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Pétition pour le Dimanche

Déjà plus de 107.000 signatures ! Vous aussi, signez la pétition du CAD.

La pétition présentée par le CAD a obtenu plus de 107.000 signatures authentifiées (au contraire de la pétition-bidon du Dr Carabistouille !)
- Pétition électronique : 99.000 signatures au 01/10/13
- Pétition papier : 8.107 signatures au comptage du 15/01/12
   Merci à tous ceux qui out téléchargé et fait signer la pétition papier, voir cette page !

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Citations

Le combat de 2012, c'est de préserver le principe du repos dominical, c'est-à-dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j'y veillerai !.

François Hollande

Président de la République Française - Mai 2012

Tous ouverts ou tous fermés, mais tous égaux.

 

Jean-Claude Bourrelier

Patron de Bricorama

De mauvaises lois sont la pire sorte de tyrannie.

Edmund Burke
Ecrivain

Le débat qui nous occupe est infiniment [...] profond [...] Nous sommes bien face à un choix de société qu’il nous faut trancher.

Jean-Marc Ayrault
Premier Ministre
Extrait de la discussion du 7 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale

Je m'oppose absolument et formellement au travail du dimanche qui détruit la vie de famille et se met au service d'un consumérisme aveuglé.

Jean-Luc Mélenchon
Ancien ministre, député européen, sénateur, conseiller général
candidat 2012 à la présidence de la République

Dans la semaine, il y a six jours pour avoir, et un jour pour être.

Hervé Mariton
Ingénieur des Mines
Député UMP de la Drôme

Le travail du dimanche n'enrichit pas.

Proverbe italien

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Le travail du dimanche en question

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La gouvernement Valls 2 veut casser le repos dominical par ordonnance Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
25-08-2014

France TV Info, 25/8

Hausse de la TVA, travail du dimanche... l'exécutif explore des pistes explosives

"Libération" révèle mardi un document selon lequel Matignon envisage plusieurs réformes qui divisent la gauche.

[...]

Le travail du dimanche

Ce qui est envisagé. D'après le document consulté par le quotidien, dans un chapitre intitulé "croissance et pouvoir d’achat", le gouvernement "envisage de libéraliser le travail du dimanche et compte s’attaquer à 'certaines mesures [sur le]marché du travail'", écrit Libération. Le journal croit savoir que le couple exécutif entend légiférer par ordonnance sur ce thème sensible.

Pourquoi ça s'annonce compliqué. Le débat n'est pas nouveau et a déjàempoisonné l'agenda du gouvernement en septembre 2013. Une mission de concertation finit par être confiée à Jean-Paul Bailly pour "examiner les faiblesses du dispositif actuel" et "éclairer les enjeux de l'ouverture de certains commerces".Ses conclusions ont été rendues le 2 décembre 2013 et, en les réceptionnant, Jean-Marc Ayrault promettait un "nouveau cadre législatif" "courant 2014", mais surtout de garder la spécificité du dimanche "qui ne doit pas devenir un jour comme les autres". 

 

 

 
Hollande travaille à l'ouverture des magasins le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
23-08-2014

Le grignotage du repos dominical continue, par ceux-là même qui avaient protesté vivement lors de la mise en application de la loi Mallié. Avec les mêmes groupes de pression en coulisse, et sur le devant de la scène, les mêmes arguments mille fois entendus.

Rappelons le tout d'abord, il a été démontré mille fois que le travail du dimanche ne crée aucune croissance, et aucun emploi. Il est même probable qu'il en détruise. Nous mettons publiquement quiconque au défi de produire une seule étude sérieuse qui démontre le contraire. 

Pour ce qui concerne le boulevard Haussmann, on connaît les noms qui sont derrière les enseignes qui y exercent leur commerce, Galeries Lafayette et Printemps,  notamment. Au nom de quoi Madame Moulin, Monsieur Pinault, ou autre magnat, pourraient-ils prétendre à une dérogation du droit en leur faveur, introduisant des conditions de concurrence déloyale envers les autres magasins du secteur, à l'instar de la concurrence déloyale déjà instaurée dans le secteur du bricolage (voir affaire Bricorama - Nous faisons notre l'injonction de JC Bourrelier, PDG de Bricorama, qui s'était exclamé "tous ouverts ou tous fermés, mais tous pareils.") ? 

Le manque de sérieux de l'arguement du ministre en charge du tourisme est effrayant : "Un touriste mécontent est un touriste qui ne reviendra pas". Au lieu de réduire la politique à des slogans marketing, que le ministre veuille bien nous donner des arguments plus solides : s'il était démontré que certains touristes était allés ailleurs dans le monde au motif que le BHV ou les galeries Lafayettes sont fermés le dimanche, combien sont-ils ? Et quelle sera la baisse de chiffre d'affaire des magasins du secteur, et, partant, le nombre de fermetures, dus à la concurrences déloyale de ces grandes enseignes ? Vraiment, l'ouverture du dimanche est-elle la seule mesure envisagée, pour maintenir notre position dans les toutes premières destination mondiales ?

Les tenants du travail dominical restent confrontés à un problème qu'ils ne peuvent résoudre : n'osant pas aborder frontalement une contestatation sociale consécutive à l'abaondon du principe, mais également pour calmer (tromper ?) les esprits, ils ont été contraints de réaffirmer que le repos dominical était un droit. Comment faire coexister ce droit avec les impératifs d'un commerce ouvert le dimanche ? C'est impossible.

