vont pas dans le sens de la poursuite des assouplissements promis par Nicolas Sarkozy. « Le dimanche, c’est un jour pour la famille ! », dit-il. « C’est le seul jour où l’on peut prendre le petit déjeuner tous ensemble », renchérit son épouse Sandrine.

Très attaché à la liberté d’entreprendre, ce patron estime toutefois que chacun doit faire « comme il veut ». Il n’exclut d’ailleurs pas d’être un jour « contraint par la concurrence »d’ouvrir le dimanche, comme ce fut le cas dans la ville voisine de Semur-en-Auxois. « Leader Price ouvre le dimanche depuis août 2011, Attac va lui emboîter le pas. Mon Intermarché a dû suivre », confie Denis Regnault qui met en avant sa « responsabilité » de chef d’entreprise. 

« Pour limiter l’impact sur la vie de famille de nos salariés dont peu étaient volontaires, nous faisons travailler des étudiants », précise-t-il, tout en reconnaissant obtenir ainsi « un chiffre d’affaires additionnel puisque les ventes du lundi n’ont pas baissé, au contraire ».

PROTÉGER LES COMMERCES DU CENTRE-VILLE

Pour l’Intermarché de Montbard, l’actualité immédiate n’est pas l’ouverture dominicale mais l’aménagement d’une zone commerciale moderne de 12 000 m2 à la sortie de la ville, sur la route de Dijon. À l’étroit dans le quartier Saint-Roch, l’actuel Intermarché s’y installera à l’automne sur 3 000 m2 . Il retrouvera Bricomarché, Sport 2000, des boutiques indépendantes. 

Pour éviter que les petits commerces du centre-ville n’en pâtissent, Christelle Silvestre, la maire PS, et l’Union des commerçants ont élaboré le Fonds d’intervention pour les services, l’art et le commerce (Fisac) qui permettra de moderniser les boutiques. « Le dossier sera prêt avant l’été, nous espérons une réponse de l’État début 2013 », explique Christelle Haag de la chambre de commerce et d’industrie. Animations et offres commerciales croisées seront mises en place conjointement entre grandes surfaces et boutiques du centre-ville.

En ce début de campagne électorale, c’est la mise en place d’une « offre commerciale digne d’une ville de 6 000 habitants » qui alimente donc les conversations à Montbard, bien plus que le travail du dimanche qui hérisse la gauche et les syndicats. François Sauvadet, président (Nouveau Centre) du conseil général, plaide, quant à lui, la nécessaire « prise en compte de la nouvelle façon de vivre des gens ». A contrario, Jean-Pierre Baudoin, marchand de meubles retraité, s’affiche « archicontre », car « ça casserait la vie de famille et le petit commerce ». « La vie ne peut pas être faite que de consommation », dit-il.

PAULA BOYER
 
Gaudin fait Guignol Suggérer par mail
Références - Humour
08-03-2012

Il est bien connu qu'à Marseille, on exagère toujours un peu, et M Gaudin... est bien marseillais.

Alors que son compère Richard Maillé, le bon docteur Carabistouille, avait dit que le travail du dimanche ne créerait aucun emploi, voilà que notre bon Gaudin vient faire peur au petits garçons et aux petites filles en annonçant que la suppression du travail dominical des zones touristiques serait la perte de 250.000 emplois ! On se marre bien, à Paris, à écouter les vendeurs de sardine. Allez, encore un petit effort Monsieur Gaudin, multipliez les zones touristiques par 10, et vous allez résoudre définitivement le problème du chômage en France ! 

Le Parisien, 6/3/12

16h45. Gaudin dénonce «l'irresponsabilité» de la majorité de gauche sénatoriale. Le sénateur-maire de Marseille et président du groupe UMP au Sénat estime que la majorité de gauche sénatoriale a «transformé le Sénat en laboratoire pour François Hollande» «avec l'adoption de textes d'affichage politique». Dressant un bilan en ce dernier jour de session parlementaire, il évoque «le droit de vote des étrangers aux élections locales, le détricotage systématique de la réforme territoriale ou encore la suppression pure et simple du travail du dimanche» qui aboutirait selon lui «à 250.000 pertes d'emplois dans les zones touristiques».

