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Pétition pour le dimanche

Plus de 100.000 personnes protestent contre la banalisation du travail du dimanche, via la pétition proposée par le CAD. Plus de 780 pages de témoignages. Député-e-s, écoutez la France qui bosse.

La pétition

Temps réel : au 26/06 à 19:49 = 120170 signatures confirmées ! (papier+électronique)
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Après la lèche, le lâchage Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles

Libération, vendredi 25 janvier 2008

Libération relève l'incroyable scandale de l'amendement Debré-Confokea, et explique le relative apathie de la presse sur ce sujet par la saturation médiatique provoquée par la frénésie d'activité de M Sarkozy.

Le soudain dévissage de Sarkozy dans les sondages de popularité marque sans doute le début d’une nouvelle période dans ses relations avec la presse. Pendant les premiers mois du règne, ce fut un concert d’admiration. Enfin les réformes, la rupture, l’énergie, le volontarisme !, susurraient les cordes. Qu’on soit d’accord ou pas, de gauche ou de droite, il est très fort !, répliquaient les instruments à vent. Comme il a pulvérisé le Front national ! Et cette ouverture à gauche, quel coup de maître ! Et le chœur : ah !, cette manière de nous balader, nous les journalistes, de voyage en voyage, de thème en thème, de pêcheurs en curés, de policiers en infirmières, d’usines en pyramides, sans nous laisser le temps de respirer, quel coup de génie !

Il lui suffisait de donner le tempo : ils n’avaient d’autre choix que d’exécuter. Un certain nombre d’épisodes méconnus des débuts du règne sont ainsi passés à la trappe. Ainsi de la loi sur l’ouverture des magasins d’ameublement le dimanche. Il avait été assuré que le travail du dimanche se ferait sur la base du volontariat. Bug malheureux : le texte voté n’y fait plus référence. C’est qu’ils doivent travailler vite, les députés. Le programme est chargé, puisque le chef a décidé qu’on faisait tout en même temps. Mais peu importe. De toute manière, la presse n’a pas le temps de suivre, elle non plus. Elle relèvera au passage, en quelques brèves, la malfaçon législative, et passera au sujet suivant. Quand les conséquences de cette précipitation s’ancreront dans le réel, il sera toujours bien temps de voir. Mais il en est de l’essaim des journalistes politiques comme des pétroliers. Virer de leur trajectoire leur prend du temps, mais quand ils ont tourné, ils ont tourné. Quand lyncher Sarkozy sera plus vendeur que l’encenser, quand l’ironie et le scepticisme seront de mode, quand il sera séant de grincer, alors de quel secours seront les amis Bouygues, Bolloré, Dassault, Lagardère ?

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Ca n'est pas tous les jours dimanche dans le meuble Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les Dossiers - Amendement ConfoKea

Le Canard Enchaîné du mercredi 16 janvier - Hervé Martin

Sarkozy avait promis volontariat et salaire doublé pour le travail dominical. Cause toujours ! Le tarif de base reste de rigueur, même le dimanche...

Incroyable mais vrai : les patrons des magasins d'ameublement peuvent aujourd'hui, en toute légalité, obliger leurs salariés à travailler le dimanche sans leur verser un sou de plus ! C'est a dire exactement le contraire de ce qu'avait promis Sarko lors de son intervention télévisée du 29 novembre. Le président s'était alors lancé dans un vibrant plaidoyer pour le travail dominical, précisant qu'il ne ferait appel quà des "volontaires", lesquels seraient "payés double".

Trois semaines plus tard, le 20 décembre, le parlement adoptait la "loi de développement de la concurrence au service des consommateurs" : ce texte ne préconise, dans le commerce de meubles, aucun bonus salarial et supprime la notion de volontariat. C'est le résukltat d'un joli tour de passe-passe parlementaire.

Le 13 décembre au soir, la sénatrice (UMP), Isabelle Debré dépose un amendement à l'article 5 de la loi du secrétaire d'état à la consommation, Luc Chatel. Elle a dégoté une convention collective qui, selon elle, contient des dispositions conformes aux promesses de Sarko.

Trompeuse Corrèze. Ce texte prévoir en effet "une majoration de salaire de 100% pour les heures effectuées le dimanche, un repos compensateur et le volontariat du salarié". Cet accord miracle, la sénatrice l'a déniché au pays de Chirac, en Corrèze, où il a été signé avec les syndicats locaux, y compris la CGT, le 10 décembre 2001. Avant, affirme t-elle, d'être étendu, le 1er mars 2002 au territoire national. Mme Debré connaît parfaitement le problème, s'exclame, admiratif, Gérard Cornu, rapporteur (UMP) du projet devant le Sénat. L'amendement est alors rapidement adopté à la majorité absolue.