La loi Mallié avait déjà introduit dans le droit un désordre que nous n'avions cessé de dénoncer à l'époque, complexifiant une loi claire et équilibrée et introduisant les germes des problèmes actuels. Cinq années plus tard, le rapport Bailly nous donne raison, qui constate que "personne ne s'y retrouve".

Mais cinq ans plus tard, au lieu de procéder à l'abrogation pure et simple de la loi Mallié, contre laquelle nous nous souvenons tous du vibrant discours de Jean-Marc Ayrault, le ministre de l'économie s'apprète à y introduire encore plus de souplesse, terme marketing qui signifie en réalité désordre, concurrence déloyale, loi illisible et complexe, et au final obligation de travailler le dimanche, à terme sans compensation.

Quelles règles du jeu pour ouvrir les magasins le dimanche ? © reuters - 2014

Doper la croissance et par tous les moyens. C'est le message que François Hollande veut faire passer à son gouvernement et au pays dans un entretien ce mercredi dans les colonnes du monde. Et le chef de l'Etat remet sur le tapis la question du travail dominical, et par conséquent de l'ouverture des magasins. 

Le président de la République précise que le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, présentera en septembre un "projet de loi sur le pouvoir d'achat" réformant les professions réglementauées et les conditions d'ouverture des magasins le dimanche.

 

Les précisions de Manuel Ruffez dans le journal de 19 heures de Patrick Boyer :

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Il déclare que la loi comprendra "des mesures de simplification des normes d'urbanisme et adaptera la réglementation sur l'ouverture des commerces".

Aller vers plus de flexibilité

Ce projet est "dans l'air" depuis de nombreux mois. Le 19 juin, Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères en charge des questions du tourisme l'avait déjà évoqué très explicitement lors d'assises réussissant près de 400 professionnels : 

Le gouvernement souhaite qu'à Paris, après concertation avec les partenaires concernés, certaines zones comme le boulevard Haussmann puissent être classées "zone touristique d'affluence exceptionnelle" afin d'y permettre l'ouverture de commerces le dimanche. La même souplesse est souhaitable dans les principales gares de France.

 

L'ouverture de plus de magasins le dimanche est un sujet récurrent des professionnels du tourisme. Ils plaident pour une flexibilité dans les zones principales touristiques face à l'interdiction du travail dominical. Les syndicats défendent eux le repos dominical des salariés.


Le boulevard Haussman, quartier des grands magasins, figure parmi les zones de Paris les plus fréquentées par les touristes étrangers, apporteurs de devises. Et Laurent Fabius s'est déjà prononcé il y a quelques semaines en faveur d'une flexibilité des horaires d'ouverture le dimanche. Il reste à définir aujourd'hui les cas précis. Et c'est tout l'enjeu d'une loi. 

Concernant une ouverture des commerces le dimanche dans les gares principales de France, le ministre en charge du tourisme souligne que "l'attractivité se joue d'abord dans les aéroports, dans les gares. La logique est simple: un touriste mécontent est un touriste qui ne reviendra pas". 

Ne pas travailler le dimanche doit rester un droit

Pour la rédaction du texte, le gouvernement pourra s'appuyer sur les conclusions du rapport Bailly. Le président de la Poste signalait en introduction que le dimanche restait un  "jour différent", en précisant que "Ne pas travailler le dimanche doit rester un droit".

 

Son rapport évoquait d'abord un constat. Celui qu'aujourd'hui, personne ne s'y retrouve. La situation est illisible, et qu'elle crée des inégalités entre salariés et même entre secteur d'activité. Le rapport préconisait donc la création de zones géographiques dans lesquelles l'ouverture du dimanche serait possible.

Des droits spécifiques pour les salariés

Deux types de zones se distinguaient : les zones touristiques et les zones économiques. Et dans ces secteurs, les salariés concernés auraient des droits spécifiques comme des compensation salariales, compensation de repos, et encadrement du volontariat.


En dehors de ces zones, Jean-Paul Bailly proposait de passer de cinq dimanches d'ouverture par an à douze. C'est à dire sept accordés par les maires, cinq à la volonté des commerçants.

 

Ce rapport Bailly avait été commandé par Jean-Marc Ayrault après la fronde de plusieurs enseignes de bricolage, en tête Castorama et Leroy Merlin. Ces deux grandes surfaces spécialisées ont continué à ouvrir leur magasin le dimanche, malgré plusieurs interdiction de justice.

 

Maintenant, il faut voir comment Arnaud Montebourg, Ministre de l'Economie, va le mettre en musique puisque c'est lui qui présentera ce projet de loi. Le gouvernement devra aussi trouver des accords sociaux et mettre en place des mesures de compensation vis à vis des salariés devant travailler ces jours précis de l'année.


 
Travail dominical : La justice ordonne à un magasin de fermer le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
23-08-2014

La boulimie des intérêts commerciaux ne connaît plus de bornes : devant les appétits mercantiles des enseignes, le Sénat va carrément modifier le droit local d'Alsace-Moselle.

Ouest France Lundi 28 juillet 2014 19:15

 

La justice a ordonné lundi à un supermarché du Bas-Rhin de fermer les dimanches et les jours fériés, en mettant en avant le respect du droit local.