 
Super U fait machine-arrière sur l'ouverture du dimanche Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
08-03-2012

Ouest France, 3 /3/12

« L’ouverture de notre supermarché le dimanche matin a provoqué une contestation de certaines associations perturbant notre activité depuis plusieurs dimanches, indique La direction du magasin de Plabennec dans un communiqué. Notre ouverture du dimanche se fait pourtant en totale légalité. » Pour la direction : « Cette situation très dommageable pour nos clients et nos salariés, nous a obligés à fermer le supermarché dimanche dernier. »

Et de poursuivre : « Refusant d’être stigmatisés et de mettre notre entreprise en difficulté, nous sommes contraints de fermer le dimanche matin car il n’est pas acceptable d’imposer plus de désagréments à nos clients et à nos salariés. » L’enseigne dit vouloir« se donner un temps de réflexion supplémentaire, jusqu’à fin avril 2012, avant de décider de la poursuite ou non de cette fermeture dominicale ».

 
Bernadette Soubirous et le travail dominical Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
08-03-2012

Bernadette Soubirous (Sainte Bernardette) a fait des recommandations à sa famille concernant le travail dominical :

  • "Je vous en prie, observez le Saint Jour du Dimanche ; ce n'est pas le travail du dimanche qui vous enrichira ; au contraire, vous vous attirerez des malheurs sur vous et sur vos enfants. De grâce, ne faîtes pas cela !  Vous devez l'exemple, non seulement aux personnes de la ville, mais aux étrangers qui vont à Lourdes." (lettre à sa cousine Lucile Pène, Novembre 1876 - cité dans "Bernadette d'après ses lettres" du Père André Ravier, sj, Ed Lethielleux 1979, p 121-122).

  •  Déposition de Pierre Soubirous (15 Février 1916) : "Comme témoignage de son zèle pour la sanctification du dimanche, mon frère Jean Marie étant allé la voir à Nevers, elle lui dit : Si Pierre sait faire du commerce, recommande-lui de ne pas vendre le dimanche." Cette consigne, Bernadette la donna aussi à ses frères par écrit, auparavant, lorsqu'ils ouvrirent un magasin."

  • Déposition de Jean Marie Soubirous (13 Décembre 1909) : "Ayant appris que j'ouvrais mon magasin le dimanche, comme les autres commerçants qui vendent des objets de piété, elle m'écrivit pour me demander de fermer le dimanche, me priant instamment de le faire, si je voulais lui être agréable. Elle ajoutait que le Bon Dieu et la Sainte Vierge sauraient bien me faire regagner les autres jours ce que pouvait me faire perdre le dimanche. J'ai été fidèle à cette recommandation et je n'ai jamais ouvert, depuis, mon magasin le dimanche".

  •  Déposition de Pierre-Bernard Soubirous (22 Février 1909) : "Lorsque notre Sœur Bernadette apprit que nous avions dessein de faire du commerce, elle nous recommanda très instamment de ne pas ouvrir notre magasin le dimanche et  d'être d'une honnêteté irréprochable."

 (cité dans "Logia de Bernadette" Tome 2, de René Laurentin-M.Th. Bourgeade, Ed Lethieulleux-Œuvre de la Grotte - Apostolat des Editions, 1971, p 235-237 - Dieu est Amour).

 
Travailler le dimanche: qu'en dites-vous? Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
08-03-2012

Nice Matin, 8/3/12

Malgré la résistance des syndicats, la banalisation du travail dominical est en marche.  Le gouvernement prépare un nouvel assouplissement des règles d’ouverture des commerces

Les soldes d'hiver, qui viennent de s'achever, ont servi de prétexte au gouvernement pour relancer le débat, toujours vif, sur l'ouverture des commerces le dimanche.

Nicolas Sarkozy vient ainsi, à nouveau, de faire passer le message via Frédéric Lefebvre : « Vous donner plus de liberté, c'est de la croissance pour vos commerces, c'est de l'emploi pour les Français… », a rappelé le secrétaire d'État au Commerce dans une déclaration faite aux Etats généraux du commerce à Bercy…

Nouvelles dérogations

Si la loi Maillé, arrachée de haute lutte en 2009, a ouvert la porte à de nouvelles dérogations, elle n'a pas autant entraîné de véritable révolution. Aussi, alors que les conflits locaux se succèdent, offrant régulièrement des victoires aux syndicats devant les tribunaux, l'UMP souhaiterait aller plus loin. Plus que jamais, le gouvernement réfléchit à de nouveaux assouplissements, tels que l'augmentation du nombre de « dimanches du maire » (actuellement cinq par an). Et veut redéfinir le périmètre des zones dites « touristiques ».