Le malheur est que cet accord existe bien, mais uniquement en Corrèze. En 2002, il n'a nullement été étendu à la France entière mais aux entreprises corréziennes n'appartenant pas aux fédérations signataires. J'ai été mal informée soupire à présent Isabelle Debré. "Nous avons confondu extension et élargissement de la convention. Et personne ne s'en est aperçu." Plus exactement, les syndicats - notamment un avocat de FO, Vincent Lecourt, puis la CGT, la CFDT et la CFTC, qui a même envoyé un code du travail à la sénatrice - ont porté le pet dans les jours qui ont suivi le vote, comme l'a raconté L Monde (10/1), mais il était trop tard.

"Rien n'oblige aujourd'hui une entreprise d'ameublement qui n'a pas une convention interne particulière, à verser une prime à ses salariés, qui, de leurs côté, ne peuvent plus refuser de trravailler le dimanche", confirme un expert du ministère du Travail. Mais promis-juré, un texte plus conforme aux souhaits présidentiels sera voté avant l'été.

Ca laisse du temps au gouvernement pour consulter le Code du Travail.

 
Chérèque veut débattre, mais sa Fédération veut combattre ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Activités syndicales

La CFDT nous avait accoutumé à sa stratégie habituelle d'accompagnement patronal, y compris sur le point du travail du dimanche, ou François Chérèque s'était dit "pour débattre" de ce sujet, en plein vote de l'amendement ConfoKea soumis par Mme Debré, docile porteur d'eau des lobbies qui ont su trouver - par quel moyen ? - les chemins de son coeur et de sa récente conscience sociale !

Mais il faut croire que la position de François Chérèque n'est pas celle de la totalité des syndicalistes CFDT : en témoigne ce communiqué de presse de la Fédération CFDT des services du 17 décembre dernier :

 

Grande distribution 17 décembre 2007


Dimanches : 13 à la douzaine !

 


La France du commerce qui se lève tôt débute sa mobilisation contre le projet Parisot-Sarkozy.

Face à l'échec de la négociation sur les salaires de la branche conjuguée aux annonces du couple Parisot-Sarkozy sur le travail dominical dans le commerce, le mécontentement des salariés grandit dans toutes les entreprises de la grande distribution .

La tempête gronde !

Dans notre communiqué en date du 13 décembre, nous indiquions que de nombreuses équipes étaient prêtes à lancer une mobilisation et surtout que les salariés, eux, étaient prêts à manifester leur mécontentement tant leur ras le bol est fort.

Malgré la fin de l'année et la période des fêtes, toutes les enseignes de la grande distribution seront touchées le vendredi 21 décembre 2007 par une première action qui en appellera d'autres…

Débrayages, grèves, distributions de tracts sont au programme en France entière.

Ces actions vont être organisées dans la plupart des grandes entreprises de la grande distribution (Auchan, Carrefour, Casino, Champion…).

http://www.cfdt-services.fr/actualites/communiques.html

 
Bientôt en France ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Humour

Khartoum, Soudan (PANA) - Les Soudanais vont avoir une semaine de travail de cinq jours à partir du 26 janvier, selon une décision du gouvernement qui a décrété que le samedi serait jour de repos tout comme le vendredi.

Dorénavant, la semaine de travail commencera le dimanche pour se terminer le jeudi. 

 
Attali, le retour Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles

Vous vous souvenez ? La commission Attali pour la "libération de la croissance" (et Ingrid, alors ?) avait lancé le bruit qu'elle préconiserait l'ouverture dominicale comme agent de relance de l'économie, puis avait soigneusement expurgé ce point de son rapport d'étape, après avoir suscité le tollé qu'elle méritait. Coup de sonde.

Finalement, le rapport est sorti, avec la recommandation de l'ouverture dominicale, figurant il est vrai parmi 300 autres mesures magiques.

On ne peut vraiment avoir confiance en personne !

 

Un article des Echos du 21 janvier 2008

Attali demande à Sarkozy d'appliquer d'ici à juin 2009 ses « 300 décisions pour changer la France »

Invitant à une vaste dérégulation, le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française sera remis mercredi à Nicolas Sarkozy. Son président, Jacques Attali, veut lui imposer un calendrier très serré pour mettre en oeuvre ses quelque 300 propositions.