Le juge des référés de la chambre civile du tribunal de grande instance de Saverne (Bas-Rhin) a sommé ce supermarché de Wingen-sur-Moder (nord-ouest de Strasbourg) de fermer les dimanches et jours fériés, sous peine d'une astreinte de 10 000 euros par infraction constatée.

Cette enseigne, propriété de la SAS « Carrefour Proximité France », avait été assignée par une association de commerçants locaux, le « groupement commercial du Bas-Rhin ».

Dans son délibéré, le tribunal de Saverne a aussi jugé recevable la plainte de plusieurs syndicats d'employés, qui pourront prétendre à une indemnité.

Carrefour fait appel de la décision

Le groupe Carrefour a indiqué lundi soir qu'il faisait appel de cette décision. Le géant de la distribution a souligné que « l'enseigne n'est pas l'exploitant du magasin » alsacien en question, lequel est géré par un « commerçant indépendant ».

Un droit local plus strict...

Le droit local hérité de la période d'annexion allemande (1870-1918) impose dans les deux départements alsaciens et dans celui de la Moselle un principe de fermeture le dimanche, n'autorisant des dérogations que sous conditions.Depuis l'année dernière les magasins de proximité de petite surface sont toutefois autorisés à ouvrir trois heures le dimanche matin dans le Bas-Rhin.

Ailleurs en France le principe est également celui du repos dominical, mais avec un système de dérogations bien plus large pour les commerces alimentaires.

...Qui a tendance à s'assouplir

Dans le département lorrain de la Moselle, la préfecture autorise depuis le 16 juillet les commerces d'alimentation générale d'une surface de vente inférieure à 120 m² à ouvrir les dimanches et jours fériés pendant un maximum de cinq heures le matin.

Le 19 juin, le Sénat a adopté en première lecture une proposition de loi visant à réformer le droit local d'Alsace-Moselle.

Ouest-France 

 

 
Mais au fait, pourquoi travaillons-nous cinq jours par semaine? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Documents
23-08-2014

Slate, 21/08/2014

La question est d'actualité avec les retours de vacances: au fait, pourquoi travaillons-nous cinq jours par semaine avant de nous reposer deux jours? The Atlantic note que la première occurrence du mot «week-end» est apparue en 1879 dans un magazine anglais, selon le dictionnaire Oxford:

«Dans le Staffordshire, si une personne quitte sa maison à la fin de la semaine de travail, le samedi après-midi, pour passer sa soirée de samedi et son dimanche avec des amis loin de chez elle, on dit alors d'elle qu'elle passe le week-end quelque part.» 

Certains Anglais passaient en effet leur dimanche à boire et jouer, si bien que le «lundi saint» est devenu le jour où ils se remettaient de leur journée arrosée. Les employeurs en ont eu assez et leur ont accordé une demi-journée le samedi après-midi pour pouvoir aller à l'Eglise le dimanche et se détendre avant.

Il a ensuite fallu quelques décennies afin que certains patrons accordent deux jours complets à leurs salariés. En 1908, une usine de Nouvelle-Angleterre aux Etats-Unis a été la première à le faire car les employés de confession juive travaillaient le dimanche pour rattraper le jour pris pour le shabbat. Les catholiques, offensés que certains travaillent le dimanche, s'en sont plaints. Pour contenter tout le monde, les samedi et dimanche sont devenus des jours de repos. La Grande Dépression a achevé de laisser aux travailleurs deux jours car cela permettait de créer des emplois en cette période économiquement difficile.

Si les usines de Nouvelle-Angleterre ont fait faillite, la semaine de cinq jours est toujours en place au XXIe siècle. L'économiste John Meynard Keynes prédisait pourtant en 1928 que nous ne travaillerions que 15 heures par semaine en 2028 grâce aux évolutions de la technologie.

 

 

Une des explications tient au fait que la majorité des entreprises ont adopté cette semaine de cinq jours partout dans le monde, et que les patrons rechignent à se dire qu'ils gagneraient à ne faire travailler leurs équipes que quatre jours par semaine. Au Royaume-Uni, le président de la faculté de santé publique estime pourtant que travailler cinq jours est mauvais pour la santé des travailleurs.

Larry Page, chez Google, vante lui l'idée d'une semaine écourtée. Le patron du site Basecamp l'a déjà mise en place dans son entreprise et en est enchanté«Le travail achevé en quatre jours est meilleur que celui fait en cinq.»

 
François Hollande et les ouvertures du dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
22-08-2014

 |  PAR  GERARDFILOCHE

« On aura nos dimanches » (J.-J. Goldmann in album « Rouge »)

« Le combat de 2012, c’est de préserver le principe du repos dominical, c’est-­à-­dire de permettre aux travailleurs de consacrer un jour de leur semaine à leur famille, au sport, à la culture, à la liberté. Et j’y veillerai ! » François Hollande, le 17 avril 2012 à Lille

Faire travailler des femmes pauvres et précaires le dimanche ?

 

En 2011 Xavier Bertrand et Luc Châtel ont prôné la suppression du principe de repos dominical, et Sarkozy et l’UMP ont soumis aux députés la proposition de loi Maillé qui visait déjà à remplacer la civilisation du loisir par la civilisation du caddie. Sarkozy, pour mieux déréglementer la durée du travail, s’était attaqué à nos dimanches. C’est cette loi de droite qui fut adoptée et qui réglemente le travail du dimanche et les ouvertures exceptionnelles de magasins depuis 2011.