Mais quand l'exécutif évoque le besoin de soutenir la consommation et l'activité, et de répondre aux attentes des clients, la base avance le respect de la vie familiale, pointe les inégalités de traitement entre les divers salariés travaillant le dimanche et met en doute le volontariat.

Chacun a bien pris conscience que la banalisation du travail dominical est déjà en marche… forcée. Mais les partenaires sociaux, défendant les salariés non volontaires, tentent se sauver ce qui peut encore l'être. Face à des commerçants, grands et petits qui, bien souvent, ne demandent qu'à pouvoir ouvrir leurs portes le dimanche.

Leurs salariés, en revanche, ne sont en général guère enthousiastes, préférant sacrifier un peu de pouvoir d'achat - les heures dominicales sont souvent majorées - plutôt que leur vie de famille. Mais ils n'ont pas toujours le choix…

 
Le dimanche, un jour à mettre au profit de la famille et de la vie religieuse Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
07-03-2012

Radio Vatican, 02/03/2012

L’Alliance européenne pour le dimanche appelle tous ses membres et ses sympathisants à se mobiliser ce dimanche 4 mars pour la journée européenne du dimanche sans travail. Cette Alliance, créée le 20 juin dernier, rassemble aujourd’hui plus de 65 organisations nationales, ONG, mouvements syndicaux et organisations religieuses. Ensemble, et à travers l’Europe, ils s’engagent pour rappeler l’importance du repos dominical et des horaires de travail décents pour les travailleurs. En effet, lorsque le temps de repos n’est ni commun aux citoyens, ni régulier, cela a un impact sur la société, mais aussi sur la cohésion sociale et la vie de famille. Le dimanche doit donc être le moment où la consommation et la production sont mises de côté au profit de la vie familiale, associative et religieuse. C’est l'avis de Joseph Thouvenel. Il est vice président de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, membre de l’Alliance européenne pour le dimancheRealAudioMP3 
Des propos recueillis par Charles Le Bourgeois

Johanna Touzel, porte parole de la Commission des Épiscopats de la Communauté Européenne, explique l’intérêt de cette mobilisation RealAudioMP3 
Des propos recueillis par notre collègue du programme italien Fausta Speranza 

 
A propos du travail du dimanche Suggérer par mail
Références - Textes juridiques et réglementaires
06-03-2012

Liberté Politique, 3/3/12

A l'occasion de la première journée européenne pour un dimanche sans travail, Mgr Aillet, évêque du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron a accepté de répondre aux questions de l'association pour la Fondation de Service politique.

Comment la sagesse chrétienne peut-elle résister à la pression de la société de consommation pour préserver les espaces de temps « hors marchands », comme le dimanche qui en constitue le signe le plus fort ?

On se souvient de la célèbre formule de Jean Paul II au parc des princes en 1980, lors de sa première grande rencontre avec les jeunes et qui a tant marqué les esprits : « La société de consommation ne rend pas les hommes heureux ». Non seulement parce que la surenchère commerciale des pays riches fait le malheur des pays pauvres, en faisant croître les inégalités et le nombre des insatisfaits ou des envieux, mais encore parce que le consumérisme à l’occidentale creuse un immense vide intérieur dans le cœur de nos contemporains en quête de sens. La consommation sans frein devient un moyen politique pour anesthésier les peuples, un instrument au service de l’égoïsme et une fuite en avant pour conjurer l’angoisse et la désespérance : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Co 15, 32), s’écrie l’Apôtre Paul, au nom de ceux qui n’ont pas d’espérance.

Ce qui est en jeu, on l’aura compris, c’est la question du sens. En réduisant l’homme à un producteur-consommateur, la société contemporaine lui dénie sa dignité qui réside précisément dans la réponse à la question du sens ultime de son existence : celui du dépassement dans le don de soi aux autres et de l’ouverture à la transcendance. Si la société ne garantit plus à l’homme un temps libre et  gratuit, pour prendre de la distance par rapport à son agir et à ses désirs insatiables, et à l’esprit de compétition ainsi entretenu, il n’a plus le loisir de se poser la question de la finalité, sans laquelle la vie n’a plus de sens.

En assumant le Sabbat des juifs, la Sagesse chrétienne a fait du dimanche un jour particulier pour faire mémoire de la libération de l’esclavage d’Egypte, et donc de toute risque d’idolâtrie, et permettre au peuple élu de se rendre au désert pour offrir un culte à Dieu qui peut seul le libérer de l’enfermement dans lequel le tient prisonnier un travail ordonné à consommer toujours davantage.