 

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Les magasins de meubles entre deux chaises Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles

Un article paru sur maprincipaute.com le 13/1/08

Depuis le 4 janvier, la loi Chatel autorise les magasins d'ameublement à ouvrir tous les dimanches. Une mini-révolution qui fait jaser mais qui ne semble pas du tout suivie par les grandes enseignes dans les Alpes-Maritimes pour l'instant.

« Nous n'ouvrirons pas nos magasins le dimanche », annonce la direction France de Conforama. Même discours chez Fly, Atlas, Habitat, XXL et chez Bô Concept, où, d'une seule voix, on se hâte de préciser au client qui pourrait s'y méprendre que, si la plupart des grandes enseignes du département sont ouvertes aujourd'hui, « c'est uniquement dans le cadre des soldes et donc à titre tout à fait exceptionnel » puisqu'« à l'heure actuelle, l'ouverture dominicale dans les Alpes-Maritimes n'est pas à l'ordre du jour ».

« Pas de réelle demande des clients »

Une position des grands groupes du secteur qui a de quoi surprendre alors, qu'au niveau national, « certaines enseignes comme Conforama et Ikéa ont fait le forcing pour obtenir cet assouplissement de la loi qui limitait jusqu'à présent les magasins à cinq ouvertures dominicales par an, en vertu des arrêtés préfectoraux », dénonce Jacques Kotler, patron régional de la Fédération française du négoce de l'ameublement et de l'équipement de la maison (FNÆM) et farouche opposant à la loi Chatel, « synonyme de mort pour les petits marchands de meubles des centres-villes ».

Ce n'est pas illogique pourtant, contre-argumente Stéphanie Mathieu qui défend la politique locale de Conforama : « Si la loi Chatel nous intéresse en région parisienne, ce n'est pas du tout le cas dans les Alpes-Maritimes où le rythme de vie n'est pas du tout le même et où il n'y a pas de réelle demande des clients sur le dimanche ». Une analyse partagée par Pascale Saækinger, directrice juridique de Fly : « En Ile-de-France, nous réalisons 30 % de notre chiffre d'affaires le dimanche. A Marseille Plan-de Campagne, c'est très intéressant aussi. Ce qui, a priori, ne sera certainement pas le cas dans les Alpes-Maritimes...».

La guerre est déclarée

Dans les Alpes-Maritimes, la loi Chatel ne servira-t-elle donc qu'à faciliter les ouvertures exceptionnelles des magasins d'ameublement en période de soldes ? Pas si simple. « Pour l'instant, c'est le statu quo dans la profession. Chacun observe ce que fera son concurrent », lâche Pascale Saeæinger, Une brèche dans laquelle s'engouffre Patrick Sztajnbok, le directeur de Ligne Roset : « Nos magasins n'ouvriront pas le dimanche. Mais si nos concurrents directs ouvrent, nous nous poserons alors la question de faire de même ». Et il devient carrément clair que le pacte de non-agression est fragile quand la porte-parole de Bô Concept confirme que « pour l'instant, l'ouverture dominicale ne nous semble pas intéressante mais que si les autres s'y mettent, on réfléchira ». Une menace qui sonne comme une déclaration de guerre pour Jacques Kotler. Pour contrer le leader local de la FNAEM prévient qu'il pourrait bien employer les grands moyens : « s'il le faut nous demanderons un arrêté préfectoral qui obligera tous les magasins d'ameublement à fermer le dimanche à l'exception de sept à huit jours par an ».

L.b. Monaco Matin
 
Les lobbies de la distribution enfin contenus ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions

Une chronique de Philippe Askenazy parue dans les Echos du 17/1

Philippe Askenazy relève que l'autorisation d'ouverture dominicale des magasins de meubles trahit la pression des lobbies sur l'appareil législatif. En revanche, pour l'amendement "anti Metro", les sénateurs ont fait preuve d'une résistance inattendue. Maturité politique des sénateurs, ou guerre de lobbies ?

PHILIPPE ASKENAZY est directeur de recherche au CNRS, Ecole d'économie de Paris.

La loi Chatel sur le développement de la concurrence dans le commerce et les services a donné lieu en coulisse à une forte mobilisation des lobbies d'entreprise. Certaines dispositions du texte comme l'autorisation d'ouverture le dimanche des magasins d'ameublement trahissent que le gouvernement et les chambres n'ont pas été insensibles aux intérêts particuliers. Cependant, de nombreux amendements de circonstance déposés par des parlementaires convaincus n'ont pas été intégrés.