 

Et c’est d’après cette loi et ses applications versatiles que tantôt des juges accordent des dérogations, les confirment et les infirment. Pourtant si les juges ont des doutes, ils devraient se référer aux conventions internationales que la France a signé à l’OIT : car l’Organisation internationale du travail a épinglé la France sur le travail dominical, estimant que la hausse des dérogations au repos hebdomadaire obéit à des « préoccupations économiques » sans prendre en compte l’ "impact" social pour les salariés.   La commission d’experts de l’OIT pour l’application des conventions et des recommandations « ne peut que constater l’élargissement progressif des dérogations autorisées par la législation à ce principe.

Rappelant que le travail du dimanche concernait près de 6,5 millions de salariés en 2008 selon une étude publiée en 2009 par le département statistique du ministère français de l’Emploi (Dares), les experts de l’OIT estiment des 2011 que ces données sont « loin d’être négligeables ».

Selon la commission, « ce qui reste à démontrer est l’impossibilité d’appliquer le régime normal de repos hebdomadaire qui rendrait nécessaire le recours au travail dominical ».

Ils pointent notamment le cas de l’ouverture dominical des magasins d’ameublement pour souligner que la dérogation au repos hebdomadaire « répond à des préoccupations économiques, liées à la concurrence et aux souhaits des consommateurs ».

« Les considérations sociales, quant à elles, à savoir l’impact de cette dérogation sur les travailleurs concernés et leurs familles, ne paraissent pas avoir été prises en compte ou en tout cas pas au même titre que les considérations économiques », poursuit leur rapport.

En conséquence, la commission de l’OIT « demande au gouvernement français de poursuivre l’examen avec les partenaires sociaux » de la nouvelle législation sur le travail dominical « sur le plan pratique, en tenant compte des considérations tant sociales qu’économiques ».

Le Medef et le patronat des grandes surfaces n’ont pourtant pas cesse de violer la loi et, comme depuis 20 ans, continuent de faire du lobbying pour ouvrir le dimanche… et la nuit. Et ils continuent même contre la loi Sarkozy-Maillé. Les Monop’ ou le BHV poussent pour ouvrir jusqu’à 22 h, et s’ils obtiennent satisfaction, ils pousseront pour ouvrir toute la nuit. Les chaines type Leroy Merlin contreviennent a la loi chaque dimanche depuis de longues années. Il y a va de la vie de 4 millions de salariés du commerce et assimilés.

Une nouvelle offensive, la dixième depuis 20 ans, surgit en septembre 2013 ou une chaine de parfums manipule quelques-uns de ses salariés… pour vendre du parfum la nuit ! (sic) La chaine organise une pseudo pétition de ses salariés autour d’une militante de l’UMP. Bien sur les salariés qui la signent ne VEULENT pas travailler la nuit, ils veulent la majoration de salaire accordé la nuit !

Inouï : Sephora est allé jusqu’à pousser ses salariés a « attaquer les syndicats ». qui défendaient la loi ! ET les grands médias d’enfourcher à fond le « buzz » là dessus. Hélas les salariés  ne perçoivent pas que si tous les magasins étaient ouverts la nuit, ils perdraient la modeste majoration « exceptionnelle » qui leur est donnée.

Le consentement d’un salarié à l’exploitation illégale qu’il subit ne donne aucune légitimité à cette exploitation. Le conseil d’état a toujours refusé de considérer que l’accord des salariés au travail du dimanche était un argument pour les patrons. En droit du travail le contrat se définit un » lien de subordination juridique permanent » : il n’y a pas de volontariat, c’est l’employeur seul qui décide du travail du dimanche ou de nuit, et qui verse ou pas la prime… J’ai vu des juges du tribunal d’instance de Paris qui refusaient d’entendre des salariés en audience lorsque ceux-ci étaient « cités » comme témoin par leur employeur en faveur du travail du dimanche : ils ne peuvent prêter serment car ils sont dépendants du patron.

Le Medef s’est fait le défenseur mensonger des entreprises, des salariés et des consommateurs : mais les petites entreprises n’ont pas intérêt à l’ouverture, elles périront. Les salariés n’ont pas intérêt à se faire exploiter jour et nuit et le dimanche, ils y souffriront et sans aucun avantage à la fin. Les consommateurs usagers finiront par être forcés de payer les plages d’ouverture plus longues, sans avoir davantage de sous dans leurs portefeuilles pour acheter plus.

 

C’est une forme de vandalisme social que de vouloir casser le repos dominical : celui-ci, collectif, est structurant socialement, tant pour la famille que la vie citoyenne, les loisirs, la vie associative, culturelle, sportive, etc. Le progrès véritable serait  d’imposer deux jours de repos hebdomadaires pour tous. Pas de supprimer le seul qui existe. 
Certes, dans les secteurs de la santé, des transports, de certaines industries à feu continu et commerces précis (alimentation), des activités culturelles, le travail du dimanche s’impose. Mais la volonté doit être de limiter et non d’étendre ces cas. Pourquoi achèterait-on des fringues, des meubles ou autres produits non urgents le dimanche alors qu’on pourrait le faire le vendredi ou le lundi si les durées du travail réelles se rapprochaient vraiment des 35 h ?

Ce seront des femmes pauvres et précaires qui finiront par travailler le dimanche. et quelques étudiants désargentés. En aucun cas il ne s’agira de « volontaires ». On nous raconte des craques : le « volontariat » n’existe pas en droit du travail : seul le patron décide, jamais le salarié qui est « subordonné ».