Le supermarché ouvert le dimanche devient le nouveau temple où l’on sacrifie au Dieu de la consommation, sans autre issue qu’un humanisme immanentiste, désespérément fermé à la transcendance. On comprend pourquoi Jésus dit en forme de révélation : « Le sabbat est fait pour l’homme… » (Mc 2, 27). Il lui donne le sens, en lui ouvrant une brèche d’espérance, un horizon, un avenir.

L’Eglise de France veut faire redécouvrir la vocation du dimanche chrétien à ses propres fidèles, mais aussi à la société française dans son ensemble. Comment faire comprendre que le respect du dimanche est une promesse de vie et de liberté, et non un usage formel ou désuet ?

Quand la pratique dominicale ne concerne plus que 4 à 6% de la population française, la revendication des catholiques pour le maintien du dimanche sans travail, sauf nécessité de service public, n’est pas très audible. Nos négligences quant au caractère nécessaire et vital, plus qu’obligatoire, du dimanche, ne sont-elles pas pour une part la cause de l’évolution actuelle de la loi sur le travail et l’ouverture des magasins le dimanche ?

A la suite du Bienheureux  Jean Paul II, dans sa lettre apostolique Dies Domini sur le Jour du Seigneur (31 mai 1998), et du Pape Benoît XVI évoquant le témoignage des martyrs d’Abitène au IVème siècle, qui donnèrent leur vie au cri de « Sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre », les évêques de France ont  travaillé la question à l’intention des fidèles de nos diocèses. Si le dimanche est « l’antidote le plus naturel à la dispersion », comme l’écrivait le Pape Jean Paul II dans sa lettre apostolique Novo millennio ineunte (6 janvier 2001) et où il comptait l’eucharistie dominicale parmi les sept priorités pastorales de l’Eglise du troisième millénaire (nn. 35-36), il est aussi un message prophétique pour la société française tout entière.

Tout le monde s’accorde pour constater le mal-être de notre société sécularisée, où l’on vit comme si Dieu n’existait pas, société que l’on peut bien qualifier de « dépressive » ; c’est ce que le Pape Benoît XVI confiait aux jeunes dans son message pour les JMJ 2011 : « L’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est un «enfer» où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance ».

L’homme a besoin de repères forts pour se structurer dans son identité et découvrir « la sublimité de sa vocation » (Const. du Concile Vatican II Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde de ce temps n. 22). Il a besoin de rythmes qui scandent sa croissance personnelle et l’aident à instaurer des relations sociales fortes et durables. On ne pourra pas lutter efficacement contre l’individualisme destructeur qui caractérise notre société occidentale et que la culture virtuelle des réseaux sociaux est loin d’endiguer, source de fractures et de pathologies sociales innombrables, en faisant la promotion, à grands renforts de moyens médiatiques et d’appareils législatifs, d’une liberté en trompe l’œil, guidée par le seul attrait de ce qui satisfait « les désirs égoïstes de la chair » (Ga 5, 16).

Un dimanche sans travail et sans supermarché, c’est faire la promotion d’une liberté qui retrouve la joie simple du vivre-ensemble et du partage fraternel des biens culturels et spirituels, qui reconstruit les liens de la famille et garantit la cohésion sociale. Un jour, le même pour tous car nous appartenons à la même famille humaine, pour faire attention les uns aux autres. Un jour de gratuité pour grandir dans la liberté d’aimer, d’être solidaires.

Quelle responsabilité enfin pour les fidèles de l’Eglise catholique que de redécouvrir l’importance du dimanche et de témoigner ainsi de manière crédible dans le monde d’aujourd’hui de la vocation à laquelle tous sont appelés : « Tu nous as fait pour toi, écrit saint Augustin, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi ». Si la priorité qui prédomine aujourd’hui est de rendre Dieu présent dans le monde, nul chrétien ne saurait se dérober à l’urgence missionnaire de montrer à sa génération, par sa fidélité au dimanche, « ce qui constitue l'axe porteur de l'histoire, auquel se rattachent le mystère des origines et celui de la destinée finale du monde » (Jean Paul II, lettre apostolique Dies Domini, n. 2).