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Le respect du repos du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
Déclaration de Mgr Descubes sur le travail dominical  

Rouen, 15 janvier 2008
Source : diocèse de Rouen

Le respect du repos du dimanche 

Face aux menaces qui pèsent sur le repos du dimanche, le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des Evêques de France rappelle son importance pour des raisons :

-         théologiques :

o       Le Jour du Seigneur, premier jour de la semaine, l’Eglise célèbre la résurrection du Christ et vit le repos demandé par Dieu dès la création du monde. Aussi est-elle très attachée à ce que le sens qu’elle reconnaît au dimanche puisse se traduire dans la pratique des chrétiens.

o       Certes des chrétiens ont vécu et vivent encore aujourd’hui dans des sociétés où le dimanche n’est pas un jour férié mais faire coïncider le Jour du Seigneur et le repos hebdomadaire témoigne d’une réelle cohérence, et traduit, en France, une fidélité aux origines chrétiennes de notre société.

 -         anthropologiques :

o       Il est nécessaire que, libéré des contraintes du travail, chacun dispose de temps pour se reposer, vivre en famille, rencontrer les autres, avoir une vie sociale et bénéficier des diverses propositions culturelles, sportives, etc. qui lui sont offertes. Le dimanche laisse à chacun le choix de son emploi du temps, de ce qu’il fait ou ne fait pas, de qui il voit ou ne voit pas ; il est en cela un espace de liberté et de détente, au contraire de la semaine.

o       Le dimanche permet de se donner un équilibre de vie souvent mis à mal par le rythme de la semaine. 

-         sociales :

o       L’économie et le travail ne sont pas le dernier mot d’une vie sociale. Jour de liberté, de détente, de repos, le dimanche est également le temps des retrouvailles entre générations, adultes, jeunes et enfants quelles que soient leurs activités (école, études, entreprises privées ou publiques, etc.). Le dimanche permet de libérer un espace pour le jeu et la conversation entre les hommes.

o       La loi du 13 juillet 1906  instituant que « le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche »  et insérée dans le Code du travail, est donc un acquis social qu’il importe de respecter.

 

 

Certes des personnes ont toujours travaillé le dimanche mais c’est dans le but de permettre la vie sociale (services aux personnes, commerces de proximité, entreprises de transports, de loisirs, de spectacles, etc.) ; 

L’argument principal des promoteurs du travail et d’une ouverture généralisée des magasins  le dimanche, en particulier des grandes surfaces, est de dynamiser l’économie. 

L’efficacité économique d’une telle mesure est cependant loin d’être assurée. La question à se poser est sans doute plus celle du pouvoir d’achat réel des consommateurs potentiels que celle de l’amplitude de l’ouverture des magasins.  

D’autre part si le dimanche devient un jour ouvrable comme les autres, on est en droit de penser que des pressions s’exerceront sur le personnel en particulier dans les conditions d’embauche, que les avantages salariaux consentis actuellement disparaîtront progressivement à moins que l’on ait recours à des emplois à temps partiel continuant à renforcer les situations de précarité de bien des familles. 

On fait remarquer que les grandes surfaces, en raison des services qu’elles offrent, sont devenues un espace social ; certaines multiplient d’ailleurs les propositions en ce sens (animations, espaces de restauration, etc.) mais la finalité recherchée demeure une augmentation de la consommation avec ses dérives : L’argent et le luxe s’affichent comme les vraies conditions du bonheur. Faut-il s’étonner que croissent l’envie et le ressentiment chez ceux qui en sont privés ? 

Dès lors élargir l’ouverture des magasins le dimanche reviendrait à banaliser ce jour et à faire passer les lois du commerce avant la dimension conviviale, familiale et spirituelle de l’existence. Il n’y aurait plus de jour de congé hebdomadaire commun. Ceci accentuerait l’atomisation de la société française. 

Par contre une ouverture exceptionnelle, à l’occasion des fêtes de fin d’année par exemple, peut se justifier. Les achats qui y sont effectués revêtent un autre sens puisqu’il s’agit moins de satisfaire des intérêts égoïstes que d’acheter pour les autres, souvent en famille ou avec des amis. 

Enfin gommer le caractère particulier du dimanche est une solution de facilité qui, sous prétexte de libéralisme, retire à l’homme un repère objectif, inscrit dans le temps, de sa dimension spirituelle. Laisser à la seule décision individuelle le respect du dimanche revient à considérer la vie spirituelle non plus comme une composante de l’homme, mais comme la résultante aléatoire de motivations privées.  

Le dimanche est un jour différent des autres jours. Cette différence doit rester visible. 