Certains patrons ouvrent déjà, dit-on. Mais ce sont des contrevenants ! Sur environ 700 000 commerces, il y aurait 22 000 ouvertures autorisées, et quelques milliers de plus en fraude. Ceux-ci ne peuvent se prévaloir de leur turpitude et doivent être sanctionnés. Actuellement  5 % des Français travaillent régulièrement le dimanche, et 20 % épisodiquement. Le système actuel oscille de façon équilibrée entre fermeté (interdiction) et souplesse (dérogations contrôlées).

L’offensive de la droite pour forcer au travail le dimanche s’appuie sur des « promesses » de compensation salariale. Certes, les salaires sont beaucoup trop bas et il faut les augmenter : mais pas en dégradant les conditions de repos.

Ceux des salariés qui réclament de « généraliser le travail le dimanche » ne comprennent pas que leur majoration (d’ailleurs souvent limitée à 30 % parfois 50 % très rarement 100 %) est due au caractère exceptionnel de l’ouverture, mais qu’elle sera remise en cause s’il y a généralisation.

On nous dit que c’est pour stimuler le commerce : c’est stupide, cela fera disparaître des emplois. Le pouvoir d’achat n’étant pas extensible, ce qui sera acheté le dimanche ne le sera pas les autres jours. Seules les grandes surfaces tireront leur épingle du jeu. Il a été calculé que les petits commerces y perdraient 30 000 emplois (c’est ainsi que toutes les associations de petits commerçants sont CONTRE la généralisation de l’ouverture le dimanche). Les embauches qui auront lieu le dimanche se traduiront par des réductions d’effectifs le lundi et les autres  jours…

Les sondages sérieux sont clairs : bon an mal an 85 % des Français se prononcent CONTRE le fait de travailler eux-mêmes le dimanche. Infirmières ou traminots souffrent déjà pour obtenir dans les plannings surchargés, une fois toutes les 5 ou 6 semaines, un dimanche en famille…  Pourquoi faire subir cela aux autres, quand ce n’est pas nécessaire ? Défendons le droit au repos dominical adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 1906. Mieux : revendiquons le rétablissement de la semaine de cinq  jours, avec deux jours de repos consécutifs légaux pour tous. On travaillera mieux… pour travailler tous.

Alors comment comprendre que François Hollande re ouvre la question ?  Qu'il lui soit rappelé les positions répétées sur ce sujet du parti qu'il dirigeait, constamment opposées aux ouvertures des commerces le dimanche. Qu'il lui soit projeté le "clip" du groupe parlementaire PS qui brocardait les ouvertures non nécessaires du dimanche. Qu'il lui soit mis en evidence les arguments qui depuis 20 ans dans toute la gauche, contredisent la bataille du Medef pour mettre fin au repos dominical.

Gérard Filoche

 
François : pas de travail le dimanche ! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
21-07-2014

2014-07-05 Radio Vatican

(RV) Un pacte pour le travail : c'est le souhait exprimé par le Pape François lors de son premier rendez-vous à Campobasso, chef-lieu de la région du Molise, dans le centre-sud de l'Italie. Lors d'une rencontre avec le monde du travail au sein de l'université régionale, il s'est adressé aux travailleurs et aux entrepreneurs de cette région pour leur exprimer sa proximité par rapport « au drame du chômage »« Tant de postes de travail pourraient être récupérés grâce à une stratégie mise en place avec les autorités nationales qui sache cueillir les opportunités offertes par les normes nationales et européennes. » Et d'encourager son public à aller de l'avant.
« C'est un des plus grands défis de notre époque : se convertir à un développement qui sache respecter la création ». Le Pape François a ainsi résumé l'importance qu'il y avait à promouvoir la formation des jeunes afin de « répondre aux nouvelles questions complexes que la crise économique actuelle pose, sur le plan local, national et international ».
Autre défi du monde du travail : « concilier le temps de travail avec le temps passé avec la famille »« C'est un point qui permet de discerner, d'évaluer la qualité humaine du système économique dans lequel nous nous trouvons » a-t-il ajouté.
Le Pape en profite pour revenir sur le thème du travail dominical, « qui n'intéresse pas seulement les croyants mais qui intéressent tout le monde comme choix éthique »« Le dimanche sans travail affirme que l'économie n'a pas la priorité sur l'humain, sur la gratuité et sur les relations non commerciales, sur les relations familiales et amicales, et, pour les croyants, sur la relation avec Dieu et avec la communauté ». Et de poser cette question : « travailler le dimanche est-ce une vraie liberté ? ».

 
Le bonheur appartient… à ceux qui ne travaillent pas le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Expertises, études, réflexions
20-07-2014

Slate.fr   Malik Bozzo-Rey et Xavier Landes Economie mis à jour le 20.07.2014 à 9 h 58

course_garcon_cafe.jpg

Les défenseurs du travail dominical s'appuient généralement sur l'argument du choix individuel et du bonheur engendré par le fait de gagner plus. Une analyse qui néglige le fait que nos choix ne sont pas forcément rationnels.

Il y a quelques semaines, l'un d'entre nous publiait une tribune sur l'importance de prendre au sérieux la recherche sur le bonheur pour de multiples raisons. Parmi les domaines dans lesquels une telle recherche peut compter, il y a le travail dominical, sujet éminemment sensible en France.

Il y a quelques mois, les actions en justice de Leroy Merlin et Castorama ont ravivé ce débat qui couve depuis des années. Partisans et opposants de l'ouverture dominicale se sont affrontés et il est à parier qu'ils s'affronteront encore. Quoi qu'il en soit, nous pensons que la recherche sur le bonheur soulève en la matière des questions essentielles qui sont trop souvent négligées.

En général, les défenseurs du travail dominical s'appuient sur deux arguments.

Le premier énonce que travailler le dimanche devrait être autorisé car il exprimerait un choix individuel, une liberté fondamentale qui ne saurait être remise en cause. Le fait de travailler le dimanche devrait donc relever de relations libres entre agents au sein d'un environnement compétitif -le marché du travail.

Le second affirme que le travail supplémentaire rendrait les employés plus heureux. En permettant à ces derniers de «gagner plus», il les rendrait plus satisfaits, c'est-à-dire, en simplifiant, «plus heureux». Nous voyons donc que les arguments s'appuient sur deux éléments: la liberté et le bonheur.

Gagner plus ne rend pas forcément plus heureux

Concentrons-nous sur l'argument qui énonce que travailler le dimanche rend les gens plus heureux, car cela leur procure un revenu supplémentaire (en supposant que ce soit le cas) -ce qui semble d'ailleurs être une source de motivation suffisante, selon une enquête BVA d'octobre 2013.

À y regarder de plus près, un tel argument ne tient pas la route parce qu'il assimile de manière abusive accroissement des revenus et augmentation du bonheur. Or, cette affirmation est démentie par les études sur le bonheur.

Celles-ci démontrent en effet deux choses. D'une part, le surtravail représente une source majeure d'insatisfaction pour les employés (avec d'autres activités telles que les trajets maison-travail). D'autre part, les gains de revenus dus au surcroît de travail ne rendent pas forcément les gens plus heureux.

Au contraire, de nombreuses enquêtes (par exemple celle menée par le CEPS de l'Université de Princeton en 2006 [1]) ont démontré que de tels gains ne procurent qu'un accroissement de satisfaction marginal -voire inexistant- au-delà d'une certaine somme. Gagner plus d'argent ne rend pas nécessairement plus heureux.

Une grande capacité à nous tromper

Mais alors, pourquoi continuerions-nous à prendre des décisions et à agir comme si gagner plus allait augmenter notre bonheur? Une réponse est offerte par l'économie comportementale et la psychologie qui insistent sur la place des biais cognitifs, des «erreurs de jugement», dans nos prises de décision. En l'occurrence, les travaux de Daniel Kahnemanet Daniel Gilbert montrent que nous avons une grande capacité à nous tromper sur ce que nous souhaitons et sur ce qui nous rendra heureux.

Dans un tel contexte, nous voulons «travailler plus», dimanche inclus, car nous sommes persuadés que plus de revenus se traduira par plus de bien-être et donc plus de bonheur. Ce qui est en général faux, surtout dans les cas où les revenus supplémentaires se «paient» d'une présence accrue au travail. En effet, l'excédent engrangé à la suite d'une activité rémunérée plus longue ne compense en général pas la perte de bonheur associé au fait de passer plus de temps avec nos amis ou notre famille.

Ensuite, l'une des découvertes les plus fondamentales de la recherche sur le bonheur tient à l'adaptation dite «hédonique». De nombreuses recherches (comme celles de Tania Burchardt) montrent que les individus finissent par s'adapter aux accroissements successifs de leurs revenus, passé un certain seuil (qui correspond à la couverture des besoins de base). En d'autres termes, plusieurs mois (parfois quelques années) après un gain de revenu, la satisfaction individuelle retrouve son niveau d'avant gain.

Une explication possible concerne la compétition pour le statut que les individus se livrent.Une grande partie de la pression à consommer, et donc à gagner plus, provient de cette compétition dite «distinctive» ou «ostentatoire». Les individus tentent d'obtenir la reconnaissance de leur statut social au travers de ce qu'ils consomment (censé signaler ce qu'ils gagnent): j'agis en fonction d'un bénéfice espéré qui est l'évolution positive de ma place dans le contexte compétitif qu'est le monde du travail et, plus généralement, au sein de mes cercles de relations. Mais si tout le monde travaille et donc consomme plus, les gains individuels à long terme sont nuls puisque tout le monde adoptant la stratégie, l'avantage compétitif est annulé.

Garde-fou contre des erreurs

Par conséquent, que l'on se réfère aux enquêtes sur le bonheur ou aux travaux sur les biais cognitifs, travailler le dimanche n'engendrera pas, en règle générale, le gain ou l'augmentation de bonheur promis et attendu.

L'interdiction de travailler le dimanche ne doit alors plus être considérée comme une interférence abusive de l'État dans les choix individuels, mais comme un garde-fou contre des biais cognitifs qui menacent le bonheur individuel et collectif, contre la capacité que nous avons à nous tromper avec persistance pour notre plus grand malheur. Dans les faits, en supprimant l'option du travail le dimanche, l'État s'assure que les individus n'iront pas trop loin, portés par leur désir de distinction. Le raisonnement est exactement le même en ce qui concerne l'encadrement des heures supplémentaires.

Dès lors, les récents débats sur la régulation du travail le dimanche oublient de mentionner cette dimension essentielle du rôle de l'État: altérer le contexte dans lequel les individus font des choix afin de bloquer des options qui pourraient s'avérer désastreuses pour le plus grand nombre. Il s'agit du même argument pour la détermination d'un montant d'heures légal, l'interdiction de travailler dans des conditions trop dangereuses (même pour un salaire très élevé) et ainsi de suite. En agissant de la sorte, l'État garantit aux individus un contexte de choix caractérisé par des options qui ne conduiront pas à une compétition dommageable pour le bonheur des personnes concernées et, in fine, du plus grand nombre.

Nécessité matérielle

Au final, on pourrait toujours rétorquer que travailler le dimanche ne doit pas se juger en fonction du bonheur ou de la satisfaction que cela apporte, mais en fonction de la nécessité dans laquelle se trouvent de nombreux individus de travailler un jour supplémentaire (parfois mieux rémunéré que la normale).

Mais dans ce cas, il est pour le moins bizarre de considérer que travailler le dimanche est l'expression de la liberté des individus alors que, précisément, le travail dominical s'explique par la nécessité matérielle dans laquelle se trouve le travailleur. Il n'est pas possible d'affirmer en même temps que l'on travaille le dimanche par choix et par nécessité: il faut choisir. Étrangement, personne ne se prononce sur ce point.

En conclusion, il est loin d'être évident que l'autorisation du travail dominical puisse se justifier par le bien-être des travailleurs. Travailler le dimanche (et gagner plus) ne rend pas plus heureux. C'est d'ailleurs souvent un choix fait sous contrainte et donc à mille lieues d'une décision libre.

C'est pourquoi nous pensons qu'il serait peut-être bon de se questionner sur les vraies raisons qui poussent certains à accepter de travailler le dimanche et d'autres à exiger de laisser les commerces ouverts sept jours sur sept. Enfin, la question du travail dominical démontre que la recherche sur le bonheur est riche en enseignements.

1 - Les auteurs de cette étude incluent Daniel Kahneman, psychologue, prix Nobel d'économie en 2002, et Alan Krueger, économiste, ancien assistant secrétaire du trésor américain sous la première administration Obama. Retourner à l'article

Malik Bozzo-Rey et Xavier Landes

 
Laurent Fabius rallume la guerre du travail du dimanche à Paris Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
19-06-2014

A l'occasion des Assises du Tourisme qu'il clôturait, Laurent Fabius a indiqué jeudi 19 juin souhaiter permettre l'ouverture des magasins le dimanche sur certaines zones touristiques très fréquentées. Le tollé des syndicats concernés a été immédiat.

France3 19/06/2014

M. Fabius a annoncé à l'occasion des Assises du tourisme que le gouvernement souhaite qu'après "concertation avec les partenaires concernés, certaines zones comme le boulevard Haussmann à Paris puissent être classées "zone touristique d'affluence exceptionnelle" afin d'y permettre l'ouverture de commerces le dimanche.

« Tous les syndicats des Galeries Lafayette y sont opposés. Ils auront beaucoup de mal à en discuter avec nous. Il n'y a pas de bénéfice économique », a réagi Céline Carlen (CGT), membre de l'intersyndicale du commerce parisien Clic-P, en pointe contre l'ouverture dominicale des magasins et qui multiplie les actions en justice pour que le dimanche reste un jour de repos.

« Il faut rappeler que l'effet prétendument bénéfique pour l'économie de ces ouvertures n'a été démontré par aucune étude, bien au contraire, et que les dépenses touristiques affectées au commerce de détail occupent une part infime du PIB », relève dans un communiqué Clic-P, qui regroupe les syndicats CGT, SUD, CFDT, CFE-CGC et Seci-Unsa.

« Au Printemps, nous sommes tous contre » a également affirmé Philippe Bellanger (CFDT), précisant que tous les syndicats du magasin sont membres du Clic-P.

Pour Bernard Demarcq, de la CGT du Printemps (syndicat majoritaire à 54%), « ça va sûrement déclencher une grève de la part de tous les syndicats. Le ministre fait fausse route parce que la clientèle étrangère ne vient ni le soir, ni le dimanche et qu'en plus les riverains sont absolument contre », a-t-il estimé en déplorant « qu'un gouvernement de gauche cautionne la dérèglementation de tous les horaires » . 

 

 
La CFTC écrit à Pierre Gattaz Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Références - Carabistouilles
20-05-2014
Monsieur Pierre GATTAZ 
Président 
MEDEF 
55 avenue du Bosquet 
75007 PARIS 
Paris, le 16 mai 2014 
 
Monsieur le Président, 
 
Dans un entretien que vous avez accordé au quotidien « Le Parisien » en date du mardi 13 mai, vous affirmez  « qu’autoriser  l’ouverture  des  commerces  le  week-end  et  après  21  heures,  sur  la  base  du volontariat, pourrait créer 30.000 à 40.000 emplois». 
 
Comme  vous  le  savez,  la  CFTC,  comme  de  très  nombreux  français  et  notamment  des  dirigeants d’entreprises,  sont  attachés  au  repos  dominical,  ce temps  où  la  production  et  la  consommation  sont entre parenthèses pour permettre la vie familiale,  personnelle, associative et spirituelle. Il s’agit  là, pour nous, d’un véritable choix de société. 
 
Bien  entendu,  nous  acceptons  et  défendons  les  exceptions  de  bon  sens,  celles  notamment  qui autorisent les magasins de proximités ou nos marchés traditionnels à ouvrir le dimanche. 
 
Aussi,  sommes-nous  très  intéressés  par  l’étude  sur  laquelle  vous  devez,  sans  aucun  doute,  vous appuyer pour avancer ce chiffre de « 30.000 à 40.000 emplois » qui pourraient être créés. Les seules études  sérieuses  et  indépendantes  dont  nous  avons  connaissance  à  ce  jour,  parlent  d’effet  nul  sur l’emploi,  voire  d’effet  négatif  en  raison  de  la  destruction  de  commerces  de  proximité,  engendré  par l’ouverture des grandes enseignes le dimanche. 
 
En l’attente de votre réponse, et en restant à votre disposition pour avoir avec vous un dialogue ouvert et constructif sur ce sujet comme sur les autres problématiques sociales et économiques, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs. 
 
       Joseph Thouvenel 
       Vice-président CFTC
 
Un tiers des Français prêt à travailler le dimanche pour gagner plus... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les sondages - Sondages 2013 et suiv.
25-04-2014

La quasi totalité des sondages sur le travail dominical pose la même question "Etes-vous favorable à l'assouplissement du régime encadrant le travail du dimanche". La sémantique est choisie : vous entendrez partout parler d'"assouplissement", alors qu'il serait plus correct de parler d'une dérégulation, ou alors d'une modification de législation dérogatoire...

En posant des question ainsi orientées, les sondeurs, et souvent les lobbies qui sont derrières ces "sondages" concluent invariablement à l'écrasante majorité de sondés qui est favorable à ce que les autres travaillent le dimanche à leur profit. Sans surprise, les catégories les plus demandeuses sont celles des jeunes urbains, mais il ne faudrait pas en conclure trop vite que l'égoisme à courte vue est une caractéristique de la jeunesse !

Cas rare, le sondage OpinionWay réalisé pour les Editions Tissot pose une meilleure question : Seriez vous prêt à travailler le dimanche pour gagner plus. Là, les sondés ne sont plus que 33% à répondre favorablement. Loin, très loin d'une majorité.

Nous attendons avec impatience le prochain sondage : Etes vous favorable à l'extension du travail dominical sans compensation de salaire, comme c'est déjà le cas dans les zones touristiques ? Là, nous devrions rejoindre des taux proches du taux de confiance dans la parole des politiques.

 Europe 1,22/4/2014

 

Pour le moment la loi ne prévoit aucune contrepartie obligatoire, sauf exceptions...

Alors que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius en charge du tourisme s'est dit favorable ce mardi matin au travail du dimanche, un sondage OpinionWay pour pour les Editions Tissot montre que 33% des Français seraient prêts à travailler ce jour chômé, quelques fois dans l'année, à condition d'être payés double pour "gagner plus".

Les Editions Tissot rappellent cependant que les salariés exerçant le dimanche ne reçoivent pas toujours une rémunération supplémentaire.

Travailler le dimanche ne rapporte pas toujours plus...

Le site service-public.fr note en effet qu'"aucune contrepartie n'est prévue par la loi. Le salarié bénéficie seulement de son repos hebdomadaire un autre jour". Elle est en revanche obligatoire pour les employés travaillant dans les Puce (périmètre d'usage de consommation exceptionnel), pour ceux exerçant dans un secteur où le repos simultané de tous les salariés est préjudiciable au public et enfin pour les commerce de détail ouvert 5 dimanches par an maximum, par décision du maire. Dans ce cas, les contreparties sont fixées par accord collectif . "Le salarié perçoit alors une rémunération au moins égale au double de la rémunération normalement due pour une durée équivalente, ainsi qu'un repos compensateur équivalent en temps", précise encore le site service public.fr. Pour mémoire, le gouvernement travaille actuellement à une refonte globale des dérogations au repos dominical. 

 
Pollution: la CFTC propose de fermer les centres commerciaux le dimanche Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
L'actualité - Dernières nouvelles
16-03-2014

PARIS, 16 mars 2014 (AFP) - Pour contribuer à réduire la pollution aux particules, la CFTC, ardent défenseur du repos dominical, suggère au gouvernement de fermer les centres commerciaux le dimanche.

Le syndicat chrétien souhaite "qu'en cas d'alerte à la pollution, les centres commerciaux, les grandes surfaces et notamment les magasins de bricolage, soient fermés le dimanche", a déclaré dimanche à l'AFP son vice-président Joseph Thouvenel, par ailleurs responsable de la CFTC à Paris.

"On devrait pouvoir, le dimanche, faire l'économie de cette pollution", en complément de la mesure de circulation alternée qui sera mise en place lundi à Paris et dans la petite couronne, a-t-il ajouté.

La CFTC demande au gouvernement "de mesurer l'économie tant en pollution qu'en dépense énergétique qui pourrait être réalisée avec cette journée de fermeture".

L'ouverture dominicale des magasins de bricolage suscite la polémique depuis plusieurs mois. Le ministère du Travail a publié il y a une semaine un nouveau décret, déjà attaqué par les syndicats du commerce, pour autoriser les enseignes à ouvrir. Pour mettre de l'ordre dans le maquis des dérogations au travail dominical, le gouvernement a promis une loi avant la fin de l'année.

 
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Le travail du dimanche en question :
entre productivité débridée et art de vivre, un vrai choix de société 
Collectif des Amis du Dimanche, 10 rue Denis Poisson, 75017 PARIS - 04 67 96 11 72 / 06-07-15-79-57
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