Notre avenir a un nom et un visage, un « visage à contempler » : Jésus-Christ, mort et ressuscité, dont la rencontre « donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive » (Benoît XVI, lettre encyclique Deus Caritas est, du 25 décembre 2005, n. 1).

Mgr Marc Aillet est Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Propos recueillis par Hélène Bodenez
Photo : Mgr Aillet à la Marche pour la vie 2012 de Paris / source : Wikimedia Commons © Peter17 / licence Creative Commons Paternité 3.0 (non transposée)

 
Rassemblement contre le travail dominical Suggérer par mail
Les Dossiers - Journée Europénne contre le travail du dimanche
06-03-2012

France3/4/3/12

Une trentaine de militants se sont rassemblés devant un Carrefour City du X ème arrondissement pour protester contre l'ouverture des magasins de grande distribution le Dimanche.

 "Dans le cadre de la journée européenne pour le repos dominical, nous voulions dénoncer les ouvertures illégales qui continuent et réaffirmer notre attachement au dimanche, dans la période électorale actuelle", a expliqué Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC.

La législation permet aux commerces alimentaires d'ouvrir le dimanche mais jusqu'à 13H00 seulement. Or ce Carrefour City reste ouvert l'après-midi, a souligné M. Thouvenel.

L'action a notamment réuni des employés de la Fnac ou de Tati, ainsi que des militants du Collectif des amis du dimanche.

Nicolas Sarkozy, par la voix de son secrétaire d'Etat au Commerce Frédéric Lefebvre, a dit son intention d'"élargir les conditions d'ouverture des magasins le dimanche" s'il était réélu. Le socialiste François Hollande fait "mieux que Frédéric Lefebvre", selon le syndicaliste. "Il a dit qu'il discuterait avec les syndicats des problèmes des ouvertures et de la rémunération des salariés, mais ça aurait été mieux s'il avait réaffirmé le principe du repos dominical", ajoute-t-il.

Selon lui, le seul candidat à s'être clairement positionné contre l'ouverture le dimanche estFrançois Bayrou, du Modem. Des syndicats, parlementaires et associations, réunis dans la European Sunday Alliance, ont organisé dimanche la première journée européenne pour le repos dominical. En Italie notamment, des actions similaires se sont déroulées devant des magasins à Rome, Milan ou Pise.

 
La guerre au travail dominical Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales
06-03-2012

JSL, 5/3/12

Pour la troisième fois hier, des salariés d’Auchan ont manifesté contre l’ouverture de l’hypermarché le dimanche.

En l’espace d’une heure, seuls quatre clients ont franchi le seuil de l’hypermarché. Tous les dimanches matins depuis le 19 février, une poignée de salariés d’Auchan manifestent leur opposition au travail dominical devant l’enseigne. Et forcément, l’accueil a de quoi dissuader…

À la mi-janvier, le groupe Schiever a décidé de l’ouverture du magasin de Gueugnon, sept jours sur sept. La perspective de travailler le dimanche est bien mentionnée sur les contrats de travail, sauf qu’une partie — pas forcément majoritaire — du personnel ne l’entend pas de cette oreille. Dès le premier dimanche d’ouverture, un rassemblement est organisé à l’entrée d’Auchan. Syndicats et élus de gauche se joignent au mouvement : le chiffre d’affaires de ce coup d’essai est alors réduit à une part anecdotique : « Oui, ces manifestations dérangent fortement notre activité, confirme le directeur du magasin, Laurent Perrot. Les personnes qui viennent ici se sentent agressées, même si elles ne le sont pas. Nous avons déjà reçu des réclamations ». Devant les portes, les rares clients à s’aventurer là le dimanche matin sont informés, un à un, des revendications des salariés en colère. Mieux, on les invite à faire leurs courses à Maximarché, en centre-ville, au nom de la défense du commerce de proximité…

Un syndicat CGT se constitue

Désormais, la mobilisation semble s’essouffler. Les revendications, elles, ne portent plus systématiquement sur la fermeture dominicale, faute d’une véritable solidarité entre salariés sur la question.

« Nous réclamons une majoration de 20 % sur la rémunération des dimanches », indique Maxime Jacquet, secrétaire général d’un syndicat CGT tout fraîchement créé. Mis en place sur la base du volontariat, le travail dominical mobilise neuf personnes, selon un planning établi jusqu’en juin.

Hier, les allées du magasin étaient encore complètement vides. Pourtant, à quelques centaines de mètres de là, le parking d’Intermarché ne désemplissait pas…

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
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