 

Le 15 janvier 2008 

Jean-Charles Descubes
Archevêque de Rouen
Président du Conseil pour les questions familiales et sociales

 
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L'actualité - Dernières nouvelles

Article paru dans Témoignages le mardi 15 janvier 2008 (page 6)

Le risque de déstabiliser la vie familiale et le lien social


Toujours plus de flexibilité pour l’emploi, en tentant de nous prouver qu’elle peut s’accompagner de sécurité pour le salarié. C’est la grande idée que le gouvernement veut faire passer dans l’opinion, et même contre elle. La preuve, avec le travail dominical qui risque de ne plus être une exception, à commencer par les magasins de meubles. Dans un rapport récent, le Conseil économique et social insiste : le dimanche est pour les Français le jour privilégié du lien social.


ACHETER ses meubles le dimanche, c’est désormais admis. Comme si les Français en avait vraiment besoin, la Sénatrice Isabelle Debré a proposé le mois dernier un amendement au projet de loi sur la consommation. Les magasins d’ameublement qui ouvraient le dimanche ne seront plus hors la loi. Une dérogation de plus que les syndicats ne voient pas d’un bon oeil. C’est pour eux tout simplement une banalisation du travail le dimanche, une marche forcée pour les salariés, loin de la liberté de choix évoqué par le gouvernement. La CGT-FO insiste sur le fait que les ménages sont confrontés aux limites d’un pouvoir d’achat qui régresse. « Et c’est bien par défaut d’augmentations légitimes et régulières pour faire face aux dépenses de consommation incontournables que les salariés se soumettent au travail du dimanche. Sous cet angle, le volontariat n’existe pas ! », affirme Mme Pungier, dans le récent rapport du Conseil économique et social sur le travail dominical. Le cas des salariés de Conforama en grève en est une triste illustration. La CFTC dénonce pour sa part « l’efficacité des lobbies de l’ameublement » qui a su imposer l’amendement sénatorial au projet de loi adopté dans la nuit du 13 au 14 décembre et qui autorise les « établissements de commerce de détail d’ameublement » à ouvrir le dimanche. Une décision confirmée par les députés de l’UMP.

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Ouvrir le dimanche : les petits n’ont rien à gagner Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles

Un article paru dans le Journal de la Haute Marne, 13/1/08

L’ouverture des magasins de meubles le dimanche a été validée par les sénateurs le 14 décembre dernier et autorisée par la loi Chatel du 4 janvier 2008. La mesure ne fait pas forcément l’affaire des « petits ». Visite dans les commerces concernés.

"Cinq dimanches par an, c’était très bien. Ouvrir tous les dimanches n’a pas d’intérêt. Banaliser comme ça le dimanche fera qu’à terme la fréquentation de nos magasins baissera". En cette époque de baisse du pouvoir d’achat, le propos de Claude Lefebvre (Monsieur Meuble) semble frappé au coin du bon sens : « Si on n’ouvre pas, les gens ne viennent pas ». Ouvrir tous les dimanches  ? Les magasins de meubles ont désormais le droit. La loi Châtel* les y autorise. La tolérance de l’Etat ou du maire pour ouvrir n’est plus requise.

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Les vendeurs prévenus à la sauvette Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles

Un article paru dans 20 minutes du 14/01/08

Informés deux jours à l'avance. Les vendeuses et vendeurs des Galeries Lafayette et du Printemps Haussmann ont finalement dû aller travailler hier, pour le premier dimanche des soldes.

Après un accord délivré jeudi par le préfet de Paris, les deux enseignes du boulevard Haussmann (9e) ont ouvert leurs portes de 10 h à 19 h 30. Si les allées des magasins étaient noires de monde, l'annonce faite à la dernière minute n'a pas fait l'unanimité chez les salariés. « Je l'ai su avant-hier, peste un vendeur au Printemps Homme. Pas facile dans ces conditions de s'organiser. » Comme un signe, « ce sont les caisses qui ne veulent pas travailler », s'exclame une employée qui se bat avec sa machine. D'autres ont accueilli la nouvelle avec philosophie. « Je serai mieux payée à la fin du mois, souligne une manutentionnaire des Galeries Lafayette. Je récupérerai mes heures de sommeil dimanche prochain. »

Du côté des syndicats, la réponse ne s'est pas fait attendre. Et elle est catégorique. « Il n'y avait pas de dates initialement prévues », dénonce Joseph Thouvenel, de la CFTC. Cette décision illustre « un mépris total de la vie des personnes », poursuit le syndicaliste, qui précise par ailleurs que la CFTC n'a pas été consultée.

Le préfet, initialement contre une ouverture ce dimanche, n'a pour l'instant pas motivé sa décision. Les commerces sont actuellement autorisés à ouvrir cinq dimanches par an.

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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS